01/02/2018

Société de la haine et de la hargne

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Robert Mitchum dans « la nuit du chasseur », un film de Charles Laughton (1955).

Rien de tel que les faits-divers pour prendre le pouls d’une société. Ils vous arrivent en pleine face, sans être enrobés de mélasse oratoire. Apparemment, ils semblent ne rien à voir les uns avec les autres. Apparemment…Ainsi, il serait malvenu, à première vue, de mettre en relation l’odieuse agression antisémite dont fut victime un garçonnet de 8 ans avec la grotesque « émeute Nutella ».

Pourtant, l’un et l’autre mis en perspective apportent sur notre réel un éclairage cru au moment où nous cherchons à fermer les yeux. Ils illustrent d’un côté, la haine sécrétée par le communautarisme, cette forme collective de l’égoïsme ambiant, et de l’autre, la hargne du « tout-pour-ma-gueule ».

La haine. – Lundi vers 18h.30, un garçonnet juif de 8 ans, dont l’appartenance religieuse était clairement identifiable par le port de la kippa, des papillotes et des franges (tsitsit) à sa ceinture, cheminait à Sarcelles pour se rendre à un cours de soutien scolaire. Une bande d’ados de 15 à 16 ans l’attendaient en se dissimulant derrière des poubelles pour le jeter au sol et le rouer de coups. Pour échapper à ce passage à tabac, le petit a eu le réflexe de se cacher sous une voiture. On imagine le traumatisme. Saisi de cette affaire, le Parquet de Pontoise a estimé que cette agression avait l’antisémitisme pour mobile.

Trois semaines auparavant, dans cette même ville de Sarcelles – 57 412 habitants, un tiers appartenant à la communauté juive et un tiers, à la musulmane – une lycéenne juive de 15 ans a été frappé au visage par un homme d’une trentaine d’années. Bien que la victime portât l’uniforme de son lycée juif au moment des faits, le mobile antisémite n’avait pas été retenu par le Parquet.

La hargne. – La semaine passée à Beauvais et ailleurs, une baisse de prix promotionnelle du pot de Nutella à Intermarché a provoqué une émeute, les chalands se battant pour s’arracher cette pâte brunâtre gavée de sucre et d’huile de palme, vendue 1,41 euro le pot au lieu de 4,70. Mardi, rebelote : cette fois-ci, Intermarché bradait les couches-culottes à moins 70%, comme pour le Nutella. Et même scène déprimante – cette fois-ci à Metz-Vallières – de clients entrant en mêlée pour remplir leur panier. Que l’on n’insinue pas, à l’instar de certains médias, qu’il s’est agit d’une ruée des pauvres sur des produits à prix cassés. Condescendance bien parisienne. Parmi les nutellavores et les damnés du Pamper’s les plus déterminés, il y avait certainement des quidams au portefeuille bien garni. Rien à voir avec une émeute de la faim.

Là, je vous sens agacé. « Mais où veut-il en venir, le Plouc ? ». A ce point-ci : ces deux séries des faits-divers illustrent l’enfermement dans lequel nous piège la société présente. Enfermement au sein d’une communauté confessionnelle, repliée sur ses quartiers, son entre-soi fait de textes religieux décontextualisés, d’une culture du complot et du bouc-émissaire. Les communautés musulmanes sont souvent montrées du doigt à ce propos. Mais elles ne sont pas les seules, loin de là, à se mouvoir dans les Bastilles communautaristes.

 L’ubérisation galopante de l’économie – qui tend à transformer le patron en client et le travailleur en prestataire de service ­­– instaure le « chacun-pour-soi » au rang d’article 1er du Code de survie et l’hypercapitalisme hors-sol développe le repli sur la cellule la plus proche. La finance voulait-elle une économie sans frontière ? Voilà une multitude de murs qui se dressent ! Frontières entre confessions (et non pas « religions », ce mot contenant la notion de « relier »), frontières entre cultures d’origine, frontières entre familles, frontières entre soi et les autres.

