Poésie à lire et à ouïr : VENDANGES

Imprimer

valais.png

Souvenirs des jours vendangeurs, à porter brantes et cacolets sur les pentes valaisannes, rudes et raides, sous le soleil, implacable comme un procureur ou durant les « tardives », par un gel inquisiteur comme un juge. Mais il n’y a pas que le raisin que l’on vendange…

A LIRE

L’ombre fraternelle de la nuit

Ramène dans les plis de son manteau

Tous nos ancêtres au souffle d’étoiles

 

Rêves des humains vengés vendangés

Bousculés en grappes dans le pressoir

Pétris broyés malaxés triturés

Rêves en jus épais sucré amer

 

Nous buvons l’âme distillée des morts

Pour avoir la force d’ouvrir la porte

Et le courage d’en franchir le seuil

Jean-Noël Cuénod

A OUÏR


podcast

Lien permanent Catégories : Poésie L'Or du temps 1 commentaire

Commentaires

  • Je me demandais l`autre jour de qui pouvaient bien etre ces vers, en voyant le vieil ange portier a la guérite du Ministere de la Condition Humaine les déclamer dans une tirade enflammée en levant la barriere rouge et blanche pour laisser passer une cargaison de destins en vrac.

Les commentaires sont fermés.