10/04/2014

Manuel Valls et la perruque poudrée de Monsieur Désir (les Jeudis du Plouc)

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  A peine quelques heures après avoir réussi son grand oral devant les députés, patatras, le nouveau premier ministre français Manuel Valls commet plus qu’un crime, une faute, en nommant secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, l’ex-patron du Parti socialiste Harlem Désir. « Il s’agit moins d’une promotion  que d’une exfiltration », susurre le site de «Libération». En effet, le désormais ancien premier secrétaire du PS ayant démontré toute l’étendue de son incompétence, il fallait d’urgence lui trouver un autre poste, encore plus haut placé, encore plus important. Lamentable !

 

A la tête de son parti, Harlem Désir s’est montré au-dessous de tout. Au lieu de l’animer, il l’a assoupi. Au lieu de le réveiller, il lui a chanté des berceuses. Il s’est montré incapable d’assurer l’unité des socialistes et de préparer le tournant social-libéral impulsé par les choix de François Hollande. La punition a été sévère : le PS a subi une déroute effarante aux municipales. Certes, l’impopularité du président socialiste, empêtré dans ses promesses de Gascon hollandais, et la hausse continue du chômage sont les principaux facteurs de la débâcle. Mais un parti ne perd pas des élections locales aussi massivement, malgré une solide implantation, sans que sa direction n’en porte une lourde responsabilité.

 

Harlem Désir ayant notoirement démérité, son éjection de la direction du parti présidentiel devenait donc inévitable. Les salariés qui se trouvent dans cette situation doivent pointer à l’assurance-chômage en essayant de se former en vue d’une reconversion. Mais Monsieur Désir ne fait point partie de cette valetaille. Il est du sérail. Il a sa perruque poudrée, sa culotte moirée et ses bas de soie. La Nation lui doit les égards qu’elle réserve à ses grands incapables. Voilà donc le Secrétariat d’Etat aux affaires européennes à lui offert sur un plateau doré.

 

Dans leurs discours, le président Hollande et le premier ministre Valls n’ont que l’Europe à la bouche. L’Europe, unique objet de leur assentiment. L’Europe comme seule voie possible pour parvenir à la croissance. L’Europe comme lieu décisif pour impulser une politique dans la tourmente mondialisée. Mais dès qu’il s’agit de passer aux actes, ils n’ont rien de plus pressé que de confier les clés de ce domaine, si décisif à leurs yeux, au type qui n’a même pas réussi à faire le ménage dans son parti.

 

Ce faisant, le président et le chef de son gouvernement ont fait fi de la pitoyable image qu’ils allaient donner aux autres pays européens et ont pris le risque d’affaiblir la France – qui n’a déjà pas bonne réputation à Bruxelles – au sein de l’Union, pour un motif futile. « Mais Harlem Désir, ne fera pas beaucoup de dégâts puisqu’il sera placé sous la coupe du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius », répliquera-t-on. Ah bon ? Mais en ce cas, pourquoi s’encombrer d’un secrétaire d’Etat aux affaires européennes, s’il n’est là que pour porter les valises du ministre ?

 

François Hollande voulait « présider autrement », mais il fait comme les autres en plaçant ses copains et en traitant l’Europe par-dessus la jambe. Manuel Valls n’a pas eu le cran de lui résister, malgré ses jolis coups de menton à l’Assemblée nationale.

 

 

Jean-Noël Cuénod


 

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06/04/2013

Jérôme Cahuzac et la malédiction du clan Strauss-Kahn

Chaque jour, l’affaire Cahuzac apporte son lot de nouvelles délirantes. Que l’ex-ministre du Budget veuille retrouver illico son siège de député après la catastrophe qu’il a provoquée démontre à quel point un homme de pouvoir peut perdre tout rapport avec le réel. L’une des causes – il y en a certainement plusieurs – de cette attitude stupéfiante réside dans l’ambiance qui régnait au sein du clan de Dominique Strauss-Kahn, dont Jérôme Cahuzac était l’une des importantes figures.

