22/09/2017

Ni gauche ni droite, la fumisterie fait long feu

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Associer le flamboyant président Emmanuel Macron au malencontreux démissionnaire du FN Florian Philippot semble pour le moins audacieux. Ils présentent pourtant un point commun : chacun dans son camp et à sa manière a promu la notion de « ni gauche ni droite ». La fumisterie aujourd’hui fait long feu (dessin d'Acé).

Macron a associé à son « ni gauche ni droite », un concept publicitaire qui lui a permis de marcher sur les deux trottoirs en même temps, le fameux « et de gauche et de droite ». Premier temps : en bolidant sur l’autoroute vers le pouvoir, je refuse d’être borné par le classique clivage de la politique (ni gauche ni droite). Second temps : pour ma com’, je pioche ici à gauche, là à droite pour réaliser la synergie dans les urnes (et de gauche et à droite). Une soustraction accolée à une addition. Le macronisme est un oxymore idéologico-arithmétique. Ce mythe a pulsé à plein régime durant les élections présidentielle et législative. Mais, rançon de cette gloire éphémère, Président Toutneuf, risque de cumuler les mécontentements chez ses électeurs des deux camps. D’où l’actuel effondrement de sa cote de popularité. Mais souvent sondage varie, bien fol qui s’y fie. Ce n’est point cet aspect qui a fait tomber les masques macroniens.

Maintenant que ses réformes se précisent et commencent à entrer dans la viande sociale, le président apparaît pour ce qu’il est, à savoir un chef d’Etat représentant la droite libérale. Ce n’est pas lui faire injure, c’est tout simplement dresser un constat qui tombe sous le coup de l’évidence.

Les premières mesures d’Emmanuel Macron dessinent ce qui figurait bien dans son programme mais que ses électeurs de gauche n’ont pas voulu percevoir. Il s’agit d’accepter et de faire accepter le capitalisme financier-globalisé comme une fatalité aussi incontournable qu’indépassable et de préparer les Français à s’y adapter. Pour Macron, s’opposer à cette réalité est vain ; ne nous ferait que perdre du temps et de l’énergie. Il n’y a pas d’alternative, air connu depuis Margaret Thatcher et sa « Tina ». L’important est de donner toute facilité aux entreprises pour qu’elles se coulent dans le moule du capitalisme financier-globalisé. Le sort des salariés est secondaire. Il s’agit pour eux d’admettre que la précarité de l’emploi et les baisses de salaires seront le prix à payer pour une reprise économique qui annoncerait la fin du chômage de masse. Il y aurait moins de chômeurs et davantage de salariés sous-payés, un peu comme en Allemagne. La droite française en rêvait, Macron est en train de le réaliser. Dès lors, l’Hexagone retrouve le bon vieux clivage gauche-droite bien tranché, avec Jean-Luc Mélenchon comme seul opposant digne de ce nom. Un clivage qui n’avait jamais disparu mais qui fut occulté par les fumées macroniennes.

Clivage politique fondamental

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Emmanuel Macron ne devait sans doute pas croire à son « ni-gauche-ni-droite-et-de-droite-et-de-gauche ». En revanche, il est vraisemblable que Florian Philippot, lui, comptait bien imposer son « ni gauche ni droite » au Front national. Après tout, ce n’est pas Philippot qui a inventé ce slogan; il figurait sur les affiches frontistes dès les années 1990 (c’était d’ailleurs durant les années 1930, le slogan du Parti populaire français-PPF, le parti fasciste de l’ex-communiste Jacques Doriot-voir la photo d’une affiche du PPF pour célébrer le 1er Mai).ppf.gif

Venant de la gauche souverainiste de Jean-Pierre Chevènement,  Philippot n’a pas manqué de l’exhumer. Il a convaincu Marine Le Pen du bien-fondé de cette renaissance. La frontiste était d’autant plus convaincue des opportunités offertes par cette ligne politique qu’elle voulait conforter et développer ses positions électorales au sein des ouvriers. De plus, son implantation dans le Nord de la France, terre jusqu’alors fortement ancrée à gauche, ne pouvait que la conduire à prendre cette posture. Que d’aucuns qualifieront d’imposture !

Ce Front national « ni gauche ni droite » devait présenter à l’électorat populaire une offre qui, grosso modo, copiait le programme économique et social de la France Insoumise mais en y ajoutant la touche frontiste, à savoir la lutte contre l’immigration, et en faisant la promotion de la souveraineté monétaire, dada de Florian Philippot. La tactique aurait pu se révéler payante ; avec 10,6 millions de voix captées au second tour de la présidentielle par Marine Le Pen, elle a d’ailleurs failli réussir. L’élan n’a été brisé que par l’effarante prestation de la cheffe frontiste lors de son débat avec Emmanuel Macron. Nous revenons de loin. Ne l’oublions pas.

