07/07/2016

La Foi, libre comme l’air

IMG_0683.jpg

Cet article vient de paraître à l’occasion du soixantième numéro de Hayom, magazine trimestriel de la Communauté juive libérale de Genève (voici la référence du site). Merci au Rabbin François Garaï et au « rédenchef » Dominique-Alain Pellizari. Une occasion d’évoquer deux forces qui, loin de se contredire, entrent en synergie : la Foi et la Liberté.

Le judaïsme libéral affirme que la loi, même si elle est d'inspiration divine, a été exprimée par la bouche d’êtres humains et que cette expression était déjà une interprétation. Il s'attache plus à la sainteté de l'esprit qu'à celle de la lettre.

L’essentiel figure dans ce bref extrait du texte de présentation figurant sur le site de la Communauté juive libérale d’Ile-de-France. Un chrétien libéral pourrait le soutenir. Espérons qu’un jour des musulmans libéraux en feront de même.

L’Eternel, Dieu, Allah, Adonaï, Grand Architecte de l’Univers, Brahma, … Tous les noms que l’humain donne à son Créateur ne sont que des étiquettes, nécessaires pour servir de repaires aux passants que nous sommes, mais bien fragiles sous l’ongle du temps. Qui donc serait en capacité d’enfermer l’Eternel dans un nom ? Il est. Un point, c’est tout. C’est vraiment tout.

Le protestant libéral que j’essaie d’être ­porte en lui cette parole de Rabbi Yeshoua : « Le shabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le shabbat ». Les expressions de la Foi en l’Eternel n’ont pas pour but d’enfermer le fidèle dans son moulin à prières mais de l’ouvrir à l’infinie puissance de l’Amour. L’Eternel a un goût. Goûter l’Eternel comme un vin, comme une brise matinale. Rompre ce pain fraternel pour en humer le chaud parfum. Vivre un instant fugitif comme s’il était un éternel présent, dans les deux sens du terme : temps et cadeau.

Exprimer sa Foi est un acte poétique qui tend à donner une parole à l’indicible. Y parviendra-t-on un jour ? Le plaisir est dans cette tension vers Quinousdépasse. Cette marche, cette démarche ne peuvent s’accomplir qu’en liberté et ne supportent pour discipline que celle que nous avons choisie. Croire en l’Eternel, ce n’est pas entrer dans un club pour y prendre sa carte de membre, ce n’est pas obéir à une contrainte sociale, c’est vivre au-dessus de ses pauvres moyens, c’est s’élever pour le simple bonheur de prendre un bon bol d’air venu de la source des souffles.

« Et alors, vil libertin, que faites-vous de la Loi confiée par l’Eternel à Moïse ? Que faites-vous du décalogue ? Que faites-vous des interdits qui séparent le sacré du profane ? » Ce que j’en fais ? Le meilleur usage possible à la hauteur de mes faibles capacités et dans le chaos de mes errements. Les prescriptions bibliques ne sont pas édictées pour soumettre les humains mais pour les libérer de l’emprise de la pire des lois, celle de la jungle. Comme l’explique le texte cité au début de ce papier, l’inspiration des lois bibliques est divine mais c’est la bouche des humains qui les exprime. C’est l’absolu qui enclenche le mouvement mais c’est le monde relatif et imparfait, celui de l’humanité, qui est responsable de sa continuité. Tout ce que rapporte la bouche humaine la plus sage et la plus sainte reste donc sujet à débats, ce qui ne signifie pas irrespect mais réflexion et mise en contexte, en perspective. Et en question. L’Eternel serait-il ce moyeu immobile hors de l’espace et du temps qui permet à notre monde de se mouvoir ? L’immobile qui donne le mouvement ? L’invisible comme trame du visible ? Il faut vivre ce questionnement plutôt que de l’enfermer dans une réponse figée une fois pour toutes.