Dans ce monde où chacun est son propre douanier, il n’est pas étonnant que l’on perde tout sens de la vie en commun, que l’on frappe un petit garçon parce qu’il est juif et que l’on se jette comme des fous furieux sur les pots de Nutella en promo.

Jean-Noël Cuénod

 

 

16:08 Publié dans Laïcité, social | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : société, communautarisme | |  Facebook | | |

Commentaires

Ha ha ha (applaudissement)! Ça fait pas depuis les années 60 que certains répètent inlassablement ce raccourci déresponsabilisant: "C'est la faute a la société..." ?

Écrit par : K. Bereit | 01/02/2018

Bon, alors, que faire? Tout le monde sait que l'homme peut être très bestial. Sans valeurs qui s'enracinent profondément par le biais du merveilleux, cela ne changera pas.

Écrit par : Rémi Mogenet | 01/02/2018

"par le biais du merveilleux"
Peut-être aussi, un peu, de la raison?

Écrit par : Mère-Grand | 01/02/2018

Film a voir gratuitement sur le site "HDS.to" plus tous les autres films mythiques de ces 100 dernières années dont "Fahrenheit 451" de François Truffaut, où on brûle les livres et où on voit de grands écrans plats contre les murs et des gens avec des tablettes en ........................1964!!!!!!

Écrit par : dominique degoumois | 01/02/2018

Le petit garçon de huit ans avec kipa, papillotes et franges avait-il choisi d'afficher son appartenance au judaïsme ou lui avait-on imposé une telle singularité, connaissant les enfants entre eux, insensée?

Écrit par : Myriam Belakowski | 01/02/2018

"Les communautés musulmanes sont souvent montrées du doigt à ce propos."

Tout le monde sait que les communautés -croyantes- musulmanes sont racistes, anti juifs, anti mécréant bref, anti non musulmans, c'est dans l'éducation, c'est inscrit dans le coran et autres bouquins en rien révélés.

Concernant le Nutella, j'ai un grand doute sur la réalité des faits. En communication le slogan est: "Que l'on parle de moi en bien ou en mal, n'est pas un problème, pourvu que l'on parle de moi"

Les acteurs de ce coup de pub ont réussit leur coup, le pot de Nutella a figuré dans tous les médias et journaux du monde.

Qu'il y ait eu des débordements, cela parait normal le QI de l'Occidentalopithèque est en baisse car en proportion de notre islamisation.
Chacun sait que les pays musulmans ont plus de mille ans de retard, ils boivent du coca cola, disposent de toutes les technologies de l'Occident et 1 seul prix Nobel pour 1,5 milliards de croyants.....

Voilà vers quoi nous allons ne soyons pas étonnés des dégâts de cette nouvelle société du vivre avec des gens au QI proche du 0

Les industriels sont extrêmement malins. Quoique, les robots ne mangent pas de Nutella ou de coca cola, ils ne fument pas, ne boivent pas, ne demandent rien, ils feraient bien d'y penser, à suivre.......

Écrit par : Pierre NOËL | 02/02/2018

Pierre NOEL

nous diriez-vous ce que symbolise, électronique ou non, votre cigarette?

Écrit par : MB | 02/02/2018

La raison saisit les règles à suivre; mais le merveilleux donne envie de les suivre. La raison sans le merveilleux est vide.

Écrit par : Rémi Mogenet | 03/02/2018

L’être humain est merveilleux, tout dépend de son éducation, son milieu parental et les milieux fréquentés.
Le passé, c'était les féodaux et autres fripouilles royales de la chrétienté. L'avenir sera sans les religions en particulier l'islam pour l'Occident.
L'idéal de vie est à repenser quitte à l'imposer une fois qu'il a été compris. Il y a urgence avant une islamisation morbide..

