08/03/2017

François Fillon affole ses rats

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Mea culpa. Les filloneries se succèdent à un rythme tellement rapide que le pauvre Plouc est parfois dépassé. Il n’est pas le seul, c’est sa piètre consolation. Il écrivait donc dans son papier paru samedi dans les deux Julies, celle de Genève et celle de Lausanne, que le parti Les Républicains avait tourné la page Fillon. Grosse erreur.

Il faut dire que la semaine dernière, chaque minute apportait son lot massif de défections dans les rangs du candidat conservateur qui ne conservait plus grand-chose en matière de partisans. Le quotidien Libération avait même publié sur son site le « compteur des lâcheurs de Fillon ». Qu’il tournait vite, ce compteur ! Les rats quittaient le Titanic avec un turbo dans l’arrière-train pour se propulser plus rapidement sur les flots déchaînés. Et les voilà qui prenaient abri dans la grande roue pour la faire tourner de plus en plus vite … 50 défections … 120… 200… 305…

Le Titanic de Fillon est devenu une coquille de noix – même pas un pédalo hollandais – mais enfin, le capitaine reste crispé sur le gouvernail. Impossible de l’en déloger. « Trop tard » a dit Juppé qui pensait aussi « trop cher » en songeant au coût monstrueux d’une campagne électorale, alors que le candidat adoubé par la primaire, tient la cassette aux euros. Et vous voyez Fillon lâcher une cassette, vous ?

Affolement chez les rats. Que faire ? Continuer à faire tourner la roue dans le sens « défection » ? Se retourner pour qu’elle s’agite dans le sens « retour » ?

Certains continuent dans le premier sens, songeant que le rafiot Fillon se fracassera dès le premier tour en les entraînant dans son naufrage. D’autres, se ravisent en tournant dans le second sens, de peur de rater un morceau de fromage au cas où. Comme d’habitude, les rats centristes tentent d’aller dans les deux sens. Ils veulent bien revenir dans l’embarcation, même pourrie, mais à condition que le capitaine leur donne des croûtes de comté supplémentaires et tout en faisant savoir qu’ils pourraient bien changer d’avis. Là, on les croit sur parole. D’autant plus que le destroyer Macron, dont les nickels scintillent sous le soleil des sondages, croise dans leurs eaux.

Quant à savoir, s’il est élu, comment François Fillon pourra bien gouverner le paquebot France dans de telles conditions, cela n’intéresse pas les rats ; une seule passion les aveugle : entasser des circonscriptions gagnables aux élections législatives. Ils refusent de voir cette grosse chatte qui se dandine vers eux pour les croquer.

Jean-Noël Cuénod

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17:52 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : fillon, macron, présidentielle2017, france | |  Facebook | | |

Commentaires

"Paquebot" mot cher au cœur des Le Pen!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 08/03/2017

Ce qu'il y a de bien avec les politiciens c'est qu'au niveau bassesses, ils sont toujours capables de faire mieux, de descendre encore plus bas! Là c'est le fond du fond des abysses, c'est très très bas! Voir près de 200'000 personnes avec des drapeaux français, sur cette place, pour moi qui ne suis pas "filloniste", ça m'a ravis! La nique au conducteur de vespa, (le moi, même pas président)! Je suis sûr que beaucoup de français vont voter pour lui, à cause de sa détermination, et face à tous les autres, gauche/droite, droite/gauche, qui sont encore plus escrocs que lui! bayrou et bien d'autres doivent déjà se mordre les doigts!

Écrit par : Degoumois Dominique | 08/03/2017

Eh oui, ces médias chéris-bien-pensants-mondialistes-écolos-justiciers....

Ceux-là mêmes qui voyaient Mme Clinton 45e président US et voient le jeune Macron président avant l'heure.

Rira bien qui rira le dernier.

Une seule chose est sûre, François Hollande ne sera pas le prochain président, pour le reste, il faut attendre le 7 mai.

Écrit par : jacphil | 09/03/2017

Bayrou qui affirmait n'avoir pas l'ambition d'être élu et qui annonçait travailler sur un projet, Bayrou non sans ressources matérielles, n'a aucune raison à propos de Fillon de se mordre les doigts.
Considérant l'élection à la présidence comme un moyen non comme un but Bayrou en ce qui le concerne lui-même et lui-même pour les siens est parfaitement à l'aise.
C'est sa force..

En revanche les malades atteints durablement auront appris sans allégresse qu'Emmanuel Macron s'il était élu commencerait par renchérir le prix des médicaments ce qui n'est pas sans faire penser aux temps de l'élection du Président Sarkozy.
La ministre de la Santé d'alors, Madame Bachelot Narquin, annonça immédiatement, petit doigt recourbé comme autour de l'anse d'une tasse de thé, une légère hausse des médicaments.

Écrit par : mob | 09/03/2017

A propos de rats, pas un seul député salarié à l'Assemblée nationale, à la "représentation" nationale.
Ce qui revient à dire que les ministres eux-mêmes ne vont pas "au bureau" et qu'il n'y a aucune raison qu'ils se gênent à propos d'emplois fictifs. ou non, disposant de l'argent que leur vaut le peuple des gens salariés à leur gré et convenance... pour leurs bons plaisirs, également tels voyages "accompagnés" au frais de la "princesse" comme on dit.
On a souvent représenté en caricature le couple alité lui enroulé dans l'ensemble des couvertures et duvet, elle sans rien.
En imaginant qu'elle se plaigne lui peut lui dire d'acheter un second lit... elle lui répondre qu'en ce cas ce second lit pour elle se trouvera dans une autre chambre.
Ils sont désormais désunis.
Telle est la situation en un monde dominé par la finance.
Si on pratique le yoga le chakra du bas représente la terre avec la pulsion matérielle et le chakra du sommet de la tête la pulsion spirituelle.
Nous vivons aujourd'hui avec la pulsion spirituelle (néocortex) au service de la pulsion matérielle(cerveau élémentaire, archaïque, reptilien) soit à rebours du bon sens.
A quoi les sur privilégiés répliqueront qu'en ce qui les concerne rien n'empêche l'art et la culture et qu'ils n'en ont rien à fiche avec les autres qu'eux-mêmes.
Et ma foi, si le bon peuple est bien content comme cela, pourquoi s'en faire sauf que si j'avais une vingtaine d'années il ne serait plus question pour moi de prendre le risque "fondé" de mettre au monde des êtres condamnés à "rien", désormais.
On note que si dans nos pays on a supprimé la peine de mort on a par cupidité morbide mis en son lieu et place pour le plus grand nombre possible la condamnation à vie, soit à sous vivre ou survivre.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 10/03/2017

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