28/11/2018

Démocratie directe : une soif suisse en France

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Les deux pays ont connu un dimanche bien particulier. En France, la colère des Gilets Jaunes a balayé les Champs-Elysées. En Suisse, l’UDC – parti agrarien qui a glissé vers l’extrême-droite – a subi un nouveau revers. Son initiative «contre les juges étrangers» a été balayée par plus de 66% des électeurs. Rien de commun. Sauf que dans les deux cas, c’est le peuple qui s’est exprimé.

La «colère jaune» dépasse désormais de plusieurs coudées la révolte contre les taxes sur le carburant et même la seule question fiscale. C’est aussi une soif de démocratie directe qui s’est exprimée, une fois de plus. La «votation citoyenne pour la poste» avait connu en 2009 un joli succès malgré son caractère officieux. Les actions des «Bonnets rouges» en 2013 et celles des zadistes de Notre-Dame-des-Champs relevaient également de cette revendication fondamentale à l’expression directe qui émerge dans des milieux divers, certains proches de la droite, d’autres de la gauche. Cette soif s’exprime surtout en province où la conviction que Paris se fiche du reste de la France reste solidement ancrée. A telle enseigne que les automobilistes Parisiens qui disposent d’une résidence secondaire dans «les régions» s’empressent de demander une immatriculation qui, contrairement au périlleux «75», ne les désigne pas à la vindicte provinciale (ce qui explique peut-être la présence importante dans la capitale française de véhicules immatriculés en…Corse !)

La démocratie directe ou référendaire est le plus souvent rejetée en France par ce qu’il est convenu d’appeler les «élites»[1]médiatiques et intellectuelles, ainsi que par la plupart des politiciens appartenant aux partis gouvernementaux. Par malheur, ce sont parfois les mouvements extrémistes de gauche et de droite, voir néofascistes, qui prétendent la promouvoir. Ainsi, l’un des sites les plus racistes de la fachosphère se nomme-t-il «Démocratie participative[2]». Un comble.

Pour ces «zélites», la démocratie directe ménagerait un boulevard aux formations qu’elles nomment «populistes». La votation de dimanche en Suisse leur apporte un cinglant démenti. L’initiative populaire de l’UDC voulait instaurer la primauté du droit suisse sur les traités internationaux, dont la Convention européenne des droits de l’homme. Rien de plus démagogique comme démarche puisqu’elle s’inscrit dans un contexte troublé par les attentats terroristes, l’insécurité internationale et l’europhobie ambiante. Malgré cela, le texte de l’UDC a été rejeté par plus de 66% des voix et n’a trouvé aucun canton pour l’approuver. Preuve que le «populisme» ne convainc pas forcément le peuple! Et ce n’est pas la seule baffe que l’UDC a essuyé lors de votations. Mais comme la majorité des médias français préfèrent monter en épingle les rares victoires de ce parti en passant sous silence ses nombreuses défaites, les «zélites» parisiennes ne risquent pas d’être informées correctement!

La France référendaire, quelle histoire !

Un autre argument, plus sérieux, est avancé contre la démocratie directe en France. Les Français ne répondraient pas à la question posée mais voteraient systématiquement contre les gouvernements en place. Relevons tout d’abord qu’il n’en a pas toujours été ainsi. Ainsi, le corps électoral français a parfaitement répondu aux questions qui lui ont été posées le 28 septembre 1958 pour approuver la Constitution de la Ve République, le 8 janvier 1961 pour se prononcer sur l’autodétermination en Algérie et le 28 octobre 1962, pour en faire de même à propos de l’élection du président de la République au suffrage universel direct. Contextes particuliers, certes. Néanmoins, le peuple s’est bel et bien exprimé en fonction du sujet.