 

Saisis par la passion du fric, comme Monsieur le Trouhadec le fut par la débauche dans la pièce de Jules Romain, ces élus de gauche à la fibre plus boursière qu’ouvrière ont mené une double vie.

 

Côté public, ils s’ancraient au cœur de leur terroir électoral, DSK à la cité populaire de Sarcelles en banlieue parisienne; Cahuzac en sa mairie de Villeneuve-sur-Lot. Dans ce rôle, ils développaient leurs discours aux couleurs chatoyantes, alliant gestion sérieuse et intentions généreuses.

 

Côté privé, ces socialistes tendance Picsou, évoluaient dans les sphères de la finance hors-sol. Là était leur vraie vie. Celle où tout est permis.

 

Ce sentiment les a détachés du sort commun, convaincus qu’ils étaient d’appartenir à une espèce supérieure que le vulgaire ne saurait atteindre. Certes, on voulait bien lui serrer la main, à ce vulgaire, mais uniquement au cours de la liturgie électorale.

 

Cependant, lorsqu’il est nié, le réel se venge toujours. Ce qui faisait l’apparence de leur force – le sentiment d’impunité – s’est mué en faiblesse. Eblouis par eux- mêmes, ils n’ont pas vu les obstacles et ont abandonné toute prudence, toute décence. Il appartient désormais au Parti socialiste français de méditer sur ce qui est une trahison de ses origines, encore plus qu’une dérive.

 

Jean-Noël Cuénod

ESPACE VIDEO

Petite revue des mensonges

 

 

 

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20/11/2012

Copé l’emporte sur Fillon mais pourquoi un tel «petchi » ?

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Jean-François Copé a donc emporté la présidence de l’UMP avec 98 voix d’avance, au terme d’un psychodrame où le comique se disputait au lamentable. Dépasser en ridicule le congrès socialiste de Reims paraissait mission impossible. Mais en politique française le pire est toujours probable. L’élection à la présidence de l’UMP a démontré que si la gauche est souvent maladroite, la droite sait se montrer gauche. Le spectacle cocasse des deux concurrents, François Fillon et Jean-François Copé, revendiquant chacun la victoire, le feuilleton des magouilles réciproques, le «petchi» — cet helvétisme nous permet d’éviter un mot plus gaulois — des opérations électorales internes ont décrédibilisé l’UMP, fer de lance fort émoussé de l’opposition.

 

Pourquoi les deux grands partis de gouvernement français sombrent-ils dans le grotesque chaque fois qu’il s’agit d’élire leurs dirigeants? L’an passé, le Parti socialiste nous avait offert un petit espoir en organisant avec succès sa primaire pour désigner le candidat de la gauche à la présidentielle. Mais peu après, le PS retombait dans ses vilaines manières en nommant son premier secrétaire au terme d’une désignation digne du Parti communiste chinois.

 

Ce travers chronique traduit l’incapacité de la classe politique française — de gauche comme de droite — à comprendre la société mondiale globalisée qui est aujourd’hui la nôtre, qu’on s’en lamente ou qu’on s’en loue. Caciques blanchis sous le harnais des médiocres ambitions personnelles, accumulant les mandats afin de conserver leurs gamelles bien remplies, ne parlant d’autre langue qu’un anglais à la Raffarin et écorchant la leur à force d’en faire du bois pour pipeaux, les hommes politiques français ne quittent pas du regard leur nombril hexagonal, sans se rendre compte qu’il devient toujours plus petit.

 

Les institutions de la Ve République ne créent plus de géants et ne fabriquent que des nains. Il est donc temps de les changer afin qu’émergent les forces vives qui sauront préparer la France à faire ce grand saut dans la société globalisée qu’elle redoute tant.

 

 

Jean-Noël Cuénod avec un dessin d'Acé

09:18 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : copé, fillon, ump, ps | |  Facebook | | |

16/10/2011

François Hollande candidat contre Nicolas Sarkozy: l’édito du Plouc.