L’Eternel a donné à l’humain l’éprouvante liberté de choisir entre le bien et le mal. Qu’il l’exerce en n’oubliant pas que notre monde n’est pas celui de la fixité absolue mais de la mobilité relative. Rendre relatif l’absolu, c’est trahir l’Eternel. Rendre absolu le relatif, c’est trahir l’humain.                                                                    

  Jean-Noël Cuénod

19:13 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : judaïsme, religion, liberté | |  Facebook | | |

Commentaires

«L’Eternel a donné à l’humain l’éprouvante liberté de choisir entre le bien et le mal.»

Affirmation trop simplette. Cependant Bush junior doit être à cent pour cent d'accord avec vous.

Écrit par : Makisho | 07/07/2016

Les moines et leurs monseigneurs ont transformé les désirs des Pharaons en en manipulant l'inconscient, faisant croire aux divinités avec des fables à endormir le cerveau et le dominer en lui promettant le paradis, l'enfer au travers du tribunal des flagrants délires.

les tribus juives ne sont pas en reste avec leurs monarques même si au fil du temps le judaïsme à évolué. Le soi-disant peuple élu n'est que foutaises et hallucinations. Le tricotage de l'histoire humaine au travers des bouquins en rien révélés par le Gabriel a commencé depuis l'écriture inventée par les SUMER il y a plus de 6 000 ans, il suffit de lire la véritable histoire des croyances humaines et des religions.

La manipulation des inconscient est issue de la loi du plus fort et du plus rusé, celle-ci a commencé avec la civilisation SUMER et celle de la vallée des rois le long du Nil.

Il est absurde de mettre dans la tête des gamins qu'ils ont besoin d'un parcours "spirituel" pour fonctionner dans un idéal de vie en perpétuelle évolution.

Sur ce sujet le mensonge a une fin. La terre n'a pas 12 000 ans, l'être humain non plus, notre planète n'est pas plate, l'univers n'a pas été créé par je ne sais quel grand architecte.

le bouclier des royautés et des prélats est rouillé. Les religions et le dieu des croyants ont fait assez de mal sur terre. Mieux vaux penser que croire aux fables.

.../...

Divico says:
8 juillet 2016 at 6 h 05 min
A lire un extrait du dernier essai de Gérard Prince. Il confirme ce que dit Père Noël au sujet de la relation entre roi et religieux. Bien entendu cela est également valable aujourd’hui, non plus avec des religions faisant intervenir le divin, ce dernier a juste été remplacé par le multiculturalisme, le droitdelhommisme et autre foutaise en “-isme” dont le but est de nous soumettre à de nouvelles idéologies qui cachent de biens sombres desseins.

« Pour limiter l’emploi de la force, la noblesse utilise, avec le concours des religions, la stratégie qui consiste à implanter dans un individu un sentiment de culpabilité afin de le paralyser et de le rendre inoffensif. On fait croire aux hommes qu’ils ont commis une faute grave dans le passé. Dans le contexte judéo-chrétien, elle s’identifie au péché originel d’Adam mais pour les hindous , elle correspond aux forfaits perpétrés dans des vies antérieures. Le remords ronge le sujet qui gaspille sa vitalité en la retournant contre lui-même. Ce comportement masochiste diminue d’autant l’énergie dont il dispose pour lutter contre ceux qui l’asservissent. On explique ensuite que les souffrances endurées représentent une juste punition. Comment obtenir le pardon ? Il suffit d’obéir à Dieu mais alors résonne l’adjuration de Saint-Paul dans son épître aux Romains : « Que toute personne soit soumise aux puissances établies car il n’y a point de puissance qui ne vienne de Dieu et celles qui existent sont instituées par lui. Ainsi celui qui s’oppose à l’autorité, s’élève contre l’ordre que Dieu a établi. » Cette belle maxime qui mériterait d’être gravée en lettres d’or au fronton de tous les palais présidentiels, boucle le raisonnement sur lequel repose la stratégie de la faute. (p.42)

lu sur le site de Riposte Laïque

http://ripostelaique.com/gerard-pince-choc-ethnies.html

http://www.blog.sami-aldeeb.com/2016/07/05/fribourg-le-conseiller-communal-pierre-olivier-nobs-cite-le-coran-pour-faire-lapologie-de-lislam-et-du-vivre-ensemble/

