Politique française

  • Eté 2020 ? Vous ne l’oublierez jamais !

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    Au moment où sonne une rentrée que les mesures sanitaires rendent chaotique. Le Plouc vous propose un regard franco-suisse sur cet inoubliable été covidien.  Mais il n’y a pas que le coronavirus dans la vie, quoique…

    NOUVELLE VERSION: l'accord Israël-EAU, malencontreusement oublié, a été rajouté.

     

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  • Le ministre Darmanin est-il un innocent présumé?

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    Présomption d’innocence… Sur ce sujet bateau, l’actualité ne manque jamais d’y voguer avec la régularité des navettes fluviales. Pourtant, à voir comment le président Emmanuel Macron l’a travestie, lors de son interview du 14 juillet, pour défendre sa nomination de Gérald Darmanin (à gauche sur la photo) au poste de ministre de l’Intérieur, il devient urgent d’en rappeler les principes.

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  • Emmanuel Macron ou le 14 juillet du futile et de l’utile

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    Emmanuel Macron en plein tic mitterrandien.

    Avec Macron, c’est toujours le même topo. Avant son intervention publique, les médias moulinent pour monter la mayonnaise : « Vous allez voir ! Un nouveau tournant sera annoncé. Si, si ! Peut pas faire autrement à 600 jours de la fin de son mandat ! Il doit renverser la table ». Mais la table campe sur ses pieds et la mayonnaise ne prend pas.

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  • Horreur, Castex a un accent !

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    Il paraît que le nouveau premier ministre français est un homme de terrain. De terrain de rugby, en tout cas.

    La nomination de Jean Castex comme premier ministre a laissé pantois nombre de médiacrates, volaille qui voletait dans la basse-cour élyséenne en caquetant : inconnu au bataillon, ce type ! D’où sort-il ? Et puis, vous avez entendu son accent ? Incroyable ! Un chef du gouvernement avec un accent ! Et un accent gersois ou pyrénéen, en plus ! Peut-on concevoir chose pareille ?

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  • Les Verts vont en voir de toutes les couleurs

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    Tableau d'Albert Bierstadt

    L’ennui avec les vagues, même vertes, c’est le reflux. Il est indéniable que le parti écologiste EE-LV a triomphé aux municipales françaises avec des trophées comme Lyon, Strasbourg, Besançon et un doublé comme à Grenoble. La fibre écologiste a éprouvé mille peines à tisser ses brins outre-Jura mais elle semble désormais bien branchée. Toutefois, les Verts vont en voir de toutes les couleurs.

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  • Loi Avia : les censeurs censurés

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    Clin d'oeil du regretté dessinateur suisse Mix & Remix, alias Philippe Becquelin

    Il arrive que tombent les masques, même en ces temps tristement covidiens! Par exemple celui que la majorité macronienne de l’Assemblée nationale française a voulu imposer à la liberté d’expression. La Loi Avia « contre les contenus haineux sur internet » a été amputée de tous ses éléments répressifs et liberticides par le Conseil Constitutionnel qui a diffusé cette décision, hier[1].

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  • Covid–19 : la Ve République à bout de souffle

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    ©Bernard Thomas-Roudeix

    Après quelque trois mois de gestion de la «crise Covid–19», l’heure des comptes a sonné. C’est plutôt celle des mécomptes qui va retentir aux oreilles du président Macron dans la mesure où cafouillage et rétropédalage constituent le moteur à explosions multiples et contradictoires de son gouvernement. Au-delà de ces défaillances, c’est la Ve République qui souffre d’insuffisance respiratoire.

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  • Contre le coronavirus, France et Suisse divergent

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    Alain Berset, conseiller fédéral chargé de l'Intérieurcoronavirus, France, Suisse, Macron, Berset

    Le coronavirus affiche-t-il le même la même trogne couronnée en France et en Suisse ? On pourrait en douter tant les mesures prises par les deux pays diffèrent. Le ministre suisse de l’Intérieur, le socialiste Alain Berset, a même brocardé Macron, sans le nommer. Pourquoi cette divergence? Essayons de réfléchir sans chauvinisme de part et d’autre.

