19/10/2016

Les Souterrains du Temps et l’espace des songes

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Le cinéaste Georges Combe est un gone. C’est-à-dire un enfant de Lyon. Mais « gone » signifie aussi, en étymologie grecque, « angle » (polygone, hexagone etc.). C’est-à-dire cet « espace entre deux lignes qui se croisent ».  Et l’humain, gone de tous les azimuts, vit au centre de ce croisement entre ligne du ciel et ligne du sol.

Caméra au cœur, Georges Combe a découvert d’autres angles mystérieux, ceux formés par ces réseaux souterrains, à la structure géométrique complexe, situés sous la Croix-Rousse à Lyon et nommés « Arêtes de poisson ». Des réseaux qui vont le mener à Miribel certes, mais bien plus loin, à Rome et à Jérusalem notamment.

 Il en a fait une œuvre complète ­– Les Souterrains du Temps - Arca Mundi qui se décline sous deux formes : d’une part, un coffret contenant les deux DVD de la version longue du film (trois heures trente) ainsi qu’un livre de 300 pages, Notes sur images, rédigé par le cinéaste qui est également agrégé ès lettres (vous pouvez acquérir ce coffret, DVD et livre sont inséparables, en cliquant sur cette zone) ; d’autre part, un film version « cinéma » d’une heure trente qui sera bientôt présenté à Paris (lire les dates et lieux à la fin de ce texte).

  Ce que Georges Combe y a découvert, dans ces célestes entrailles, va bien au-delà de l’anecdote et même de l’intérêt historique. Devant sa caméra et son micro, historiens et archéologues tentent de percer ce mystère. Tentent, car comme des truites dans un torrent, les « Arêtes de poisson » vous glisse des mains. C’est sans doute à un physicien, l’impressionnant Philippe Guillemant (lisez de toute urgence sa Route du Temps), que l’on doit l’éclairage le plus puissant. En se fondant sur la physique quantique, Guillemant trace des hypothèses qui bouleversent les notions de passé, de présent et de futur.

Car ces « Arêtes de poisson » remettent, elles aussi, en question l’espace et le temps, tels que nous les vivons. Ou plutôt tels que nous croyons les vivre… Personne ne sait qui les a construites, ni pourquoi ni quand. Romains, Gaulois, Templiers, militaires du XVIe siècle ? Toutes ces questions restent ouvertes. Mais ce ne sont pas forcément les plus intéressantes. Citons-en d’autres.

Pourquoi en 1796, le célèbre franc-maçon lyonnais, Jean-Baptiste Willermoz, achète-t-il les terrains situés au-dessus des « Arêtes de poisson » pour une somme considérable ? Ce soyeux avait du bien, certes, mais n’a-t-il pas fait cette acquisition pour le compte de tiers restés inconnus ? Willermoz est le principal concepteur d’un système maçonnique, le Régime Ecossais Rectifié, qui est encore pratiqué de nos jours. L’un des rituels rédigés par l’ésotériste lyonnais précise que le pavé mosaïque « couvre l’entrée du souterrain du Temple ». Les souterrains, semble-t-il, ont attiré Jean-Baptiste Willermoz comme des aimants…

Pourquoi existe-t-il des correspondances étonnantes entre les souterrains de Lyon, de Rome et de Jérusalem ? Georges Combe pose ces questions, avance des hypothèses et surtout relie des faits, sans asséner des vérités, sans affadir le mystère qui doit rester entier.

A la fois rationnel et mystique, le film de Georges Combe peut se regarder de différente manière mais il nous atteint au-delà de la raison discursive pour nous plonger dans une sorte de bain d’hypnose. A certains moments, nous ne suivons plus les explications, nous sommes entrainés ailleurs. Les « Arêtes de poisson » nous conduisent alors vers nos propres souterrains. Y ferons-nous de mauvaises rencontres ?

« Les Souterrains du Temps-Arca Mundi » est plus qu’un film, plus qu’une œuvre, c’est une expérience de vie.

La musique, une des passions de Georges Combe, y tient une place éminente. Comment pourrait-il en aller autrement ? Ces « Arêtes » en forme de tubes d’orgue ont-elles célébré la musique des sphères en clef de sous-sol ? Et si elles symbolisaient le Diapason divin qui donne le « la » à l’Univers ?