Écrit par : Pierre NOËL | 08/07/2016

" Les prescriptions bibliques ne sont pas édictées pour soumettre les humains mais pour les libérer de l’emprise de la pire des lois, celle de la jungle."
Hélas! Dans la jungle ni les hommes ni les animaux ne tuent pour le plaisir ni pour satisfaire leur éternel. Dans la jungle les hommes savent que les ressources sont limitées et adaptent leur comportement en fonction de cette limitation. Les hommes présentent des excuses pour abattre un arbre ou un animal. Les prescriptions bibliques disent une chose (tu ne tueras pas) et encouragent à faire exactement le contraire (massacre de son propre peuple parce qu'il n'adore pas l'éternel, massacres et purifications ethniques (Aï, Jéricho, etc.), sans parler de la mise à mort des sodomites, etc.). Les prescriptions bibliques détruisent la jungle. Normal, des prescriptions nées dans le désert ne peuvent que transformer le monde en désert. Nous y arrivons.

Les prescriptions bibliques nous disent "croissez et multipliez". On voit le résultat.

"Qui donc serait en capacité d’enfermer l’Eternel dans un nom ? Il est. Un point, c’est tout. C’est vraiment tout."
Ne vous vient-il pas à l'esprit qu'il n'est tout simplement pas? Que votre "tout" est en fait un "rien", du vide? Que c'est une fiction de votre imagination? Le "créateur" créé par l'imagination humaine pour fournir des réponses là où il n'en a pas, pour calmer les angoisses de sa conscience sans science? Pourquoi donc ne pouvez-vous pas accepter une absence de réponse? Dans votre texte il est question de foi et de liberté. Je n'y ai pas trouvé le mot "responsabilité". La foi ne donne pas la liberté, mais donne l'illusion de la liberté, et elle enchaîne irrémédiablement et rend irresponsable, alors que la responsabilité, elle, peut rendre libre.

"L’Eternel a donné à l’humain l’éprouvante liberté de choisir entre le bien et le mal."
Qu'est-ce que le bien, qu'est-ce que le mal? Il n'y a pas plus hypocrites que les religions, toutes. Nous sommes actuellement au-delà du bien et du mal. Le bien est le mal et le mal est le bien. Démonstration:
« Le shabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le shabbat ».
Remplacez donc shabbat par loi. Et donc l'homme - nous dirons plutôt certains hommes - n'est pas fait pour la loi. Et c'est ce que nous pouvons constater tous les jours. Replacée dans le contexte de l'évangile, cette parole signifie que certaines personnes sont en droit de ne pas respecter la loi. Tout leur est permis. Au delà du bien et du mal.

" Rendre relatif l’absolu, c’est trahir l’Eternel. "
1) Impossible de trahir ce qui n'existe pas.
2) Considérer qu'il existe un "absolu" est le début de toutes les dérives totalitaires. L'absolu est l'idée à laquelle s'ancrent toutes les idéologies qui justifient les destructions de la nature et de l'être humain.

"Rendre absolu le relatif, c’est trahir l’humain."
Les différentes conceptions de ce que vous appelez "l'éternel" étant relatives aux divers peuples et même au divers êtres humains, et absentes de la nature, vous rendez absolu ce qui est relatif, ce qui a été construit fort différemment selon des imaginations exacerbées pour combler des ignorances, et vous trahissez l'humain selon votre propre logique.

Autre exemple: "Tout ce que rapporte la bouche humaine la plus sage et la plus sainte reste donc sujet à débats". Donc y compris tout discours sur l'éternel, le créateur, l'absolu. Or vous essayez bien de rendre le relatif absolu.

"L’Eternel serait-il ce moyeu immobile hors de l’espace et du temps qui permet à notre monde de se mouvoir ? "
Apparemment votre questionnement ne va pas jusqu'à s'attaquer à celui qui "serait", il ne s'interroge que sur "ses attributs". Plus inquiétant est ce charabia qui défie tout entendement. Oui, la foi prend des libertés avec la physique pour mieux enchaîner l'humain. La foi qui se situe au-delà de l'espace-temps jusqu'à nier la valeur de ce monde physique au profit d'un monde imaginaire ne peut que contribuer à la destruction de ce monde dans lequel nous vivons.

