islamophobie

  • Islamophobie, islamo-gauchisme: confusionnisme?(2)

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    Couverture au titre explicite du livre de Charb, directeur de "Charlie-Hebdo" et l'une des 12 victimes de l'attentat terroriste du 7 janvier 2015.

    Après avoir survolé les méandres de l’islamo-gauchisme (lire le précédent blogue), d’un coup d’aile cap sur l’autre notion qui fait débat : l’islamophobie. Toutes deux sont un peu les Laurel et Hardy de la polémique actuelle et sombrent dans une opprobre réciproque. Les uns traitant leurs adversaires d’islamophobes, les autres accusant les leurs d’islamo-gauchisme.

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  • Islamophobie, islamo-gauchisme: confusionisme?(1)

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    Peu importe la couleur de la volaille à plumer...

    A part le règne échevelé de Sa Malgracieuse Majesté Covid XIX, les relations entre les démocraties et l’islam demeurent en tête des soucis publics à en croire les appareils pifométriques mesurant les UBM (Unités de Bruits Médiatiques). En Suisse, après la votation sur la loi anti-burqa. En France avec les sempiternelles polémiques sur l’islamophobie et l’islamo-gauchisme. Et ailleurs en Europe.

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  • Les classes moyennes et l’étranger obsédant

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    A quoi ressemblent-elles, ces classes moyennes que les gouvernements caressent dans le sens du poil électoralement, pour mieux les tondre fiscalement? Entre le patron d’une petite boîte et son informaticien, les intérêts diffèrent quand ils ne divergent pas. Pourtant, ils partagent tous deux cette caractéristique propre aux classes moyennes: d’une part, leurs revenus sont trop importants pour qu’ils bénéficient des aides sociales réservées aux « superpauvres »; d’autre part, leurs revenus et leur fortune sont trop réduits pour qu’ils évitent les rigueurs de leur fisc d’origine en jouant à saute-frontières, à l’instar des « superriches ».

     

    Pour les gouvernements confrontés aux crises et, pour les moins prévoyants, au poids de la dette publique, les classes moyennes constituent donc les gibiers privilégiés quand il s’agit de remplir les caisses de l’Etat. Les «gens de la moyenne» se considèrent à juste titre comme visés. D’où la naissance chez eux d’un fort sentiment d’injustice à l’égard des catégories qui échappent aux rigueurs fiscales, les « superriches » et les « superpauvres ». Dans les deux cas, l’étranger, sous ses différentes formes, est visé. Comme point d’arrivée des « superriches » qui s’y réfugient pour fuir leurs responsabilités fiscales. Comme point de départ des « superpauvres » qui fuyant la misère et la guerre, cherchent à trouver dans nos pays européens une terre pour vivre, voire survivre.

     

    La colère contre les « superriches » s’épuise vite. Tout d’abord, ils ne sont plus là, «sous la main». Et les tentatives pour les faire cracher au bassinet collectif ont été, jusqu’à maintenant, vouées à l’échec. Dès lors, la colère des classes moyennes se tourne vers les « superpauvres » qui, eux, partagent le même espace local ou national. Les voilà supposés délinquants, islamo-intégristes, terroristes en puissance et profiteurs des aides sociales.

     

     Toutes les analyses, toutes les démonstrations pour démontrer la fausseté de ces allégations n’ont aucun effet. Lorsque la colère sociale a trouvé un os à ronger, comment le lui retirer des mâchoires? Les diverses versions de l’extrême-droite européenne l’ont fort bien compris. Il faut chasser les « superpauvres », clament-elles. C’est le thème sous-jacent de l’actuelle islamophobie. Ce discours rencontrant une audience de plus en plus élargie, il peut fort bien mener au pouvoir ceux qui le répètent façon mantra. Que feront-ils alors? Retour aux frontières murées? Ce n’est plus possible tant nos économies nationales sont imbriquées les unes dans les autres. Expulsions massives? Mais il faudrait passer des accords avec les pays d’origine. Et pourquoi ces derniers le feraient-ils? Pour les beaux yeux de Marine Le Pen et de ses «coreligionnaires» suisses?

     

    Si le succès des mouvements d’extrême-droite en Europe est possible voire probable, leur échec est donc inscrit dans leur idéologie. Se posera alors la seule vraie question: comment faire payer les « superriches 

     

    Jean-Noël Cuénod