07/08/2018

L'art contemporain, une balise vers les gouffres

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«Ce qui n’a pas de prix». Tel est le titre d’un essentiel essai de la poète Annie Le Brun. Un titre provocateur pour l’hypercapitalisme financier et le «réalisme globaliste» qu’il impose au monde pour le faire plier à son joug. Car tout doit avoir un prix, même l’acte gratuit. Dans cette guerre qui est menée pour asservir l’humain, l’art contemporain tient un rôle…capital.

Nous vivons en paix, paraît-il. Nous, c’est-à-dire l’infime partie repue de l’humanité Pourtant, tout est guerre parmi nous, autour de nous, en nous. Guerres entre groupes économiques, guerres entre religions, guerres entre pays, guerres entre générations; guerres larvées, ouvertes, bruyantes, silencieuses ; guerres froides, tièdes, chaudes ; guerres bleues, saignantes, à point, très cuites. Et Annie Le Brun de citer le poète et agitateur libertaire William Morris (1834-1896) pour dénoncer l’origine de cette spirale belliqueuse: «Le système de concurrence illimitée».

 L’hypercapitalisme financier a poussé le moteur de la concurrence vers ses régimes extrêmes. Désormais, à la concurrence entre entreprises s’est ajoutée la concurrence entre individus considérés comme des autoentrepreneurs, le mot moderne pour désigner les esclaves. Pour cela, il convient d’enserrer les humains dans des réseaux serrés de représentations divertissantes et abrutissantes qui les castrent de toute velléité de révolte. Pour mener à bien cette offensive vers l’aliénation massive, la banalisation de la laideur est devenue un impératif, d’où l’invasion de ce qu’Annie Le Brun nomme «le réalisme globaliste» . La beauté possède un potentiel révolutionnaire qui met en danger cette stratégie.

L’art contemporain et la laideur comme stratégie

Définir la beauté demeure aléatoire. Mais c’est justement cet aléatoire qui en fait une force libératoire. La beauté est indissociable de la surprise bouleversante qu’elle provoque chez celle ou celui qui en est traversé. «Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie», écrivait Lautréamont dans ses «Chants de Maldoror». La beauté fait naître une émotion passionnée qui foudroie quiconque s’en approche. Désormais, pour cet heureux «quiconque» plus rien ne sera comme avant. Dès lors, la beauté met le feu aux poudres à l’intérieur de celle ou celui qui la vit. D’où risque d’explosion que la laideur du «réalisme globaliste» – avec ses MacDo gerbatoires, ses autoroutes grisâtres du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, son urbanisme d’un style benzodiazépine généralisé – s’efforce de désamorcer grâce à l’apport décisif de l’art contemporain qui banalise l’originalité et trivialise la poésie.

Est-il besoin d’ajouter – oui, sans doute, considérant l’état confusionnel du temps présent – que cette émotion bouleversée par la beauté a pour ennemi l’émotivité, ce sentiment médiocre distillé par les gros médias pour distraire leur troupeau ? De même, la sensibilité est mise à mal par la sensiblerie. L’émotivité tente de bloquer l’élan passionnel enclenché par l’émotion née de la beauté et la sensiblerie désensibilise la sensibilité en la rabaissant dans le trivial. La beauté, voilà l’ennemie de ce que Le Plouc nomme la «société médiamercantile».

Il s’agit aussi d’extirper de ce paysage globalisé tout ce qui n’a pas de valeur marchande, d’où le titre de ce magnifique essai d’Annie Le Brun. La Joconde, devenue l’icône des selfies, doit rapporter plus que le prix d’un billet au Louvre, aussi l’installateur Jeff Koons (célèbre pour ses caniches en plastique et autres basses conneries de hauts prix) et l’inévitable famille Arnault – qui est au mécénat ce que la tribu d’Attila fut à l’art équestre – l’ont-t-ils transformée en sac à main Vuitton avec quatre autres victimes[1]. Le comble du mépris pour l’art et les artistes. On se demande si Vuitton-Koons ne vont pas un jour réduire la «Victoire de Samothrace» à l’état de balai de chiotte griffé.

