VIVANT SOLEIL-Poésie à lire et à ouïr

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A l'horizon de la mort / Surgit le vivant soleil ©JNC

Incohérences politiques et sanitaires, violences à tous les âges et tous les étages… Nous contemplons, sidérés, ce monde s’enfoncer dans ses délires. Lui jeter une planche pour l’aider à s’extirper de ses sables mouvants trop émouvants ? Nous restons immobiles, interdits. Sans nous rendre compte que nous aussi sommes aspirés vers le bas. 23e série des Tankas Covidiens en forme d’espoir. Quand même.

 

A LIRE

Dans les rues masquées

Le brouillard gras des paroles

Fait écran au cœur

                       Les ondes chassent notre air

                       Les Images nous étranglent

 

Tant d’ennemis nous guettent

Il a bon dos le virus

D’autres chiens s’arment

                       Dites le mot « liberté »

                       Et les serrures se ferment

 

Nous sommes cernés

Toutes les issues se bouchent

Lapins dans les phares

                       De toutes parts les coups pleuvent

                       Nul ne sait d’où ils viennent

 

Partout le danger

Et les boussoles s’affolent

Miasmes maussades

                       Qui fera lever le vent ?

                       Cet ange que nous portons

 

Toujours s’alléger

Toujours tailler découper

Douleurs salvatrices

                       Tendre l’oreille au silence

                       Rendre muet le bruit

 

Retrouver le cœur

Le dégager de sa grotte

Pour l’offrir au monde

                       Corps et âme nous luttons

                       Chasseurs de nos propres monstres

 

Prendre l’air pour guide

Deviner au loin

L’essence-ciel

                       A l’horizon de la mort

                       Surgit le vivant soleil

Jean-Noël Cuénod

A OUÏR


podcast

 

Commentaires

  • Très bien !

  • "Dites le mot "Liberté" et les serrures se ferment"

    Défendez la, vous êtes raciste, d'extrême droite populiste, nationaliste, à côté de la plaque,

    "Tant d'ennemis nous guettent"

    Les coupeurs de langues et de commentaires sont à l'action, féministes ou socialistes, ils sont le boulevard de l'islamiste,

    "Il a bon dos le virus, d'autres chiens s'arment"

    Pardon, je n'ai pas votre talent. La beauté de cette poésie est remarquable, elle amène l'eau au moulin, merci.

Les commentaires sont fermés.