Tout s’est gâté le 27 avril 1969, lorsque le général de Gaulle organisa un référendum sur une fumeuse réforme de l’Etat qui n’avait pour but que de savoir si, un an après Mai-68, les Français voulaient encore de lui à leur tête. De Gaulle a donc transformé le référendum en plébiscite et les Français l’ont reçu 5/5. Ils ont voté non pas sur cette réforme – dont tout le monde se fichait, si j’ose dire, royalement – mais sur le maintien ou non du Général à l’Elysée. Le «non» ayant triomphé, de Gaulle a démissionné aussitôt. Depuis lors, plusieurs référenda (mais pas tous) ont été utilisés par les électeurs pour signifier leur mauvaise humeur, le plus emblématique étant celui du 29 mai 2005, les Français ayant moins répondu «non» à la Constitution européenne que «merde» au président Chirac. Toutefois, un référendum infirme cette tendance, celui du 6 novembre 1988 lorsque 80% des votants ont approuvé le processus d’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie, dépassant très largement l’électorat du président Mitterrand.

Dès lors, lorsque les dirigeants politiques posent les bonnes questions sans les transformer en plébiscite pour ou contre leur personne, les électeurs répondent correctement, contrairement à ce que soutiennent les «zélites».

Au lieu de noyer le poisson, de multiplier les passes au gardien de but pour gagner du temps, le président Macron aurait dû lancer au moins quelques pistes en faveur d’une démocratie directe à la française. Mais la peur du peuple l’a emporté. Pas question de lui donner d’autres canaux d’expression que ceux offert par les élections. Or, tant qu’il ne pourra s’exprimer que tous les cinq ans (l’élection présidentielle étant la seule vraiment décisive), ce peuple continuera à voter avec ses pieds, ses poings ou ses cocktails Molotov. Jusqu’à ce qu’une émeute tourne au drame national et provoque une situation totalement incontrôlable.

Jean-Noël Cuénod  

 

[1]Si l’on entend par «élite», comme le définit le Centre national des ressources textuelles et lexicales, «ce qu'il y a de meilleur dans un ensemble composé d'êtres ou de choses», on peut dire que nous sommes loin de compte !

 

[2]Le Parquet de Paris vient d’ordonner aux opérateurs de télécommunication de bloquer ce site.

08:46 Publié dans Politique française, Politique suisse | Lien permanent | Commentaires (22) | |  Facebook | | |

Commentaires

Qui affirmera sans rire (jaune) que depuis le départ du général de Gaulle la France reprit nettement la voie du progrès?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 28/11/2018

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"Preuve que le «populisme» ne convainc pas forcément le peuple!" On peut le comprendre exactement à 180°, est-ce que vous vous en rendez compte ? Je ne vois pas ce qu'il y a de populiste à relever que la CEDH produit une jurisprudence qui échappe à tout contrôle démocratique suisse, parlementaire ou populaire.

Écrit par : Géo | 28/11/2018

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La France contrairement à ce qu'affirme ses élites ne connait pas la démocratie. Le peuple est forcé de renverser le gouvernement pour qu'il change sa politique. C'est une révolution qu'il faudrait à la France pour qu'elle puisse se suissifier. Mais avant cela je crains qu'un communautarisme grandissant et une économie chancelante ne la plonge dans une période de troubles longue et pénible.

Écrit par : norbert maendly | 28/11/2018

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Et qui se souvient que Mitterrand a réussi à faire perdre 75% de sa valeur au Franc (français évidemment) ?

Et qui se souvient qu'à son départ la Thomson (fleuron de l'industrie française) était à vendre pour 1 Fr symbolique ?

Et qui se souvient qu'alors, toutes les grandes entreprises nationalisées (banques comprises) étaient pratiquement en faillite et n'ont pu être sauvées qu'à coup d'emprunts ... payés par les impôts ?

Et qui se rend compte que tous ces emprunts qui n'ont cessé de croître depuis Mitterrand sont devenus une habitude partagée par toutes ces "élites" (de la gauche à la droite) qui en vivent d'ailleurs fort bien et qui se foutent complètement de ce qui se passe plus bas.