Désormais candidat officiel du Parti socialiste, François Hollande va s’atteler dès lundi à sa première tâche, à savoir recoller les morceaux du Parti socialiste français. Certes, le résultat qu’il a obtenu dimanche à l’issue de l’ultime tour de la primaire de la gauche semble assez large pour l’aider à atteindre ce premier objectif. Car seul un PS uni derrière lui peut envisager la victoire pour l’Elysée au printemps prochain.

Or, cette union fraîchement acquise a été récemment mise à mal. Les débats du premier tour et celui du second s’étaient bien déroulés, jusqu’à jeudi. Ce jour-là, malgré sa bonne prestation de la veille devant les caméras de France 2, Martine Aubry a constaté qu’elle n’avait pas réussi à faire la différence avec Hollande. Elle s’est donc répandue en attaques personnelles virulentes contre son rival socialiste, pensant capter ainsi des voix à la gauche de la gauche. En vain. Mais le venin qu’elle a instillé dans le corps socialiste continuera à faire son effet. Les forces de dissolution se révèlent souvent plus fortes que celles de coagulation dans la vie politique française.

François Hollande devra donc user de toutes les ressources de sa diplomatie pour soigner le PS et réduire le pouvoir de nuisance de Martine Aubry. L’ancien patron des socialistes pourra-t-il réconcilier ce parti avec lui-même, lui qui n’y était pas parvenu avant le calamiteux congrès de Reims en 2008? Toutefois, grâce à cette primaire qui a réuni dimanche près de trois millions d’électeurs, le président de la Corrèze dispose aujourd’hui d’une légitimité nationale qu’il ne possédait pas hier. Et cela peut vous changer un homme.

En face, Nicolas Sarkozy a entamé sa mue. De président impopulaire, il va se transformer en candidat pugnace. C’est son rôle préféré. Mais l’élection de 2012 ne ressemblera en rien à celle de 2007. Sarkozy traînera un bilan qui est jugé négatif par la plupart des Français, même par ceux qui ont voté pour lui il y a bientôt cinq ans. L’actuel président ne pourra plus brandir l’étendard de la rupture et devra se couler dans la posture du rassembleur. Or, il n’y est jamais parvenu, malgré ses efforts récents. François Hollande, en revanche, paraît meilleur dans ce rôle, même si Nicolas Sarkozy soulignera à gros traits son inexpérience gouvernementale, alors que lui fait partie de décideurs mondiaux.

Hollande devra donc recoller les morceaux du PS, puis ceux de la France, en persuadant les classes moyennes qu’il peut leur faire entrevoir un espoir d’éclaircie. Avec cette primaire qui a donné une crédibilité nouvelle au PS français, le candidat socialiste a gagné une étape. Mais pour arracher le maillot jaune à Sarkozy, il lui faudra en remporter bien d’autres. Et éviter les coups tordus.

Jean-Noël Cuénod

21:17 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : françois hollande, primaire, ps, sarkozy | |  Facebook | | |

17/05/2011

Dominique Strauss-Kahn accusé d'agression sexuelle: à qui profite le scandale? VERSION ACTUALISEE

Dans l'avant-dernier texte de son blogue, Le Plouc évoquait la Porsche grand style qui transportait Dominique Strauss-Kahn. Il avait un peu vite écrit: "Pour DSK, il eût mieux valu qu’il fût surpris le pantalon sur les chevilles – une situation qu’il connaît assez bien et qui, finalement, ne lui a pas porté préjudice". Erreur, une nouvelle affaire de sexe risque fort, cette fois-ci, de le tuer politiquement. Il est accusé par la justice new-yorkaise d'agression sexuelle, ce que le directeur français du Fonds monétaire international (FMI) conteste (voir la vidéo).

Est-il tombé dans un piège? Sera-t-il finalement innocenté? Peu importe. Il doit désormais se défendre et n'aura plus le temps, ni l'énergie pour se présenter à l'élection présidentielle. Son image "bling-bling" en faisait, de toute façon, un candidat fragile. L'amour du luxe insupporte les Français. C'est nouveau, certes. Mais ce sentiment va fortissimo.

