Coronavirus, ce germe liberticide

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Plus l’été s’étend, plus le « retour à la normale » (ou à l’anormal) semble se dissoudre dans les brumes automnales. A l’évidence, la contamination n’allait pas cesser juste au moment où les autorités avaient décrété la fin du confinement. Les décrets, c’est Sa Majesté Covid XIX qui les signe et la Souveraine Incertitude qui les applique en lâchant ses germes liberticides.

Pour se limiter à l’Europe, le coronavirus repart à la hausse en France, Suisse, Espagne, Belgique, Allemagne, Autriche, Pologne et explose en Roumanie et Bulgarie. En pleine saison touristique, les contrôles se multiplient aux frontières de la plupart des pays européens. Dans la province d’Anvers, les visiteurs sont priés d’aller manger leurs moules-frites ailleurs et les habitants de les avaler à la maison ; le couvre-feu y est décrété de 23h. 30 à 6h.

A Barcelone, phare du tourisme estival, discothèques, cinémas, théâtres sont fermés et les réunions de plus de dix personnes, interdites. Les habitants de l’agglomération doivent rester confinés, sauf déplacements strictement nécessaires.

En Grande-Bretagne, le gouvernement a décidé de reconfiner les habitants de Leicester. En France, une semblable mesure pourrait être envisagée au moins localement à la rentrée.

La rentrée, voilà le grand mot lâché. Les vacanciers regagneront-ils leurs foyers avec un coronavirus en pleine forme dans leurs bagages ? Les premiers refroidissements annonceront-ils cette Deuxième Vague tant redoutée ? Le pire n’est pas sûr mais reste probable.

Coronastradamus

Nous n’en avons donc pas fini de nous colleter à cette incertitude qui nous taraude depuis février. Tous les plans sont désormais tirés sur la comète. Les agendas 2020 et 2021 restent aussi indéchiffrable qu’une série de quatrains de Nostradamus. Les projets sont caressés, puis remisés aussitôt à la niche. Nul ne sait quand il sera possible de les en retirer pour les laisser gambader. A la fin du printemps, nous espérions ne plus fouler sur les plages de l’été ces éprouvants sables mouvants. C’est raté. Nous continuons à nous enfoncer dans l’irrésolution.

Or, quand on ne sait plus à quel saint se vouer, on est tenté de se raccrocher aux basques de Satan (proverbe plouc de l’ère covidienne).

Cette difficulté, voire impossibilité de se projeter vers un avenir même proche, nous ramène à la petite enfance lorsque nous n’avions que nos parents pour boussole et horloge. Ces dieux lisaient pour nous les oracles du lendemain. Nous nous abandonnions à leurs mains qui chassaient nos angoisses comme autant de papillons noirs.

Mais ce qui est formateur pour le petit enfant qui fait apprentissage progressif de la liberté, devient destructeur pour l’adulte qui doit l’exercer de son propre chef pour vivre pleinement en état d’humanité.

L’infantilisation, l’étape initiale

L’infantilisation des femmes et des hommes est la première étape sur le chemin des dictatures. Tout régime autoritaire cherche à reproduire le schéma parental : Staline fut proclamé « petit père des peuples » par sa propagande ; l’officier SS Rochus Misch disait du Führer dont il était le principal garde du corps : « Mieux que quiconque Hitler donnait cette image de père bienveillant » (J’étais le garde du corps d’Hitler, Editions Le Cherche Midi). L’archétype du Père tout-puissant, garant du vieil ordre patriarcal qui pourvoit à la nutrition et à la punition reste la figure obligée de tout régime autoritaire.

Ce processus tyrannique murit lentement à bas bruit. Chacun cède un brin de liberté sur l’autel des états d’urgence, sans guère y prendre garde. Puis, les abdications se succèdent en s’auto-persuadant que toutes ces libertés nous serons restituées plus tard. Toujours plus tard.

Le confort des dictatures

Fatigués par le poids des incertitudes et de toutes les frustrations qu’elles engendrent, nous nous surprenons à souhaiter ce retour à la prime enfance où tout était plus simple lorsque les Grands prenaient à notre place « les décisions qui s’imposaient ». Nous sommes alors prêts à donner notre âme à la puissance autocratique qui peut s’incarner aujourd’hui dans d’autres figures que celle du Grand Chef Charismatique, comme une institution sectaire, voire les GAFAM (Google-Amazon-Facebook-Apple-Microsoft), maître de nos algorithmes et de nos décisions, sans avoir l’air d’y toucher. Il ne faut jamais sous-estimer le caractère confortable des dictatures.

