06/05/2016

La laïcité, ce n’est pas forcément ce que vous croyez !

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Ci-dessous, le texte de la conférence prononcée par le soussigné lors d'une conférence publique qui s'est tenue le 27 avril 2016 à l'hôtel Dante à Lugano. Elle était organisée par les Loges Il Dovere et Brenno Bertoni; cette réunion était ouverte à tous, maçons et non-maçons.

La laïcité, ce n’est pas forcément ce que vous croyez, tel est le titre de cet entretien. Mais tout d’abord, d’où vient le mot laïcité ?

Il est d’invention récente puisqu’il apparaît en France pour la première fois en 1871, soit aux premières heures de la IIIe République. Ce néologisme a été forgé dans le contexte de la lutte entre les républicains anticléricaux et la puissante Eglise catholique française qui soutenait la monarchie. Les autres langues n’ont utilisé ce vocable qu’à partir du français et ont encore bien du mal à l’introduire dans leur appareil lexical, comme l’arabe. Il faut dire que la notion d’une séparation entre la reli-gion et l’Etat est difficilement saisissable par la théologie musulmane. Par exemple, lorsque le régime d’Atatürk a imposé la laïcité en Turquie durant l’entre-deux-guerres, les juristes turcs ont dû s’inspirer directement du français pour former dans leur langue le terme de laiklik.

En français, le terme « laïcité » dérive de l’adjectif « laïc » qui est, lui, beaucoup plus ancien et provient du grec laïkos signifiant «peuple» par opposition à klericos désignant les détenteurs du pouvoir sacré.

Toutefois, si ce mot est de création récente, la notion qu’il désigne est, elle, vieille comme les Évangiles. On retrouve l’idée de séparation entre le temporel et le spirituel dans la célèbre réponse de Jésus dans Marc au chapitre XII, verset 17 : Rendez à Dieu ce qui lui appartient et à César ce qui lui revient.

Voilà pour l’origine du mot. Mais que signifie-t-il vraiment ? Je vous propose cette définition établie par le Groupe de travail sur la laïcité (GTL), qui a rédigé un rapport au Conseil d’Etat genevois en vue d’inscrire ce principe dans les textes législatif et réglementaire :

 «La laïcité est un principe séparant l’Etat des communautés religieuses; celles-ci n’interviennent pas en tant que telles dans les affaires de l’Etat ; celui-là n’intervient pas dans les affaires des institutions religieuses, sauf à faire respecter la loi, comme pour n’importe quelle autre personne morale».

La définition précise ensuite que la laïcité ménage «un espace où les fidèles des différentes communautés religieuses, les personnes professant l’athéisme, celles choisissant l’agnosticisme ainsi que les tenants de systèmes de pensée ou philosophiques de toute nature peuvent échanger, débattre, évoluer en tant que citoyens, sans chercher à imposer leurs convictions par la contrainte, la menace ou le harcèlement».

 La laïcité sous ses formes les plus diverses comprend donc au moins deux éléments de base indissociables : d’une part, la séparation entre l’Etat et les institutions religieuses ; d’autre part, la liberté de conscience. Si l’un des deux manque, il n’y a pas de laïcité. Toutefois, même en régime séparé, quelle que soit la forme de l’Etat et quelle que soit la forme de l’institution religieuse, les deux interagissent puisqu’ils sont l’un et l’autre des composantes essentielles de la vie sociale.

 Comment un Etat laïque doit-il entretenir ses relations avec les communautés religieuses établies sur son territoire? Les situations sont si nombreuses qu’il faudrait plusieurs tomes pour répondre de façon complète. En tout cas, ces relations réclament du doigté, de la part de tous les protagonistes. Comme le signale le rapport du Groupe genevois de travail sur la laïcité, sur le plan pratique, «où placer le curseur de la laïcité? Trop de rigidité suscite de multiples oppositions au nom de la liberté d’expression; trop de souplesse encourage les intégristes à occuper l’espace public pour tenter d’imposer leur croyance.»

Quatre principes au moins doivent être respectés impérativement, à savoir :

- que l’Etat ne partage pas son pouvoir avec une ou des communautés religieuses;

- que celles-ci conservent leur liberté vis-à-vis de l’Etat avec le droit pour seule limite;

- que l’Etat respecte sa neutralité vis-à-des communautés religieuses en les considérant toutes de façon égale;

- que la loi commune s’impose aux coutumes particulières.

