03/01/2018

La Suisse en panne sèche sur sa voie solitaire

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 « Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent.» Asphyxiée intellectuellement par la chape de plomb du blochérisme ambiant, la Suisse devrait se rappeler cette fameuse réplique de 100 000 dollars au soleil [1] en affrontant l’Union européenne.

Le Conseil fédéral en particulier, et toute la classe politique suisse en général, ne sont même plus capables de cacher leur désarroi vis-à-vis des pressions exercées actuellement par Bruxelles. La dernière en date porte sur la limitation à un an de l’équivalence accordée par l’Union à la bourse suisse. Cette équivalence a été accordée, sans limite dans le temps, aux bourses des Etats-Unis, de l’Australie et de Hong-Kong. Alors pourquoi cette discrimination ? Le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, s’est montré on ne peut plus clair ; elle est la réponse de Bruxelles au manque de progrès substantiels dans les actuelles négociations sur l’accord-cadre institutionnel. Et si Berne se montrait plus coopérante, l’UE pourrait alors revoir sa décision dans un sens plus favorable à la Suisse.

Pour ceux qui ont raté le tram des relations Suisse-UE, voici grossièrement résumée trois notions à retenir.

 

  • Equivalence boursière entre la Suisse et l’Union : elle permet aux banques et investisseurs européens de continuer d’acheter et de vendre des titres cotés en Suisse. Sans elle, c’est la catastrophe pour la place financière helvétique.
  • Accord-cadre institutionnel : la Suisse et l’Union européenne sont actuellement liés par un réseau de 120 accords bilatéraux ; pour mettre un peu d’ordre dans ce fouillis, assurer un maximum de sécurité du droit dans les relations commerciales ainsi que l’accès de la Suisse au marché européen, Berne et Bruxelles sont en train de négocier un accord-cadre.
  • Renouvellement du « milliard de cohésion ». Quand le français fédéral se mélange à la novlangue eurocrate, cela donne des monstruosités lexicales telles que celle-ci ! De quoi s’agit-il ? La Suisse participe depuis 2008 à des projets visant la réduction des disparités économiques et sociales provoquées par l’élargissement de l’Union européennes. Coût de l’opération : 1,302 milliard de francs (1,112 milliard, d’euros sur dix ans. La Suisse s’accorde directement avec les pays partenaires sur les projets qu’elle entend financer. Ce « milliard de cohésion » vient d’être renouvelé par le Conseil fédéral.

 

En portant le regard sur ces trois notions, il apparaît à première vue que le Conseil fédéral aurait dû conditionner le renouvellement du « milliard de cohésion » à l’acceptation par Bruxelles de l’équivalence boursière avec la Suisse, sans limite de temps. C’est d’ailleurs ce qu’avaient réclamé l’Association suisse des banquiers et, au sein du gouvernement fédéral, le ministre des Finances UDC Ueli Maurer. Les décisions se prenant en Suisse collégialement, le Conseil fédéral avait rejeté le point de vue de Maurer et des banquiers, préférant faire un geste d’apaisement à l’égard de la Commission européenne et ne pas barguigner sur ce milliard. C’était mal connaître la détermination de Bruxelles dans une autre de ses négociations, vitales pour son avenir, celles concernant le Brexit. La Commission européenne a donc remercié Berne pour le milliard mais lui a imposé ses conditions draconiennes sur l’équivalence boursière. C’était un signe destiné à la Suisse mais surtout au gouvernement britannique – ainsi qu’aux autres pays membres de l’UE tentés par la sortie de l’Union – rappelant que Bruxelles tient le couteau par le manche et ne compte nullement faciliter la vie de ceux qui veulent se situer hors de son sein.

Cela dit, il n’est pas du tout certain que lier le « milliard de cohésion » à l’équivalence boursière aurait été une bonne chose. Contrairement à ce que les électeurs de l’UDC persistent à croire, ce n’est certainement pas par bonté d’âme, ni par altruisme bisounours que la Suisse verse ce milliard. Il en va de l’intérêt de son industrie. En aidant les pays nouvellement arrivés dans l’UE à recoller au peloton, la Suisse s’ouvre de nouveaux marchés. Or, les exportations sont absolument vitales pour conserver le plein-emploi et la prospérité des travailleurs en Suisse.