Si ce climat d’incertitudes persiste, notre liberté court les plus grands dangers d’être étouffée par nous-même. Respecter les salvatrices mesures d’hygiène est une chose. Et une chose qui doit être faite. Mais accepter qu’un Etat, un dirigeant ou une application des réseaux sociaux exerce sur nous un contrôle global et quotidien, serait perdre non seulement des droits mais surtout notre humanité.

Jean-Noël Cuénod

Lien permanent Catégories : social 9 commentaires

Commentaires

  • Cher Monsieur, vous concluez : "Mais accepter qu’un Etat, un dirigeant ou une application des réseaux sociaux exerce sur nous un contrôle global et quotidien, serait perdre non seulement des droits mais surtout notre humanité". Si vous parlez du traçage des personnes contaminées, il est d'autant nécessaires qu'il sauve des vies.

  • Non. Je le dit en ayant bien conscience de la violence que cela comporte pour votre personne.

    Non, la majorité n'a pas à se plier au quatre volontés d'un vieillard égoïste dénonçant, par avance et avec une emphase grandiloquente, un gérontocide (pas moins).

    Non, il ne faut pas faire porter un masque à tous, mais seulement un masque ultrafiltrant à ceux pour qui les risques sont effectifs (âge et état de santé). Et leur permettre de se confiner.

    Oui, lecteur, si tu est à risque, tu te confine ou tu te met un masque suffisant sur le nez. Avec l'aide des autres cela va de soit. Et si tu veux ne pas le faire et bien tu renonce à être prioritaire dans les soins en cas de contamination. On fera ce qu'on peut bien sûr (on n'aime les gérontocide) mais pas de garantie. Tu renonce, tu assumes. Ceux qui ne sont pas fragiles, ne sont pas responsables de l'émergence de ce virus, et non pas à se saigner plus qu'aux quatre veines pour te venir en aide au delà de ce qui précède.

    Lecteur, il n'a a pas lieu d'écraser la majorité -et la jeunesse- pour une minorité à risque. Il n'y a pas lieu de faire exploser le tissu social pour ton confort perso. Il n'a a pas lieus d'abolir les libertés publiques (genre fichage au resto) pour ta petite personne. Il n'y a pas lieu de fracasser la démocratie pour te servir. Il n'y a pas lieu de faire s'effondrer la fonction productive, effondrant conduisant à un appauvrissement général et en fin de compte à une augmentation de la mortalité.

    Désolé pour les personnes à risque qui sont normales et donc je comprends l'incompréhension, mais c'est à elles de se protéger, avec l'aide de tous, cela va de soit. D'ailleurs, les pratiques démontrent qu'elles l'ont bien compris.

    Je fais partie de ceux qui sont à risque, mais je n'ai pas la prétention de faire valoir mes droits envers et contre la majorité, ni la stupidité d'oeuvrer pour la destruction de la liberté, de la démocratie et de la société, ni de me muer en hérault de l'appauvrissement.

    Lecteur, si une personne te paraît être fragile et que tu la croises, prends en soin car il s'agit d'un être humain.

  • Monsieur Frenkel, vous utilisez la locution "sauver des vies" car elle est très séduisante. Malheureusement, on l'utilise actuellement trop souvent et elle perd de sa puissance. De plus, si on analyse l'acte de plus près, on réalise qu'on ne fait que prolonger des vies car toute existence terrestre est éphémère.
    En outre, dans le cas du coronavirus, on sait bien que ceux qui en meurent sont déjà bien atteints dans leurs santés, par conséquent, la cause de leurs morts est un ensemble de facteurs bien plus létaux que ce microorganisme qui laisse la plupart des contaminés récupérer leur état de santé. On ne va tout de même pas supprimer toutes les maladies.....(chasser le naturel, il revient au galop!)
    De ce fait, tout le temps et le fric investi dans le traçage imposé par téléphones portables - peut être utilisés de façon plus créative. De plus, les portables nécessitent l'usage d'ondes électromagnétiques qui ont aussi leurs effets délétères : si tant de gens se battent actuellement contre la 5G, c'est bien qu'il y a quelque chose à redire (il n'y a pas de fumée sans feu...)