Écrit par : Pierre NOËL | 03/02/2018

Le problème n'est plus la pensée, les valeurs morales sont connues, la liberté, l'égalité, la fraternité, c'est clair. Le problème est de donner envie, au sein de l'action, d'épouser ces valeurs. Et cela ne se fait pas, parce que la pensée, restant abstraite, ne se déploie pas en merveilleux, ne s'insère en fait pas dans le réel quotidien.

Écrit par : Rémi Mogenet | 03/02/2018

L'idéal de vie doit être pensé en fonction de notre réalité d'aujourd'hui. Les problèmes graves s'accumulent car nous avons laissé faire les religieux, les royautés, les industriels et certains scientifiques semer leur politique au travers de -leurs- politiciens.

La pensée n'est pas abstraite lorsque la science, la finance, les industriels, les enseignants et bien d'autres comme les paysans, travaillent pour le bien de tous. Encore faut-il avoir les dirigeants, les penseurs cinq étoiles.

La pensée n'est pas abstraite lorsque le futur existe car perçu. Celui-ci ne peut exister qu'avec d'autres modèles de représentations que celui des religions, des communistes, des socialistes, des néo nazis ou autres pensées mortifères, bref, il faut penser autrement.

L'Occident a besoin d'entrepreneurs, d'indépendants, des gens hyper qualifiés, dans tous les domaines ou l'humain a des besoins. La pensée c'est du rêve, de l'imagination, de l'action, de la réaction.

Le monde d'aujourd'hui a été mis en danger avec l'islam et les armes de hautes technologies dont disposent des pays n'ayant rien à voir avec l'Occident et ses différentes cultures, ses modes de vies.

Le merveilleux n'est plus la manipulation des inconscients, ce n'est plus ce chantage au tribunal bordélisé de l'islam ou celui du christianisme, du judaïsme ou autres, faisant croire au paradis et à l'enfer des rois Sumer ou Pharaons. Le chantage est terminé.

Le merveilleux dans la pensée c'est savoir et pouvoir mourir en toute sérénité afin d'atteindre le néant et retourner à la vie organique qui est en fait la VIE.

Les créationnistes ont vu la terre plate, centre du monde. Même en s'accaparant de l'inconscient humain et des sciences, elles n'ont en fait jamais apporté de réponse à par les conflits religieux. La Laïcité a été inventée et élaborée pour cela.

le merveilleux de la pensée doit se traduire dans les faits, il doit devenir cohérent afin d'atteindre le bonheur et l'Amour. C'est aux "grands" de ce monde de donner la ligne, la vision, le rêve. Ces grands ont rétrécit depuis les énergies fossiles et les pétrodollars, le vatican et ses prélats ont également rétréci à force de vouloir sauver le soldat dieu.

Enfin, notre idéal de vie, celui imposé par le vatican et les églises réformées de tous poils –et -l'islam ressemble à ces millions de gamins qui crèvent la fin sur cette belle planète polluée aux déchets de toutes les couleurs. Cet idéal de vie s'est transformé en trillions de dollars et d'euro de dettes et de pauvres. Ils nous ont trahit et mis en danger de mort ou de dhimmitude, le tout à bas coût.
Les religions et leurs penseurs ont échoué, ils ont failli à leur mission, leur dieu a failli dans leur tête servant à penser. Place aux autres, sinon, aux révoltes et aux conflits sanglants.

Écrit par : Pierre NOËL | 04/02/2018

Aujourd'hui tous nos pays sont dirigé par la terreur, le terreur de certaines minorités qui, entre autre, contrôlent tous les trafics de drogue et la prostitution dans les banlieues! Il y a plusieurs reportages sur ces problèmes en France sur youtube! Ces réseaux de la terreurs contrôlent nos pays, contrôlent la justice et la police! Des juges en France sont étonné de voir de jeunes petits dealers arriver au tribunal avec les meilleurs avocats de France! D'où vient l'argent qu'ils utilisent pour les payer???? Il semble que ces minorités ont le droit de montrer fièrement leur identité et que l'on refuse à d'autres ce même choix pourquoi?