Écrit par : Lambert | 28/11/2018

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Deux événements différents, les français ont pris une mauvaise habitude, celle d'élire des énarques à la tête de l'Etat qui cumulent 2500 milliards de dettes. Aucune anticipation, des décisions de gestions catastrophiques.

En 45 ans de carrière, les revenus ont augmenté pour beaucoup grâce au savoir faire et au savoir être. Pas satisfait d'un employeur nous allions voir ailleurs. En jouant sur l'offre et la demande, ça fonctionne, mais il faut se bouger. Changer d'emploi mais également se former à d'autres activités. Nous n'avons jamais travaillé 35 heures la semaine.

Beaucoup d'entres-nous ont vu le changement arriver. Cela dit, les accidents de la vie ne peuvent être évités.

"Dis-moi quel est ton CA (Capital d'Anticipation) je te dirais qui tu es"

Gouverner c'est anticiper, demander à un énarque d'anticiper c'est demander à une chèvre de faire l'âne, ça ne sert à rien.

L'Europe a été faite sur le dos des bons citoyens qui ont donné leur voix à des bandits ces bandits de politiciens n'ont pas tenu compte du NON (démocratie directe) à une Europe des financiers, des clans et des multinationales. Ils ont cru, (du verbe croire) à des beaux parleurs cherchant les caméras pour bien paraître.

L'islamisation à outrance et les bouleversements climatiques, dus au réchauffement de la planète se sont additionnés au manque d'anticipation. Est-ce que la démocratie directe à la Suisse aurait permis de mieux faire? Peut-être....

Les Suisses ont eu l'intelligence d'aller dans cette direction avec un savoir faire exemplaire dans bien des domaines sauf dans la haute finance mafieuse.

Il faudra couper le cordon ombilical avec l'ENA qui accouche des hauts fonctionnaires robotisés, froids, pas du tout entrepreneurs dans leur majorité. Ils fonctionnent comme des sangsues avec le travail des autres.

La France a besoin d'entreprises de toutes tailles, des gens très qualifiés et bien payés. Le statut de salarié est remis en cause, nous l'avons écrit dans les années 1990 en informant Giscard et Chirac. Leurs réponse, toujours dans un placard, ont été nulles.

La menace d'une révolte sanglante se précise, -pas contre l'islam qui est la pire menace pour l'humanité. Le monde a toujours été bizarre, il n'y a aucune raison pour que ça change surtout en temps de paix.

Les bouleversements climatiques vont engendrer des conflits. Quitte à fabriquer de la fausse monnaie ne reposant sur aucune économie uniquement pour faire plaisir à des actionnaires comme le font la FED et la BCE, fabriquons des trillions de de dollars et d'euros pour le bien être et le bonheur des gens?

Les robots vont remplacer l'humain, alors......

L'environnement n'est pas pauvre, il n'est que pauvrement regardé par les énarques et autre médiocres.

Écrit par : NOËL Pierre | 28/11/2018

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Quelques moins avant son élection j'avais qualifié macron de golem d'attali, et c'est exactement ce qui est arrivé, lorsqu'il a vu quel n'avait plus besoin de lui, macron a tué son père spirituel attali, le petit "geppetto" des médias de France!

Écrit par : Dominique Degoumois | 29/11/2018

De quoi traiterait-on aujourd'hui les responsables du Conseil national de la Résistance auxquels les Français ont dû notamment la "sécu" aujourd'hui patiemment détricotée par les élites au pouvoir sinon de... "populistes"!?

Il y a quelques années on avait l'impression que les dénonciateurs du populisme ne se rendaient pas compte de ce qu'est la misère puis... qu'ils étaient indifférents.

Aujourd'hui, aux moeurs sadomaso nec plus ultra, on en vient à se demander si la douleur non pas choisie mais imposée n'est pas aux nantis "concernés" une nouvelle forme de jouissance?

Une chose frappe: le point commun entre Dieu et le peuple l'un et l'autre "lent à la colère (1789) prompts au pardon!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 28/11/2018

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Vous affirmez que l'UDC a glissé vers l'extrême-droite: pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez par là?
Qu'il s'agisse d'un parti bien ancré à droite, conservateur, traditionaliste etc. d'accord, mais "d'extrême-droite" ?

