28/03/2018

Cérémonies pour combattre l'islam politique

carcassonne-un-dernier-hommage-de-la-population-a-arnaud-beltrame-20180327-1652-bdb000-0@1x.jpg

«Aujourd’hui, Emmanuel Macron doit répondre aux attentes les plus vives du pays». Pour le politologue français Stéphane Rozès – président de CAP (Conseils, Analyses, Perspectives) et enseignant à Sciences-Po et HEC (Hautes Etudes Commerciales) – le président français affronte le moment le plus dramatique depuis son élection.

Mercredi 28 mars, deux cérémonies ont offert l’occasion de trouver les mots pour refonder la cohésion nationale. La première s’est déroulée aux Invalides pour rendre hommage à celui qui est devenu un héros de la République, le colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame qui a donné sa vie pour sauver celle d’une otage, lors de l’attentat de Trèbes, vendredi. Aux Invalides, Emmanuel Macron a désigné cet «ennemi insidieux qui exige de chaque citoyen un regain de vigilance et de civisme». Car «ce ne sont pas seulement les organisations terroristes, les armées de Daech, les imams de haine et de mort que nous combattons. Ce que nous combattons, c'est aussi cet islamisme souterrain (...) qui sur notre sol endoctrine par proximité et corrompt au quotidien»

La seconde cérémonie s’est tenue sous forme d’une marche blanche entre Nation et un immeuble du XIe arrondissement parisien, lieu où Mireille Knoll a été assassinée lundi. Deux suspects ont été arrêtés ; l’un d’entre eux aurait crié «Allahou Akbar» au moment de tuer l’octogénaire; le Parquet a retenu le caractère antisémite de ce crime. Agée de 85 ans, Mme Knoll avait échappé de justesse à la rafle du Vel d’Hiv en 1942 (13 000 juifs y avaient été internés en vue de leur déportation) et avait épousé un survivant de la Shoah. 

Le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) avait organisé cette marche blanche, en avertissant la France Insoumise et le Front national qu'ils n'y étaient pas les bienvenus. L'un  des fils de la défunte avait annoncé, au micro de Jean-Jacques Bourdin, qu'au contraire, ce cortège était ouvert à tous. Si dans l'ensemble, la marche blanche s'est déroulée dans la dignité, deux incidents ont griffé cette cohésion bien affichée. Tout d'abord, les élus frontistes présents ont été copieusement hués et Marine Le Pen a dû être exfiltrée du défilé par ses gardes du corps. Le Plouc a assisté à une scène semblable à la hauteur du 247 boulevard Voltaire, mais cette fois-ci à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon dont la présence a déclenché des réactions de haine spectaculaire; un homme particulièrement excité, juste à côté du Plouc, a même hurlé "à mort Mélenchon!" Le patron de la France Insoumise a donc été exfiltré à son tour. 

    «Malgré leurs différences, ces deux événements sont liés», relève Stéphane Rozès. D’ailleurs, le président français a inclus Mireille Knoll dans son discours en hommage au colonel Beltrame : «Assassinée parce qu'elle était juive» et victime du même «obscurantisme barbare» que le gendarme assassiné par le djihadiste de l'Aude,  Dans les deux cas, la cohésion nationale est mise en cause.

Pour le politologue Stéphane Rozès, Emmanuel Macron doit désormais mettre les points sur les «i» ajoute le politologue: 

«Jusqu’à maintenant, le président n’avait pas clairement énoncé sa conception de la nation, de la vie en République et en matière de laïcité, comme si cette explication devait susciter plus de tension que de clarté. Après de tels événements, il ne peut plus différer cette grande explication sur la façon dont nous en France allons vivre ensemble au sein de cette République qui, dans sa politique et sa mystique, s’est toujours voulue une et indivisible».

Face à l’islam politique, la laïcité en première ligne

Constat de Stéphane Rozès: «Force est de reconnaître que sous cet angle, les choses ne fonctionnent pas convenablement. Il y a une attente de clarification dans le pays pour savoir ce que pense vraiment le président de la laïcité, condition essentielle de la bonne entente entre les religions et entre les citoyens. Le respect de la laïcité, c’est la séparation entre le spirituel et le temporel, notion rejetée par l’islam politique. Le pays a vraiment besoin de savoir comment le président envisage la mise en œuvre de la laïcité, envisagée bien à tort par certains comme relevant de l’islamophobie.»

