SOL SANS BOUSSOLE

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 La forge des éclairs prend la terre à témoins

A jets continus pluie et feu sur nos chairs

Nous marchons hagards sur des chemins qui s’effacent

Des gerbes de rires jaillissent çà et là

Comme des fougères surgissant des fossés

Des gerbes de rires pour baliser le cortège

Pour redresser l’échine et affermir le pas

 

L’horizon n’est pas encor sorti de sa gangue

Longue larve ventrue cœur palpitant visible

La certitude est une illusion de plus

Plus cruelle que toutes les autres et c’est tout

Le temps est une prison que nous contournons

Le but est une impasse que nous évitons

Nous marchons lucides au bord des précipices

Jean-Noël Cuénod

Lien permanent Catégories : Poésie L'Or du temps 3 commentaires

Commentaires

  • Eh ben, ça rigole pas.

  • Quand on se fait ou s'est fait, ou les deux... en attendant le futur quand on se fait avoir, donc, jusqu'au trognon on peut tout aussi bien dire avec le plouc que "La certitude est une illusion de plus" ou

    que l'illusion, chez certains, est une certitude de plus/rires

    Ce "rires", en ce cas, ne l'est pas
    d'un tel "couvercle"/rires soulevé s'élèvent pleurs ou gémissements

    peur terreur crainte angoisse impuissance

    d'Enfance
    en fait de réjouissance "Age heureux"! (issu des on dits)

    Une maman aux cœur de son enfant fut au ciel une étoile, la meilleure, la seule, le "bonne" qui s'éteignit.
    Elle avait menti.

    S'il y a ceux qui "marchent hagards" il y a ceux qui sous les pas d'autrui les précipices les creusent

    "Hardi! marchons les gars

  • Le Sol sans Boussole est comme le Ciel sans Arc-en-Ciel ou comme le Ciel sans Logiciel .

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