La Suisse et l’UE n’ont pas la même horloge

Ces négociations sont fort mal engagées car les deux parties ne regardent pas l’heure à la même horloge. La Suisse tente de multiplier les passes au gardien pour gagner un maximum de temps, sachant que l’extrême-droite blochérienne (UDC) ne manquera pas de lancer sa batterie de référenda et d’initiatives populaire pour bloquer le processus. Au contraire, l’Union européenne, elle, est pressée de conclure, compte tenu de ses négociations avec Londres sur le Brexit. De plus, Bruxelles a tout intérêt à faire le moins de concessions possibles à la Suisse afin de ne pas affaiblir sa position vis-à-vis du gouvernement britannique. D’où la pression que l’UE exerce sur la Suisse pour limiter à un an l’équivalence boursière.

Certes, comme le souligne le professeur britannique Lorand Bartels dans Le Temps, cette décision de Bruxelles viole sans doute les règles de l’Organisation mondiale du commerce. La belle affaire ! Intenter une action contre l’UE auprès de l’OMC prendra plus d’une année. Un jugement favorable à la Suisse – pour autant qu’il le soit ­– n’aurait aucun effet sur la réalité. La Suisse est prise dans la nasse et ce n’est pas avec une action en justice qu’elle peut en sortir. La seule issue possible est politique. Mais les négociations sur le Brexit, associées au climat pourri instauré en Suisse par l’UDC, rendent cette seule issue bien problématique.

La Confédération est en train de payer l’addition de la « voie solitaire » que l’UDC de Blocher a su lui imposer. Pour accéder au vaste marché de l’Union malgré sa non-appartenance, la Suisse, comme évoqué plus haut, a conclu avec Bruxelles les 120 accords bilatéraux dont la refonte fait l’objet des présentes négociations. Avec ces accords bilatéraux, la Suisse a dû inclure dans son droit de nombreuses normes de l’UE. Le but était de bénéficier de certains avantages de l’Union sans en faire partie. Berne ménageait ainsi le chou de son commerce extérieur avec la chèvre de l’UDC europhobe. Jusqu’à un passé récent, cette politique s’est révélée bénéfique pour la Suisse : bonne croissance économique et chômage très réduit. Mais Berne est en train de prendre conscience que la voie des « bilatérales » n’est pas une route sans fin.

La Suisse, l’autre victime du Brexit

Tout d’abord, le développement de la nouvelle économie globalisée et la domination des grands groupes multinationaux réduisent la marge d’action des Etats à un point tel que leur souveraineté relève plus du folklore sportif que du pouvoir effectif. Ensuite, le Brexit a bouleversé la donne entre la Suisse et l’Union européenne. Afin de souder les Etats membres autour de l’UE, la Commission européenne a dû se montrer plus intransigeante que naguère face aux demandes formulées par les pays non-membres. Force est de reconnaître que le Brexit fut l’électrochoc qui a réveillé Bruxelles. Ainsi, l’opinion vis-à-vis de l’UE est en train de changer. La victoire à la présidentielle française d’Emmanuel Macron – qui avait axé sa campagne sur la promotion de l’Union européenne – en est l’une des illustrations.

Dès lors, l’UE va durcir encore ses exigences vis-à-vis de la Suisse qui devra adopter la plupart, si ce n’est la quasi-totalité des directives européennes, sans qu’elle ait son mot à dire puisque Berne ne participe pas à leur élaboration, n’étant pas membre de l’Union. Sur le plan économique, la Confédération ne peut rien sans l’Europe. La Suisse exporte plus de la moitié de ses productions vers les pays membres de l’Union et importe près des deux tiers en biens et services produits au sein de l’UE.

Blocher et son UDC grimpent maintenant aux rideaux du Palais fédéral en dénonçant « une adhésion cachée de la Suisse à l’Union européenne ». Ils n’ont pas tort. Sauf qu’ils sont les principaux responsables de cette situation !

 En prônant la « voie solitaire » – dont on voit aujourd’hui qu’elle était sans issue –, en faisant de Bruxelles le « grand Satan », le blochérisme a popularisé l’illusion d’une Suisse profitant économiquement de l’Europe sans en faire partie. Ce rêve doré est en passe de s’effondrer. Dès lors, qu’on le veuille ou non, l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne se posera à nouveau.

Certes, Bruxelles accumule les défauts : indigence démocratique, bureaucratie brouillonne, institutions incompréhensibles. Mais la réalité est là : seule l’UE dispose de la taille critique nécessaire pour que les Etats qui la composent soient en capacité de défendre leurs intérêts politiques, diplomatiques et économiques dans le concert mondialisé. Dès lors, ne vaut-il pas mieux la rejoindre pour participer activement à la refonte de ses institutions dans un sens démocratique, plutôt que subir ses diktats en restant en dehors d’elle ? Ne vaut-il pas mieux s’organiser ensemble pour affronter les monstres multinationaux genre GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) ?