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  • L’insoutenable légèreté de Benjamin Griveaux

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    On peut toujours compter sur des Russes pour animer les campagnes électorales en Occident ! Vous avez aimé le piratage des élections américaines par les services moscovites…Vous allez adorer les vidéos compromettantes diffusées par le réfugié russe à Paris Piotr Pavlenski, causes de la chute de Benjamin Griveaux. Le député macronien a retiré sa candidature à la mairie de Paris.

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  • Edouard Philippe, à quoi peut-il bien servir?

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    Quatorze mois de giletjaunisse, record battu de la plus longue grève des transports en France, réforme des retraites placée sous le signe de l’amateurisme, avalanche de crises non résolues, notamment dans le secteur de la santé en pleine perdition…Mais à quoi peut bien servir Edouard Philippe ? Eh bien, pas même de fusible !

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  • Les retraites laissent la gauche française sans voix

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    Pour Yannick Jadot, la réforme des retraites, ce ne devrait pourtant pas être de la petite bière!

    Il faut bien tendre l’oreille pour percevoir ce que la gauche française propose en matière de réforme des retraites. Elle a participé au cortège du 5 décembre, certes. Mais elle ne brille pas par ses propositions. La timidité des Verts est à cet égard, disons, éloquente.

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  • Le Sapeur Jupiter au pied du mur du 5-Décembre

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    Le calendrier n’affiche pas encore «5 décembre» que ce jour devient déjà date historique. Il se transforme même en «Mur» au pied duquel Macron se voit contraint une fois de plus de jouer les Sapeurs Jupiter. L’image du mur choisie par les médias pour qualifier la future grève des transports et des enseignants illustre bien l’impasse dans laquelle se trouve la France.

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  • Jacques Chirac, l’homme qui aimait les gens

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    Exemple de longévité sous les ors de la République, l’ancien président français incarnait toutes les contradictions de son pays.

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  • De Rugy ou la déconnexion du homard

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    Que serait la politique en France sans ces scandales qui associent luxe et pouvoirs ? Avec la régularité d’une pendule neuchâteloise et la constance des marées océanes, ils reviennent sur le tapis de soie, avec à chaque fois un signe emblématique pour les distinguer.

    Il y avait Chirac et ses frais de bouche, Sarkozy et ses Rolex, Fillon et ses costards, Aquilino Morelle (conseiller de l’alors président Hollande) et son cireur de pompes faites sur mesure. Il vient d’y avoir François de Rugy et son homard fatal.

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  • Voter Parti animaliste, est-ce bête ?

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    C’est la petite surprise des Européennes en France. Le Parti animaliste a recueilli près d’un demi-million de voix (2,2%) malgré le silence des médias. Sa liste fait jeu égal avec celle du Parti communiste et en surpasse d’autres qui ont bénéficié d’une meilleure couverture médiatique. De nombreux  «partis frères» de la planète défendent la même cause. Le vote animaliste, pas si bête que ça?

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  • Européennes : Macron perd et rafle la mise

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    Le Rassemblement national arrive donc en tête des listes françaises pour le Parlement européen. Mais il recule par rapport en 2014 et, surtout, sa patronne Marine Le Pen fait beaucoup moins bien que la Lega  de Mario Salvini, son rival nationaliste. Le Capo dei Capi  des xénophobes européens, ce sera lui. Quant à Macron, il perd son pari de devancer RN. Mais rafle quand même la mise.

     

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  • Glucksmann et Bellamy :têtes pensantes et têtes de liste. Incompatible?