Écrit par : dominique degoumois | 04/02/2018

dominique, nous savons à qui profite le crime et ce n'est que la partie visible de l'iceberg car les autorités de tous les pays, y compris la Suisse, connaissent la réalité.
Ils mentent comme ils respirent. les despotes et les monarchies islamiques financent tout ce merdier afin d'imposer l'islam avec la bénédiction des prélats et autres pasteurs afin de sauver les croyances. Ils veulent des croyants et maintenant des robots.
Nous n'avons plus d'identité, place au faux peuple palestinien et à l'islam. certains prient pour que le monde aille mieux.........
Ils feraient bien de penser et s'informer.

Écrit par : Pierre NOËL | 04/02/2018

La pensée est abstraite quand elle se développe tranquillement dans les salons, et que, au moment d'agir, elle est complètement inopérante. Pour qu'une pensée morale agisse, il faut qu'elle s'insère dans l'inconscient, et pour cela, il faut qu'elle passe par l'art, l'image, le merveilleux. Il faut donc inventer un merveilleux moderne, puisque les pensées doivent être modernes, c'est ce que disait Victor Hugo, c'est ce qu'il essayait de faire, et tous ceux qui s'y refusent parlent dans le vide.

Écrit par : Rémi Mogenet | 04/02/2018

De quoi faire yodler dans les chaumières mais si nous raisonnions et "résonnions" de l'âme, de l'esprit et du cœur comme les anciens prophètes nous verrions en la montée de l'islam le signe même de la fureur divine ("lente à la colère, prompte au pardon"!!) provoquée non par seulement quelques-uns mais par nous tous, la plupart d'entre nous, à force d'égoïsme forcené, notamment.

"Le vent qui vient à travers la montagne (...) a de quoi soulever nos cœurs et nos esprits plus qu'intelligence artificielle et autres géniales perspectives.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04/02/2018

Vous prêchez un convaincu, je pratique l"Art explosif, étain plomb; entre autre. C'est bien ce que je "prêche" le cerveau est fait pour réfléchir et pour agir. La compréhension de la nature aide également, la méditation au sommet d'une montagne face à l'immensité du ciel par nuit claire est un atout.
Connaître la vie des civilisations et leurs fins dans toutes leurs typologies, sociales, guerrières, ouvre les portes de la connaissance de la véritable histoire des croyances.
les désirs des Pharaons, transformés méthodiquement en religion par AMENHOTEP est à connaître. L'ensemble de ces croyances furent transformées au fil du temps par les prêtres et moines en pensées spirituelles, en connaissances des Arts et cultures ou seuls les initiés avaient accès. Ce fut le début de la tromperie des religieux et des rois avec l'invention des paradis souterrains et des cieux, l'enfer et le tribunal céleste après la mort.
Aujourd'hui, de plus en plus de gens ne croient plus aux fables, ce fait n'est plus un problème ou une contrainte, c'est même un avantage et un moment historique pour passer à autre chose de plus grand: l'avenir des enfants et petits enfants sur une planète sauvegardée. Mieux vaut faire confiance aux écologues qu'aux verts écolos devenus des fascistes au même titre que les extrêmes rouges, bruns et noirs

le nouvel idéal de vie est là, lié bien entendu avec les nouvelles technologies, la nouvelle économie, les nouvelles organisations sociales et sociétales.

Les politiciens n'ont rien anticipé, pas plus que les religieux ou les théologiens. Nous allons vivre une très longue catastrophe qui va se conjuguer avec les bouleversements climatiques et les conflits avec les islams. La Chine reste une menace, le communisme n'ayant rien apporté qui plus est il a engendré des millions de morts et une faillite des pays communistes et socialistes.

