« Black Friday », le vendredi noir de notre langue

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Les Etats-Unis confirment, s’il en était besoin, qu’ils ont le mauvais goût très sûr. Outre leurs festivités ineptes, genre Halloween et leur Présimonstre qui éructe dans une Maison de moins en moins Blanche, voilà que cet empire nous impose son « Black Friday », campagne de promotions à gogo pour gogos.

 

Chaque année, les Américains dépensent une soixantaine de milliards de dollars à cette occasion et accomplissent 100 millions de déplacements dans les commerce pour ce seul vendredi noir, à en croire Wikipédia et le site Fundivo.com. Le but : que la fièvre acheteuse qui fait frissonner la période de Noël commence le plus tôt possible. Entre « Thanksgiving » et « Christmas », il ne faut pas laisser le moindre espace au consommateur pour souffler un peu. Il doit raquer, ce sagouin ! Il faut l’enfumer, cette andouille ! Il faut le tailler en pièces, ce veau !

Corollaire à cette décérébration à l’américaine : le déferlement du franglais dans les pubs, sur les affiches et panneaux. Certes, cela fait bien longtemps que les commerces dits « français » ont baissé pavillon. Mais en ce jour de vendredi noir, le tsunami anglo-saxon augmente encore son volume. Impression de vivre en terre étrangère, pis, en terre occupée.

Bien entendu, tenter de défendre la langue française ne vous vaut que regards méprisants et haussements d’épaule. Un indécrottable ringard, pardon, « has been », voilà ce que vous êtes. Incapable de vous fondre dans la fange sirupeuse de la si macronienne « start up nation » : « Mon pauvre vieux, il faut s’ouvrir au monde, sortir de votre franchouillardise , devenir un peu plus ouvert sur les autres cultures».

Des cultures diverses à l’unique sous-culture

S’ouvrir au monde ? Mais quel monde ? Celui d’Amazon ? C’est un monde, Amazon ? S’ouvrir aux autres cultures ? Mais je ne demande que ça ! Mais voilà, il n’y a plus de culture mais une sous-culture unique, celle de la sous-langue américaine chargée de vanter les sous-produits chinois. Il y a des jours, on ne peut pas s’empêcher de finkielkrautiser.

Le Plouc en vient même à regretter ce que, jadis, la France avait de plus irritant : son chauvinisme. Ce chauvinisme qui faisait ricaner les voisins lorsque l’équipe de France de foot prenait une déculottée. Mais au moins les Français réagissaient, défendaient ce qui faisait leur culture, leur être au monde particulier. Une culture qui n’avait rien de lepéniste, au contraire, puisqu’elle ramassait en une fierté les origines les plus diverses.

Aujourd’hui, c’est un troupeau plus du tout chauvin, certes, qui défile dans les centres commerciaux entre les panneaux « For sale » et « Follement Price ». Un troupeau qui a accepté la mainmise du globish sur son cerveau.

« Black Friday », c’est surtout un vendredi noir pour la langue française.

Jean-Noël Cuénod

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Lien permanent Catégories : Cult(e)ure 6 commentaires

Commentaires

  • Too much, ce petit clip de la CSA, faibulousse ! Cela dit, pas de relachement hein ! C`est pas parce`que le blakkfrailledé finit dans quelques heures qu`il faut arreter de shoppinger n`importe quelle camelote inutile, non mais.

  • La manipulation des cerveaux est ancestrale, mais soyons zen, Trump et ses zinzins affirment en américain que s'il est président, c'est grâce à dieu. L'Occident est en faillite alors attendons-nous au pire avec le nouveau prophète Trump en français comme en anglais. Les moutons broutent, le 5 ça va bêler c'est la langue des chèvres et des moutons.

  • Trump et ses zinzins affirment en américain que s'il est président, c'est grâce à dieu. , dit Pierre Noël...

    Et la colonisation des territoires palestiniens n est il pas aussi "grâce à Dieu" car Dieu avait donné un acte cadastral aux barbus ultra orthodoxes et à Bibi et ces derniers ont cet acte dans leurs poches, il nyaka...

  • Il faudrait dire que Reck Perry, ex-ministre de l énergie des Etats Unis a déclaré que le président Donald Trump était «choisi par Dieu», sur la chaîne Fox News le 24 novembre. «Vous savez, Barack Obama ne devient pas président des Etats-Unis si Dieu ne l’a pas décrété. Et Donald Trump non plus», a-t-il affirmé.

    Il a raison ce Reck Perry (!!) parce que Dieu a décrété que Trump soit l "Elu" (blague à part) raison pour laquelle c est à ce 4ème prophète nommé le clown Donald après Moïse, Jésus et Mohamed de parler au nom de Dieu comme choisir Jérusalem comme le capital du pays qui est choisi par Trump, même le Golan syrien tant qu on y est et les territoires palestiniens occupés à qui ils appartient selon Donald voire pour le G5 chinois si Dieu l aime ou pas!.

    http://www.evangeliques.info/articles/2019/11/26/etats-unis-trump-choisi-par-dieu-selon-un-de-ses-ministres-20666.html

    C est Dieu qui le pense, bande de clowns et d ingrats....

    Bien à Vous M. Cuénod, mes textes passent une fois sur 3 bien que je ne suis pas, sauf erreur, ni plus débile ni plus nul que les autres! Mais c est vous l éditeur de votre blog!

    Charles 05

  • Vendredi noir, attentat à Londres.

    Pourquoi les femmes musulmanes en signe de réprobation absolue, nette et définitive une fois pour toutes ne retireraient-elles pas leurs voiles?

  • #Ok boomer diraient mes petits enfants.
    # Bravo, continuez, dis-je!

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