Ce que je trouve inquiétant dans votre texte est qu'il présente par votre référence constante à un absolu plus de points communs avec un Hani Ramadan qu'avec un penseur libre. Religieux de toutes les confessions, unissez-vous!

(Dans le texte hébreu, il est dit: tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain. Toutes les interprétations judaïques nous disent qu'il s'agit de la femme juive mariée. Le champ est libre pour toutes les autres femmes. Nombreux exemples. Et quand David s'arrange pour se débarrasser du mari de la femme qu'il convoite, nous avons un autre exemple de "l'homme n'est pas fait pour la loi". Aujourd'hui les exemples sont quotidiens et Israël est passé maître dans l'exploitation de ce dicton.)

Écrit par : Charles | 08/07/2016

@ Charles

Les lois concernant la circulation ou les moyens de transport sont contraignantes.
Contraignantes, pourquoi?
Pour nous frustrer ou pour éviter des accidents (parce qu'un accident une fois qu'il est trop tard?!)

On discute aujourd'hui alors qu'il se faudrait situer hier, avant-hier et bien avant avant.

La fidélité passant les siècles sans tenir compte du présent, de l'actualité, de la vie en sa mouvance, évolution comme involution, a son revers de médaille qui fossilise (Evangiles: "sépulcres blanchis")

On ne prend pas ou plus la peine d'étudier la Bible au point de savoir qu'elle se compose de livres divers... histoires glanées en cours de route, chroniques, prophéties, psaumes.

A nous de voir en quoi la Bible ou les évangiles interviennent ou non dans nos vies. Bien noter la différence qu'il y a entre personnages et situations.

L'interdit de la sodomie en tout premier lieu, aujourd'hui, devrait interpeller non les prêtres, pasteurs ou rabbins ou imams mais, bel et bien, médecins et psys.

Il est certain que les manifestations amoureuses sortes d'étapes, si on veut le dire ainsi, sont comme des portes qui en ouvrent d'autres avec possibilité de passer de la santé à l'altération d'icelle.

Qu'il est délicat pour un médecin ou un psy "amoureux fou" d'être à la demande psychiatre ou médecin de bonne foi... du moment qu'on ne saurait "jouir" qu'en pratiquant ceci ou cela y compris du pire à l'ignoble... avec, à l'occasion, l'oseille qu'il faut pour.

Dans ces conditions, en ces moments uniques, ces "sommets"...fric ou blé par qui, grâce à qui?

A tel médecin, à réception d'une parure de haut (supérieur-élites) luxe): "Mais, cher ami, vous avez fait des folies"!

"Mais pas du tout, ma chère.

C'est aux cancers d'une ou deux patientes, anonymes, n'est-ce pas/rires que vous devez cet humble hommage à votre beauté.

Alléluia.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 08/07/2016

« L’Eternel a donné à l’humain l’éprouvante liberté de choisir entre le bien et le mal.»

Affirmation trop, beaucoup trop simplette. Bush junior serait par contre à cent pour cent avec vous.

Écrit par : Locataire | 08/07/2016

« L’Eternel a donné à l’humain l’éprouvante liberté de choisir entre le bien et le mal.»

Affirmation trop, beaucoup trop simplette. Bush junior serait par contre à cent pour cent avec vous.

Écrit par : Machin | 08/07/2016

On vous attendait Pierre NOEL (sans pour autant sous-estimer votre admiration pour Jean-Noël Cuénod qui vaudrait à ce dernier votre attention sinon au fond mais aux formes...)!

Victime d'une identification au Christ par sa connue demande à Dieu de savoir "pourquoi m'as tu abandonné?" j'en vins à me demander le pourquoi de cette identification au Christ par sentiment d'abandon?

Pour des raisons justifiables ma mère n'accepta pas volontiers l'annonce de la grossesse me concernant.
Il pouvait, en conséquence, de ma part, y avoir sentiment ou ressenti de rejet, non d'abandon.