Je ne serais plus là pour vivre et contempler le désastre que certains d'entre nous avait prévu dès les années 1990. J'ai conservé les réponses de Chirac et Giscard en les alertant sur ces problèmes économiques, sociaux et formations. Ils n'ont pas réagit ou très peu.
L'humanité a une longue Histoire celle-ci est le socle de toute réflexion sur un idéal de vie adapté au monde d'aujourd’hui. Nous commettons les mêmes erreurs avec l'islam comme nos ancêtres avec l’Allemagne nazie.

L'idéal de vie attendra la fin des conflits, bon tant pis, les gamins paieront la note....

Écrit par : Pierre NOËL | 05/02/2018

Le cerveau aide à agir bien, et consciemment, intelligemment; mais c'est une grande erreur de la psychologie moderne, de croire qu'il est à la source de l'action, la source de l'action ce serait plutôt l'estomac. Pour que l'estomac inspire des actions justes, il faut que les pensées du cerveau y descendent et en fait elles le font très peu. Cela passe par l'art, qui se situe à un seuil intermédiaire, mais encore faut-il que cela passe par des images dites archétypales, c'est à dire par du merveilleux. De fait au moment d'agir l'estomac s'impose, malgré les beaux discours, seul le merveilleux peut le civiliser, parce qu'il englobe l'estomac, et le lie à la pensée par le biais du sentiment.

Écrit par : Rémi Mogenet | 05/02/2018

@ Rémi Mogenet


Le chamanisme enseigne que c'est par le cœur que l'on se connecte à la lumière non par le mental.

Pour les gens qui font du yoga - en pensant aujourd'hui à Yehudi Menuhin grand pratiquant de cette discipline - le cœur, ANAHATA, est le domaine du sentiment "essence même de l'être" (Dr Arthur jANOV)

Les robots surtout s'ils devaient un jour nous dominer, auront-ils... auraient-ils ou feraient-ils preuve de cœur?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/02/2018

Pas du tout. Les robots ont vocation à n'avoir aucun sentiment du bien et du mal, juste à avoir des pensées abstraites sur les valeurs à suivre. Pour agir ils attendront les ordres, à peu près comme les philosophes attendent les injonctions de leur estomac. Le chamanisme et le yoga ne sont pas suffisants, à mon avis, car le coeur est aussi lié à l'obscurité, le mysticisme se lie à un spirituel vague sans voir que le "spirituel" peut aussi inspirer de mauvais penchants. A cet égard donc je serais d'accord avec ceux qui disent que la raison est indispensable.

Écrit par : Rémi Mogenet | 05/02/2018

Non, pas du tout. Le coeur est le sens de l'équilibre cosmique, et les robots sont engoncés dans la matière et ne fonctionnent pas de façon autonome, ils n'ont pas de cycle autonome.

Le mental guide le coeur vers la vraie lumière. Le désir de lumière existe toujours, mais il y faut de la lucidité, car la lumière est souvent illusoire. Il est tout à fait vrai que la tradition occidentale de la raison est indispensable à la vie morale de l'humanité et à son évolution positive. Qu'elle ne suffise pas ne veut absolument pas dire qu'il faille la remplacer par autre chose. Saint Martin, ayant vu le Christ couronné de gemmes, a déclaré que c'était une image envoyée par Lucifer. Il faut garder un esprit critique, le christianisme a constamment tenté de l'insérer dans la vie spirituelle.

Écrit par : Rémi Mogenet | 05/02/2018

Mille excuses Jean-Noël, je me suis embrouillé, j'ai oublié que j'avais déjà répondu!

Écrit par : Rémi Mogenet | 05/02/2018

Pas grave Rémi!