En prônant la souveraineté nationale (ce que personne ne refuserait à aucune nation anciennement colonisée), est-on forcément d'extrême-droite? Que signifie le concept "extrême-droite" ?

Ou s'agit-il simplement d'une éructation pavlovienne, qui épargne à bien du monde l'effort de réfléchir ?

Écrit par : Arnica | 28/11/2018

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Tant au niveau fédéral que cantonal, dans tous les hémicycles les représentants de l'UDC siègent (= sont assis) tout à droite (donc plus à droite que les libéraux), ce qui veut bien dire ce que ça veut dire. Exemples:
https://www.parlament.ch/fr/organe/conseil-national/plan-sieges-cn#! ;
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Conseil_de_la_République_et_canton_de_Genève (colonne de droite);
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Conseil_du_canton_de_Vaud (colonne de droite);
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Conseil_du_canton_de_Fribourg (colonne de droite).

Il y a 30-40 ans, les députés UDC siégeaient au centre. Le champ d'action de l'UDC était alors axé avant tout sur la défense d'intérêts professionnels (agriculteurs, arts et métiers, indépendants). Adolf Ogi fut le dernier Conseiller fédéral UDC (du 01.01.1988 au 31.12.2008) à se réclamer du centre.

Écrit par : Mario Jelmini | 29/11/2018

Le Dalaï lama qui a voué sa vie à l'étude et rencontré d'éminents scientifiques en participéant à des séminaires affirme que les us et coutumes y compris les "divertissement sexuels" sont en mesure d'altérer le fonctionnement du cerveau.

Qui accepte cette vérité qui n'est pas vérité de bigot en étant prêt à ne plus croire qu'il n'y pas de rapports entre vies extérieures et vie intérieures, entre privé et public?

Que se passe-t-il dans la vie d'une personne, hérédité, vécu, etc pour choisir le métier de bourreau

en attendant les robots tueurs

dont les techniciens concernés se demandent s'ils seront en mesure de "dépecer les animaux de boucherie correctement" à satisfaction

Pas d'homme sur une planète saine, écrivit Rostand.

Les dirigeants concernés ignorent-ils par exemple, toute la souffrance, la misère de la fracture française?

Comment expliquer ce qui se passe dans leurs vies au fin fond de leur être pour qu'ils n'interviennent pas tout en préparant de quoi réduire au silence comme à l'action les futurs descendants des gilets jaunes d'aujourd'hui?

On n'entre pas en politique pour faire du sentiment, disait Madame Lagarde

Continuons donc à laisser acheter de nouvelles porcelaines pour l'Elysée quand à quelques carrefours plus loin des bébés dans leurs taudis sont infestés de vermine.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 29/11/2018

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Très sérieusement, Mario Jelmini a-t-il vraiment répondu à la question d'Arnica?

Écrit par : G. Vuilliomenet | 29/11/2018

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"Tant au niveau fédéral que cantonal, dans tous les hémicycles les représentants de l'UDC siègent (= sont assis) tout à droite (donc plus à droite que les libéraux), ce qui veut bien dire ce que ça veut dire."
Interprétation simpliste jusqu'au ridicule. Sinon on parlerait d'extrême-gauche, mais ce n'est jamais le cas. Étonnant, non ?

Écrit par : Géo | 29/11/2018

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A l'extrême droite partout il n'y a que .................l'islam!

Écrit par : Dominique Degoumois | 01/12/2018

@ Géo, qui a écrit:
"Interprétation simpliste jusqu'au ridicule. Sinon on parlerait d'extrême-gauche, mais ce n'est jamais le cas. Étonnant, non ?"