 La délicate étape des définitions étant passée, j’aborderai quatre autres points :1. De fausses idées sur la laïcité, 2. Les paradoxes de la laïcité, 3. La Suisse et sa Constitution incohérente, 4. L’extension de la liberté de conscience.

 1. De fausses idées sur la laïcité

 Le sociologue français Jean Baubérot, distingue la laïcité légale de la laïcité narrative. La première se réfère directement aux textes législatifs, réglementaires ou jurisprudentiels; la seconde est une reconstruction plus ou moins fantasmagorique de cette notion par les médias et la rhétorique des politiciens.

Ainsi, sont nées de nombreuses fausses idées et autres confusions qui tendent à rendre la laïcité illisible. En voici un florilège.

 Sécularisation. Ce terme est souvent confondu, à tort, avec la laïcité. La sécularisation signifie la perte d’influence de la religion sur la vie collective. L’Angleterre ou le Danemark, par exemple, ne sont pas laïques, dans la mesure où ces deux pays vivent sous le régime de la religion d’Etat (l’anglicanisme pour l’une, le protestantisme luthérien pour l’autre). En revanche, ils connaissent le même processus de sécularisation que leurs voisins européens.

 Athéisme. La lettre d’un lecteur français de l’hebdomadaire Marianne (25 février 2006) illustre fort bien cette confusion qui fait de la laïcité une arme au service de l’athéisme. Elle est ainsi rédigée : (…) C’est le devoir des démocrates laïques de lutter contre l’emprise des religions et même contre l’idée de Dieu. Avant de pouvoir étendre la démocratie, il faut déreligionniser la planète. Eh bien, non! Le but de la laïcité n’est pas – et n’a jamais été – de promouvoir l’athéisme. Elle n’a, vis-à-vis de l’existence ou de la non-existence de Dieu, aucune position; son propos n’est pas d’intervenir dans un débat philosophique; elle n’est pas l’arbitre des élégances théologiques ou athéologiques.

 Un moyen de lutte contre l’islam. C’est la confusion préférée du Front national en France. Alors que ce parti d’extrême-droite comprend de nombreux intégristes catholiques et qu’il ne défendait guère la laïcité républicaine, le voilà qui parsème ses discours de considérations laïques et même laïcardes depuis l’arrivée à sa tête de Marine Le Pen. Mais, en ce cas, la laïcité est pervertie en argument islamophobe. Il s’agit de lutter contre la présence en France de la religion musulmane. Et par islamophobie, il faut entendre moins la critique d’une religion – qui reste légitime – que l’expression déguisée d’un racisme anti-arabe.

 Un prétexte pour ignorer le phénomène religieux. La tentation peut être grande pour un fonctionnaire de prendre prétexte de la laïcité afin de ne pas entrer en matière avec des communautés religieuses. Mais la laïcité n’invite pas l’Etat à tout ignorer du fait religieux. On a vu d’ailleurs à quel point les autorités cantonales et fédérales en Suisse ont été prises au dépourvu par les massacres de la secte OTS commis, notamment, à Cheiry (FR) et Salvan (VS) en 1994.

Il n’y a pas de rapport de subordination entre Etat et religion, mais cela ne signifie pas l’absence de tout rapport entre eux! L’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme garantit la liberté d’expression religieuse. Dès lors, pour permettre cette libre expression, sans que cela ne trouble l’ordre public ou la paix confessionnelle, l’Etat doit bien prendre langue avec les communautés religieuses et ne saurait se confiner dans une superbe ignorance ombrée d’indifférence.

 2. Les paradoxes de la laïcité

 La laïcité, comme toute activité humaine, fourmille de paradoxes. En voici quelques uns qui contredisent les clichés qui la déforment.

 La France et ses entorses à la laïcité. La Constitution française fait sienne la laïcité dès son article premier : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

Comme nous l’avons constaté au début de cette conférence, le mot «laïcité» a  été créé en France dès 1871, au moment de la chute du Second Empire et des premiers balbutiements de la IIIe République. Ce néologisme a été forgé dans le contexte de la lutte entre les républicains anticléricaux et la puissante Eglise catholique française qui soutenait la monarchie. En 1905, la France s’est dotée de la Loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905. Loi remarquable, à la fois par sa clarté, sa cohérence et sa souplesse.

