Poème à lire et à ouïr - PÂQUES AU BALCON

Imprimer

jncPaques20.jpeg

©JNC

Que vous ayez ou non la Foi, vous passerez Pâques au balcon cette année. Au balcon pour remercier toutes celles et tous ceux qui risquent leur santé pour que nous conservions la nôtre. Au balcon, pour mettre le nez au printemps. Au balcon, parce l’air sans bagnole est devenu plus respirable. Au balcon ou dans votre chambre, pour vous, cette suite de tankas pascaux (LE TEMPS CONFINÉ-4).

A LIRE

Au fond du tunnel

Les marcheurs tournent en rond

Seule issue leurs songes

                                   Le ciel est un récit

                                   Que troussent les hirondelles

 

Les prisonniers

Cultivent en eux la fleur

Qui s’échappera

                                   Avec elle s’évader

                                   Et se fondre en son parfum

 

Le sang solaire coule

La douleur est un éclair

Qui n’en finit pas

                                   Dernier soupir du corps

                                   Premier souffle du Christ

 

Pétrin souterrain

La mort travaille le Christ

Secret du tombeau

                                   Levain de la pourriture

                                   Pour que le pain prenne vie

 

Fenêtre ouverte

Dans les confins confinés

Une aube se lève

                                   La rivière s’étire

                                   Et murmure sa prière

Jean-Noël Cuénod

A OUÏR


podcast

 

 

Commentaires

  • J`aime beaucoup votre troisieme tanka. Le mien est un peu kitsch mais de circonstance aussi.

    A la taverne
    De la Coupe Sanglante
    Le diable trinque

    Avec le vieux Kaiaphas
    Qui reluque la barmaid.

  • Of course le compagnon de beuverie du diable dans le tanka est le black metal rockstar "Lord Kaiaphas", connu aussi sous le nom de "Lord Vlad Luciferian". L`eusse-tu cru ?

  • Au pied de la croix
    flaque de sang coagulé
    le vent se leve.

  • La croix est vide,
    le suaire sanglant
    dans la grotte déserte

    donne des sueurs froides
    au grand pretre Kaiaphas.

Les commentaires sont fermés.