30/12/2016

De l’impossibilité d’adresser des vœux pour 2017

BonVent17LaDôle.jpg

Présenter ses bons vœux se révèle opération particulièrement laborieuse, tant les tuiles du monde semblent mal arrimées et menacent de tomber sur nos crânes. Les sondeurs d’opinion étant aussi myopes que les voyants pour horoscope, une seule certitude: rien n’est certain.

En 2017, Trump exercera sa présidence dans le brouillard le plus épais. Nous fera-t-il la divine surprise de nous décevoir en bien, comme l’on dit chez moi ? A-t-il fait sciemment l’imbécile pour attraper des voix et sitôt entré à la Maison Blanche révèlera-t-il des ressources d’intelligence qu’il s’était évertué, avec un succès éclatant, à cacher ? Cet ami des pétroliers s’abstiendra-t-il de jeter des jerricanes d’essence sur le conflit israélo-palestinien ? Brisera-t-il l’accord sur le nucléaire avec l’Iran en limitant la casse? Parviendra-t-il à ne pas perdre son bras de fer contre la Chine ? Réussira-t-il à ne pas se faire rouler dans la farine par son allié, pour ne pas dire complice, Poutine ? Trump veut mener sa politique étrangère à coup de « deals ». Cette méthode sera-t-elle plus efficace que celle utilisée par l’administration Obama ?

Nous sommes condamnés à l’espérer en se disant que le pire n’est jamais sûr.

La France aussi aura un nouveau président. Depuis la victoire surprenante de François Fillon à la primaire de la droite, personne ne prend le risque du pronostique. De toute façon, le successeur de François Hollande héritera d’une pétaudière qui menace d’exploser. L’Allemagne aura un nouveau parlement fédéral qui risque fort d’accueillir l’extrême-droite. La Grande-Bretagne aura entamé la procédure de divorce d’avec l’Union. Or, les divorces commencent souvent par une rupture à l’amiable pour se terminer dans le déballage sordide.

Le pire n’est jamais sûr, disions-nous. C’est vrai. Mais tout de même, le meilleur semble improbable. Alors, la Plouquette et le Plouc (photo au sommet de La Dôle) vous souhaitent bon vent pour nous protéger des zones de tempêtes.

Jean-Noël Cuénod

18:43 | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | |

Commentaires

En regardant la photo au sommet de La Dôle... on peut dire qu'il soufflait en ces lieux un vent tumultueux.

Comme tous les couples on imagine qu'il peut arriver
que vous vous disputiez.

A vous lire, Monsieur Cuénod, votre style parfois violent...comment ne pas se demander comment Madame Cuénod riposte?

En regardant bien la photo... s'il n'y a vraiment plus rien à faire à part riposter quand-même et quoi qu'il en soit...

à part vous...mordre!?

Vœux rieurs... ceux d'une mouette sur votre beau lac de Genève.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 31/12/2016

joli le souffle! @JN Cuenod, mes meilleurs voeux à l'actif journaliste-écrivain & bon blog 2017 à vous tous !

quant aux voeux que nous nous devons en Suisse, va falloir s'atteler et à Schengen II et à se défendre de la non-application bernoise des votations du 9 février 2014

quant aux français, la pétaudière c'est pour ses citoyens qui ont laissé faire Valls & son dernier coup: son décret du 6 décembre est passé dans le silence; où il a placé la cour de cassation sous contrôle gouvernemental - ce qui est anticonstitutionnel, mais les français n'ont plus de contre-contrôles des pouvoirs étatiques - disparus sous Sarko>Hollande, incapables de refonte de la Ve.

@Myriam Belakovsky: pourquoi "votre" beau "lac de Genève"? sauf pour de petits esprits à la vue courte, ce lac majestueux s'appelle "le Léman" et il est là pour tout le monde; bonne année chez vous

Écrit par : divergente | 31/12/2016

@ divergente

Parce que je crois avoir lu que Monsieur Cuénod est Genevois et que les Genevois nomment le lac Léman lac de Genève.
Mieux vaut un petit esprit à la vue courte que pas d'esprit du tout.

Bons vœux.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 31/12/2016

" et que les Genevois nomment le lac Léman lac de Genève "
mais d'où sortez-vous ça?

je venais de vous le dire, comment aurais-je du vous l'écrire?
m'avait semblé inutile de vous le souligner - mais on se trompe souvent avec vous: alors notez que citoyenne CH, suis native de Genève où je vote aussi.