L’  «artfairiste» Kapoor lave plus noir que le noir le plus noir 

Le plus accompli et le plus cynique des entrepreneurs de l’art contemporain demeure Anish Kapoor qui s’est assuré à prix d’or (mais non connu) l’exclusivité de l’usage artistique du Vantablack.«Ce noir plus noir que tous les noirs» a pour particularité d’absorber la lumière à 99,965%. «De là son extraordinaire capacité d’abolir les formes. (…) Qui s’entêterait à vouloir (…) y discerner quelque chose ne verrait qu’un trou noir à la place d’un volume, celui-ci serait-il le plus irrégulier possible», explique Annie Le Brun. Kapoor dispose donc du monopole artistique de ce Vantablack. Juridiquement, il n’y a rien à redire. L’«artfairiste» est passé à la caisse. Politiquement, son investissement démontre à quel point l’art contemporain a partie liée avec l’hypercapitalisme financier et globalisé. Symboliquement, en acquérant le Vantablack qui efface les formes, Kapoor «devient un des maîtres de ce pouvoir d’indistinction» où tout est fonction, non de la beauté qui se dégage d’une œuvre, mais uniquement de sa valeur d’échange.  

«On pourra avancer que tout cela se limite à un milieu très restreint», ajoute Annie Le Brun. Erreur. «Tout cela» concerne chacun de nous, avertit la poète et essayiste: «Force est de constater qu’on se trouve là devant l’art officiel de la mondialisation, commandé, financé et propagé par les forces réunies du marché, des médias et des grandes institutions publiques et privées, sans parler des historiens d’art et philosophes appointés qui s’en font les garants. Cette entreprise-culture a toutes les apparences d’une multinationale, où se forge, se développe, s’expérimente la langue de la domination dans le but de court-circuiter toute velléité critique[2]

 La peur de la pensée conduit vers toutes les abdications et surtout au renoncement à cet infini en nous qui se fait jour chaque fois que la beauté[3]surgit. Alors, comment sortir de ces réseaux de représentations qui nous font accepter l’inacceptable ? En ayant un regard et du courage, conclut Annie Le Brun :

«Innombrables sont les chemins de traverse pour y échapper, quand on veut bien prendre le risque de ne pas se tenir du côté des vainqueurs. Mieux, de s’en tenir au plus loin. Ce que j’en sais est qu’on ne s’y bouscule pas mais qu’on y respire beaucoup mieux et que, certains jours, même parmi les plus sombres, l’horizon peut s’éclaircir d’une soudaine et stupéfiante lumière.»

Jean-Noël Cuénod 

Annie Le Brun – Ce qui n’a pas de prix, Beauté, laideur et politique – Editions Stock, collection les essais – 173 pages.

VIDEO : DESSINE-MOI UN VANTABLACK !

[1]La Chasse au Tigre de Rubens, La Gimblette de Fragonard, Le Champs de Blé avec Cyprès de van Gogh, Mars, Vénus et Cupidon du Titien.   

[2]Dans ce passage, Annie Le Brun cite l’ouvrage de Laurent Cauwet, «La domestication de l’art». 

[3]L’auteur cite la définition de la beauté selon Victor Hugo : «L’infini contenu dans un contour». 

19:29 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : art, art contemporain, koons, anishkipoor | |  Facebook | | |

Commentaires

Quelque chose qui n'a pas de prix?


DIX-SEPT HEURES


Sous le soleil

On voit un sillon


D'une voix

"Paysan que ton chant s'élève(…)"


La vache à l'étable

attend d'être soulagée


pas par un atroce métal "pratique"! à hurler


Mais par la main

d'un homme
d'une femme
d'un enfant


d'un être humain


"ce qui n'a pas de prix"!

Écrit par : linotte mélodieuse | 08/08/2018

Les religions ont survécu à la "mort de dieu". L'art survivra bien à la mort de l'art.