L’attentat de Trèbes démontre que les causes du terrorisme en France ne sont plus à chercher au Moyen-Orient; elles sont endogènes… «En effet, nous quittons la géopolitique avec l’effondrement de Daech en Syrie et en Irak pour revenir à la politique nationale. Nous ne pouvons plus éviter cette question: qu’est-ce qui relie une nation? Et avancer cette réponse : ce qui assemble, c’est le partage de valeurs communes et non pas le repli sur une religion ou une communauté.»

Un combat tous azimuts

Le président Macron a bien sûr évoqué les moyens techniques, policiers, judiciaires à mettre en œuvre pour lutter contre le terrorisme. Sujets certes essentiels mais pas suffisants, selon Stéphane Rozès:

 «Il ne faudrait pas faire l’impasse sur la lutte idéologique à mener contre le séparatisme d’avec le reste de la France que l’islam politique veut imposer aux musulmans. Nombre d’entre eux réclament d’ailleurs une réponse ferme de l’Etat contre le salafisme et les Frères musulmans, ces deux aspects de l’islam politique».

Stéphane Rozès n’oublie pas les questions d’ordre social: «Il est frappant de comparer le parcours de vie du lieutenant-colonel Beltrame avec celui de son assassin. Ils sont aux antipodes. L’un a été élevé dans un environnement stable où la transmission des valeurs a été assurée. L’autre a vécu dans un milieu familial complètement désarticulé». La lutte contre le terrorisme commence dès l’école maternelle a déclaré, en substance, le président Macron aux Assises consacrée mardi 27 mars à l’enseignement de la prime enfance.

De toute évidence, le contexte social ne saurait constituer une excuse au djihadisme. Mais c’est l’un des paramètres à prendre en compte dans cet affrontement avec l’islam politique. Un affrontement de longue haleine.

Jean-Noël Cuénod

Version actualisée et augmentée d’un article paru mercredi 28 mars dans les éditions Ouèbe et papier de la Tribune de Genève et de 24 Heures. Dernière actualisation: jeudi 29 mars à 14h. 04

17:17 Publié dans En France, Laïcité | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : islam, islamisme | |  Facebook | | |

Commentaires

L'islam politique est lié comme un siamois à l'islam dit'religieux" et inversement.

https://blog.sami-aldeeb.com/

Écrit par : Pierre NOËL | 28/03/2018

50% des sourates dans le coran appellent aux massacres des non musulmans!

Écrit par : Dominique Degoumois | 28/03/2018

La laïcité a autant d'efficacité que l'interdiction de l'alcool dans les restaurants pour éradiquer l'alcoolisme.

Je pense que beaucoup connaissent des solutions qui peuvent améliorer la situation, mais il n'est pas évident de les mettre en place : Que l'Etat de droit revienne dans les quartiers qui y échappent, avec une prise en charge serrée des enfants dès le plus jeune âge. Que les salafistes de nationalité françaises soient expulser de ces quartiers. Il faut associer le salafisme au fascisme pour pouvoir expulser les étrangers salafistes.

Bref, il faut préparer le terrain pour les prochaines générations, et donc enlever la mauvaise herbes de ces quartiers à l'abandon. Il est trop tard pour la mauvaise herbe, il faut donc surtout penser aux enfants.
Il ne sera pas possible de le faire sans l'aide des imams. Donc, l'Etat doit approuver la nomination d'imam.

Il n'y a pas de solutions miracles. L'éradication du salafisme ne pourra se faire sans l'aide des habitants de ces quartiers. C'est l'enjeu principal que de les convaincre.

En résumé, la laïcité sert juste à alléger l'effort à la tolérance, mais n'est pas un outil, même pas une aide contre la radicalisation.
La loi sur la laïcité à Genève n'empêchera pas la radicalisation.

Écrit par : motus | 29/03/2018

Partager les mêmes valeurs, c'est bien joli, mais les individus sont libres, et si l'Etat soutient une forme de culture agnostique qui se veut neutre sur le plan spirituel et qui déclare qu'on ne peut rien dire de ce que contient l'Esprit, rien ne prouve non plus que s'y trouvent les valeurs qu'on voudrait voir partager. C'est assez illogique. Soit l'univers contient ces valeurs et il est bon pour les individus de les avoir, soit il ne les contient pas spécialement, et l'individu pourra toujours continuer à exiger que les autres les adoptent.

Écrit par : Rémi Mogenet | 29/03/2018

Intéressant votre conclusion sur le parcours de vie de Radouane Lakdim.

Admettons que M. Radouane Lakdim ait vécu dans un milieu aimant, qu'il ait fait des études supérieures avec la même éducation religieuse.

Serait- il différent ?