Effectivement, Géo, vous avez raison: on ne parle jamais d'extrême-gauche.
Sauf dans quelques petits textes mineurs que j'ai péniblement réussi à dégotter. Par exemple:
https://www.francetvinfo.fr/politique/extreme-droite-extreme-gauche-mais-de-quoi-parle-t-on_427050.html
http://www.toupie.org/Dictionnaire/Extreme_gauche.htm;
https://fr.wikipedia.org/wiki/Extrême_gauche;
https://www.ladocumentationfrancaise.fr/pages-europe/d000559-l-extreme-gauche.-definition-s-et-diversite-des-positionnements-politiques-par,
https://www.universalis.fr/encyclopedie/extreme-gauche/,
http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F27494.php,
http://sierra.mmic.net/gauche-droite.html.

Léon Trotski, vous n'en avez jamais entendu parler?
Vous débarquez de quelle planète, Géo?

Écrit par : Mario Jelmini | 29/11/2018

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"Vous débarquez de quelle planète, Géo?"
Avez-vous entendu ou lu un journaliste parler de Ada Marra, Mathias Reynard, Wermuth, Molina ou Lisa Mazzone comme étant des extrémistes de gauche ?
Sont-ils autre chose à vos yeux ?

Écrit par : Géo | 01/12/2018

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Dominique Degoumois, elle est bien bonne votre blague, vous en avez d autre du même tonneau?

A l'extrême droite partout il n'y a que .................l'islam!

Écrit par : Dominique Degoumois | 01/12/2018
-------------------------
Oui l islam a beaucoup de tares mais pour vous il a un bon dos:

Autriche (FPÖ - Parti de la liberté d’Autriche)
Bulgarie ( Обединени патриоти - Patriotes unis)
Finlande (PS - Vrais Finlandais)
Grèce (ANEL - Grecs indépendants)
Italie (Lega)
Slovaquie (SNS - Parti national slovaque)
 
Si l’on décide de couvrir toute l’Europe (hors UE), il faut y ajouter:

Norvège (Fremskrittspartiet - Parti du Progrès)
Suisse (Union démocratique du centre)

Sur ce...
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 01/12/2018

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En Hongrie citée ci dessus, les extrémistes de droite existaient depuis plus 30 ans (avant que l Islam devienne le "seul et unique" problème de la planète-terre donc responsable de tous les malheurs du globe terrestre comme par ailleurs et entre autres, Poutine l Orthodoxe, sic...selon les tordus)

Ces hongrois extrémistes droites disaient:"C est quoi cette théorie de Darwin qu on descende du singe? Regardez nous dans cette salle où nous trouvons, est ce qu on descend du singe avec des yeux bleus, peau blanche et cheveux blonds? Non, on ne descend pas du singe mais si vous allez un peu su sud et surtout en Afrique, là bas, oui ils descendent du singe" Comme quoi, je dis cela je ne dis rien...

Savez-vous ou Voulez vous que je vous cite des pays, soit dit démocrates et civilisés, en dehors de la liste de l Europe sus citée où l extrême droite est tout en haut et au pouvoir suprême? Mais chut?

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 01/12/2018

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Eh oui Charles 05, l`extreme-droite hongroise a commencé par bouffer du juif et du tsigane apres la chute du communisme et est maintenant passée a un régime basé sur le musulman. Néanmoins, cette semaine encore, un de ces quidams a dit des horreurs sur les juifs sans savoir qu`il était enregistré. Le fonds de boutique des extrémismes, qu`elles soient de droite ou de gauche, est toujours la haine et la discrimination.

Écrit par : Jean Jarogh | 01/12/2018

A part l'UDC qui dit tout haut ce que tant de laissés pour compte corvéables à merci aux misérables salaires comme aux licenciements non justifiables aux formules toutes prêtes pensent tout bas (exactement comme le RN en France)?

On ne repère en l'accent des accusateurs de populisme dès qu'il s'agit de dénoncer les inégalités et le mépris des plus humbles aucune sensibilité, aucun scrupule.

Ethique comme conscience ou compassion nuisant à la mondialisation.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 01/12/2018

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Jamais aucun accent de compassion dans la voix ou les lignes des accusateurs de populisme concernant toute personne ou groupe dénonçant la souffrance des laissés pour compte aux misérables salaires ou aux victimes de licenciements aux formules toutes prêtes.

