préférence nationale

  • Cancer social et triste passions des préférences

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    Le Plouc apprend en lisant l'excellent blogue de l'ami Souaille qu'il existe une notion de « préférence cantonale » développée sans doute par ces politibraillards de bistrot qui semblent faire la loi à Piogre. Jadis, le père Le Pen avait illustré ainsi cette pensée visionnaire : « Je préfère mes filles à mes nièces, mes nièces à mes cousines, mes cousines à mes voisines et mes voisines à des étrangères ».  Il a donc élaboré le slogan de la « préférence nationale ». Montant d'un degré, les sarkozystes militent maintenant pour la « préférence européenne ». Mais avec les politibraillards de Piogre, on tombe dans l'escalier : voilà la « préférence cantonale ».

     

    Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Instaurons la « préférence communale », puis la « préférence de quartier ». Continuons avec la « préférence d'immeuble » qui n'est qu'une étape avant la « préférence d'étage », puis la « préférence d'appartement. » La suite logique en est la «préférence individuelle ».

     

     Allons encore plus, loin, avec la « préférence organique ». Un organe revendique d'être privilégié par rapport aux autres. Il est apparu en premier dans le fœtus, prétend-il. C'est alors que les cellules se mettent à leur tour à se combattre les unes contre les autres, au nom de la « préférence cellulaire ».

    Cela s'appelle le cancer. Bon Noël quand même.

     

     

    Jean-Noël Cuénod