Il ferait certes partie d’une classe bien éduquée ayant un bon niveau social.

Dans nos sociétés occidentales, des jeunes filles nées en suisse avec un bon parcours scolaire et ayant fait des études supérieures universitaires revendiquent avec une forte détermination le droit (sous le couvert de "liberté") de porter le voile.
Des jeunes hommes très bien éduqués (avec des niveaux universitaires) réclament aussi des arrangements pour des salles de prières avec des horaires, des plats bien spécifiques, des classes séparées pour garçon et filles, prôner les mariages endogames, etc.

Que nous le voulions ou non, force est de constater que de plus en plus de musulmans « bien de chez nous et éduqués» s’islamisent. Nos sociétés subissent donc les conséquences résultant de cette évolution.

Il y a effectivement peu de probabilité que de ces derniers commettent des attentats. Ils les condamneront en expliquant intelligemment le parcours des terroristes. En outre ils diront que « l’Islam ce n’est pas ça » et que c’est une religion de paix et d’amour. Certains rajouteront que nos sociétés ne comprennent pas l’Islam, que nous sommes intolérants et que la laïcité doit être ouverte.

Les T. Ramdan et Cie vont habillement exploiter tous ces thèmes en culpabilisant nos sociétés.
Le plus extraordinaire, c'est que cette "litanie" sera reprise en cœur par tous les "bienpensants".

Écrit par : Boccard | 29/03/2018

@Boccard
Vous avez tort sur un point. Si il y a naïveté, elle se restreint à l'extrême gauche, et une partie de la gauche gauche.


Le problème de fond est la peur d'agir. La peur qu'une décision soit vue comme anti-musulman. Or, il faut remettre les choses en places. La liberté religieuse, est uniquement la liberté spirituel, ce n'est pas la liberté d'agir hors de la société.
Les politiques devraient faire cette différence et rappeler aux religions que seul le spirituel leur appartient.

Le fait que l'islam mélange le religieux et politique est un problème de l'islam pas de l'Etat. C'est à l'islam de changer, pas à nous de nous adapter.
Et ceux qui parlent de discrimination contre les musulmans, il faut leur rappeler qu'ils ont la liberté spirituel, et que le reste n'appartient pas à la religion.

Tant que l'Etat bafouille et n'a pas une ligne claire, on va entendre les caliméros de l'islam dur.

L'Etat devrait s'inspirer de Jésus! Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.
Il a été le premier promoteur de la laïcité !

Écrit par : motus | 29/03/2018

L'univers dans la tête n'a absolument rien à voir avec l'univers galactique. Ce raisonnement est dépassé même si les religieux essaient encore de faire le lien en vue de manipuler comme avec le paradis, l'enfer et le tribunal divin ou bordel cosmique pour les musulmans.

La seule façon de poursuivre l'évolution de l'Occident est d'interdire l'islam et le coran comme cela a été fait pour le nazisme et le bouquin d'Hitler dont je tais le nom.

Des millions d'êtres humains sont morts pour notre Liberté, (croyants ou non, de toutes les couleurs politiques et de tous âges) Nos détraqués et autres croyants confient à l'islam et au vatican notre avenir mais surtout celui de nos enfants. Faudra-t-ils d'autres millions de vies humaines pour stoper le nazislamisme; je le crains fortement, vu le nombre d'idiots utiles et inutiles à l'islam et ses croyances abêtissantes donc mortelles.

Écrit par : Pierre NOËL | 30/03/2018

Tout le monde s'efface devant l'islam avant de s'incliner

Le public judéo chrétien devrait remplir jusqu'à combler temples, églises et synagogues (partout il y a des valeurs, de la solidarité, de l'amitié:

partout il y a de tout.

Islam, une religion à côté des autres, oui,
Idéologie traitant autrui étranger à l'islam de mécréant, non.

A nous incombe le "devoir" de faire pression sur nos autorités avant qu'il ne soit trop tard.

Liberté de conscience, de pensée comme de culte

Statut des femmes
les féministes devraient s'interroger sur leurs démarches présentes: à qui, à quoi rendent-elles service?

Écrit par : MB | 30/03/2018

Mais tout l'islam est "politique"!

Écrit par : Dominique Degoumois | 30/03/2018

Si la liberté est une valeur absolue, que les politiques osent le dire, au lieu de vaticiner en parlant de valeurs communes inconnues, sinon d'eux seuls, ces messieurs. En Amérique on pose la liberté comme valeur absolue, et on n'est pas fanatique de la laïcité. D'ailleurs dans la liberté il y a la possibilité d'avoir des croyances bêtes. Mais les valeurs communes sont plus obligatoires, c'est celle de ces messieurs.