Car elle n’en manque pas, de souplesse! Ainsi, contrairement à la Suisse et à Genève, la France dispose d’un ministère des Cultes, fonction dévolue au ministre de l’Intérieur, chargé de la sécurité. Ce titre n’est pas que symbolique. En 2003, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy a participé très activement à la création du Conseil français du culte musulman (CFCM), l’idée initiale venant d’un autre ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, en 1999. Il reste à savoir si cette intrusion de l’Etat dans l’organisation d’une religion était vraiment une bonne chose ! En tout cas, le gouvernement français était nettement sorti du cadre de la laïcité à cette occasion.

Alors même que la Loi de séparation des Eglises et de l’Etat, adoptée en 1905, prévoit que l’Etat ne salarie ni ne subventionne aucun culte (article 2), la France a maintenu le régime concordataire (qui ressemble à celui en vigueur dans plusieurs cantons alémaniques) en Alsace-Moselle pour des raisons historiques. Dès lors, la France laïque y reconnaît les cultes catholiques, protestants et juifs et… y salarie leurs officiants.

Mais il n’y a pas que l’Alsace-Moselle. En Guyane, l’Etat français prend aussi en charge le salaire des ministres du culte, mais uniquement au profit de l’Eglise catholique.

A Mayotte, il rémunère les cadis (juges musulmans).

A Saint-Pierre-et-Miquelon, en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie, l’Etat français finance également les différentes communautés religieuses présentes sur ces territoires.

Sur un plan plus général, l’Etat accorde des subventions à l’enseignement privé qui est principalement d’essence religieuse et très majoritairement catholique. Il salarie aussi les aumôniers civils (hôpitaux, prisons) et militaires appartenant aux principales religions en présence sur sol français (catholicisme, islam, judaïsme, protestantisme, et même bouddhisme).

Dès lors, le modèle français n’est pas aussi laïque que l’image que nous en avons. Une fois de plus, constatons que la «laïcité légale» est une chose et que la «laïcité narrative» en est une autre, fort différente.   

 Les Etats-Unis, plus laïques que la France? Alors, que la France politique aime à proclamer son anticléricalisme, les politiciens américains ne cessent de mettre Dieu à toutes les sauces rhétoriques. Ils mâchent du divin comme s’il s’agissait d’un chewing-gum. Voilà pour l’apparence. Mais en réalité, les Etats-Unis sont incontestablement un pays laïque au regard de ses lois. 

Certes, les Pères fondateurs de la Constitution fédérale n’ont pas inventé le mot «laïcité» mais, 114 ans avant la France, ils ont garanti la séparation des Églises et de l’État fédéral en adoptant en 1791 le premier amendement qui prévoit cette mesure. Outre la séparation, cet amendement consacre la pleine liberté de conscience et confirme l’absence de toute religion d’Etat. Thomas Jefferson, le troisième président des Etats-Unis, considérait que ce premier amendement érigeait «un véritable mur de séparation entre l'Église et l'État». Pour faire respecter ce «mur», les juges de la Cour suprême ont toujours refusé la prière à l'école, les subventions étatiques aux écoles confessionnelles – contrairement à la France – et la présence de symboles religieux dans l'espace public.

De même, à son article 6, la Constitution américaine de 1787 a d’emblée exclu la discrimination religieuse en matière d’emplois publics: Aucune déclaration religieuse spéciale ne sera jamais requise comme condition d’aptitude aux fonctions ou charges publiques sous l’autorité des Etats-Unis»

Certes, l’Amérique a pris, elle aussi, ses libertés vis-à-vis de sa laïcité originelle en choisissant pour devise In God we Trust. Elle ne figure pas dans le texte fondateur des Etats-Unis et a été adoptée fort tardivement par le Congrès, en 1956. De même, les télévisions ont popularisé la scène montrant le nouveau président américain en train de prêter son serment d’investiture sur la Bible. Toutefois, comme le remarque dans une interview au Point (12 mars 2012) le politologue français Daniel Lacorne[1], cela n'est pas prévu par la Constitution des Etats-Unis. C'est une coutume empruntée au parlementarisme anglais et inaugurée par George Washington, le premier président de la nouvelle République fédérale. John Quincy Adams, le sixième président des États-Unis, ne prêta pas serment sur la Bible, mais sur un recueil de lois. Un autre élu, le représentant démocrate du Minnesota, Keith Ellison, a prêté serment en 2007 sur un exemplaire du Coran. Chacun fait ce qui lui plaît.