  • Monsieur Fraenkel,

    Le traçage électronique est liberticide. Il dérape vers son usage obligatoire. L'usage de cette appendice technologique appelé smartphone finira par être obligatoire. Pour vous suivre. Pour autoriser. Pour interdire. Pour récompenser. Pour punir. Pour fouiller les vies privées.

    Les données seront, d'une part, hakées et, d'autre part, seront utilisés à d'autres fins par un Etat tentaculaire et liberticide comme cela est le cas en Allemagne où le traçage papier est déjà liberticide. Il suffit de voir le désarrois des restaurateurs face à l'usage qui est fait, de données à usage médicales, par des autorités policières.

    De plus, le fichage au restaurant c'est moins de clients au restaurant. Plus de chômage. Moins de richesse. Plus de misère. Et, je me permet de le dire, bien que je comprenne que vous avez en ce domaine une plus grande expérience de la souffrance humaine que la plupart de nous, moins de vaccinations. En Suisse ou aux USA. Mais aussi au Pakistan ou en Afrique subsaharienne où les mesures sociales contre le virus, mesures de type confinement, ont mis fin aux vaccinations contre la polio et augmenté le nombres d'enfants atteint par la polio à cause du type de mesures que vous préconisez. Au point que l'on y craint des flambées. Rappelez-vous de vos écrits exigeant encore plus de confinement en criant au gérontocide. Et bien trop de confinement conduit à la multiplication des horreurs.

    Alors faites l'application du Deutéronome (Devarim, 30,19) : « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Tu choisiras la vie pour que tu vives, toi et ta postérité », préservez votre vie en optant entre confinement et masque ultrafiltrant.

    Si vous n'avez pas de masques ultrafiltrant faites le moi savoir, je vous en ferai parvenir.

    Bien à vous,
    CEDH

  • Il y a un plus grand danger que des mesures liberticide temporaire : La cancel culture qui imprègne une partie de la gauche française et marque quelques éléments d'une gauche suisse.

    Après une auto-censure des journalistes et politiques, qui a été augmentant, voilà toute une série de mouvements qui se veulent détenteurs du bien, de la vérité. En Suisse, il y a eu une tribune agressive des LGBT contre des journaux qui ont relaté une affaire. En France, les débats à l'uni sont compromis. Et si une femme politicienne valaisanne dit qu'elle a fait le ménage pour s'occuper, elle se fait insulter par des féministes, ce qui la contraindra à mentir pour ne plus se faire agresser.
    La liste est longue longue de ces pressions à la censure

    Les contraintes physiques du corona, ne sont rien face aux censures qui se développent. L'agressivité sur média et réseaux sociaux se développe comme moyen efficace de faire taire les gens.

    L'autre thème, le contrôle des gens. C' est un souci majeur, pas avec une app qui peut être déconnecté, mais avec l'IA du futur.

    En résumé, le corona à des répercussions liberticides bien moindre que les mouvements de sociétés. Ce n'est pas les mesures de gouvernements qui m'inquiètent, mais l'intolérance sectaire de mouvements qui imposent leurs lois et divisent la société en genres, couleurs, origines, âges,...

  • Coranovirus et coronavirus sont le terreau des despotes. L'avenir est incertain, la meilleure grille de lecture ne fait pas avancer les choses. Nos détraqués fabriquent de la fausse monnaie par centaines de milliards afin de soutenir les actionnaires et les mafias.

    Tout est fait pour mettre en avant une puissance de l'Europe, gardienne de nos Libertés et de nos retraites. La dissolution des pays et des peuples européens est actée: fin de notre civilisation.

    Comment être jeune dans ce monde d'idiots utiles et de valets à la solde de la haute finance? Comment entreprendre dans un monde confiné, sclérosé allant droit à la faillite?

    vous évoquez, Jean-Noël Cuenod les parents d'une certaine époque, savaient-ils qu'internet existerait? savaient-ils que l'islam deviendrait le deuxième concept aux croyances dangereuses pour zinzins? Savaient-ils que les bouleversements climatiques mettraient en danger la vie humaine? Savaient-ils qu'un virus nous obligerait à avancer masqué?