Puis je réalisai, ma mère ayant dès ma naissance refumé et discuté avec la sage-femme, un possible sentiment d'abandon ressenti mais sans m'y être "reconnectée".
Se passèrent des années. Mon mari vint à mourir ( ne pas imaginer que parce qu'il n'y a pas d'attrait pour le lit il n'y a pas d'amour profond!)!

Je fis trois rêves, toujours les mêmes, j'entreprenais une sorte de parcours du combattant, avec dynamisme, puis ou mais parvenu/e à un certain endroit il y avait problème de savoir comment courber ou placer ma tête. Après le troisième rêve, tout à coup je me demande s'il ne s'agirait pas du revécu de ma naissance avec ce passage délicat de la tête... Il n'y eu plus de rêve ("Dieu enverra des rêves" biblique et Paul Diel sur le surconscient, rêves éclairants) alors je repris un livre inachevé d'Arthur Janov, EMPREINTE, allant exactement dans le même sens.

Me reconnectant cette fois à l'accouchement de ma mère avec ce connu indiscutable sentiment d'abandon des bébés une fois les premiers soins et contrôles à eux apportés, il me fut possible, Pierre NOEL, de me reconnecter non directement à Jésus mais à ma mère.

L'amour,Pierre NOEL, n'est-il pas un authentique médecin?

Il se trouve, Pierre NOEL, que cet amour, par plusieurs personnes, m'a été accordé par gens de foi réelle et d'église.

Pourquoi tant de personnes au courant de ces blogs, des attaques non nuancées sur la religion quelle qu'elle soit, en mesure de témoigner non pas tant de ce que subi mais reçu choisissent-elles, des personnes, de se taire?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 08/07/2016

Madame Belakovsky,

Je suis au regret de vous dire que je ne comprends rien à votre charabia, et surtout je ne vois pas en quoi vous répondez à mon commentaire. Si vous venez ici pour vous épancher et y faire votre psychanalyse, à la bonne heure! Mais pas la peine de vous adresser à moi personnellement. Merci.

Écrit par : Charles | 08/07/2016

@ Charles

Ne pas confondre psychanalyse avec témoignage.

Les personnages, faits rapportés, enseignements (le mot RETOUR ne semble pas vous avoir interpellé, Charles) Bible comme évangiles sont une chose. Les situations, une autre.

A propos de la Bible comme des évangiles on a lu sur les blogs que tout n'est que "mensonges et fabliaux".

D'où mon témoignage lequel dure depuis plus de trois ans.

Je ne vous apporterai qu'un exemple.

On aura tout dit de l'histoire d'Adam et d'Eve mais si l'on ne prend en compte que la "situation" soit un serpent semeur de doute un choc, un traumatisme concernant Adam et Eve.

Un Dieu (tradition littéraire la même que celle du héros Gilgamesh) qui perd instantanément son pouvoir sur eux deux Adam et Eve qui atteints, blessés, traumatisés (relisez, Charles, ce texte de la GE en vous mettant à la place d'Adam et d'Eve par une démarche d'empathie laquelle à vous lire n'est pas forcément votre tasse de thé...

Adam et Eve, donc, blessés par le doute semé en eux par le serpent ne respectent plus la volonté de ce Dieu.
Ils commettent donc ce qu'on a appelé le "péché originel".

Une fillette (authentique) déçue par sa grand-mère.
Celle-ci mal influencée par une personne semeuse de doute (serpent de la Genèse) commet une "boulette" (selon le vocabulaire de la grand-mère).

A la fillette qui lisait déjà la grand-mère avait interdit la lecture de quelques livres "pas pour les enfants"!

Livres par ailleurs étrangement laissés à portée de main (exactement comme le fruit défendu du jardin d'Eden).

Avant la "boulette" commise par la grand-mère la fillette qui lui obéissait au doigt et à l'œil ne touchait JAMAIS aux livres en question.

Après la "boulette" il va de soi que la fillette "dévora" les livres... en cachette.

Instructif pour parents, grands-parents voire éducateurs?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 08/07/2016

Les commentaires sont fermés.