Ce calamiteux (pour le FN, bien sûr !) débat a eu pour conséquence de donner aux frontistes opposés à Phillipot et à sa ligne politique le prétexte pour l’éliminer puisqu’il était chargé de préparer Marine Le Pen à l’affrontement télévisuel. Dès lors, sous l’impulsion de l’aile nationale-libérale-conservatrice du FN, le parti du clan Le Pen vient d’éjecter Florian Philippot et avec lui sa ligne « ni gauche ni droite », son souverainisme monétaire qui a fait tant peur aux épargnants et aux retraités.

Le Front national va donc en revenir à la défense du libéralisme économique tout en s’opposant au libéralisme des mœurs et en accentuant la propagande xénophobe. Bref, le FN va retrouver ce bassin d’extrême-droite – où barbote, notamment, l’UDC suisse – sans chercher à faire le grand écart avec l’autre extrême.

Ces dernières semaines auront eu le mérite de nous rappeler que le clivage gauche-droite n’est pas qu’une vague idée parmi d’autres. Il est le fondement même de la politique.

 Jean-Noël Cuénod

17:24 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : politique, france, macron, philippot, gauche, droite, fn | |  Facebook | | |

02/12/2014

Nicoléon Sarkonaparte à cheval vers Waterloo ?

 

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Décidément, le retour de Nicolas Sarkozy dans l’arène politique continue à s’accomplir sur le mode poussif. Première étape vers la reconquête de l’Elysée : la présidence de l’UMP. Lors de la campagne 2012, il avait promis d’arrêter la politique en cas de défaite (cf. la vidéo), ajoutant  qu’il ne reprendrait pas la tête de l’UMP : « Je préfère encore le Carmel. Au Carmel au moins, il y a de l’espérance. » Apparemment, le Carmel – même agrémenté par Sœur Carla – a perdu ses charmes. Mais qui accorde encore la moindre importance aux déclarations des pros de la politique ? 

 

Cela dit, Sarkozy ne se contentait pas de briguer la présidence de son parti, il voulait obtenir un triomphe, mieux un plébiscite, un score stalinien qui l’aurait propulsé comme maître incontesté et incontestable de l’opposition, jetant aux oubliettes ses rivaux Juppé et Fillon. L’objectif : faire mieux, ou au moins aussi bien, qu’en 2004 lorsqu’il avait conquis l’UMP avec plus de 85% des voix exprimées par les adhérents à ce parti. Les semaines passant – et son principal concurrent Bruno Le Maire accomplissant une campagne très efficace au sein des militants de base – l’objectif a été revu à la baisse : 80%, puis 70%. Résultat final : 64,5% des voix pour Sarkozy, Bruno Le Maire frisant les 30% et Hervé Mariton recueillant les miettes.

 

Dans cette drôle d’élection, le gagnant a donc perdu et le perdant a gagné. Mal élu, Sarkozy ne peut pas se débarrasser de Fillon et, surtout, de Juppé, son plus grand obstacle sur le chemin de l’Elysée. De plus, il s’est découvert un nouveau danger, Bruno Le Maire. A 45 ans, il incarne l’avenir de la droite, face aux vieux chevaux de retour et pèse 30% des militants UMP, ce qui ressemble fort à une minorité de blocage.

 

On le savait fin, germanophone et intelligent, mais son image d’énarque propret constituait un lourd handicap. La Maire s’est donc appliqué, tout au long de la campagne interne, à enduire de bonne bouse bien provinciale ses escarpins vernis de Parisien chichiteux. Alors que Sarkozy débitait son numéro habituel – avec plus de «couac» que d’ordinaire – devant les médias, Bruno Le Maire a labouré les sections UMP les plus reculées.

Il a appris à avaler son tripoux sans rechigner, à boire la piquette locale en affirmant qu’il s’agit d’un nectar de première, à se pâmer devant un saint-nectaire (qui a dit « nain sectaire ? » Sortez immédiatement !), à essuyer une larme d’émotion devant les médailles d’un ancien combattant en fauteuil roulant. Bref, Le Maire a fait son Chirac, ce qui reste le meilleur moyen de réussir en politique outre-Jura (Jacques Chirac : douze ans à l’Elysée, quatre ans et demi à Matignon, quarante au pouvoir, cinquante-huit ans de mariage avec Bernadette, mais ça c’est une autre histoire).

 

Toutefois, il faut ajouter un peu de blanc de céruse à ce sombre tableau pour Sarkozy. Après tout, même s’il a été élu de piètre façon, l’Ex tient en main le levier principal, à savoir l’UMP, c’est-à-dire une puissante machine à fabriquer des candidats gagnants à la présidentielle. Alain Juppé regrettera peut-être un jour de ne pas avoir brigué la tête de ce parti. Nicolas Sarkozy possède donc dans sa manche un atout de taille.