Écrit par : Mère-Grand | 09/08/2018

C'est bien exagéré. L'individu entreprend et crée librement, c'est le rêve du romantisme, et le capitalisme a créé avec les comic books des symboles plus convaincants que ceux créés par l'étatisme vide. Annie Le Brun est dans le complotisme, car les préférences des riches ne sont pas réellement des obligations mondiales, les pauvres suivent parce qu'ils voudraient être riches mais ils n'y sont aucunement obligés, et d'ailleurs souvent ils s'intéressent à autre chose, les classes moyennes s'intéressent aux super-héros et à la science-fiction, c'est le salut, et le salut n'est certainement pas la mise au pas de l'art par des Etats soi-disant éclairés.

Écrit par : Rémi Mogenet | 09/08/2018

La beauté provoque un choc.

En classe, une fillette était régulièrement priée de prendre la porte. Elle allait s'asseoir au vestiaire où passait une danseuse qui donnait des cours dans cette école.

Ne jetait jamais un regard sur la fillette.

Cette danseuse, un jour, passa par le vestiaire avec un ami.
Tous deux rayonnaient de bonheur.

Passant devant la fillette, la danseuse s'arrêta et di:
"Mademoiselle! il me semble vous avoir déjà rencontrée…?"

La fillette pencha la tête en souriant imperceptiblement.

La beauté provoque un choc, le bonheur retourne un coeur.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 09/08/2018

@ M. Jean-Noël Cuénod,

Vous avez cité une excellente citation de Victor Hugo:" L’auteur cite la définition de la beauté selon Victor Hugo : L’infini contenu dans un contour».

Permettez moi d en ajouter une autre d Emmanuel Kant dans la faculté de juger(1790):" Une beauté naturelle est une belle chose, la beauté artistique est une belle représentation d'une chose."

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 10/08/2018

ça se discute ce qu a dit @ Mme Mère-Grand ci dessus:

"Les religions ont survécu à la "mort de dieu". L'art survivra bien à la mort de l'art."

Écrit par : Mère-Grand | 09/08/2018
-------------------------

Au fait c est l Homme qui a créé autant Dieu que les Religions et non pas Dieu qui n a créé ni l Homme ni la Religion, nuance...

Quant à l Art, André Malraux avait dit:"L’art, c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme".

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 11/08/2018

Et ça, n est il pas de l art, le plus court chemin entre l homme et l homme ?!

https://www.youtube.com/watch?v=XcsfDxojdV8

Écrit par : Charles 05 | 11/08/2018

@Charles 05
Je ne prends pas toujours au sérieux ce que j'écris, mais en l'occurrence en parlant (ou citant) "la mort de dieu" je ne pouvais qu'entendre que l'homme à tué un dieu que lui-même a créé, comme l'homme est en train, selon certains, de tuer l'art qu'il a lui-même créé aussi.

Écrit par : Mère-Grand | 11/08/2018

@Mme Mère-Grand,
Merci pour votre réplique. De ce fait, je suis parfaitement d accord avec vous.

Quand on tue ce qu on a créé, comme vous le dites ainsi, on tue les principes, les lois, les règles du vivre ensemble et la liberté de la croyance et de l expression.

On voit comment aujourd hui on tape à tout va sur les 1.2 milliards de Musulmans et sur les 1.6 milliards de Chrétiens (appelés même, hélas, d une manière lamentable, les Chrétins! comme quoi...) et comment circulent des idées lamentables d anti-sémitisme, anti-Juif ou anti-palestinien ou anti-arabe... il n y a qu à voir ce qui se dit souvent sur d autre blog du tdg.ch...!)

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 11/08/2018

MDR lire les délires de cet ordre de l’analphabète 05 et les laisser passer sur son blog dénote d’une indifférence totale - ou et surtout une baisse d'appréciation du blogueur ne supportant aucune critique - quant à sa qualité!