Quand les types de 60 kilos s’unissent pour dire certaines choses, ceux de 130 kilos ont tendance à les écouter.

Jean-Noël Cuénod

[1] Ecrite par Michel Audiard et dite par Jean-Paul Belmondo.

11:35 Publié dans Politique internationale, Politique suisse | Lien permanent | Commentaires (37) | Tags : europe, bruxelles, ue, suisse, brexit | |  Facebook | | |

Commentaires

La Suisse a versé le premier milliard tout rond. Celui de cette année est augmenté de 257 millions pour la Bulgarie et la Roumanie et de 45 millions pour la Croatie. Si les autres pays vont encore rejoindre l'UE le le prochain "milliard" va être encore augmenté selon toute logique. Vos comptes sur dix ans ne sont pas tout à fait exacts.
amb

Écrit par : amb | 03/01/2018

En fait si je résume votre brillante synthèse de la situation, en me référant à des événements récents, on pourrait dire par analogie que l'UE joue ici le rôle du sinistre gros porc Harvey Weinstein et la Suisse celui de la petite starlette ambitieuse. Celle-ci sait que pour réussir, elle devra y passer, alors son prédateur, sûr de sa puissance et nonobstant les règles du droit et la morale, la consommera toute crue ...
On appelle ça du harcèlement politique ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 03/01/2018

L'UE doit gérer un marché où certain veulent choisir ce qui leur convient. C'est le cas de la Suisse, Angleterre, Norvège, Pologne, Hongrie.

Au bout d'un moment, je comprends l'énervement. A chaque pays correspond à d'immense négociation.

L'UE ne pourra pas éviter les négociations par cercle : Interne pour la Pologne / Hongrie et je ne sais qui. Externe pour la Suisse, Angleterre,...
et un dernier en dehors de l'Europe.

Trump n'a fait que précipiter les choses. L'Europe ne peut plus se contenter d'être un simple marché. L'alliance avec les USA étant terminé, l'Europe se doit d'avoir une politique internationale qui protège ses propres intérêts.
C'est aussi le cas pour tous les pays qui avaient confiance aux USA, Trump c'est un coup de sac dans la géopolitique, avec comme grand perdant les USA.

Dans ce contexte, l'UE a beau jeu d'être intransigeant. L'Angleterre croyait en une alliance avec les USA, et se doit maintenant, de se rapprocher à nouveau de l'UE qui garantit les intérêts de l'Europe. L'UE tient le couteau par le manche.

La Suisse est dans la même situation, seul, et ne peut compter que sur l'UE.
L'UE a intérêt que l'économie européenne marche au mieux, donc se doit de protéger les pays en dehors de l'UE. Mais elle aura ses conditions.

Si l'UE a le mauvais rôle, ses conditions restent beaucoup moins dur qu'avec d'autre puissances. L'intérêt de l'UE est "dur mais juste"

Quant à l'UDC, la géopolitique ayant changé, ce sera un casse-tête pour eux que de dénigrer une Europe qui se doit de défendre ses intérêts et par ricochets celles de la Suisse.
Souhaiter la mort de l'Europe, c'est offrir un cadeau aux ennemis de l'Europe et donc de la Suisse.

Écrit par : motus | 03/01/2018

On peut souhaiter non la mort de l'Europe mais sa refondation.

"Indigence démocratique, bureaucratie brouillonne, institutions incompréhensibles.
Diktats (...) sans que la Suisse ait un mot à dire

sans avoir oublié l'assurance donnée par Madame Calmy-Rey: que l'on ferait entrer la Suisse dans l'UE en "biaisant" parce que l'on sait que le peuple appelé à voter refuserait l'entrée dans l'UE

n'y sommes-nous pas pratiquement entrés comme, selon les vœux de Madam Calmy-Rey, si de rien n'était...!?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 03/01/2018

M. Cuénod,

Votre idéalisme et votre absence de sens critique et de (hélas très répandu dans la masse de vos confrères bobos-gauchos-bisounours), relayés par une gauche idiote coupée de la réalité à la Levrat est exactement ce qui savonne la planche de nos diplomates qui doivent négocier avec l'UE.