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    François-Xavier Bellamy, à droite (mais à gauche sur la photo!) et Raphaël Glucksmann, à gauche, (et donc le portrait à droite!) les penseurs français redonnent de la voix dans le débat politique de leur pays, avec des fortunes diverses. Mais c’est fou ce qu’ils ressemblent à leurs concurrents !

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  • A quand la Révolution ?

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    (Le grand saut dans le vide du peintre Yves Klein)coulisse-saut-vide-klein-01.jpg

    Où que l’on porte son regard sur les paysages politiques de la planète, c’est le vide. Voilà qui n’est pas pour rien dans la déprime générale qui accable les peuples.

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  • Emmanuel Macron, la déception programmée

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    Macron a élevé le vide bourratif au rang de philosophie politique, lors de sa conférence de presse de jeudi. Bourratif, car il a enfourné dans les oreilles médiatiques les mesures les plus hétéroclites, vide, car elles sont sans substances, puisqu’il appartient désormais au gouvernement de se dépatouiller pour leur donner corps. Jupiter, lui, s’en va bouder sur son Olympe.

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  • Quatre Français sur dix espèrent la révolution

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    Depuis la crise des Gilets Jaunes, les Français ont la tête près du bonnet phrygien. Un récent sondage IFOP diffusé par le site libéral Atlantico le confirme : 39% d’entre eux estiment que la révolution est le meilleur moyen pour changer la situation que traverse actuellement l’Hexagone.

    L’intérêt particulier de ce sondage réside dans le fait qu’une batterie de questions relatives aux sentiments des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants a été posée, non seulement en France mais aussi dans cinq autres Etats européens : Allemagne, Autriche, Italie, Espagne et Pologne (cliquez ici pour obtenir ce sondage en entier). La comparaison est donc aisée: la France est le seul pays à souhaiter l’émergence d’une vague révolutionnaire. Les autres Européens se montrent nettement moins enthousiasmés par l’arrivée du Grand Soir. L’option révolutionnaire est choisie par 20% des Allemands, 14% des Autrichiens, 13% des Espagnols, 28% des Italiens et 14% des Polonais.

    L’option réformiste pour changer les choses est plébiscitée par 81% des Polonais et 79% des Espagnols, largement approuvée par 60% des Italiens, 62% des Autrichiens et 57% des Allemands. En revanche, elle n’est espérée que par 50% des Français.

    Une révolution aux couleurs indécises

    440px-Revolution_Nationale_propaganda_poster.jpgIl reste à déterminer la couleur politique que pourrait prendre cette révolution hexagonale. Et là, tout se complique : 67% des électeurs prêts à voter France Insoumise (extrême gauche) aux prochaines élections européennes et 71% de ceux qui choisiront la liste Rassemblement National (extrême droite) adoptent l’option révolutionnaire. Difficile de trouver un plat commun pour la révolution à la mode Mélenchon et la révolution sauce Le Pen!

    Il est vrai qu’à l’intérieur de l’Hexagone, l’idée de révolution est nimbée d’une aura romantique et que les Français de droite comme de gauche aiment à se poser en rebelles et révolutionnaires, même si le plus souvent ils oublient d’enlever leurs charentaises en prenant cette posture.

    Il est vrai aussi que tous les profonds changements de l’ordre politique se sont produits dans un contexte de violence, soit par la révolution ou le coup d’Etat (1789, 1793, 1795, 1799, 1830, 1848, 1852), soit à la suite d’une guerre (1814, 1870, 1946, 1958). Dès lors, la violence est perçue en France de façon positive, comme un facteur de changement pour celles et ceux qui ne voient aucune solution pour sortir de leur marasme social, alors que dans d’autres contrées la mémoire collective a conservé des épisodes révolutionnaires des sentiments de peur, voire de répulsion.

    La preuve de cet attrait pour le mot « révolution » dans la langue française, c’est que même les contre-révolutionnaires l’utilisent ! Le régime de Vichy s’est efforcé d’effacer les traces de la Révolution française et de la République mais sous la bannière de la « Révolution nationale ».

