19/08/2016

Il y a 80 ans, Garcia Lorca était fusillé

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 Le 19 août 1936, les gardes civils aux ordre de Franco traquent l’un des plus grands poètes espagnols, Federico Garcia Lorca (1). Ils le débusquent chez un autre poète Luis Rosales, le trainent dans un ravin près de Grenade et le fusillent. 80 ans plus tard, la terre andalouse n’a toujours pas rendu le corps de celui qui l’a célébrée avec tant de ferveur.

Durant cet été 1936, le général Franco trahit la République espagnol qu’il était censé défendre en provoquant l’une des plus sanglantes guerres civiles de l’histoire européenne. Ses troupes contrôlent l’Andalousie. Alors qu’il habitait Madrid, Federico Garcia Lorca ne peut résister à l’appel de sa terre andalouse et, malgré les dangers, se rend dans les environs de Grenade, comme chaque année à pareille époque.

Peu après son arrivée, le Rossignol d’Andalousie doit fuir les franquistes. Il n’est pourtant ni dirigeant politique ni militant, Garcia Lorca. Il est bien pire: un poète et écrivain de théâtre qui est devenu la voix des paysans andalous. Et pour ses bourreaux, gardiens des vertus très catholiques, son homosexualité est une provocation de plus qui mérite bien douze balles dans la peau.

Un rapport de police rapporte de façon lapidaire que Federico Garcia Lorca a été passé par les armes et enterré dans un ravin très difficile à localiser. Tellement difficile qu’à ce jour, personne n’a retrouvé sa dépouille. En 2008, le juge espagnol Balthazar Garzon avait ouvert une enquête sur les crimes du régime franquiste, dont l’assassinat de Garcia Lorca.  Un an après, des fouilles furent entreprises dans un ravin à Viznar, non loin de Grenade. En vain. Comme si elle voulait conserver son amant, la terre andalouse n’a pas rendu le corps du poète. L’enquête contre les massacres du franquisme a été abandonnée par la suite car les tabous laissés par la dictature sont aussi vivaces que le lierre sur un mur en ruine.

Cela dit, hier, une juge fédérale d’Argentine, Maria Servini, a décidé de redémarrer cette enquête pour retrouver les restes du poète et reconstituer les circonstances exactes de son assassinat. Pour ce faire, elle s’appuie sur le principe de compétence universelle en matière d’atteinte aux droits de l’homme.

Si les franquistes sont parvenus à cacher son cadavre, ils n’ont pu empêcher la voix du poète de retentir dans le monde. Pourtant, ils n’avaient pas ménagé leurs efforts en interdisant la publication de ses ouvrages jusqu’en 1953, année qui a vu paraître en Espagne ses œuvres prétendues «complètes» mais atrocement mutilées par les censeurs du Caudillo. Depuis le décès du tyran en 1975, Federico Garcia Lorca est à nouveau à l’honneur dans son pays. Et sa mort continue à faire un bruit du tonnerre comme l’avait prophétisé Aragon dans son poème Un Jour, un Jour (in Le Fou d’Elsa) :

Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime

Sa protestation ses chants et ses héros,

Au dessus de ce corps et contre ses bourreaux

A Grenade aujourd'hui surgit devant le crime

 

Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu

Emplissant tout à coup l'univers de silence

Contre les violents tourne la violence

Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue (…)

Garcia Lorca est né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros, dans le domaine de son père, propriétaire terrien. Il vit sa prime enfance en liberté parmi les bergers, les peupliers qui bordent les rivières Cubillas et Genil, les grands champs inondés de soleil. Sa grand-mère et ses tantes l’initient aux fables et légendes qui peuplent l’imaginaire du peuple andalou mais aussi à la poésie de Victor Hugo. Cette expérience première irriguera toute son oeuvre. Loin de se complaire dans une description des paysages, il saisit leur essence, évoque la sage folie des légendes et met au jour la nature en son surréalisme. Le temps n’a plus de limite. Il n’est donc plus le temps. Il est un état d’être permanent, l’état de poésie, comme le disait le poète genevois Georges Haldas, grand admirateur de l’écrivain andalou. En voici un témoignage avec le poème Baile (Bal) tiré de l’un des plus célèbres ouvrages de Federico Garcia Lorca, Romancero Gitano (d’abord en espanol, puis en français avec la traduction de Josiane de Carlo).

 

La Carmen está bailando

por las calles de Sevilla.

Tiene blancos los cabellos

y brillantes las pupilas.

 

¡Niñas,corred las cortinas!

 

En su cabeza se enrosca

una serpiente amarilla,

y va soñando en el baile

con galanes de otros días.

 

¡Niñas, corred las cortinas!

 

Las calles están desiertas

y en los fondos se adivinan,

corazones andaluces

buscando viejas espinas.