 

Comment le jouera-t-il ? C’est là que tout se complique. Sarkozy est en train de composer son équipe. Le Maire va se mouiller le moins possible avec l’Agité de Neuilly afin d’éviter de jouer son jeu et de se faire phagocyter. Mais il est position de lui imposer certains de ses plus proches collaborateurs au sein du nouvel Etat-Major de l’UMP. Le Maire aura donc des espions dans la place, tout en se gardant de ne pas plonger les mains dans le cambouis sarkozyste.

 

Le Trépidant veut changer le nom de l’UMP au printemps prochain. Il ne peut guère faire autrement. Tout d’abord, les partis gaullistes et ex-gaullistes changent régulièrement de dénomination, comme les serpents font leur mue au printemps : UNR dans les années cinquante, UNR-UDT au début des années soixante, UD-Vème à la fin de cette décennie, UDR peu après, RPR du temps de Chirac et enfin, UMP. A chaque fois, il s’agit de donner un coup de pinceau sur la façade d’une formation qui éprouve une certaine tendance aux magouilles financières (il n’est certes pas le seul en ce cas).

Aujourd’hui, ce changement est rendu encore plus nécessaire pour des raisons de propagande. Il faut d’urgence couper l’herbe sous le pied de Marine Le Pen dont le slogan « UMPS » (c’est-à-dire la contraction des deux partis de gouvernement, UMP et PS) fait des ravages. Sans jouer les voyants extralucides, gageons que le P ne sera pas la lettre finale du nouveau parti de Sarkozy.

 

L’organisation des primaires pour désigner le candidat de la droite à l’élection présidentielle de 2017 sera nettement plus malaisée. Nicolas Sarkozy résistera-t-il à la tentation d’en organiser une à sa main ? Le personnage étant ce qu’il est, on peut en douter. Mais alors, il provoquera la colère de Juppé, de Fillon, de Le Maire et la division du nouveau parti. Un premier tour 2017 avec, comme candidats de la droite, Juppé (sans doute soutenu par le centre) et Sarkozy risquerait fort de provoquer un second tour mettant aux prises un candidat socialiste et Marine Le Pen, avec de fortes chances pour celle-ci d’emporter la victoire. 

 

Si, par miracle, Sarkozy parvenait à organiser une primaire digne de ce nom, réunissant la droite et le centre, il prendrait alors un autre risque, celui de perdre face à Juppé dont l’image est bien meilleur que la sienne. Dès lors, tenir une machine électorale aussi explosive n’est pas forcément un gage de succès pour la présidentielle.

 

Il y a 210 ans, jour pour jour, Bonaparte se faisait couronner Empereur des Français. Onze après, Napoléon 1er revenait d’exil et entamait ses Cent-Jours. A son tour, Nicoléon Sarkonaparte veut reprendre la direction de la France en enfourchant son destrier électoral. Mais on sait comment les Cent-Jours se sont terminés, dans la morne plaine de Waterloo.

 

Jean-Noël Cuénod


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25/04/2013

Le droitisme souffle sur l’hivernal printemps français

 

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«Le gauchisme, maladie infantile du communisme», écrivait Lénine. En cet hivernal printemps français - traversé par les giboulées des manifs antimariage gay qui tournent à l’homophobie et à la contestation violente de la présidence socialiste - la formule pourrait changer de rive: «Le droitisme, maladie sénile du conservatisme.»

 

Malgré des buts et des idéaux diamétralement opposés, les gauchistes d’hier et les droitistes d’aujourd’hui ont en commun certains traits. Lesquels? Idéologies radicales, volonté d’affrontement physique avec la police, organisation sous forme de nébuleuses et non sous celle de mouvements structurés à la façon des partis traditionnels.

 

L’actuelle contestation conservatrice en France fait réapparaître à la surface des mouvements qui ne relèvent ni de l’UMP ni du Front national. Il s’agit des rejetons de cette droite catholique, intégriste, bourgeoise qui, au fond d’elle-même, n’a jamais accepté la Révolution et la République, pour laquelle la séparation de l’Eglise romaine et de l’Etat français reste un scandaleux divorce. Cette droite traditionaliste applaudissait jadis Pétain avec son retour à la terre, «qui, elle, ne ment pas», et conspuait le général de Gaulle dans son entreprise de décolonisation.

 

Elle est la résurgence de la droite légitimiste que l’on croyait définitivement éteinte par la prépondérance des autres droites, orléaniste (les libéraux ou centristes) et bonapartiste (les héritiers du gaullisme). On constate aujourd’hui la persistance de ce phénomène décrit dès 1954 par l’historien René Rémond. Du fait de cette longue histoire, il paraît hasardeux de ne voir en ce contre-Mai 68 qu’une traduction française du Tea Party américain.

