06/06/2016

QUE VOULEZ-VOUS ?

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 Que voulez-vous? Que voulons-nous? Si nous parvenons à préciser les contours de cette question, la réponse surgira d’elle-même. Mais nous voulons tellement de choses contradictoires que nous ne sommes pas sortis de l’auberge espagnole.

 

Que voulez-vous

J’ai soif de pain partagé

 

Que voulez-vous

J’ai faim de vin fraternel

 

Que voulez-vous

Je ne rends pas mes armes

 

Que voulez-vous

J’entends les cris de nos morts

 

Que voulez-vous

J’écoute les silences de nos vivants

 

Que voulez-vous

Je ne suis ni de bois ni de marbre

 

Que voulez-vous

Je garde au cœur les vieux chants

 

Que voulez-vous

Je reste de boue devant le Veau d’Or

 

Que voulez-vous

Je puise au fond des gouffres l’eau solaire

 

Que voulez-vous

J’abrite dans mon corps l’étincelle

 

Que voulez-vous

J’attends le feu sur mes savanes

 

Que voulez-vous

Je m’évade de la prison des miroirs

 

Que voulez-vous?

Vous ?

 

Jean-Noël Cuénod

11:46 | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : poésie, révolte | |  Facebook | | |

Commentaires

Pain partagé
Vin fraternel (bons vivants: manquait le fromage!

Les armes, lesquelles, selon... comment ne pas les fourbir?

A propos d'écouter les cris de nos morts: "nos" morts vivants leurs cris les entendions-nous?

Les silences de "nos" vivants lesquels: lâcheté, hypocrisie, solution de facilité au contraire... force?

le VEAU D'OR au départ, en monde judéo-chrétien, la colère de Moïse parce que les cornes qu'il voit lui font savoir qu'en son absence le peuple en est revenu au dieu Amon

L'étincelle vacille...

N'éteignez pas ne laissez pas éteindre pure poésie l'étoile des rois mages venus d'Orient selon laquelle étoile comprise simple "lueur d'espoir"

Noël!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/06/2016

J'ajoute qu'en rencontrant Les trois rois mages venus d'Orient on peut les entendre dire le premier que nous ne faisons que passer, le second que tout change tout le temps et le troisième que si l'on veut être heureux (ce qui signifie également être heureux: porter chance!) il faut réaliser à quel point noua dépendons étroitement les uns des autres.

Qu'il s'agisse du dit de l'un ou l'autre roi... question de priorités dans la vie.

Donc, que voulons-nous ou voudrions-nous pour soi comme pour les autres?Etre heureux, simplement (et ce chant de notre enfance C'est si simple d'aimer De sourire à la vie (avec sans honte: Aimons nos montagnes, notre Alpe de neige Aimons nos montagnes que Dieu les protège Et chantons en chœur le pays romand (n'empêche nullement de se sentir citoyens du monde comme "cosmiques"... extraterrestres par rapport aux autres planètes ou galaxies...) de tout notre cœur et tout simplement.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/06/2016

Il ne suffit peut-être pas de vouloir de jolies choses, l'organisme a ses propres élans.

Écrit par : Rémi Mogenet | 06/06/2016

Vouloir de jolies choses: bébé dit "je veux" mais au vu de ce qui est nous ne faisons que passer, tout change tout le temps et nous dépendons étroitement les uns des autres par le fait chercher comment relativiser ou dédramatiser sans perdre de vue que nous sommes assurément plus aisément "philosophes" lorsqu'il s'agit du malaise, manque ou de la souffrance d'autrui que de la nôtre propre notamment, comme vous dites, Rémi Mogenet, l'organisme ayant ses propres élans (heureusement quid sans libido ou goût de vivre!).

Mieux valent élans sans forcément exaucement ou réciprocité que plus d'élans du tout.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/06/2016

L'organisme vivant a se élans propres, loin souvent de ce qu'on conçoit intellectuellement comme désirable. Mais quand on a une belle âme évidemment les deux sont en phase. La poésie, notamment contemporaine, est souvent le récit plus ou moins fictif de cette belle âme.

Écrit par : Rémi Mogenet | 07/06/2016

@ Rémi Mogenet

En 1950, environ, en Suisse de langue française on constatait que les prêtres se débarrassaient enfin de ce langage à la guimauve les singularisant en même temps que l'on chantait, en français, des Psaumes dit de Gélineau Joseph: "Je m'approcherai jusqu'à l'autel de Dieu la JOIE de ma jeunes-se...!

Psaume qui inspira peut-être bien un prêtre nous offrant pour nos seize ans un missel en français avec, de lui, écrite cette pensée: "Donne ta joie!"

Une camarade lui demanda: "et si de joie on n'a pas?"
Il lui répondit que la joie on a toujours.

Tant d'années écoulées "sans rien affirmer" je me demande si ce que nous appelons l'"âme" serait cette joie à laquelle le prêtre faisait allusion: joie force créatrice

non le plaisir avant ou pendant les ébats concernant l'organisme (qu'un jour nous quitterons) l'organisme vivant avec ses élans propres.

Si nous devons aujourd'hui survivre à force médicaments serait-ce parce qu'occupés trop par l'argent et de l'organisme vivant ses élans-ébats jamais définitivement gratifiants nous passons, oublions ou laissons de côté pour plus tard... l'âme?

Sans oublier qu'il ne faut jamais appeler "sublimation" l'échec ou les échecs voire à répétition amoureux (Françoise Dolto)!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 08/06/2016

SUR SON 31

Paris poubelles, effluves: (flagrance rime avec élégance)

Paris parfums Soir de Paris

-Masses! que voulez-vous, qu'attendez-vous?
-Des éboueurs.

-Des éboueurs de quoi?
-De malheurs sociaux. Les autres "éboueurs" suivront.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 09/06/2016

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