monde

  • Poésie à lire et à hurler: PANIQUE

    Imprimer

     

    PaniqueTrump.jpg

    Les flons-flons de la fête du ballon rond s’estompent comme les sons d’une fanfare qui s’en va loin de la Grand’place du village. Reste la panique. Panique devant le délirant cynisme des irresponsables de ce monde qui nous mènent droit sur le mur. Contents, heureux, fiers sont-ils de nous y conduire toutes sirènes hurlantes.

     Roule roule vers le mur vide

     

    La plaine glisse sous tes pieds

    Ta bouche ouverte gobe les mouches

    Ta peau luisante frémit dans l’air

    Ta carcasse fend la poussière

    Tu cours plus vite que les mirages

    Fantômes qui font trembler les routes

     

    Un parfum de mort embaume l’été

    Odeur de chèvrefeuille étranglé

    Etranglé par le soleil couchant

    Qui veut nous entraîner dans sa chute

    Le monde hurle sauve-qui-peut

     

    Roule roule vers le mur vide

    Jean-Noël Cuénod

     

     

    Lien permanent Catégories : Poésie L'Or du temps 2 commentaires