Danse-Poésie OÙ QUE J’AILLE… (16/05/2021)

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©CZC

Dans cette société où défilent les brutes brutes de fonderie, balancer, non pas un gramme de douceur gnan-gnan façon pub chocolatière, mais un pavé de poésie du geste et du texte. Non pour oublier l’effrayante régression intellectuelle et morale qui nous accable. Mais pour se donner de l’air, s’offrir une minute d’assistance respiratoire. Christine Z danse sur ce poème à lire, ouïr et voir.

A LIRE

 Où que j’aille tes pas résonnent

Tendre entêtante musique

Tambour de velours sur mon cœur

Sur ma peau poussent des frissons

Harmonie des sons saccadés

 

Où que j’aille tes pas découpent

Des étoiles dans le ciel

Tombent une à une en pluie

Pour ensemencer la mémoire

Chaleur au sein du sol fécond

 

Où que j’aille tes pas soulèvent

La poussière sur la route

Dissimulent mon horizon

Je ne suis pas encore prêt

A supporter l’insupportable

 

Où que j’aille tes pas accompagnent

Le grand orchestre des orages

Tiennent la basse continue

Filin jeté dans la tourmente

Ma tête hors des eaux pluviales

 

Où que j’aille tes pas enchantent

Les champs perlés de pâquerettes

Empruntent au printemps ses merveilles

Il fait un temps de guérison

Notre espoir n’est plus une insulte

 

Où que j’aille tes pas me portent

A travers toutes tes forêts

Supportent le poids de mes peines

Je suis le feu l’eau le sol

Une goutte d’air dans ton souffle

Jean-Noël Cuénod

A OUÏR ET A VOIR

 

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