Nous nous présentons faibles face à l'UE qui a beau jeu de miser sur nos divisions internes.

Le seul objectif de l'UE est effectivement de faire peur aux candidats à la sortie en saignant à blanc les anglais et en faisant une pression inacceptable sur notre pays.

Que ferait-on de ces milliers de fonctionnaires inutiles et parlementaires européens incapables de se comprendre et aux visions tellement éloignées les uns des autres ?

Etes-vous naïf au point de ne pas vous rendre compte que "l'élection" de Marcron est en fait une manoeuvre de ses amis du CAC 40 pour qui le grand marché est une poule aux oeufs d'or ??

Les deux lignes de réalisme de votre texte "indigence démocratique,..." ne suffisent pas.

Est-ce votre idéal que de vous raccrocher envers et contre tout à cette construction hétéroclite ? Cela m'attriste de vous le dire mais avec ce genre de réflexions vous êtes vraiment un fossoyeur de notre pays qui a déjà trop changé en 15 ans.

Nous n'avons pas attendu les bilatérales pour commercer avec nos voisins.

Le jour où vous perdrez votre emploi à cause d'une restructuration "globalisée" où d'un journaliste "importé" au tiers de votre salaire vous réfléchirez autrement, mais ce sera trop tard.

Bien à vous

AP

Écrit par : A. Piller | 04/01/2018

Pour mieux apprécier la note M. Cuénod, ne manquez pas ce complément d'information sur l'UE:

https://www.youtube.com/watch?v=eEb2kXtzxrQ

Écrit par : V. Henriot | 04/01/2018

Verser un milliard à U.E., c'est verser un milliard dans un tonneau des danaïdes, U.E. oblige ! Lorsqu'on paye, on le fait pour avoir quelque chose en retour. Si on a rien, on ne paye pas. Quant au gros de 130 Kg, il suffit de le faire maigrir, par exemple, rien ne nous empêche de signer des accords séparé, notamment avec l'Angleterre, la Norvège, la Pologne et l'Hongrie, peut-être avec d'autres pays, notamment ceux qui aimeraient avoir un milliard ? Et pourquoi pas créer avec ces dernier une union Européenne des pays Libre. Diplomatiquement parlant, ce serait intéressant.

Écrit par : Bodmer | 04/01/2018

Monsieur Cuénod, pour nous convaincre que la Suisse devrait rejoindre l’UE ou du moins se plier à la volonté de cette dernière, vous nous dites:

"Ne vaut-il pas mieux s’organiser ensemble pour affronter les monstres multinationaux"

Ridicule et de mauvaise foi, car cest justement l'UE qui défend les intérêts des monstres multinationaux et des plus riches:

-Pourquoi croyez-vous que le glyphosate n'a pas encore été interdit par l'UE malgré le fait que ce produit soit cancérigène? Vous nous direz probablement que cette décision de l’UE n’a pas été prise pour favoriser la multinationale Monsanto!

https://www.letemps.ch/monde/2017/11/27/glyphosate-autorise-cinq-ans-plus-lunion-europeenne

-Pourquoi l'UE a-t'elle signé le CETA (accord de libre échange avec le Canada) sans consulter les peuples et quitte à mettre leur santé et le climat en danger? Certainement pas dans l’intérêt des multinationales rétorquerez-vous!

http://www.liberation.fr/debats/2017/09/21/ceta-le-gouvernement-sacrifie-la-sante-et-le-climat-aux-interets-commerciaux_1597870

Et si on a échappé au TAFTA (accord de libre échange avec les USA si cher à l’UE et au “gentil” Obama), accord grâce auquel, entre autres, des multinationales pourraient faire des procès aux états et leur demander des millions de dollars de dédommagement si elles s'estiment lésées par les lois de ces derniers, eh bien, si on a échappé au TAFTA c'est grâce à Donald Trump, ce qui nous fait d'ailleurs beaucoup mieux comprendre pourquoi il subit les foudres des tous les mondialistes qui détiennent la majorité des médias. Le CETA n'est d’ailleurs qu'un cheval de Troie avec lequel l'UE espère détourner le refus du TAFTA par Trump:

https://www.youtube.com/watch?v=LCssMMpTatQ

Vous nous dites également que l’UDC fait de l’UE “le grand Satan,” mais dites-nous, M. Cuénod, que faites vous à longueur d’année sinon de faire de l’UDC et de tous ceux qui défendent les libertés de leur peuples vos “grand Satan”?