Comme on le sait la compassion comme l'éthique ne conviennent pas à la mondialisation.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 01/12/2018

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Et si la crise des gilets jaunes, n’était en fait que la queue de comète de la « crise grecque » qui n’en finit pas de finir (10 ans), et pour laquelle on ne peut entrevoir un dénouement heureux suite aux multiples remèdes toxiques administrés par les guérisseurs de la BCE, du FMI et autres sorciers de la finance. Remèdes qui se sont avérés aussi toxiques que les emprunts Dexia pour les collectivités et communes françaises.
Concoctés par des politiciens thaumaturges dont le but proclamé était d’éviter « un risque imminent de contagion de cette crise grecque » à l’ensemble de l’Europe, et qui n’auront eu de cesse,- au nom de l’intérêt général- de nous vendre « les excès des pays du Club Med » et de leurs habitants, en prenant soin que ceux-ci ne puissent être mis en regard avec les errements récurrents des banques allemandes et françaises qu’il NOUS fallait encore une fois sauver à tout prix.
Fut-ce en tuant le cochon de payant !
De la métonymie à la métaphore.
Souvenons-nous que l’acronyme PIGS (Portugal,Italy ,Greece,Spain), avec parfois une variante en PIIGS , ce qui permettait d’inclure un petit pays du Nord (Ireland) à ce club très ensoleillé des cochons du Sud, fut employé dès 2009 par les centres d’affaires anglo-saxons qui voulaient détourner l’attention d’une situation économique plus que préoccupante au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
Si les tentatives héroïques du peuple grec pour résister au pillage par emprunts forcés - plans de sauvetage- de leur pays par le Nord, et plus précisément par l’Allemagne avec la France, les Pays-Bas et le Luxembourg en assistantes dociles mais intéressées, n’ont pas été couronnées de succès à ce jour ; les sachants docteurs européens ne peuvent toujours pas crier victoire en 2018. Depuis leur arrivée au chevet « du malade de l’Europe » qu’ils avaient eux-mêmes empoisonné :
· 9 plans d’austérité, 3 mémorandums et 450 réformes.
· Une baisse des salaires et retraites entre 30 et 35%.
· Une hausse des impôts de 53%.
· Un taux de chômage scotché à près de 20%.
· Un PIB qui aura chuté de 25%.
· Un Grec sur deux vivant en dessous du seuil de pauvreté fixé depuis 2015 à 376 €.
· Et pour finir : 288 milliards de prêts (dont à peine 10% ont servi à l’état grec et aux citoyens, les 90% servant à rembourser les créanciers créateurs de dettes).
Car on oublie trop souvent que la dette est une création de monnaie, un investissement sur l’avenir que les banques peuvent, titriser, assurer, vendre, acheter et même effacer si vous les y contraignez.
Ce qui n’est pas le cas avec notre dette écologique qui n’épargnera personne.

https://blogs.mediapart.fr/breizh-coin/blog/251118/les-nouveaux-pigs-gilets-jaunesblouses-blanchesrobes-noires-elus-de-proximite

Écrit par : Lescouët | 03/12/2018

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Lescouet, effectivement en visionnant pas mal de vidéos, j'ai pu entendre certaines et certains gilets jaunes, conspuer Juncker, demander aux peuples européens de se soulever pour déloger toute cette clique de technocrates dictatorials. Et de mentionner qu'ils ne voulaient pas finir comme les Grecs.

De toute manière, les CRS sont à bout, et les munitions commencent à manquer. C'est bientôt la fin pour Louis XVI et Marie-Antoinette.

Ce que l'on a constaté à Paris, c'est que les magasins de luxe ont été pillés, pas les autres, que des grosses cylindrées ont été incendiées, pas les petites, et que les agences bancaires ont été spécialement visées et détruites.

Écrit par : Laurent Lefort | 03/12/2018

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