Écrit par : Jean-Noël Cuénod | 05/02/2018

Pour le yoga il y a un centre nerveux et de conscience, chakra, concerné par le mental, manipura, un autre pour le cœur avec les sentiments, anahata et, cognitif, pour l'intelligence, la raison: ajna

mais il faut reconnaître que par la vie parfois malmenés ou par intérêt investigation ou ... snobisme... l'on peut se tourner vers le yoga à la recherche d'un équilibre, d'une voie ou d'une direction. Madame Noutte Genton-Sunier fidèle d'Aurobindo enseignait qu'avoir conscencieusement pratiqué son yoga n'est pas avoir prié...

j'insiste car je me demande ce qui se passerait si les enfants pratiquant un yoga sérieux ne seraient pas amenés à choisir leurs priorités selon leurs centres d'intérêts en rapport avec leur potentiel authentique, leur vrai moi

et ce que cela donnerait si certains d'entre eux, une fois adultes, se tournaient vers la politique au service non d'eux-mêmes avant tout mais d'autrui en tout premier lieu... peu ou prou détachés, pas exagérément, non plus... juste ce qu'il faut... des éphémères biens d'un monde qui ne fait qu'évoluer en changeant sans cesse.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/02/2018

Je pense que les enfants doivent pratiquer l'art, dans lequel la raison est comme implicite, enfouie, comme vivant sous la surface, mais pas évacuée. La danse par exemple me paraît plus appropriée que le yoga, s'il s'agit de manier ses membres.

Écrit par : Rémi Mogenet | 06/02/2018

@Myriam Belakovsky

"Le petit garçon de huit ans avec kipa, papillotes et franges avait-il choisi d'afficher son appartenance au judaïsme ou lui avait-on imposé une telle singularité, connaissant les enfants entre eux, insensée?"

Vous vous partagez le marché ? Aux Ramadan & Co l'obsession des sionistes et vous celle des juifs.

Écrit par : Giona | 06/02/2018

@Giona

Je crains, Madame, que l'une n'aille pas sans l'autre...

Écrit par : Gislebert | 06/02/2018

Giona,

Sans vouloir parler de moi mon père auquel je ressemble était juif de père et de mère.

L'enfant se voit-il imposer ce qu'il ne choisirait peut-être pas par lui-même en l'occurrence porter kipa, papillotes ou franges lesquelles, selon souvenirs de lectures se portaient en bas d'un grand manteau (voir la guérison évangélique d'une femme qui souffrait d'un saignement).
Quoi à voir avec les frères Ramadan ou autres?

Voyez-vous, Giona, si j'en avais le temps, et le don, en plaidoyer en faveur de l'enfance, je composerais un roman policier.

Avec respect.

On demanderait soudain si quelqu'un aurait vu ensemble les deux Jésus, l'un brigand, et l'autre rabbi.
Portent historiquement le même prénom et Barrabas selon la forme grammaticale Barrabam devenant "fils du père" en quelle langue, avec quel accent s'adresse Ponce Pilate lorsqu'il demande au peuple, à la foule présente, s'il lui faut relâcher l'un ou l'autre... Jésus (Barrabam, fils du père... nom que, nous a-t-on appris, se donnait Jésus).

Le soldat qui arrête l'un des Jésus semble comme tomber à la renverse... Le roman se terminerait par une hypothèse: le brigand et le rabbi étaient-ils en fait la même personne par dédoublement de personnalité à force d'avoir été forcé, enfant, déjà, de se soumettre à ce qui lui était imposé soit être conforme à la vision de Marie suivie du rêve éclairant de Joseph.

Lorsque Jésus, à Jérusalem, fauche compagnie aux siens est retrouvé au Temple à l'écoute des Docteurs de la Loi sa réponse est-elle simple ou sarcastique exprimant, avec ironie, sa fatigue de se voir imposer d'être tout, toujours et en tous temps au service du Père éternel?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/02/2018

Ce qu'il y a de merveilleux ce sont ces chercheurs, scientifiques, utopistes, écrivains, journalistes et d'autres, qui ont permis à l'humanité de se sortir des maladies faisant des millions de morts, qui ont permis aux plus belles technologies de sortir une partie de l'humanité hors de l'obscurantisme.

le merveilleux n'est pas le dieu dans le cerveau des rois et leurs prêtres, le merveilleux c'est la vie. la foi en dieu est une croyance pouvant mener au pire, tout peut se détruire ou se construire, rien ne vaut la méditation, la pensée profonde et là la nature est mille fois plus forte que le vatican ou le temple.