Cessez donc de vous moquer du monde pour faire passer vos idéaux mondialistes. Plus personne n’est dupe!

Écrit par : Anne M. | 04/01/2018

@ V. Henriot
Le lien envoyé par vous est certes intéressant mais pas tout à fait exact. Le conférencier cite la Suède comme un grand pays-contributeur et pourtant Suède a versé 3 334 milliards à l'UE et la Pologne (grande bénéficiaire seulement, selon lui) a versé quand même 3580 milliards. Il a oublié de dire aussi que la France est troisième pays-bénéficiaire derrière la Pologne et Espagne en 2011. La France est le pays qui a reçu en 2011 le plus des subventions au niveau de la politique agricole commune (8,7 milliard d'euros). Source: figaro.fr du 26 mai 2014 avec toutes les données pour les autres pays.

Écrit par : amb | 04/01/2018

@amb
Avez-vous écouté cette conférence de 3h en entier pour pouvoir vraiment la juger? Moi oui, et la très grande majorité des faits qui y sont exposés sont vérifiables et vrais. Pour être juste vous devriez le faire. l'UE n'en sort pas grandie vu toutes ces magouilles écoeurantes digne de la mafia!

Écrit par : P. Perret | 04/01/2018

La Suisse est ou fut un pays libre, indépendant et neutre qui a fait ses preuves de solidarité non "solitaire"! pendant la Seconde guerre mondiale tous femmes, hommes vieux comme jeunes chacun dans son coin ou sphère mobilisés.
Avec amour de son pays en même temps que net rapprochement avec les autres Etats.

La suggestion, par Anna M. ci-dessus, n'est-elle pas à retenir en se fondant, par exemple, sur l'accord conclu concernant le CETA sans avoir consulté les peuples pour travailler "activement" à la refondation de l'UE?

Apprendre à ne pas dire toujours oui dès qu'il s'agit de gains ou profits entre et pour riches exclusivement, avant tout! avec marché rien que marché choisi, décidé officiellement, sans éthique.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04/01/2018

@amb:
Cette conférence date de décembre 2011 et vous nous citez un article du Figaro de 2014. Il est donc normal qu'il y ait une différence, mais le reste décrivant l'attitude odieuse de l'UE est toujours d'actualité.

Écrit par : J. Cort | 04/01/2018

@ J. Cort
L'article en question a été écrit "... selon dernières données disponibles en 2011 ...".
amb

Écrit par : amb | 04/01/2018

M. Cuénod à la brillante et longue carrière journalistique comme ses lecteurs de longtemps l'ont noté n'a pas besoin d'aller se documenter des années en arrière. Son expérience lui a sans aucun doute fait observer que le public peut avoir oublié ou pas prêté suffisamment attention à l'actualité, pour les uns, sans s'y intéresser quant à l'"ancienneté" pour les autres... "jeunes"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04/01/2018

J'y croyais dure comme fer à cette Europe comme j'ai cru aux balivernes du curé, de l'évêque, des politiciens et des autres. Il y en a des gros et des moins gros, des petits et des grands, des riches et des pauvres ou des moins riches, des sans dents.......

Cette Europe est un clan aux multiples facettes et intérêts. Cent fois ils nous ont répété qu'ils allaient s'attaquer aux paradis fiscaux dont Juncker, Muscovisidose, Hollandouille, Sarko le nain et maintenant Macron et sa grand-mère.

-Cette Europe n'est pas celle des nations ni des peuples puisque la fiscalité, les salaires, les systèmes sociaux, pour ne prendre que ces exemples vont du simple au double ou n'ont aucun rapport.

Merkel à joué seule avec les migrants mais a soutenu Sarkozy et Obama, Blaire, Berlusconi et compagnie pour détruire des pays arabo-musulmans afin d'ouvrir les portes à une main-d'oeuvre à bas coût, croyante, dont une majorité est antisémite et anti-Occident soit-dit au passage.
Dans l'intérêt de qui? Il fallait "protéger" nos intérêts, notre -patrimoine- fossile énergétique et tout et tout?

le vatican soutient cette politique, normal la monarchie patriarcale et ses satellites monarques et industriels veulent des croyants, quitte à convertir ces migrants au christianisme. les lèches bottes protestants de la HPP suivent cachés derrière les soutanes, les imams n'en peuvent plus de rire dans les mosquées aux prières racistes du vendredi.

