Poésie à lire et à hurler: PANIQUE

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Les flons-flons de la fête du ballon rond s’estompent comme les sons d’une fanfare qui s’en va loin de la Grand’place du village. Reste la panique. Panique devant le délirant cynisme des irresponsables de ce monde qui nous mènent droit sur le mur. Contents, heureux, fiers sont-ils de nous y conduire toutes sirènes hurlantes.

 Roule roule vers le mur vide

 

La plaine glisse sous tes pieds

Ta bouche ouverte gobe les mouches

Ta peau luisante frémit dans l’air

Ta carcasse fend la poussière

Tu cours plus vite que les mirages

Fantômes qui font trembler les routes

 

Un parfum de mort embaume l’été

Odeur de chèvrefeuille étranglé

Etranglé par le soleil couchant

Qui veut nous entraîner dans sa chute

Le monde hurle sauve-qui-peut

 

Roule roule vers le mur vide

Jean-Noël Cuénod

 

 

Lien permanent Catégories : Poésie L'Or du temps 2 commentaires

Commentaires

  • Quand on se rend compte que l'on s'est trompé de route
    quoi?
    On bloque sa voiture, on fait demi tour

    jeu de piste, plus de flèches… on retourne en arrière jusqu'à retrouver la dernière flèche aperçue en cours de route


    les imbéciles diront qu'il ne faut pas repartir en arrière dans le passé

    qu'il faut avancer toujours… rien n'empêche de retourner chercher le meilleur dans le passé, respect de l'autre, de sa vie :progrès sociétaux de jadis durement acquis

    tout en évoluant...

  • Est tre triste...

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