 

¡Niñas,_corred las cortinas!

 

Elle danse, la Carmen,

Dans les rues de Séville.

Blancs elle a les cheveux,

Brillantes les pupilles.

 

Fillettes, tirez les rideaux!

 

Sur sa tête s’enroule

Un serpent jaune,

Et elle va, rêvant au bal,

Avec des galants d’autres temps.

 

Fillettes, tirez les rideaux !

Les rues sont désertes,

Et tout au fond on devine

Quelques cœurs andalous

Cherchant de vieilles épines.

 

Fillettes, tirez les rideaux !

 

Quels seront les cœurs andalous qui trouveront les ossements du poète? Peu importe répond son ombre:

Rien n’est plus vivant qu’un souvenir.

 Jean-Noël Cuénod

(1) Dans Les 13 dernières heures de la vie de García Lorca, publié fin juin, l'historien espagnol Miguel Caballero Pérez conteste les différentes versions plus ou moins officielles se rapportant aux circonstances qui ont entouré la mort du poète. Il l’attribue à une vengeance de la famille Alba, ennemie des Garcia Lorca, que l’écrivain avait rudement attaquée dans sa pièce La Maison de Bernarda Alba. Cela dit, la thèse d’un meurtre commis par des franquistes n’est pas pour autant écartée. La haine familiale des uns s’est-elle alliée à la fureur antirépublicaine des autres, qui sait ?

ESPACE VIDEO

15:49 Publié dans Poésie L'Or du temps | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : garcialorca, poesia, espagne, franco, vidéo | |  Facebook | | |

Commentaires

On dit que les poètes ne font que semblant de mourir...

Fillettes ne tirez pas les rideaux, ouvrez grand les fenêtres!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 19/08/2016

Superbe, tant les textes que la vidéo. Merci de nous rappeler quelques fondamentaux de l'humanité

Écrit par : Daniel Neeser | 19/08/2016

Quelques fondements ou vestiges d'humanité ne donneraient-ils pas à penser qu'aujourd'hui on ne devrait pas tant parler des martyrs morts d'hier mais des victimes ou martyrs d'aujourd'hui lesquels souffrent encore: prisons syriennes, par exemple

sévices tortures viols jeunes garçons décapités eux aussi(odeur de sang et de sueur à l'accueil

au nom d'Allah le Miséricordieux, toujours (quoi que l'on prétende à propos de ce qui est ou n'est pas l'islam ou de l'islam).

Parler des fusillés (véritables sucres d'orge les fusils de jadis au vu des encourageants moyens de sophistication contemporains avec la capacité de faire souffrir civils comme soldats un max!

Ce poète, au sein de Gaïa, est-il réellement à déterrer en vue d'une ou deux postures de plus?

Regard d'un poète, d'un inspiré, sans doute qui tantôt incita quelqu'un à passer d'un clavier à un autre pour lui dire ce qui ne se révèlera pas ici.

On le redit, les poètes ne font que semblant de mourir:
"Quand ceux-ci se tairont les pierres parleront" (évangiles)

Écrit par : Myriam Belakovsky | 19/08/2016

Une triste histoire.

Les vers évoquant les serpents sur la tête des femmes, quoique ce soit une image devenue banale et venue de l'antiquité, me plaisent.

Quel était le chef d'accusation exact? Ce n'est pas très clair. Je suis allé en Andalousie et on célèbre la mémoire du poète fusillé, mais aussi des prêtres assassinés, c'est assez équitable, c'est beau, de voir un pays réconcilié.

Écrit par : Rémi Mogenet | 20/08/2016

Un tout grand merci pour ce beau billet.
Lorca est bien vivant ici en Espagne, tant au théâtre que dans les écoles...

Vous parlez joliment de son enfance, il en parle lui-même dans des interviews et en 2011 j'en avais traduit une partie que vous pouvez lire ici si vous le souhaitez.
http://espacesinstants.blog.tdg.ch/archive/2011/02/19/la-nature-l-enfance-et-lorca-la-naturaleza-la-infancia-y-lor.html

Cordialement.

Écrit par : colette | 20/08/2016

Merci, Colette, pour ces fragments concernant la vie, la nature, l'enfance de Lorca.

Puisse l'amour des peupliers et de la terre - le temps des gitans - l'emporter sur férocité comme aveuglement,

Hitler, également, aimait et parlait aux arbres... comment savoir ce qu'était son monde intérieur

fait d'amour, de confiance
ou d'effroi voire de terreur?

Souffrances, rages nous concernent tous et les bourreaux de naguère comme d'aujourd'hui sont des êtres qui a priori ne sont pas monstrueux (Hannah Arendt à propos d'Eichmann)!