Alors, à qui profite le scandale DSK?

Nicolas Sarkozy voit son principal adversaire être éliminé. Mais, pour autant, il ne roule pas sur un boulevard, avec ou sans Porsche. Tout d’abord, c’est lui qui a fait nommer DSK à la tête du FMI. L’actuel président porte donc sa part de responsabilité dans cette humiliation que subit la France sur la scène internationale. Ensuite, nombre d’électeurs vont ranger Sarkozy et ses amis du Fouquet’s dans la même catégorie des politiciens «bling-bling» dont Strauss-Kahn était l’une des plus rutilantes figures.

Martine Aubry avait déclaré que si DSK ne se présentait pas à l’investiture du Parti socialiste pour la présidentielle, elle se porterait candidate. Fera-t-elle le pas? Seule son aversion pour François Hollande pourrait l’y pousser. Car la première secrétaire du PS doit maintenant se mobiliser à fond pour préserver son parti qui, une fois de plus, est secoué de toutes parts. Cette rude mission semble difficilement compatible avec une épuisante campagne électorale.


Prétendant déclaré à la primaire du PS, François Hollande paraît l’un des principaux bénéficiaires. Sa cote dans les sondages ne cesse de grimper. Désormais, il devient la meilleure chance socialiste pour remporter l’élection de 2012. Habilement, Hollande a récemment déclaré: "Il faut que le Parti socialiste présente un candidat normal". Sous-entendu, "ma bonne pomme, avec mon scooter, ma présidence de la Corrèze, mon allure de type sympa et malin, je suis vachement normal". Il sait que la plupart des Français commencent à en avoir ras le béret de tous ces supermen de la politique, ces êtres extra-ordinaires, ces hommes providentiels et providentiellement inefficaces.

 Les premiers sondages enregistrés après l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn démontrent que François Hollande est soutenu par 49% des sympathisants socialistes interrogés (sondage Harris International) et dépasse largement Martine Aubry (23%) et Ségolène Royal (10%). 

Mais la haine de Martine Aubry envers François Hollande pourrait profiter à Laurent Fabius qui dispose d'une longue expérience gouvernementale, contrairement au président de la Corrèze qui n'a jamais décroché le moindre ministère.L'ancien premier ministre socialiste avait conclu un "pacte à trois" avec DSK et Martine Aubry aux termes duquel aucun d'entre eux ne se ferait concurrence lors de la primaire du PS. Ce acte lie toujours Martine Aubry et Fabius. Or, ce dernier voue la même animosité envers Hollande que la première secrétaire du PS. Pourquoi cette phobie? Durant les dix ans que François Hollande a passés à la tête du Parti socialiste, il a eu le temps de se créer bien des ennemis dans cette formation où grouillent les egos surdimensionnés. D'autant plus qu'il a roulé plus d'un "éléphant" dans la farine, grâce à son talent de manoeuvrier. Et ça laisse des traces dans les mémoires! Dès lors, Martine Aubry, si elle ne se porte pas elle-même candidate, pourrait bien pousser Fabius sur la route de François Hollande. Fabius qui a publiquement déclaré à propos de son "camarade" Hollande devant les étudiants de Sciences-Po de Bordeaux: "Franchement, vous l'imaginez président de la République? On rêve!"

Le radical Jean-Louis Borloo peut lui aussi tirer les marrons du feu. Une partie des électeurs modérés de DSK se reportera sans doute sur sa candidature à la présidentielle. Si le centriste dispose, lui aussi, d'une jolie surface financière et d'un plantureux carnet d'adresses, il sait la jouer modeste en peaufinant son apparence de type avec lequel on descenderait volontiers le petit beaujolpif du patron sur un coin de comptoir.