Cette Europe nous détruit lentement mais sûrement tel un cancer. Rien qu'en France le déficit des énarques, (et autres détraqués de politiciens inféodés) est de 2500 milliards d'€ !

la France va devenir la Grèce le Portugal et Chypre; si la Suisse veut suivre le même chemin sans issue, qu'elle y aille mais en connaissance de cause.

Ce n'est pas une question de poids mais d'intelligence, de culture, d'idéal de vie partagé, (rien à voir avec le vivre ensemble avec l'islam) enfin, il me semble........

Écrit par : Pierre NOËL | 05/01/2018

@amb
Vous n'avez toujours pas répondu à ma question: Avez-vous écouté cette conférence de 3h en entier pour pouvoir vraiment la juger? La plupart des faits sont vérifiables, mais de ça vous ne dites rien!

Écrit par : P. Perret | 05/01/2018

L'UE et tous ses avantages expliqués en détails:

https://www.youtube.com/watch?v=JnklnGk4yKM&feature=youtu.be

Écrit par : Major Tom | 05/01/2018

@ P. Perret
Oui, je l'ai écouté. Vous avez raison.
amb

Écrit par : amb | 05/01/2018

Pierre NOEL,

Il faut relire le plan Kalergi (que l'actualité confirme).

Métissage des masses.
Masses à rendre un soupçon moins intelligentes pour être mieux manipulables.

Il y a un certain temps les journalistes informaient.
Vint celui du cynisme enveloppé par un brin d'humour.

Imitateurs et Grands Guignols.

Aujourd'hui, à part quelques remarquables et nobles démarches, il convient de faire ressentir plus que d'informer.

Emmanuel Macron mijote une loi concernant ce qui passerait aux yeux du pouvoir pour être des "fake news"!

Il serait utile de confier à des spécialistes réelleme3nt autorisés et intègres l'étude de vidéos concernant Emmanuel Macron en train de parler: son visage, les traits, expressions, etc., sa voix les intonations certes, mais également, pour ne pas dire avant tout, ses gestes et non seulement ses gestes mais ces derniers en rapport avec son langage et le sens... et motivations de ses paroles.

Les migrations devraient être bien discernées: climatiques.
Indiscutables.

Mais là où il y a la guerre il faut non l'attiser mais y mettre la paix.
Et pour la misère comme la précarité soigner, nourrir, réconforter en même temps que restaurer ou mettre en place des pouvoirs de partage, non d'iniquité, de cruauté comme de rapacité.

Bonnes Fêtes à vous.

Puissent les rois mages nous donner de leurs nouvelles... demain.

Écrit par : Myriam | 05/01/2018

Cher Monsieur,

Merci pour votre analyse qui ne manque pas de pertinence, même si je suis désaccord avec certaines thèses évoquées, notamment celle faisant de l'UDC la responsable du ressentiment européen. Je suis apolitique au sens partisan du terme, et ne vote donc jamais pour une composition politique ou une autre. Mais il m'arrive de voter pour des personnalités tous bords confondus. Je pense que l'Union européenne se débrouille très bien toute seule dans ses contradictions, son autoritarisme, pour se saborder elle-même. Nul besoin de l'UDC.
Quant à votre conclusion, citant Audiard, vous prenez un raccourci maladroit à mes yeux. Certes, l'union fait la force et beaucoup en conviendront. Cependant, je vois mal en quoi le fait d'adhérer à l'Union permettrait de combattre les monstres multinationaux, comme vous vous plaisez à les nommer. Ou alors nous ne parlons pas de la même Union européenne. Mais aux dernières nouvelles, elle reste inchangée à ce jour : celle qui se bat pour des accords type TAFTA, TTIP censés justement donner les pleins pouvoirs aux multinationales face aux Nations. C'est donc bien de cela qu'il s'agit et de rien d'autre en adhérant à l'Union; l'acceptation aveugle d'un libéralisme paroxysmique et dévastateur au détriment des peuples qui la composent.

Écrit par : Didier Bastet | 05/01/2018

He, les suisses: le choix est simple. Soit un raprochement avec lUE et les benefices qui ressortent, soit "au revoir" UE et le prosperite de la suisse. Votre choix.

Écrit par : Big Bill Broonzy | 06/01/2018

Les Suisses prennent une majuscule et vous conseille d'ouvrir un Bescherelle.

Écrit par : Laurent Lefort | 06/01/2018

"conseillent"

Écrit par : Laurent Lefort | 06/01/2018

Oui, c'est clair, sauf que le petit "s" est fait expres pour soulignier le petit mentalite "superieur" de certains d'extreme droite. Over and out.