Écrit par : Patoucha | 11/08/2018

Pour un ressenti

L'Art est grâce, beauté, bonté: "élévation" d'esprit

Le reste déchets, copies, imitations pour "faire" de l'art!

Comme "versifier"
vers qui s'y fier!

Hideurs contemporaines massacrantes ou talents variés voire unis pour se moquer du monde - banquiers avisés - MIROIRs, certes, art, non.

Vie d'un Van Gogh… montant de ses toiles!?

L'Art, en fait, serait involontaire comme nous passant par dedans… sans l'avoir prévu ni voulu.

Retournons (nous) vers l'espace de vie premier

Authenticité

Écrit par : Myriam Belakovsky | 11/08/2018

Charles O5

Sauf erreur de ma part Mère-Grand est un homme.

Excuses si je me trumpais... si je me trompais en vous égarant dans les bois, Petit Chaperon… toutefois vous un Charles O5 capable d'écrire ses commentaires sans papier coller...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 11/08/2018

@ Myriam Belakovsky,

Pas de soucis. La prochaine fois que Père-Grand écrirait, je lui fais la révérence en Madame Père Grand! Moi, on m a jamais dit Mme Charles 05 sauf 2-3 bargeots, tu t en doutes, lesquels!

Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 11/08/2018

@Charles 05
"Pas de soucis."
En effet. Je ne sais pas pourquoi M.B. revient une fois de plus sur le sujet, puisqu'il n'a aucune incidence sur notre échange.
P.S. Une fois de plus: "Mère-Grand" est la traduction de "Mother", l'étrange personnage de chef des espions dans Chapeau melon et bottes de cuir.

Écrit par : Mère-Grand | 11/08/2018

@ Mère-Grand,

Il m est difficile de vous répondre "Mme" Mère Grand et si c est M. Mère Grand ou Mme Mère-Grand, pour moi ça revient au même. Je n ai fait que dire Mme que par courtoisie et galanterie tout en sachant qu au 21ème siècle on n en tient plus compte, hélas!

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 11/08/2018

Si nous savons que Mère-Grand est un homme le Mme Mère-Grand de Charles O5 prête à sourire… sans oublier le commentaire plus que désobligeant concernant Charles O5 de Patoucha.

Le teneur de blog admet ou non un commentaire.

Les autres commentateurs, non décideurs, en l'occurrence, gardent leur antipathie ou autre pour eux.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 12/08/2018

@Charles
Je n'attendais aucune réponse. Comme vous êtes "Charles 05" pour moi, je devrais être "Mère-Grand" pour vous.
A vrai dire, je n'avais pas remarqué le "Madame Mère-Grand" à l'origine de l'intervention de Myriam Belakovsky. Sinon je l'aurais simplement considéré comme une marque de respect, comme l'usage l'imposait autrefois dans la correspondance, et je l'aurais considéré comme l'équivalent de Monsieur de ce point de vue.
A 82 ans je suis en effet encore sensible à ce genre d'attentions, mais je ne l'attends pas dans les échanges de blogs, où il est coutume d'utiliser les pseudonymes sans les compléter par ces marques de respect.
Mon pseudonyme à cette particularité de comporter le mot "mère", qui provoque, et c'est heureux en un sens, un réflexe de courtoisie ou de déférence lié aux souvenirs d'enfance, ce que je trouve plutôt émouvant.
Cependant je l'ai choisi ni pour dissimuler quoi que ce soit, ni pour induire plus de considération chez mes correspondants. Il est vrai cependant que j'ai, dans la vie familiale, une tendance à être un peu "père-poule" et que j'aurais pu changer de pseudonyme pour éviter toute confusion.
Mais après plus de dix ans d'activité sur les blogs, je vis dans une certaine illusion, celle que mes interventions soient parfois mieux comprises, comme faisant partie d'un ensemble caractérisé par un certain nombre de prises de position qui reflètent une pensée personnelle, et qui pourrait être devenues familières aux habitués des blog.
En conclusion, je vous remercie du souci que vous avez exprimé d'être attentif aux sentiments de vos interlocuteurs.

