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  • Affaire Vincent Lambert : où est l’amour ?

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    Faut-il laisser Vincent Lambert s’en aller ou le maintenir en survie artificielle ? Où est l’amour, la compassion dans ce chaos médiatique où chacun y va de son avis, d’autant plus péremptoire qu’il est fondé sur l’ignorance ? Une chose au moins est certaine : cette affaire en dit long sur l’état de notre société.

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  • MAUDIRE ET MOTS DIRE

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    Un poème qui vient de sortir. Prenez-le, si tel est votre désir.

     Prendre les mots par la main

    Par les pieds par les oreilles

    Par tous les bouts qui dépassent

    Oui même là et là

    Les dresser pour les placer

    Dans la clairière du temps

    Rangs serrés garde-à-vous fixe

    Pas un mot plus haut que l’autre

    Qu’ils fassent silence complet

    Qu’ils soient maudits sans mot dire

     

    Ils ont commis tant de crimes

    Ourdi tant de trahisons

    Précipité tant de chutes

    Annoncé tant de défaites

    Désignant sage le fou

    Laissant le sage sans voix

    Glorifiant le poltron

    Humiliant l’homme-droit

    Adorant tous les reflets

    Haïssant tous les soleils

     

    Les mots sont tous enduits

    De mélasse et de mensonges

    Pour capturer notre esprit

    Et nous le rendre poisseux

    Que nul n’échappe à leur glu

    A leur sirop de fiel

    Amertume doucereuse

    Confuse confiserie

    De l’or ils font de la boue

    Alchimistes à l’envers

     

    D’eux plus rien à tirer

    Nul besoin de jugement

    Abattons-les sur-le-champ

    Non c’est mieux noyons-les

    Dans la rivière d’acides

    Qu’aucun d’entre eux n’en réchappe

    Le feu qu’ils ont étouffé

    Ne peut plus les consumer

    Alors que le feu liquide

    Les ronge jusqu’à la moelle

    Jean-Noël Cuénod

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  • 8 BÉATITUDES pour PÂQUES 17 

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    Que vous possédiez ou non la foi, ne passez pas à côté de ce voyage, celui de Jésus le Christ ; c’est du vôtre qu’il s’agit. Injustice, injure, torture, trahison, abandon, angoisse, indifférence, mépris, mort… Autant d’étapes franchies par le Fils de l’Homme. Laissez dans l'ornière les églises et leurs dérives. Que vous guide le nombre 8.

    A lire ci-dessous et/ou à ouïr ce fichier audio du poème dit par l'auteur

     
    podcast

    Et danse le Christ danse danse

    Dense est la pluie sur nos cendres

    Sombre haleine exhalée du sol

    Soleil de sel chauffant l’humus

    Humide des vieilles colères

    Choléra serpent des ruines

    Runes griffées sur les pierres

    Pire menace à l’horizon

     

    Et danse le Christ danse danse

    Dense est la moiteur de la chair

    Parchemin où la peur s’écrit

    Cri surgit du cœur de la gorge

    Forge des paroles de fer

    Fertilité du champ des morts

    « Morts ! Laissez les morts s’enterrer »

    Terre Terre voici la vie !

     

    Et danse le Christ danse danse

    Dense est la vie au sein des morts

    Meurt et revit dans le souffle

    Souffre en creusant ton souterrain

    Sous tes reins palpite le monde

    Monde monstre qui fouille

    Farfouille dans les coffres forts

    L’or pour le transformer en clous

     

    Et danse le Christ danse danse

    Dense est la neuvième heure

    Heurs malheurs bonheurs dans le neuf

    Neuf où tout sera consommé

    Consumé, ce présent vieux

    Plus vieux que tous les passés

    Trépassés aux mémoires vives

    Rive où le futur n’a nul port

     

    Et danse le Christ danse danse

    Dense est le noyau du ciel

    Scellé dans le centre du sol

    Soleil noir des nuits sanguines

    Sang même sang qui s’écoulait

    Coulait de tes mains déjà mortes

    Mordues par tous les clous du monde

    Onde du sang ciel et sol

     

    Et danse le Christ danse danse

    Dense est le son au fond des âges

    Sagesse sans fin ni lieu

    Lien qui libère et relie

    Relit les signes de ta main

    Maintient cap de Bonne-Espérance

    Errance pour mieux veiller

    Réveiller la voix la voie

     

    Et danse le Christ danse danse

    Dense est le pain de nos sueurs

    Sœurs d’eau de sel à fleur de peau

    Pauvre et léger, le fils de l’Homme

    Comme un parfum d’herbe brûlée

    Braise en gerbe sur nos forêts

    Furets porteurs de feu d’enfance

    En tous sens perdus retrouvés

     

    Et danse le Christ danse danse

    Dense est le vin notre partage

    Sage rage de ton Judas

    Justice soit rendue au traître

    Maître qui a rendu possible

    L’impossible divinité

    De l’humanité en dérive

    Rêve désormais éveillé.