Écrit par : Big Bill Broonzy | 06/01/2018

Et les autres erreurs,est-ce aussi fait pour passer pour un demeuré ? Il semblerait que les fils se touchent chez truc muche.

Écrit par : Laurent Lefort | 06/01/2018

Et les autres erreurs, c'est pour passé pour un déficient mental ?

Écrit par : Laurent Lefort | 06/01/2018

"passer". Pas facile avec le portable que de rédiger ne serait-ce deux phrases correctement.

Écrit par : Laurent Lefort | 06/01/2018

l'adhésion à l'UE donne le sentiment de tomber dans un piège à rats et les bonnes raisons avancées le fromage qui attire et fait tomber dans le piège.

Refonder l'UE de l'intérieur tel un ver rongeur de pomme?

Une femme souhaita être déportée dans un camp de concentration des nazis pour y installer une antenne médicale.

Déportée, selon ses vœux, comme les autres, elle y claqua.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/01/2018

L'UE a été fondée sur un mensonge : "La guerre, plus jamais cela"! alors qu'il s'agissait d'affaires de charbon et d'acier.
Nul immeuble ne tient sur de mauvaises fondations et, à propos de la Loi, Hillel l'Ancien enseignait de "ne pas faire à ton prochain ce que tu ne voudrais pas qu'il te fÎt" tout le reste, précisait-il à propos de La Loi, toujours, n'est que commentaires.

De même... l'argumentation la plus solide fondée sur de fausses données est la source même de la schizophrénie.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/01/2018

Comme beaucoup d'adeptes pro UE, vous tentez de faire passer l’indépendance pour de l’isolationnisme ou comme ici "une voie solitaire". Or pour moi l’indépendance est une valeur fondamentale et positive, d'ailleurs d'après le dictionnaire ses antonymes sont:

assimilation
assujettissement
collier
conformisme
connexion
connexité
contrat
cumul
dépendance
esclavage
interdépendance
joug
lien
obédience
sujétion

Alors a chacun de choisir son camp.

Écrit par : Eastwood | 07/01/2018

@Jean d'Hôtaux
Votre métaphore avec l'affaire Weinstein est truculente, et c'est tout à fait avec cette même délectation que l'UE avait, par la déclaration de l'intègre monsieur Juncker, mijoté cette réponse qui a douché les illusions de notre gouvernement paresseux qui veut qu'on prenne ses capitulations pour des négociations.
Avec un tel précédent au test, il n'est même pas garanti qu'avec un accord-cadre institutionnel (et non pas commercial) que la Suisse obtiendra un minimum de respect et "d'autonomie".
La reconnaissance définitive de notre place boursière n'est qu'une carotte devant l'âne pour le faire avancer. Serait-on prêts à se suicider pour cette hypothétique reconnaissance?

Un accord cadre dans la bouche de ces voyous, veut dire un contrat qui acte les capitulations - il est déjà prêt-rédigé par eux: la reprise intégrale des directives - cet accord leur ouvrira la porte à la destruction de tous les piliers sur lesquels le peuple a construit son pays. A commencer par nos institutions démocratiques rendues inopérantes. Même pour la bourgeoisie, ou pour l'industrie des gros profits, quel intérêt auront-elles à voir le pays réduit au rang de la France désindustrialisé ou de la Pologne au misérable salaire?
Il faut en être conscient. Seuls les pays suffisamment forts, signalés d'une bonne note dans ses papiers, conserveront encore une parcelle de souveraineté d’État - je m'entends du gouvernement qui, lui seul, décide pour son peuple. Puisque la Suisse est le dernier avatar à s'être inventé une certaine démocratie directe.
Le gouvernement suisse est déjà à plat-ventre devant cette commission de fonctionnaires aux pouvoirs exorbitants, ne vaut-il pas pour nous de le liquider nous-même avant et de nommer une autre équipe (Conseil Fédéral au scrutin universel) plus légitime, plus rompue aux négociations parce que plus réaliste et expérimentée?.

La société et l'économie ne se limitent pas à quelques années ou à quelques pays boîteux de l'UE. Suivons la santé de ce corps malade et observons vers quoi il se dirige ou se perd. Le monde est vaste. L'Europe n'est plus le fer de lance dans ses fiefs de prédilection. Il est urgent de porter son regard au-delà du club en pleine tension de règlement de comptes. Ne serait-ce que pour nous de rester serein, de ne pas donner prise aux sanctions (l'UE ne sait faire que ça qui verrouille son économie)... et surtout d'économiser ses énergies pour des échanges et accords commerciaux et économiques qui ne prennent pas notre peuple et ses institutions en otage.