Madame Belakovsky, préférable de ne pas s'entêter dans ces idées fallacieuses et cette-fois pas sympa l'idée, le truc "lac de Genève" étant plutôt rejeté des vrais suisses du coin car réducteur et possessif, signe de chauvinisme à la française, ignorant des nyonnais et du reste des habitants lacustres, négativement perçu du moins côté suisse des rives du Léman

poil pas gratté dans votre sens - mon pseudo n'a pas rôle de séducteur, mais trop nombreux sont les lecteurs résidents de Genève à ne pas faire la différence, au point que ça suffit, on a assez de ces ignorants qui nous font passer pour des étrangers dans notre propre pays :-)

Écrit par : divergente | 31/12/2016

@ divergente


En arrivant en Suisse, il y a longtemps, on m'a dit qu'il y avait dispute à propos du nom de ce lac.
Pourquoi vous mettez-vous dans un état pareil?
Monsieur Cuénod étant genevois j'ai imperceptiblement souri en parlant par écrit du lac de Genève que, vaudoise de Villeneuve, je nomme depuis toujours lac Léman.

Calmons-nous.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 31/12/2016

Lac de Genève ou lac Léman? Plusieurs raisons historiques donnent des explications à cette gentille polémique que certains estiment comme vitale pour la Suisse et la France. Genève a été chef-lieu du département français du Léman de 1798 à 1813 et a joué ce rôle important dans la région, même pendant l'époque de la République helvétique. A l'école primaire, jusqu'aux années 60, il était clairement imprimé "Lac de Genève" sur les cartes de géographies. Cela est toujours le cas aujourd'hui dans la plupart des cartes étrangères (Lake of Geneva, Genfersee). Nos parents et instituteurs nous ont aussi rabâché que le lac de Genève était la partie du lac Léman qui s'arrêtait à la ligne Yvoire-Prangins, ce qui figure encore sur certaines cartes. Le politiquement correct actuel exige la dénomination Lac Léman, cela par respect dû aux Savoyards et Vaudois voisins des Genevois. Actuellement, certaines autorités politiques genevoises (pas toutes...), en "guerre froide" avec celles du canton voisin (Vaud), ont fait adopter la raison sociale "Grand Genève", jetant ainsi de l'huile sur le feu de la discorde; les Genevois n'attachent vraiment aucune importance à ce prétendu Grand Genève et respectent désormais l'appellation lac Léman. Et cela fait partie des affaires clochemerlesques franco-valdo-genevoises. Cela n'a en fait jamais eu d'incidence sur le cours du franc ou la valeur des perches.

Écrit par : Gilles Bourquin | 01/01/2017

L'opposition valdo-piogresque est vieille comme la Savoie, la Bourgogne, la Suisse (Berne) et continue de nous faire marrer. Surtout quand cela énerve les Genevois (voir le billet de Danijol qui se vexe des humoristes vaudois...).

Écrit par : Géo | 02/01/2017

Bon an, mal an... BONNE ANNEE 2017 J-N Cuénod!

Écrit par : Patoucha | 02/01/2017

Géo, "L'opposition valdo-piogresque est vieille comme la Savoie, la Bourgogne, la Suisse (Berne)
et continue de nous faire marrer"

surtout, n'hésitez pas à partager en 2017 ce qui vous fait marrer avec ça

par exemple comment vous éclatez-vous de ce truc unilatéral qu'est l'obligation de transmission automatique des données bancaires - sens unique bien sûr de la Suisse à la France, imposée 2017 par le fisc français

à ce que cite Gilles Bourquin, p'têt préciser aux imbéciles heureux que

- si Genève était devenu chef-lieu sur territoires environnants: ville occupée, ce truc fut décrété par Napoléon

- de 1798 à 1813, c'est Napoléon qui, histoire de financer ses guerres, ses ambitions, ses campagnes de Russie... a envahi et occupé la Suisse la Belgique, l'Autriche jusqu'au congrès de Vienne, son abdication sa défaite

- méthode Napoléon. Le chti mec avait envahi militairement les plus riches pour que ça lui rapporte: en Suisse (Genève, Valais, Berne etc) et maintenu le pays sous occupation française, par application de ce chantage:
"si vous ne voulez pas de guerre, va falloir payer".

- faut croire, au vu du grand-Genève et de la situation désastreuse aggravée des salariés suisses de Genève, que de telles méthodes de profit sont restées ancrées dans les gênes françaises: pour preuve ce montage du grand-Genève, hors cadre démocratique suisse. Voeux 2017: reconnaître l'illégitimité juridique suisse des fondements du cadre III et précédents, de ce grand-Genève.