Enfin, Marine Le Pen est, une nouvelle fois, la grande gagnante. Elle trouvera encore plus d’oreilles pour écouter son discours «tous pourris, sauf moi». Devant la prudence affichée par les sarkozystes dans l'affaire DSK - ils mettent systématiquement en avant la présomption d'innocence, comme les socialistes -  elle n'hésite pas à dénoncer la «collusion UMPS».

 

Jean-Noël Cuénod

 

Voir le Dossier consacré à l'affaire Strauss-Kahn

15:02 | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : dsk, justice, sexe, politique, ps, vidéo | |  Facebook | | |

11/05/2011

Dominique Strauss-Kahn ou la Porsche tranquille

Voilà une pompe à feu qui n’a rien d’un tracteur de Plouc (quoique...), à savoir la Porsche dans laquelle Dominique Strauss-Kahn a installé son imposante carrosserie. C’est le grand beuze du mois qui mouline sur les réseaux internets. Pour nos amis qui viennent de la galaxie du Centaure et ne connaîtraient pas cette histoire, en voici le résumé. Jeudi 28 avril, un photographe pigeant pour l’Agence France Presse a saisi au vol DSK en train d’entrer dans une guimbarde de grand luxe, une Porsche Panamera S, babiole à roulettes qui coûte, selon les options, de 96 000 à 136 000 euros, soit entre 121 000 et 172 000 dollars carougeois.

Les communicants de l’UMP se font alors un plaisir de la distribuer sur tous les sites où elles tournent à la vitesse d’un Derviche dopé. Gros gros succès ! Le directeur général du FMI et futur candidat à l’Elysée voit ainsi confirmée, illustrée, mythifiée, son appartenance à l’inaccessible sphère de la fortunitude comme brûle de le dire sa Royal rivale. Pour Strauss-Kahn, il eût mieux valu qu’il fût surpris le pantalon sur les chevilles – une situation qu’il connaît assez bien et qui, finalement, ne lui a pas porté préjudice.

Le Parti socialiste monte au créneau pour défendre le camarade Superfinancier en précisant à gros traits roses : DSK n’est pas le propriétaire de la Porsche. C’est celle d’un copain. Au lieu d’éteindre l’incendie, le PS jette de l’huile sur le brasier. Et c’est qui le copain, Mmmh ? Ben euh, c’est M’sieur Ramzi Khiroun. Et c’est qui M’sieur Ramzi Khiroun ? Hum, hum, c’est… euh, et bien voilà, c’est le porte-parole du groupe Lagardère et conseiller en communication du camarade Strauss-Kahn. Ah, ah, donc DSK a pour communicant celui de l’un des plus puissants groupes capitalistes… C’est le socialisme à visage boursier, ça !

Alors que le parti sarkozyste prend eau de toutes parts, un autre porte-parole, celui de l’UMP François Baroin, s’accroche aussitôt à cette Panamera S comme un naufragé à sa bouée. Il trouve cette jolie formule (voir la vidéo) : « DSK, c’est la Porsche tranquille ! ». Il fait ainsi d’une pierre deux coups : il raille l’adversaire majeur de Sarkozy et se moque de la célébration du  10 mai qui marque l’anniversaire de l’arrivée à l’Elysée de François Mitterrand. En effet, le seul président socialiste de la Vème République avait choisi pour victorieux slogan : « La Force tranquille ».

Piquante tournure certes, mais peu efficace en fin de compte. Les sarkophobes de la Toile n’ont pas manqué d’aligner les belles voitures sur la banquette desquelles les dignitaires de la Sarkozie aiment à déposer leur fessier emballé dans la soie. Sans oublier, la fameuse soirée présidentielle du Fouquet’s au cours de laquelle, Nicolas Sarkozy a dit tout l’amour qu’il portait à la cause des riches.

Les candidats à la présidentielle de 2012 ne devraient jamais oublier d’enfiler leur costume de pauvre.

Jean-Noël Cuénod


 

10:58 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : dsk, porsche, baroin, vidéo, ps, ump | |  Facebook | | |