Écrit par : Mère-Grand | 12/08/2018

Mère-Grand,

Qui, autrefois, a corrigé mon erreur: moi vous croyant Mère-Grand (comme du Petit Chaperon Rouge)?

L'atmosphère en ces blogs est tendue et malheureusement l'offense est au rendez-vous.
Si quelqu'un avait corrigé la méprise en question, comme on peut le ressentir, je ne m'en serai certes pas mêlée

mais

la courtoisie étant en ces blogs attendue pourquoi ou comment accepter ce qui fut la cause première de mon intervention: "MDR lire les délires de cet ordre de l'analphabète O5(…) d'où mon allusion à la technique ou plutôt stratégie du papier coller de l'étincelante Madame Patoucha 11.O8.2O18

Il eut été légitime, il y a environ trois ans, de refuser les attaques de Corto chez P. Jenni en ne publiant pas ses commentaires, ou un seul d'entre eux, avec mise en garde

l'eût-on fait, nous n'en serions sans doute pas en période de procès Jelmini contre X Y Z!

Inutile de juger ou condamner ces lignes sans avoir eu le temps ou l'envie de lire en entier le blog de Pierre Jenni concerné.

Nulle dénonciation de ma part.
Tout le monde est peu ou prou au courant.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 12/08/2018

Merci Mme Myriam Belakovsky pour le vôtre:"(...)sans oublier le commentaire plus que désobligeant concernant Charles O5 de Patoucha(...)"

C est normal, chronique et habituel de sa part, je le trouve étonnement trop poli, il fut bien plus dégueulasse!

Sauf erreur de ma part et que M. Cuénod Jean-Noël me pardonne de m immiscer dans l édition de son blog. Ce même individu (individu pour rester poli)sus-cité a été mis à pied dans le passé proche, comme una persona non grata sur ce blog. Si ce que je dis est faux, je fais amende honorable et je prie M. J.-N. Cuénod de ne pas publier mon texte.

Toutefois, vous le savez certes M.B., bien que les autres multi pseudos de la même personne existent afin de cacher la m.... surtout quand l écrit est très ou trop insultant et ceci trahit toujours le faussaire.

Bien à Vous.
Charles 05

Bien à Vous.

Écrit par : Charles 05 | 12/08/2018

Bon, écoutez, on va peut-être s'arrêter là! Je ne ferme pas encore les commentaires. Mais je vous suggère poliment mais fermement de sortir de vos échanges internes. Merci.

Écrit par : Jean-Noël Cuénod | 12/08/2018

@M. Jean-Noël Cuénod,
Bien reçu de ma part. Merci.
Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 12/08/2018

""Bon, écoutez, on va peut-être s'arrêter là! Je ne ferme pas encore les commentaires. Mais je vous suggère poliment mais fermement de sortir de vos échanges internes. Merci.""

Excellent, il devient difficile de commenter sur les blogs pollués par les mêmes.

Écrit par : NOËL Pierre | 13/08/2018

M. Jean-Noël Cuénod, vous dites à juste titre:"L'art contemporain, une balise vers les gouffres!"

L art contemporain est civilisé, nous dit-on!

Albert Camus a dit:" Le peuple civilisé est le contraire du peuple créateur"

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 13/08/2018

Vous avez raison Jean-Noël Cuenod sur ce fait lamentable:

"Désormais, à la concurrence entre entreprises s’est ajoutée la concurrence entre individus considérés comme des autoentrepreneurs, le mot moderne pour désigner les esclaves."

Cette situation a des causes.

La première est que les écoles persistent à fabriquer des salariés au mental de salarié, du également aux modèles de représentations de beaucoup de parents, de profs dont les éducations avaient pour objectif d'avoir un beau diplôme pour avoir 1 seul métier dans le privé, dans le public.

La deuxième raison, c'est ce slogan débile de beaucoup faisant "croire" (mot religieux) qu'il y a des manuels et des intellectuels. Un chirurgien est autant manuel qu'intellectuel, comme un conducteur de pelleteuse ou un scientifique qui mettent la main à la pâte.