 La Turquie, un pays pas si laiklik que ça! Lorsqu’en 1923, la révolution emmenée par Mustafa Kemal Atatürk fonde la République turque sur les décombres de l’Empire ottoman, la laïcité fait partie de l’arsenal destiné à moderniser le pays. La Constitution de 1937 définit la Turquie comme un Etat «républicain», «national», «populaire», «étatiste», «laïque» et «réformateur». Les juristes turcs ont dû s’inspirer directement du français pour former dans leur langue, le terme de laiklik. Dès lors, – du moins jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan dès novembre 2002 et de son parti islamo-conservateur AKP –, la Turquie était présentée comme «l’autre pays de la laïcité». Toutefois, avant même le règne d’Erdogan, la laïcité turque présentait des traits tout à fait spécifiques.

Dès le début de la nouvelle République, la politique de son fondateur Atatürk consistait à donner à l’Etat les instruments pour maîtriser la sphère religieuse, qui était encore tout imprégnée par les fumées ottomanes et demeurait très influente au sein de la population. La maîtriser, la soumettre s’il le faut, mais sans se séparer d’elle, ce qui constitue une différence de taille par rapport à Genève et à la France. Il existe depuis 1924 une «présidence des affaires religieuses» (Diyanet Işleri) de l’Etat turc qui contrôle étroitement les activités des imams et leur formation. Donc, si l’on conçoit que la laïcité a pour base la séparation entre l’Etat et la religion, on peut légitimement se demander si la Turquie kémaliste répond à cette définition.

De plus, après l’accession d’Erdogan à la tête du gouvernement, puis à la présidence de la République, cette «laïcité légale» ne cesse d’être vidée de sa substance. Laiklik, la Turquie? Mais pour combien de temps encore? En effet, lundi soir (25 avril 2016) le président du parlement turc, Ismail Kahraman, a demandé l’abandon de la laïcité, dans le contexte de la réforme constitutionnelle souhaitée par le président Erdogan.

 3. La Suisse et sa Constitution incohérente

 En Suisse, les relations entre l’Etat et la religion ressortissent à la compétence des cantons. Par conséquent, notre pays dispose de presque tous les cas de figure possibles en matière de relations entre autorités publiques et communautés religieuses. Seuls Genève et Neuchâtel vivent sous le régime de la séparation et peuvent être considérés comme laïques. Tous les autres cantons ne le sont pas puisqu’ils reconnaissent de deux (généralement les Eglises catholique-romaine et protestante) à cinq (outre ces deux Eglises, la catholique-chrétienne et les deux communautés juives, dont la libérale, comme à Zurich) communautés religieuses. Le bouddhisme comprend 52,2% de fidèles de nationalité suisse et l’islam figure au troisième rang des religions recensées sur notre sol. Malgré cela, aucun canton ne les reconnaît.

Sur le plan fédéral, la Confédération ne s’occupe donc pas de religion. En principe. Mais le préambule de notre Constitution commence par ses mots : Au nom de Dieu Tout-Puissant[2]. Et il y a nettement plus gênant. Les relations entre l’Etat et les communautés religieuses sont régies par l’article 72; trois alinéas le composent :

1 – la réglementation des rapports entre l’Eglise et l’Etat est du ressort des cantons ;

2 – dans les limites de leurs compétences respectives, la Confédération et les cantons peuvent prendre des mesures propres à maintenir la paix entre les membres des diverses communautés religieuses ;

3 – la construction des minarets est interdite.

 Cet alinéa 3 tranche singulièrement sur le caractère général des deux autres. Faut-il rappeler qu’il a été ajouté à la suite du succès de l’initiative populaire contre les minarets le 29 novembre 2009, adoptée par 57% des votants? D’un côté, la Constitution dit que les religions ne la concerne pas : «voyez avec les cantons». Et de l’autre, elle interdit à une confession particulière, l’islam en l’occurrence, de ne pas utiliser un élément de son architecture traditionnelle. Où est la logique? La volonté populaire est sacrée, certes. Mais elle a introduit dans la Constitution un élément religieux, alors que, justement, ce texte voulait éviter d’intervenir dans ce domaine. La porte est ainsi laissée ouverte à l’introduction d’autres normes de ce type. Ce n’est certes pas le meilleur moyen de préserver la paix confessionnelle à laquelle ce pays, longtemps partagé entre deux confessions antagonistes, ne cesse d’aspirer.