A croire que nos europhiles sont des carrioles sans moteur qui se font remorquer. Ne voient-ils qu'on est en train de nourrir une Europe Allemande...Oui! Un empire Allemand dont son petit peuple se paie pauvreté et précarité comme ceux de ses colonies de l'Est?

Conclusion: ma condition sine qua non est que l'UE quitte l'OTAN
Une Suisse Neutre et humanitariste est incompatible avec une Europe guerroyeuse.

Écrit par : Beatrix | 07/01/2018

La Suisse est solidaire.
Le prouve, l'a prouvé et le prouvera.

Malheureusement pas au point de refuser de faire passer les Droits de l'homme à la poubelle lorsqu'il s'agit, comme il est arrivé du temps de Madame Calmy-Rey, de conclure des contrats d'importance avec la Chine.

La solidarité de la Suisse avec l'extérieur (du pays) n'exclut-elle pas un tantinet trop la solidarité qui serait celle de la Suisse envers ses propres habitants moins bien lotis?

Ce qui ne signifie en rien une démission s'agissant de la recherche, en tout, de la vérité.

Jung l'assurerait à Monsieur Cuénod: les personnes à la recherche de la vérité "en tout" connaissent des moments de solitude désertique, certes, mais sans effacer pour autant en eux les dons de sollicitude comme de solidarité.

Écrit par : Myriam | 07/01/2018

Grand invité au blog de M. Pierre Jenni il y a quelques temps le fondateur de Terre des hommes qui n'était pas un homme violeur mais "pénétrant" a dit, dans les années septante, que "par son indépendance et sa neutralité la Suisse est un pur joyau entre les nations,"

Ce qui introduit... le mantra célèbre du joyau dans la fleur de lotus

Le joyau, la Suisse
La fleur de lotus, les nations:
la "Suisse pur joyau entre les nations"!

Parce qu'indépendante et neutre.

Écrit par : Myriam | 08/01/2018

@ Big Bill Broonzy:

Vous osez nous dire "He, les suisses: le choix est simple. Soit un raprochement avec lUE et les benefices qui ressortent, soit "au revoir" UE et le prosperite de la suisse. Votre choix.'

Argument primaire et stupide sans le moindre argument. Donc selon vous l'UE n'apporte que des avantages?

Voici le vrai visage de l'UE faite par les hyper riches pour les hyper riches:

https://www.youtube.com/watch?v=JnklnGk4yKM&feature=youtu.be

Écrit par : Major Tom | 08/01/2018

Désolé Major Tom pour la "discrimination" mais il m'est viscéralement impossible de visionner la capsule youtube que vous nous proposez. La ton et la voix du commentateur m'hérisse le poil à un tel point que je n'arrive pas à me concentrer sur ses propos.

Écrit par : Soldat Jim | 08/01/2018

Le Professeur Pierre Hillard, spécialiste du mondialisme, présente son dernier ouvrage "Atlas du mondialisme" que je recommande vivement à tous ceux d'entre vous qui sont intéressés par le mondialisme,la mondialisation et l'UE. Ce qu'il dit nous fait comprendre l'origine de ce qui se passe par exemple dans le cas de la Catalogne et la partition des territoires. Il parle aussi de fondations dont on ne parle jamais et qui pourtant jouent un rôle capital comme la Fondation Berteslmann et la French American Foundation qui recrute les cadres mondialistes de demain (Juppé, Hollande et nombre de ses ministres, Macron et son premier ministre, Christine Ockrent, Bill et Hillary Clinton etc.)

https://www.youtube.com/watch?time_continue=18&v=efs5-94weMk

Écrit par : Laurence | 08/01/2018

Pierre Hillard, quelqu'un qui dit ce qui est, a subi toutes sortes d'ennuis menaces de mort y compris.

Notre pays cède en tout à l'UE selon ce qu'annoncé par Madame Calmy-Rey, on le redit, comme "les Suisses n'accepteront pas d'entrer dans l'UE nous les y feront entrer en "biaisant"!

Le Nouvel Ordre Mondial prévoit tout pour les riches entre riches juste, en parlant par image, une rognure d'ongle pour les autres.

L'avenir aux riches entre riches seuls: youpi, la joie!?

Écrit par : MB | 09/01/2018

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