 

Les droitistes veulent rompre avec le discours social et laïque de Marine Le Pen, avec laquelle ils se sentent bien peu d’affinités. De même, l’UMP actuelle - qui végète dans l’état de mort cérébrale - ne peut guère leur inspirer que du mépris. Toutefois, comme les gauchistes de jadis, les droitistes ne semblent pas en mesure de créer une force autonome apte à prendre, seule, le commandement de la droite. Selon le politologue Jean-Yves Camus (lire aussi nos éditions de lundi), quelque 5000 militants composent cette mouvance. Ce n’est donc pas à ce niveau que les droitistes vont agir.

 

Ils seront sans doute le moteur - ou l’une de ses pièces essentielles - de la recomposition de la droite. A ce titre, leur action consistera surtout à influencer les partis établis. Après tout, nombre de dirigeants des actuelles formations de la gauche sont d’anciens gauchistes. Pourquoi les droitistes de l’hivernal printemps 2013 ne feraient-ils pas la pluie et le beau temps au sein du Front national, devenu principale force de la droite ou d’une UMP qui renaîtrait de ses cendres? Le courant Gollnisch au sein du FN et la Droite forte, l’une des tendances de l’UMP, sont prêts à les accueillir.

 

Jean-Noël Cuénod

10:59 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : droite, extrême droite, catholiques, mariage gay | |  Facebook | | |

30/09/2011

La France rurale n’est plus ce qu’elle était

La perte par la droite française de «son» Sénat ne se limite pas à un coup de Trafalgar électoral. Il s’agit d’une vague de fond qui vient de loin. Elle traduit les profonds changements de cette France rurale que l’on croyait immuable, malgré les bouleversements subis par le monde agricole au XXe siècle. Au-delà des divisions au sein du camp sarkozyste qui ont facilité la tâche de la gauche, le vote de dimanche illustre la rébellion couvant dans les bourgs et villages depuis plusieurs années.

Au printemps 2008, un an après l’accession de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, la grogne commençait déjà à se faire entendre dans son propre camp. Pendant la campagne municipale, j’avais interviewé Pierre Giry, le maire de Nontron, sous-préfecture de la Dordogne. Malgré son appartenance au parti sarkozyste UMP, il laissait exploser sa colère à la suite de la suppression du tribunal de sa petite ville: «A aucun moment, la mairie n’a été consultée. Tout ça s’est fait dans notre dos!» Il récusait déjà l’étiquette de sarkoyzste: «Je suis gaulliste, un point c’est tout.»

Ce qui s’est produit à Nontron a été répété ailleurs. Même centralisme arrogant. Même autoritarisme méprisant. Que l’on soit ou non membre de l’UMP ne change rien à l’affaire, tant qu’on n’est pas dans les petits papiers du président. Des petits papiers que l’on prépare lors des cocktails à Neuilly mais non pas au cours des vins d’honneur d’une sous-préfecture périgordine.

Trois ans et demi plus tard, ces modestes élus de la France terrienne – qui forment la majorité des grands électeurs du Sénat – se sont vengés dans l’isoloir. Quitte à voter pour l’adversaire socialiste.

Sur le plan sociologique, les élus ruraux ont suivi les changements opérés dans la campagne française avec l’apparition des «rurbains» ou des «néoruraux», ces citadins qui ont décidé de s’établir au bon air ou, souvent, de revenir dans leur village d’origine. Il faut y voir, entre autres causes, l’«effet TGV», qui a raccourci considérablement les distances entre Paris et la province, et le télétravail. Aujourd’hui, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques, les agriculteurs représentent moins de 8% de la population rurale.

L’élu du village est donc souvent un cadre, un ouvrier, un employé, un instituteur à la retraite ou en activité. Son comportement électoral se distingue de moins en moins de celui des citoyens vivant dans les grandes villes. «Acquis traditionnellement à la droite, le vote rural est devenu de moins en moins automatique au contact d’une population venue des villes, investie dans le milieu associatif plus favorable à la gauche», relève dans son blogue Eric de la Chesnais, journaliste au Figaro (voici le lien)
A cela s’ajoutent les nouveaux moyens de communication qui intensifient les échanges entre villes et campagnes. La France rurale n’est plus ce qu’elle était. Nicolas Sarkozy est en train de l’apprendre à son détriment.

 

Jean-Noël Cuénod

Et si vous venez à Paris ce week-end, montez donc à la Butte-aux-Cailles, charmant village du XIIIe arrondissement qui abrite de nombreux artistes. Ils y ouvrent leur atelier samedi et dimanche. En vedette, la magnifique peintre et sculptrice Mireille Bailly-Coulange dont voici l'invitation.

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09:36 | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : droite, sarkozy, agriculture, art, bailly-coulange | |  Facebook | | |