Contagion d'un "humain" poète et musicien de moi à peu près inconnu. Lu l'article de Jean-Noël Cuénod, comme les enfants un peu demeurée je regarde intensément la photo de Lorca: j'y "vois" Dinu Lipatti

Piano, Roms ou gitans (quelques compositions musicales de ce pianiste) retour à Lorca:

L'Or qu'a!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/08/2016

Jean Ferrat chante Federico Garcia Lorca

https://www.youtube.com/watch?v=rdl_0Qkbogk

Écrit par : Charles 05 | 21/08/2016

Merci, Charles 05

Jean Ferrat génial!

Mais comment mettre un terme aux monstruosité contemporaines comme de toujours en faisant se "défiger" ceux qui estiment qu'un monstre l'est UNE FOIS POUR TOUTES alors que l'on avance (de même Simone de Beauvoir à propos des femmes) que l'"on ne naît pas forcément monstre mais qu'on peut ou risque de le devenir"!?

Non plus la recherche du châtiment à partir du crime mais la recherche de la cause dont le crime n'est "que" conséquence.
De même pour les maladies.

Hitler? moche comme un pou. Pourquoi, lui aussi, (Lorca) parlait-il avec les arbres?
Pour Hitler, perles: dents jaunes

Refus de lui laisser faire ses preuves en vue d'un accès à l'école d'architecture

Chômage

"Du pain pour les ouvriers"! Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien "refrain" connu du Notre Père

Manifestations dispersées par le gaz


d'autres...ceux d'Auschwitz

La revanche, un plat qui se mange froid

La roue tourne au... TOURNIQUET!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/08/2016

Joliment dit @Myriam, le pain quotidien.

Pour les peuples que nous agressons ( le nous sont nos gouverneurs) comme les Africains, Libyens, Vietnamiens, Afghans, Pakistanais, Syriens, Irakiens, yémenites, embargos contre l Iran, Cuba, Syrie ...etc.., ces peuples, eux , leur pain quotidien n est plus tout simplement le blé qui devient très rare mais leur pain quotidien est leur Vie et ils prient sans résultats, hélas: " Notre Père qui est aux cieux, donnes nous notre pain (vie) de ce jour (…) et délivre nous du mal (Terroristes coupeurs de tête musulmans et des terroristes non forcément musulmans qui gèrent « à merveille » les missiles, les drones, les bombes à neutron comme au Yémen et autres bombes nucléaires et bientôt le Laser…) Pour ces derniers dont des Pays occidentaux non musulmans et golfistes qui sont tous des pays carrément pro-terroristes et Pour des siècles et des siècles. Amen.

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 21/08/2016

Je souhaiterais insister: aller rechercher les restes d'un corps humain n'est-ce pas une atteinte au droits de l'homme à commencer par le droit de reposer en paix?

Et que l'on veuille bien se mêler de ses propres affaires...?

Redémarrer une enquête étant tout autre chose.

"Laissez-moi dormir... en paix.

De même l'ensemble des analyses concernant le corps d'un pharaon d'Egypte, ses maladies ou infirmités communiquées... de quel droit... à qui de droit au nom de quel "droit"!?

Avant tout, désormais, s'amuser ou se passionner tout en se faisant grassement payer à touchoter, fouailler, fouiner sans pudeur ni respect?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23/08/2016

Le jeune Omrane, photo, ces derniers jours, lui aussi psychologiquement parlant a été "fusille".

Inspirés par Terre des hommes, photo d'Omrane en tête, toujours, on l'entend le jeune Omrane:

"Je ne retournerai pas sur ma planète
et les moutons
auront mangé ma rose


Comme l'aurait écrit, "exprimé" un regretté auteur et journaliste à 24heures, Henri-Charles Tauxe: "de la belle ouvrage"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 24/08/2016

On parle coran mais si l'on commençait par la paille et la poutre des évangiles on admettrait qu'il faut du côté du catholicisme, comme du protestantisme! faire son choix (c'est à propos de Garcia Loca exécuté par des gardiens et bourreaux très catholiques en rapport avec son homosexualité.

La Bible n'empêche par l'amour entre hommes, amitié très passionnée, mais ses manifestations physiques.

La vision de Jean sur le sein du Seigneur peur évoquer aussi bien un rapport homo que l'aspect maternel de Dieu qui a "matricie" et "nourrit" le mystique ou croyant "Comme une(...) rassemble ses petits"!

Si Jésus pensait que l'homosexualité vécue physiquement est un péché (du moment que les textes lui font affirmer qu'il n'est pas venu abolir la loi (cinq premiers livres de la Bible)et les prophètes on peut se donner la peine de relire les passages où ce rabbi recommande de jeter plutôt ce qui du corps ("membres") ferait pécher sous peine de se trouver jetés dans la géhenne au Val-de- Hinnom.