    Alors quelle révolution ces « quatre Français sur dix » appellent-ils de leurs vœux ? Et c’est là que la chatte tricolore a mal au pied[1]. A en croire ce sondage, le gros des troupes « révolutionnaires » se trouve surtout parmi les électeurs du Rassemblement National et dans une mesure légèrement moindre, chez ceux de la France Insoumise. Entre l’obsession xénophobe de Marine Le Pen et l’internationalisme confus de Jean-Luc Mélenchon, les positions de l’extrême-droite et de l’extrême-gauche semblent inconciliables. Pourtant, les « révolutionnaires » des deux camps pourraient, du moins à première vue, se retrouver sur un point : la haine commune du capitalisme libéral.

    Ce n’est pas nouveau : il y a toujours eu une composante anticapitaliste dans les mouvements fascistes, du moins à leurs débuts. Et les glissements entre l’extrême-gauche et l’extrême-droite se sont déjà produits dans l’Histoire, jamais pour le meilleur et toujours pour le pire. Mussolini en est un exemple comme Doriot et d’autres. Mais développer un discours vaguement anticapitalisme est une chose, passer aux actes en une autre. La préférence identitaire pour protéger les travailleurs estampillés Français prônée par le clan Le Pen n’est pas compatible avec la régularisation des travailleurs sans-papiers défendue par Mélenchon et son parti.

    Autre écueil de taille : l’action politique des deux partis d’opposition radicale reste enfermée dans les frontières hexagonales. Or, construire la révolution dans un seul pays, on a déjà donné, merci Staline ! Et de toute façon, le monde interconnecté et interdépendant qui est le nôtre rend impossibles les 1789, du moins à la petite échelle des Etats européens. Par conséquent, espérer l’émergence aujourd’hui d’un programme révolutionnaire – sans guillemets cette fois-ci – sur de telles bases tient de la farce.

    La tentation nihiliste

    L’option révolutionnaire saluée par quatre Français sur dix ne relève donc pas du choix mais exprime plutôt la rage : on a tout essayé, les réformes de gauche, de droite, du centre et le chômage est toujours massif, la France décroche des pays de la première division européenne, la bureaucratie étouffe toujours en même temps que les services publics utiles désertent les campagnes, la petite bourgeoisie mal payée est persuadée de son glissement inéluctable vers la pauvreté.

    La tentation de tout foutre en l’air, de tout bloquer, de tout dégager, de casser pour casser est tellement intense qu’un nombre croissant de Français y succombent. Dans cette autocratie élective qu’est la France, c’est au président de la Royaublique de répondre. Et il ne peut répondre qu’à côté de la plaque car, placé aussi haut, il ne peut ni entendre, ni comprendre, ni se faire entendre. Macron, c’est un chef d’orchestre qui est tellement éloigné de ses musiciens que ces derniers ne peuvent que jouer chacun leur partition dans le plus grand désordre.

    La rage est donc loin d’être éteinte et la fièvre jaune du samedi soir va sans doute persister. Il suffira d’un mort, ce qu’à Dieu ne plaise, ou d’un événement gravissime pour que d’autres sifflent la fin de la partie. Qui ? Le président avec l’appui des forces armées ? Ou les forces armées sans le président ? Ce pire-là n’est pas certain mais qui peut dire qu’il restera pour l’Eternité dans la sphère des impossibilités ? Un sondage Odoxa que vient de publier le site de L’Express (lire l’article en cliquant ici) avance que la moitié des Français seraient favorables à la nomination d’un militaire à la tête du pays. Alors, à ce moment-là, ce sera peut-être une révolution qui éclatera. Mais sans doute pas au sens où l’entendent les « quatre Français révolutionnaires sur dix ».

    Jean-Noël Cuénod

     

    [1]Gens d’outre-Foron, ne cherchez pas plus loin, c’est une expression vaudoise.

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