 Au Tessin, le crucifix dans les écoles publiques avait soulevé naguère maintes polémiques.

Rappelons que si les cantons disposent d’une large compétence en matière de rapport entre l’Etat et les institutions religieuses, il y a néanmoins des limites comme l’explique le professeur genevois de droit public François Bellanger, dans l’un de ses travaux :

« Les écoles publiques, placées sous la responsabilité de la Confédération, des cantons et des communes doivent appliquer strictement le principe de la neutralité confessionnelle (...).L’enseignement religieux à l’école ne peut être que facultatif. Pour ces motifs, la présence d’un crucifix dans une salle de classe est contraire à la neutralité confessionnelle de l’école, car celui qui la fréquente peut voir dans ce symbole la volonté de se référer à des conceptions chrétiennes dans le cadre de l’enseignement »

D’ailleurs Le Tribunal fédéral avait en 1990 décroché le crucifix qui ornait les salles de classe d’une école publique tessinoise de la commune de Cadro.

Le Tessin a aussi retenu l’attention sur un autre point, la délicate question des rapports avec l’islam.

En septembre 2013, les Tessinois ont accepté à 65,4 % une initiative populaire qui reprenait presque mot pour mot la loi française interdisant le port de la burqa et du niqab (voile intégral) dans l’espace public. Pour l’instant, cette loi reste de portée avant tout symbolique, car aucun cas de musulmanes voilées intégralement n’avait été constaté au Tessin qui ne comprend que 6000 personnes de confession isla- mique sur 335 720 habitants. Les rares exemples étaient offerts par quelques touristes de passage à Lugano. On compte sans doute plus de soccoli à Ryad que de niqab à Lugano! De l’aveu même des initiants, il s’agissait d’agir à titre préventif, notamment à l’endroit des musulmans installés dans l’Italie voisine.

Je ne sais pas ce qu’il en est au Tessin, mais depuis que la burka est interdite, je n’en ai jamais vu autant à Paris, surtout aux alentours de la Gare du Nord ou dans certaines cités de banlieue. Si l’on adopte une loi, alors appliquons-la. La non-application des lois par l’Etat entraîne l’inobservance des lois par les citoyens !

En outre, je crois que l’enseignement de l’Histoire des religions dans les écoles est aussi un sujet de préoccupation dans votre beau canton.

Même laïque, le pouvoir politique ne saurait se désintéresser des religions qui, directement ou indirectement, influencent le comportement collectif des citoyens. Si l’Etat – du moins dans la conceptiongenevoise de la laïcité – ne saurait financer, même partiellement, des écoles religieuses, il n’en demeure pas moins que se pose la question de l’enseignement du fait religieux dans l’enseignement public.

C’est ainsi qu’à Genève, on n’enseigne pas l’Histoire des Religions, on enseigne l’histoire du fait religieux. Il y a là plus qu’une nuance. Pour savoir de quoi, il retourne, voici une explication donnée par deux anciens députés au Grand Conseil genevois, François Thion et Vesca Olsommer :

L’enseignement du fait religieux doit permettre de comprendre les autres systèmes de pensée, comme la pensée scientifique, le scepticisme ou l’athéisme, par exemple. Exposer une pluralité de points de vue, dans le cadre de l’enseignement scolaire permet de mieux connaître l’autre, de dépasser les préjugés pour intégrer d’autres critères et d’autres comportements. Il s’agit d’établir une distinction entre ce qui relève de la conviction, de la doctrine et, respectivement, de la connaissance. Mieux les identifier permet de mieux les défendre, d’éviter les comportements sectaires et les dérives religieuses.(...) Il s’agit d’enseigner des savoirs et non des religions (...)

4. L’extension continue de la liberté de conscience

La laïcité se trouve donc souvent là où on ne l’attend pas et parfois elle ne se trouve pas là où on l’attend. Ainsi, il n’existe pas une laïcité «substantielle», intemporelle, pur produit du ciel des idées mais des enjeux politiques et sociétaux qui interpellent continûment les aménagements des régimes de laïcité, comme l’explique Jean Baubérot dans son ouvrage Laïcité sans frontières paru aux éditions du Seuil.

