Poésie à lire et à ouïr : LE CHANT DU VRAI FEU

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En cette canicul’ère, vous croyez avoir chaud ? C’est que vous n’avez pas entendu le chant du vrai Feu ! Celui qui brûle sans cendre. A lire. A ouïr. Si vous le voulez bien.

A LIRE

A travers la source du feu

Nous brûlons toutes nos fièvres

Nos soifs et nos faims se consument

Incrustée au sein de nos peaux

La ferraille se liquéfie

Acier fondu fleuve gris

Aux bulles épaisses qui gonflent

Enflent se dilatent et crèvent

Comme rêves percés à jour

 

A nos pieds une momie

S’effiloche comme une mue

Cadavre de vieux serpent

C’est le nôtre qui se détache

Frémit encore au vent du feu

Pour gagner son néant de braise

 

Feu retrouvé corps recouvré

Renaissance dans la prime essence

Esprit dans la chair planté

Hommes Femmes réintégrés

En faisant entrailles communes

Et communion dans l’étreinte

Notre plaisir crée les étoiles

 

Fête des oiseaux dans nos têtes

Oints par le chant nos organes

Gorgées de couleurs nos artères

Tissé de joie notre squelette

Nous sommes le point et la ligne

Dans la paume de l’univers

Point mort et ligne de vie

Quatre yeux pour un seul regard

Jean-Noël Cuénod

A OUÏR


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Commentaires

  • Quand journaliste et lecteurs/trices, une, pensent à la même chose


    PHOENIX


    Tout feu tout flamme

    l'Oiseau

    Musique ce tantôt d'entrée en scène des Orixas

    esprits brésiliens africains

    Soleil notre frère
    étoile médiocre, lit-on

    pas éternel

    Sous le soleil de l'amitié (Emile Gardaz)

    à voir...

  • Quelqu'un me surnomme Monologsky

    On pourrait songer à Emile Jaques-Dalcroze qui écrirait sans doute une Chanson du feu

    qui ne serait en tout cas pas celle du feu au…


    On l'apprend par Marianne… ce qui fut perversité devient Art!

    - Mesdames rentrez vos blancs moutons
    car voici venir l'orage


    Il est incroyable que l'Eglise catho qui culpabilisait ses fidèles concernant tout dans leurs chambres à coucher

    ne marque pas la moindre appréhension concernant les mœurs de cette éventuelle fin de civilisation

    Le pape François s'en fait pour les pauvres...


    les pauvres… cela "prend" toujours.

    Combien de boutons à la soutane d'un Jésuite?

    Pourquoi autant?

    En regardant la photo d'une femme au piano je vois un peu comme une momie

    cette femme raconte qu'un jour elle vit un feu avec une flammèche qui lui arrivait sur le front

    "ce qui me fit changer de clavier passant de celui d'un piano à celui d'une machine à écrire

    certes avec besoin de régime

    mais passée de l'état de momie

    à celui de redressée d'entre les morts."

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