Écrit par : Rémi Mogenet | 30/03/2018

Les Religieux musulmans, sous une apparence bienveillante envers les victimes des attentats, sont certainement heureux du chaos provoqué par les islamistes qui mettent à mal la laïcité. Ils sont appuyés par certains religieux et croyants catholiques qui voudraient abolir la séparation de l'Eglise et de l'Etat. J'espère que le Président Macron saura être inflexible sur la loi de la séparation de l'Eglise et de l'Etat qui fait la fierté de la France et bien au-delà.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 31/03/2018

@Rémi Mogenet
"Soit l'univers contient ces valeurs"
Je crois savoir que le respect des lois d'un Etat n'est pas inscrit dans l'Univers, mais qu'il est néanmoins exigé pour son bon fonctionnement. Jugé bon par ceux qui détiennent le pouvoir, pouvoir exercé après un processus "démocratique" ou après sa prise par la force.
Le respect des feux rouges est généralement accepté, quel que soit les opinions politiques des conducteurs, d'autres lois que celles de la circulation sont moins bien partagées, mais l'Etat doit quand même exiger qu'elles soient respectées pour le maintien du bon ordre. Cet ordre peut être contesté dans les démocraties, mais contester toutes les lois en place rend l'exercice de cette démocratie impossible.
Si un Etat a promulgué de lois portant sur les choses de l'Esprit (je reprends votre terme), elles obéissent au même principe. Les athées devront leur obéir, à moins de s'y soustraire au péril de leur vie, même rien ne pourra les forcer à les respecter. Il en est de même dans tous les autres cas de figure touchant à ce genre de lois promulgué par un Etat, car il en est de même pour toutes les autres lois.

Écrit par : Mère-Grand | 31/03/2018

La laïcité apporte-t-elle réponse aux problèmes "contemporains" que pose l'islam?

Écrit par : MB | 31/03/2018

La laïcité n'a pas a apporter de réponse aux problèmes que pose l'islam cher MB@!

Écrit par : Dominique Degoumois | 01/04/2018

la laïcité ne répond-t-elle pas à des attentes d'un temps, par forcément d'un autre... il n'y a que les imbéciles qui, demeurent figés comme de l'huile.

Aujourd'hui une religieuse ne saurait porter son habit si trop ostentatoire.

Une musulmane, par le voile signe d'identité comme d'idéologie politique et territoriale (quelques appels à la prière d'un muezzin... la terre sur laquelle est érigé le minaret devient terre d'islam... est-elle signe évident ainsi "voilée" dans toute l'acception du terme.. d'émancipation...!?

Mieux vaut sortir rouler les œufs... de pâques. et cueillir la "dent de lion"!

Demerde.

Écrit par : MB | 01/04/2018

Monsieur Dominique Degoumois
Et d'où tenez-vous cela que 50% des sourates dans le coran appellent aux massacres des non musulmans? Vous semblez aimer les déclarations à l'emporte-pièce et sans fondement?

Écrit par : Jean Favre | 01/04/2018

Monsieur Jean Favre,

En son article présent Jean-Noël Cuénod a rapporté les propos d'Emmanuel Macron aux Invalides: "Ce que nous combattons c'est aussi cet islamisme souterrain (...) qui sur notre sol endoctrine par proximité et corrompt au quotidien."

Les fêtes de Pâques comprises religion (selon le coran Juifs, chrétiens et mécréants iront tous en enfer subir les pires souffrances).

La religion du judaïsme nous conduit à la Pâques chrétienne qui à la résurrection présente un rabbi Yeshuah ben Miryam faisant lui-même ce qu'avant sa Passion il aurait demandé à ses disciples (voir les évangiles): préparer un plat de poisson.

Or, pour les psychanalystes un poisson peut symboliser le psychisme.

L'article de Jean-Noël, également:"Le respect de la laïcité c'est la séparation entre le spirituel et le temporel,"

Est-ce non seulement possible mais souhaitable?

Le cerveau inférieur correspond au centre nerveux et de conscience du quotient intellectuel. IL est étroitement apparenté au centre nerveux et de conscience du cerveau supérieur concernant le domaine de la spiritualité.

La santé mentale, elle, ne se peut qu'à condition de bien unifier entre eux l'ensemble de nos centres nerveux et de conscience en les harmonisant.