Géo, riez tant que vous en écartez les conséquences,
tant que vous ignorez ce que veut dire licenciement immédiat à sec pour remplacement par frontaliers suivi de rejet de recrutement parce que suisse car c'est pour "l'harmonie des équipes"
tant que vous ignorez ce que devoir quitter son logement avant fin de mois et trouver un toit sous 3 semaines veut dire
tant que vous ne connaissez pas les 2 situations précédentes cumulées avec le fait d'être un parent célibataire
tant que vous ignorez ce que signifie revivre ces 3 situations de jobs en jobs tous les 3 ans toujours et encore pour remplacement par frontalier puis tous les 6 ou 3 mois en jobs temporaires où votre salaire se rapproche de celui d'une femme de ménage - mais sans les cotisations au 2e pilier, voire les congés restant impayés
où ne vous reste plus qu'à formuler le voeu pieu de ne plus avoir à soutenir semaine après semaine, un collègue harcelé car suisse compétent mais solo, par des frontaliers incompétents car moins payés mais nombreux et donc en meute, jusqu'au dénouement - votre licenciement ou le suicide de la victime, ou les 2

Écrit par : divergente | 02/01/2017

Vous divergez, divergente. On parlait des relations Vaud - Genève. A préciser peut-être, parce que cela vous a échappé, qu'un Vaudois est 1/3 Savoyard, 1/3 Bourguignon et 1/3 Bernois...
Vous me parlez Napoléon, je vous parle de Jean-Villard Gilles...
Sur le reste, je suis passablement d'accord avec vous.

Écrit par : Géo | 03/01/2017

Géo, ah ben complètement. disons que j'ai glissé un quart de tour sur votre "opposition valdo-piogresque", en référence au club du grand-Genève cité. Et pire, j'avoue mon désintérêt pour l'adn vaudois -des lustres que Vd joue socialiste-fonctionnaire dans l'arc lémanique

Écrit par : divergente | 03/01/2017

"des lustres que Vd joue socialiste-fonctionnaire dans l'arc lémanique" Ce n'est que trop vrai et je le déplore autant que vous. Mais c'est mieux à Piogre ?

Écrit par : Géo | 03/01/2017

mieux à Piogre ? sans comparaison! à Piogre sont tranquilles et s'auto-régénèrent, les bénéficiaires de cette république bananière, occupés à se gratter le dos en conseils d'administrations mués en mutuelle. ne craignant nulle obligation d'action en justice, décisions de pouvoir fermement tenues en mains propres. mandats tenus sans obligation de résultat. élus satisfaits de ressortir en 2016 sous label de 'la fonction bien remplie à reconduire', les listes de décisions en faveur du désemploi, sous enchère etc promises pour les bilatérales 2004 - jamais appliquées.

ouèpe, le manège confédéral de Piogre ne tourne pas rond. vision politique sur la touche stop depuis les années nonante, le Piogre ne sait plus que tourner en ronronnant entre-soi, qu'importe si sans budget, tout en votant un budget de +750 millions pour travaux d'une gare stockée en centre-ville demandés il y a +100 ans, auxquels une solution Weibel de moins de 1 million était pourtant sur la table. Crashés sur la touche "en berne", un FER et un syndicat de l'économie réseautent en blogs fermés, une ministre des finances fait comme si elle l'était, sans aucun sens face à rentrées d'impôts et des postes d'emplois en liquidation, les dépenses d'apparat fastueuses les écoles en dégradation gérés par un comité de pilotage d'élus nous répétant
quel succès la Suisse et nous devons à l'immigration-portes-ouvertes, histoire de continuer entre deux-eaux à remplir les engagements pris les petites affaires entre copains- refiler la gestion de services même régaliens à l'étranger et faire comme si la Suisse était dans l'UE, vendre les TPG aux RATP parisiens, donner les marchés BTP du CEVA aux français Vinci & Co, SNCF & Novel - les 2 en faillite, la question est: comment ces endettés ont obtenu les faveurs de nos élus à Piogre, dont les instructions aux électeurs étaient de lui refiler le MAH en sus du CEVA, à cette starchi.

2016, Piogre a atteint le stade de son auto-décadencendéconfiture en cycle hors contrôle, s'est habitué à s'autoféconder de son produit : une immigration de masse illimitée aux motivations limitées à 1 salaire

devenus trop nombreux ces migrants économiques résidents sur listes, à voter 'au cas où' du bulletin pré-mâché, ont fait l'affaire de coreligionnaires, de +en+ nombreux would-be prophètes hors-sol, accros d'une ambition stagnante autour du nombril, en quête de lumière sur la scène, incapables d'écrire ce dont ils parlent ou de parler des écrits de leurs voisins. Faire place et bétonner pour eux à résulté en: baisse des standards & qualité de vie, des revenus & des valeurs immo, hausse des coûts des dépenses sociales et surcharges des services régaliens

mais surtout Piogre a détruit et perdu sur le 1er de tous les tableaux: 2017 c'est la fin, avec la décrédibilisation induite par les instances élues, du rôle de répartition solidaire des impôts

voeux en ces dé-buts 2017: remplacer le mot Genferei - un rat est un rat - par le nom des affaires-leurs mandataires

Écrit par : divergente | 03/01/2017

Les commentaires sont fermés.