Une troisième raison, est politique ou ces détraqués pour une partie pourtant élus par le peuple, se sont mis à la disposition des multinationales et de la haute finance. celles-ci avaient besoin de salariés.
Hors les robots et l'informatique, l'intelligence artificielle et la 3D (bientôt 4 D) ordinateurs quantiques remplacent ou remplceront ces salariés devenus chômeurs et précaires.

Rien ou peu à été engagé politiquement et financièrement pour entraîner ces jeunes et moins jeunes à entreprendre. Par contre, les magouilles avec les pays islamiques aux croyances mortifères et aux pétrodollars fait des ravages:

https://francais.rt.com/economie/53152-armurier-francais-manurhin-passe-sous-controle-emirati#.W2pmxTSIvAY.facebook

Enfin, si nous ajoutons que des centaines de milliers d'entreprises ne trouvent preneurs sur des emplois très qualifiés, le cocktail à un goût amer pour la suite.

La pratique des Arts, de la culture, associée aux connaissances permet au cerveau de se développer. Emmagasiner que des connaissances ne sert à pas grand chose. Connaissance n'est pas intelligence. Un énarque n'est pas intelligent c'est un crétin.

Changement de climat, trillions de dettes en Occident, immigration intense, nouvelles maladies, islam, une terre ne pouvant plus nourrir les milliards d'êtres humains = cocktails Molotov et autres saloperies en vue à très moyen terme......

Un autoentrepreneur doit être formé, entraîné afin de ne pas devenir esclave de lui-même et des autres.

Écrit par : NOËL Pierre | 15/08/2018

NOËL Pierre

Assurer tout de go et sans autre qu'un énarque est un crétin est de l'EAU même avec ou par laquelle on crée ces dangereux préjugés et schémas "bornes" sur la route de l'évolution.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15/08/2018

@M. Jean-Noël Cuénod, vous dites bien et à juste titre:

""(...)L’hypercapitalisme financier a poussé le moteur de la concurrence vers ses régimes extrêmes. Désormais, à la concurrence entre entreprises s’est ajoutée la concurrence entre individus considérés comme des autoentrepreneurs, le mot moderne pour désigner les esclaves (...)""

Je sais qu on n aime pas entendre parler ni de Lénine ni du philosophe Marx dont la paternité de la citation suivante est discutable, soit!

Néanmoins, il y a belle lurette que c est "lui" qui avait dit (plus ou moins): "L avant-dernier grand capitaliste ne nous laissera que la corde qu il nous a vendue et c est avec cette même corde qu il sera pendu (ou que nous le pendrions?!)". Son voeu serait-il entrain de s exaucer? Comme quoi!

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 15/08/2018

En découvrant des citations d'Annie Le Brun, parfois oui, parfois, non.
Pour les féministes des années septante rencontrées à la radio, Lausanne et Genève, il n'était pas question de futur néo féminisme une fois les revendications entendues: droit de vote, salaires non calculés par rapport au sexe dit faible mais à la qualité de travail.
Contraception pratiquement "contre" le Vatican ne tolérant que la méthode dite des bébés Ogino. Avortements non inconditionnels (pas toutes convaincues par le tonitruant "mon corps est à moi": en ce cas, "fais attention à ce que tu fais!") avortements non inconditionnels, donc, mais en respectant l'évidente détresse de certaines femmes, avortements décriminalisés. Crèches et plannings. Entrée (officielle) des femmes en politique: premier aperçu mien une tante à son mari à propos de politique: "Sit'plaît, Charles, tais-toi!"
Pastorale féminine avec le risque de lamentables imitations caricaturales des hommes (jeu de manches avec la robe pastorale, notamment.
Seule la recherche de l'authenticité rendra les femmes (et les hommes) originales, douées, artisanes, artistes, heureuses... intellectuelles comme manuelles.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 17/08/2018

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