Le yoga ("guérisseur" Davina) permet de relier ou renouer des liens... le mot clé du centre nerveux et de conscience (chakra) de la spiritualité est EMPATHIE

Pourquoi ne pas imaginer ce que serait notre planète si ses dirigeants mettaient en pratique... l'empathie... soit se mettaient à la place d'autrui (par exemple, la France d'en bas son vécu au quotidien?) ce qui rejoindrait enfin la parole évangélique nous invitant à aimer notre prochain "comme" (empathie) nous-mêmes.

Excuses, Dominique Degoumois, pour mes dernières lignes à vous adressées.

A Pâques, un mot bien français... de "retour!

Alléluia

Écrit par : MB | 02/04/2018

Relisez le coran sourate par sourate cher Jean Favre@, vous allez peut-être nous parler de 42%/46%??? Regardez sur youtube les vidéos d'Alexandre Del Valle! Sur le blog de Mireille Vallette la vidéo (d'amar lasfar), pour ne plus avoir de doute sur le système utilisé!!

Écrit par : Dominique Degoumois | 02/04/2018

Le président français a enfin fait le pas que n'a jamais osé son prédécesseur, soit parler de l'islam. Le plus risible était la dénomination Daesh, en lieu et place de Etat islamique, prônée par Laurent Fabius, alors ministre des affaires étrangères, car il lui semblait inutile de mêler le terme islam aux troubles irako-syriens. Ce qu’il aurait pu apprendre, c’est que Daesh est l’acronyme de “Dawlat islamiya fi 'iraq wa sham” que l’on peut traduire par “L’Etat islamique en Irak et au Levant”. Tiens, le mot islam y figure… De plus, la République française prétendue laïque avait un ministre de l'intérieur et des cultes! ”Le terrorisme qui nous secoue n’a rien à voir avec l’islam. Si l’imam d’une mosquée prenait les armes, là ce serait du terrorisme islamique.” a récemment affirmé Amar Lasfar, président des musulmans de France. Eh bien ce que les Français doivent savoir, c’est qu’il n’y a pas de mauvais ou de bons musulmans. Il y a des musulmans, qui peuvent se situer d’un côté de l’échelle de jugement de valeur, soit celui de la philosophie de vie humaine proposée par les rédacteurs du Coran, ou se positionner tout à l’opposé de cette échelle. Et personne ne peut trouver où placer un curseur séparant les gentils des méchants. Des musulmans particulièrement radicaux à même d’accomplir des actes odieux se sont déplacés du côté des pacifistes et servent actuellement les défenseurs de l’islam spirituel et modéré. J’ai aussi connu des musulmans peu pratiquants et très tolérants qui se sont radicalisés par la suite. Le vecteur commun de toutes ces personnes est inexorablement resté l’islam.

Écrit par : Gilles Bourquin | 02/04/2018

Cher Monsieur Degoumois,
Je vous remercie de votre sollicitude mais je n'ai pas l'âme d'un comptable. J'au lu le coran comme le pentateuque il y a fort longtemps. J'y ai trouvé beaucoup de similitudes, les mêmes anathèmes, le même dieu vengeur. Nul besoin de regarder les vidéos de Del Valle dont j'a lu les livres plus par curiosité que par intérêt, ou de lire les galimatias de Mireille Vallette pour connaître leur penchant pour le "conspirationnisme". Je dois cependant reconnaitre que Del Valle est capable de présenter ses "thèses" fumeuses sous une forme structurée ce qui est loin d'être le cas de M. Vallette. Je vous laisse donc à votre jugements à l'emporte-pièce. Maintenant que je connais vos références, j'en comprends mieux les raisons.

Écrit par : Jean Favre | 03/04/2018

@ Mr Jean Favre,

Voici pour étayer les propos de Dominique Degoumois:

https://blog.sami-aldeeb.com/2014/01/17/fatrasies-coraniques/

Écrit par : NOËL | 04/04/2018

Combattre les "djihadistes" en france et les soutenir en Syrie. Ca c'est de la politique intelligente, n'est-ce pas?

Condamner quelqu'un qui a fourni des armes à un terroriste en france et fournir des armes aux terroristes et dire qu'ils font du "bon boulot" en Syrie. Elle est belle la politique étrangère de la france.

A vomir, oui.

Qui sème la tempête chez les autres, récolte le vent chez lui. Les gouvernements français sont coupables de soutien à des terroristes.

Chercher à afaiblir la Russie par des mensonges dans le sillage des rosbifs, cette Russie qui combat effectivement le terrorisme en Syrie, c'est encore une fois soutenir les djihadistes et autres terroristes.

La france n'est pas un pays indépendant.

Écrit par : Daniel | 04/04/2018

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.