     

    Jean-Noël Cuénod

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  • L’Hirsute des Sables mord la poussière. Kadhafi tué sans autre forme de procès

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    Il a donc péri, l’Hirsute des Sables. Dans quelles circonstances? On ne sait pas trop. Le monde entier regarde de mauvaises vidéos captées par des smartphones atteints de Parkinson. Lynché? Abattu d’une balle dans la nuque? Fauché par une balle perdue (pas pour tout le monde)? En tout cas, l’Encombrant Kadhafi débarrasse le plancher des dromadaires. Tout était mal qui finit bien. Pas de procès gênant, surtout. Ouf!
     
    A la faveur, si l’on ose dire, de cette exécution, le Ouèbe diffuse un extrait des mémoires de Condoleezza Rice, l’ancienne tête diplomatique de Deubelyou Busch (lire le lien). Elle y glose sur la passion que lui vouait l’Hirsute. Le portrait qu’elle en dresse est celui d’un malade mental au dernier degré. Ce n’est pas exactement une info hyperexclusive. On se doutait bien que Kadhafi éprouvait quelques difficultés à mettre de l’ordre dans ses neurones tordus.
     

    Mais comment un type aussi malade a-t-il pu régner pendant 40 ans? Par un réseau dense de complicités, tout d’abord à l’intérieur de la Libye où les chefs de tribus ont reçu une part de la manne pétrolière. Cette manne leur a permis de tenir leurs gens et de vivre sans se contenter d’une poignée de dattes et d’un verre de lait de chamelle. Servir un fou dangereux peut se révéler profitable. Aujourd’hui, ces roitelets ont sans doute changé leur kalachnikov d’épaule en sautant à pied joint dans le bon camp.
     

    Croyez-vous qu’ils ressentent l’urgente nécessité de traduire l’Hirsute devant un tribunal et d’organiser un procès qui les mettrait aussitôt en accusation?
     
    Mais les complices du cinglé se situaient aussi dans les plus hautes sphères de la politique internationale. Bush a remis en selle Khadafi. Sarkozy a fait planter une tente de bédouin en plein Paris pour lui montrer à quel point la France l’appréciait.
     

    Croyez-vous que les chefs d’Etat convenables auraient sauté de joie en apprenant que l’accusé Kadhafi – on imagine la plaidoirie de Me Vergès – allait rappeler toutes les papouilles qu’ils prodiguèrent au tyran de Syrte?
     
    Désormais, l’Hirsute des Sables redevient poussière dans un désert plombé par le silence.

    Jean-Noël Cuénod

     

  • La vraie mort d’Oussama Ben Laden

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    Oussama Ben Laden fait partie de ces rares criminels de l’Histoire dont l’annonce du trépas est saluée. Il a vécu par l’épée. Et c’est par l’épée qu’il a péri. Mais la vraie mort du chef d’Al Qaïda n’est pas le fait d’une section hyperprofessionnelle de l’armée armée des Etats-Unis. Ce sont les révolutions arabes qui ont porté un coup fatal à son programme de haine régressive. Les peuples en colère du Maghreb et du Proche-Orient n’ont pas appelé à la destruction d’Israël, du Grand Satan américain et des Petits Satan français et britanniques, ni hurlé des slogans intégristes. Ils se sont soulevés pour établir, non pas un califat rétrograde, mais la démocratie et l’Etat de droit, toutes notions défendues par l’Occident.

    Certes, ce qui reste d’Al Qaïda frappera encore ici ou là, notamment au Maghreb, comme l’attentat de Marrakech l’a démontré. Raison de plus pour les Occidentaux de ne pas réitérer les erreurs de jadis. Qu’elles soutiennent politiquement et économiquement les jeunes démocraties arabes. Si nous ratons ce train-là, alors des clones de Ben Laden risquent fort de ressurgir.

    La vidéo de l'annonce par le président Obama de la mort d'Oussama Ben Laden