Jean-Noël Cuénod

NE MANQUEZ PAS LE PASSAGE EN SALLES DES « SOUTERRAINS DU TEMPS-ARCA MUNDI » (VERSION 1h.30) !

A Paris

Cinéma L’Entrepôt. 7, rue Francis de Pressensé, XIVe arrondissement.

  • Mardi 8 novembre 2016 à 19h. 45
  • Mardi 22 novembre à 19h. 45

A Meyzieux

Cinéma Meyzieux. 27, rue Louis Saulnier, 69330 Meyzieux

  • ­Vendredi 18 novembre à 20h.

A Lyon

Cinéma Saint Denis. 77 Grande rue de la Croix-Rousse 69004 Lyon

  • Samedi 19 novembre à 17h.

BANDE ANNONCE DU FILM

 

17:42 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cinéma, ésotérisme | |  Facebook | | |

Commentaires

Une cure psychanalytique est forte parce que la pensée ne connaît ni temps ni lieu.

Une patiente déclara qu'enfant en voyant la (g...) que les grandes personnes peuvent tirer on appelle le ciel au secours.

Elle précisa s, comme salade ... O, comme ovosport --- s comme salade ...
ce qui désigne l'apprentissage du morse

elle se trouvait à la fois au jour de l'année en cours en même temps que loin dans le temps, enfant, en un tout autre lieu, autres heures et temps.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/10/2016

P.S. Je précise qu'en remontant par palier de l'inconscient au conscient il y a des "strates":


"Terre s'ouvrit
terre fendit

lorsque le roi Renaud
de guerre vint, ou revint,
portant ses tripes en ses mains..."!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/10/2016

"...espace entre deux lignes qui se croisent (...) croisement entre ligne du ciel et ligne du sol
en rapport avec le nom Miribel
Le Régime Ecossais Rectifié n'est pas étranger au christianisme (si je ne m'abuse)

J'avais prié pour que le souvenir précis de la mort de mon petit frère me revienne en tête. Je le voyais debout sur une cuve puis tomber dedans.
Arrive l'un de mes fils. Après manger nous allons prendre le café au bar au bas de mon immeuble. Nous ne trouvons pas libre la table habituelle.
Entre un couple. La coiffure d'elle me fait penser à ces toiles d'acier un peu savonneuse avec lesquelles on nettoie les casseroles. Et, sur le sommet de la tête de cette dame une mèche qui forme une sorte d'anse.
Le lendemain matin inhabituel petit déj complet... je suis comme fascinée par le pot de confiture couvercle ôté et, soudain, comme un souffle et... passe devant moi la coiffure de la dame avec l'anse, la mèche de cheveux qui vient se poser sur le côté du pot de confiture et ... la cuve avec une poignée sur laquelle se tient mon petit frère, donc, non "sur" la cuve mais sur la poignée de la cuve. Alors il se penche et voit quelque chose au fond qu'il veut rechercher d'où l'accident.

Assis à la table habituelle j'aurais vu entrer le couple mais sans y prêter attention.
Je n'aurais donc pas été "frappée" par cette coiffure évoquant les tampons d' acier savonneux.

Acier savonneux évoque par "métal" et "savon" les lessives avec les cuves dans lesquelles autrefois on lavait le linge.

En suivant l'article présent: sans me dire que mon petit frère était mort (il avait deux ans, moi, quatre) une dame de la ferme me conduisit auprès de lui en me disant qu'il était "parti au ciel pour un long voyage"!

"Ces "Arêtes" (en fin d'article) en forme de tubes d'orgue ont-elles célébré la musique des sphères en clef de sous-sol? Et si elles symbolisaient le Diapason divin qui donne le "la" à l'univers

rejoint mon absolu présent où j'initiai hier encore une personne à propos de la clé de fa comme de celle de sol

pour dire que le ciel (un petit frère "parti au ciel pour un long voyage")

une loge maçonnique ouverte au christianisme

Si je n'avais pas prié y aurait-il quand-même eu le passage de ce couple me permettant ce retour en mémoire?

Synchronicité, assurément:Quelle en est l'origine

... les "desseins de la Divine Providence!?


Non pour parler de moi ce témoignage en forme de question.





mais tout au départ, selon ce nom de Miribel un croisement regard possible parce que pas assise à ma table habituelle


étrange

Écrit par : Myriam Belakovsky | 27/10/2016

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