On est d'accord: soit on sublime l'amour entre gens de même sexe(en aucun cas on refoule ou "nie" ou pas d'accord? on ferme Bible évangiles compris.

Habileté du pape François interrogé à ce sujet, l'homosexualité, sa réponse: "Qui suis-je pour juger?" Gloussements d'admiration.

Toutefois, il n'y a pas si longtemps, les psys voyaient en l'homosexualité signe de conflits entre pères et fils ou mères et filles.

Sans connaître les sites abominables de sexualité déviée TV je dirais que je crois que nous sommes tous avec le temps qu'il faudra (ne jamais (...) plus haut que son(...)! hétéros comme homos invités à passer à l'étape de la sublimation des sentiments sans pour autant renoncer à la procréation en niant hypocritement le plaisir accompagnant cette étape.

Lumière et conscience (correspond yoga parlant au centre nerveux et de conscience ajna).

Pour le bien de nos descendants admettons que nous évoluons par étapes
non pas tant "vertueuses" qu'intelligentes: "entendantes"...d'entendement.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 26/08/2016

A un protestant:

les "vertus très catholiques" ne sont-elles pas par ce mot, catholique, universelles?

Non homophobes... forcément!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 28/08/2016

On pleure un poète Rossignol d'Andalousie passé par les armes.

Au risque de déplaire je redis qu'il faut une autre éducation et que si je fondais non une secte mais quelque chose qui viendrait d'élan du cœur cette société se nommerait solidarité

Solidarité sur le terrain non par dossiers, préavis ou autres enquêtes.
Nous allons de villes en villages chantait le pasteur Burnand telle l'équipe d'il y a deux mille ans fréquentant non les hôtelleries de luxe mais ce que possible voire un jour chez des amis riches un jour au clair de lune... avec une vocation, un appel.
En l'honneur de ce poète, je ne crois pas aux grands mots, je prie de bien vouloir admettre que, depuis Moïse suite à Abraham Ismaël et Isaac de nombreux progrès ont été accomplis mais sortis, des dogmes, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain et je voudrais inviter vos lecteurs, Monsieur Cuénod, ceux qui sont capables de laisser de côté leurs habituels préjugés, idées fixes ou carcans de se rendre par Internet moteur de recherche sur abbé Jules Bulliard qui présente des aperçus de textes de Maurice Zundel qui enseignait que le Dieu de Jésus n'est plus celui de l'Ancien Testament.
Pour ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain comprendre qu'une société solidaire doit sauvegarder ce qui donna qu'on le reconnaisse ou non ses titres de noblesse ("Vous êtes des princes", évangiles, adressé pratiquement à d'humbles porte faix, voir Sinbad le marin, Psychanalyse des contes de fées, Bruno Bettelheim) au christianisme.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 30/08/2016

Theodorakis chante F. Garcia Lorca, le Gitan....

http://www.dailymotion.com/video/x244p75_mikis-theodorakis-romancero-gitano-federico-garcia-lorca_music

Écrit par : Charles 05 | 17/09/2016

Theodorakis chante F. Garcia Lorca, le Gitan....

http://www.dailymotion.com/video/x244p75_mikis-theodorakis-romancero-gitano-federico-garcia-lorca_music

Écrit par : Charles 05 | 17/09/2016

C est hors sujet certes , libre à Mr J.-N.Cuenod de me publier ou non.

Dans le camp du Yarmouk en Syrie, les palestiniens ont eu une patrie de substitution jusqu à que Daech avec ses drapeaux noirs, noirs comme la nuit, sombres comme un rideau noir qui nous tombe devant les yeux et que nous ne voyons plus rien.

Ayman jouait le piano dans les Rues désastrées du camp de Yarmouk et qui ressemblaient à Stalingrad étant donné qu il était avant professeur de musique. Il jouait jusqu au jour où un terroriste de Daech est arrivé et qui lui disait: »C est quoi cet engin ? » Il lui répondit: « C est un piano, vous ne savez pas ». Le barbu :"Non c est quoi ce truc?". "C est un instrument de musique qui s appelle le Piano". Le barbu:"Mais la musique est interdite, ne le sais tu pas?". Ce dernier va chercher une jéricane d essence depuis son pick up, il arrose le piano et lui met le feu....
(Navré pour les 20 sec de pub avant…)
http://edition.cnn.com/2015/09/02/middleeast/isis-syria-yarmouk-piano-player/

Écrit par : Charles 05 | 17/09/2016

Encore sur Frederico Garcia Lorca,

https://www.youtube.com/watch?v=AQHD-XOLUVE

Écrit par : Charles 05 | 17/09/2016

Cette histoire de piano confirme ce qu'est la bête noire du bouddhisme: l'ignorance.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 17/09/2016

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