    Notre avenir est à la merci des despotes, des idiots utiles, des ignorants, des mafias et des clans, des marchands d'armes et, de l'islam. Erdogan s'en donne à coeur joie, il a détruit un symbole, celui du vivre ensemble des idiots utiles.

    Le coronavirus et son compère le coranovirus détruisent notre Liberté, notre bien-être, notre système social, nos modes de vie. Fabriquons des trillons de dollars ou d'euro et faisons-nous plaisir avant de laisser la place aux jeunes. Inventons la monnaie de dieu, puisque les monnaies fiduciaires disparaîtront à moyen terme. Ou alors achetez de l'OR qui a toujours depuis 6000 ans la monnaie du diable, sauf pour le vatican, les royautés et le reste.

  • Il me semble que ce n'est pas tant le coronavirus qui est liberticide mais bien toutes les mesures imposées...
    Quand vous écrivez : " nous nous surprenons à souhaiter ce retour à la prime enfance où tout était plus simple ". Ce retour est déjà bien amorcé puisque le système ne cherche pas à nous inciter à développer nos responsabilités en éveillant nos capacités de maintenir notre santé, de soutenir notre immunité et d'avoir le geste juste au moment où les symptômes commencent d'apparaître.
    Dire que différents thérapeutes ont subi l'interdiction de pratiquer alors que c'est justement eux qui ont bien des soins à proposer pour renforcer l'état général, voire pour réharmoniser des états morbides ! Il s'agit là d'un déni complet de leurs pouvoirs et de mesures liberticides tant pour ces soignants que pour leurs consultants.
    Il est évident que les démarches politiques - avec les mesures imposées - et économiques en misant des sommes colossales sur un vaccin en voie de fabrication se sont substituées aux soignants.
    A ajouter aussi qu'on veut bien tenir compte des thérapeutes alternatives et complémentaires quand c'est pour créer un système financier par des assurances complémentaires - donc susceptibles de faire des bénéfices - mais pas lorsque la médecine conventionnelle n'a pas de protocole et que c'eût été une excellente occasion pour elle de découvrir d'autres voies d'accès à la santé.

  • Je crois que la plupart des gens ne demandent qu`a etre infantilisés. Difficile en tout cas de les imaginer responsables et capables par eux-memes de prendre les décisions qui s`imposent pour freiner une pandémie. La démocratie, dans ce cas, consiste a expliquer des décisions politiques aussi murement réfléchies que possible.

  • Chemin des dictatures, suite.....

    Dr. Abd Al-Aziz Al-Khazraj Al-Ansari :

    « Chers téléspectateurs, les chiens enragés qui s’opposent à l’islam sont de plus en plus nombreux ces jours-ci.

    Que personne ne me dise que nous devons les approcher avec « sagesse et une belle prédication ».

    Chers frères, si le prophète Mahomet ou les califes bien guidés étaient ici, ils ne leur parleraient pas comme je leur parle. Ils les pendraient à la potence. Ces gens sont des hérétiques.

    Ce ne sont pas seulement des infidèles, ils combattent Allah et Son messager. Connaissez votre religion.

    Je le répète, ne vous laissez pas berner par des gens qui prêchent un islam « mignon », un islam « tranquille », un islam « facile »… Ils veulent que nous nous adressions à eux poliment. Poliment ? Par Allah, chers frères, s’il n’en tenait qu’à moi, j’amènerais [l’un d’entre eux] ici et publiquement, j’enlèverais ma chaussure et je la lui mettrais dans la bouche. Que pensez-vous de cela ? Voilà un islam fort.

    […]

    « Si nous appliquons la charia d’Allah, des gens comme [les journalistes Ibrahim Eissa et Abdallah Wafia] seront crucifiés. Le châtiment de la hirabah leur sera appliqué.

    […]

    « C’est ça, un islam fort. Permettez-moi de répéter que l’islam fort n’est pas le moment où je suis ici en train de parler. L’islam fort, c’est quand nous sommes réellement présents et que nous appliquons la loi d’Allah. Alors, les langues de ces gens seront coupées. J’espère que mon message est passé. »

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