18/11/2010

La grâce refusée à Bernard Rappaz : les bonnes raisons et l'impératif de la vie

 

Sans surprise, le Grand Conseil valaisan a donc rejeté la grâce de Bernard Rappaz par 113 voix contre 14. Les députés disposent de toutes les bonnes raisons du monde pour prendre une telle décision.

 

- Comment développer un Etat de droit cohérent si un condamné utilise la grève de la faim pour contester un jugement ?

 

- Si tous les justiciables se mettaient ainsi à contester les décisions des tribunaux, le retour à la loi de la jungle serait assuré.

 

- Attenter à sa vie pour éviter les rigueurs des lois démocratiquement établies relève du chantage à la collectivité.

 

- Un chantage qui consacre l’inégalité entre les citoyens, puisque les uns se plient au bien commun alors que d’autres s’y dérobent.

 

Toutes ces excellentes et légitimes raisons, pourtant, s’effacent devant l’impératif d'une vie humaine à sauvegarder.

 

Jean-Noël Cuénod

18:45 | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : rappaz, grève de la faim, justice | |  Facebook | | |