Les millions de gamins qui souffrent des adultes et leur dieu merveilleux en attestent, croyez moi ils ne seront plus croyants pour la majorité s'ils en réchappe.

Les religieux peuvent toujours s'accaparer des inventions et des technologies et ainsi, faire "croare" que c'est grâce à dieu ou au mythe jésus, à allah ou autre guignol inventé, cette manipulation ne prend plus. Il faudra du temps, mais c'est la fin des religions. A méditer..........

Écrit par : Pierre NOËL | 08/02/2018

@Rémi Mogenet
"Le cerveau aide à agir bien, et consciemment, intelligemment; mais c'est une grande erreur de la psychologie moderne, de croire qu'il est à la source de l'action, la source de l'action ce serait plutôt l'estomac. Pour que l'estomac inspire des actions justes, il faut que les pensées du cerveau y descendent et en fait elles le font très peu."
J'apprécie votre manière de considérer l'être humain comme un ensemble dans lequel divers organes influent les uns surs les autres, sans que la hiérarchie traditionnelle qui va du corps au cerveau (pour simplifier) soit nécessairement respectée.
C'est un mouvement de pensée qui rappelle un peu celui qui s'est manifesté lorsqu'on a inventé le concept de Gaïa pour le fonctionnement de la Terre. En outre, ce que vous appelez l'estomac et que les anglo-saxons appellent "gut" (si j'ai bien compris ce que vous voulez dire), d'où l'expression de gut-feeling, fait également l'objet de nombreuses recherches, liées notamment à la quantité et la diversité de la masse bactérienne de nos intestins, ainsi qu'aux répercussions de celle-ci sur divers aspect de notre physiologie et psychologie.
Pour vérifier si je vous comprends bien, et j'ai parfois de la peine avec certains de vos énoncés qui font trop appel à des sentiments ou des idées religieuses ou surnaturelles (je l'écris pour expliquer d'éventuels malentendus) je donne ma propre version de votre pensée et vous pourrez me corriger si je l'ai mal comprise et en quoi si c'est le cas.
Nos émotions brutes naissent plutôt de notre contenu intestinal (ou ventre ou estomac) que de notre cerveau.
Ces émotions nous poussent à agir, mais cette action ne s'accompagne d'un choix moral dans son objectif, et peut donc aussi bien nous pousser à détruire qu'à construire, à haïr qu'à aimer.
C'est le rôle du cerveau de nourrir d'une forme morale acceptable cet élan vers l'action.
J'ajoute que par cerveau j'entends alors l'intellect (le "mind" anglo-saxon), que je scinde en deux: le simple fonctionnement logique, qui ne contient pas de ferment moral, et la raison, qui est faite de logique et de morale. Je n'ai pas mentionné le savoir, qui peut habiter les deux.
Point important et que j'affirme sans pouvoir le justifier tout à fait à ma propre satisfaction: la raison, telle que j cela conçois, ne peut pas entraîner une conduite immorale, car celle-ci est destructrice et la vie exige la construction plutôt que la destruction.
Il est probable qu'au-dessus de l'ensemble de ces diverses fonctions ou aspects de notre fonctionnement en tant qu'êtres vivants, se situe l'instinct de survie, qui peut nous faire choisir la destruction d'un ennemi même si la raison, aidée de la logique, ne nous donne pas l'assurance que cette action soit utile à la survie de l'espèce, au bien de notre société dans son ensemble, à l'ensemble des valeurs en lesquelles nous croyons et ainsi de suite. Mais, me direz-vous, dans ce cas c'est toujours le ventre qui aura parlé.

Écrit par : Mère-Grand | 09/02/2018

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