 La laïcité est tout le contraire des intégrismes. Et ceux qui, se réclamant d’elle, veulent imposer leur vision antireligieuse du monde sont des imposteurs. Certes, la vision antireligieuse et athée du monde est aussi légitime, au regard de la laïcité, que les croyances religieuses. Elle doit d’ailleurs être défendue lorsqu’elle est attaquée, comme dans certains pays dominés par l’intégrisme musulman. Mais elle n’est pas la laïcité. L’athéisme mérite protection et considération, comme les autres formes de pensée. Ni plus ni moins.

De même, ceux qui transforment la laïcité en arme de combat contre l’islam la trahissent et cherchent à la pervertir. L’islam en Europe et en Suisse doit aujourd’hui s’adapter à un environnement où il entre en concurrence avec d’autres religions, avec l’athéisme, avec l’indifférence religieuse. La laïcité peut l’y aider, à la condition bien sûr, que ses fidèles l’acceptent comme une chance et non pas comme une contrainte à éviter dès que possible.

La laïcité, c’est avant tout l’extension continue de la liberté de conscience.

 Jean-Noël Cuénod

 

[1] Il est l'auteur, entre autres, du livre De la religion en Amérique. Essai d'histoire politique, (Gallimard, 2007).

[2] Au nom de Dieu Tout-Puissant! Le peuple et les cantons suisses, conscients de leur responsabilité envers la Création, résolus à renouveler leur alliance pour renforcer la liberté, la démocratie, l’indépendance et la paix dans un esprit de solidarité et d’ouverture au monde, déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l’autre et l’équité, conscients des acquis communs et de leur devoir d’assumer leurs responsabilités envers les générations futures, sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres, Arrêtent la Constitution que voici

18:47 | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : laïcité, religion, etat | |  Facebook | | |

Commentaires

Vous faites l'éternel confusion entre religion et idéologie politique. L'islam est d'abord une idéologie politique qui a instrumentalisé la religion. L'islam est une idéologie politique totalitaire, car justement elle ne reconnaît pas le religieux comme séparé du politique. Du reste tous les champs du social sont pris en compte par cette idéologie politique: économie, culture, social, comportement, habillement, sexualité, nourriture, absolument tous les champs de la vie en société! Quand donc nous avons introduit un article dans la Constitution contre la construction des minarets, nous avons voté non contre une religion, mais contre cette idéologie politique obscurantiste, rétrograde et totalitaire.

Nous sommes en démocratie et nous votons les lois que nous voulons. Vous avez écrit dans les conditions de la laïcité: "- que la loi commune s’impose aux coutumes particulières". Avec la loi sur les minarets, il s'agit exactement de cela. Il n'y a donc aucune entorse à la laïcité du fait de cette loi-là contrairement à votre opinion.

Écrit par : Johann | 06/05/2016

Cohérences, devenant incohérentes selon les lunettes - bonapartiste ou wikipédiste du lecteur francophone


"Au nom de Dieu Tout-Puissant!" est la phrase-titre du préambule de la Constitution fédérale, existe depuis les 1res Bundesbriefe, affirme les valeurs chrétiennes historiques des confédérés, est reprise en mémoire des fondements de ce pays, est tout à fait légitime dès lors que le but de cette phrase est rappeler ce qui source les principes / l'esprit des lois-cadre constitutionnelles fédérales, qui s'imposent à tous les cantons et les obligent (art. 3)

Comparaison n'est pas raison
Contrairement à la Suisse, la constitution US (& son "in God we trust" ou son 1$ bill) ne s'impose pas au cadre souverain des états (cf les conflits administratifs & judiciaires d'un état à l'autre). & le conceptuel juridique US (Common Law) n'est compatible qu'avec le système légal du UK (à moins que les multis US ne nous imposent TAFTA+ tribunaux d'arbitrage privés). & les religions sont des business comme les autres, mais aux libertés illimitées.


A délayer le concept de laïcité, histoire de le définir, par le biais de comparaisons entre poireaux glabres et hérissons chauves, on va finir par en trouver 1 par individu.

Écrit par : divergente | 06/05/2016

On peut se demander si le rôle de l'Etat est d'éduquer directement le peuple, au lieu de lui assurer simplement un droit à l'éducation. Dans le second cas, les familles choisissent l'école avec l'argent que donne l'Etat pour que chacun ait un droit à l'éducation.

Le problème est que les riches peuvent choisir pour leurs enfants une école religieuse, mais pas les pauvres. L'Etat dans les faits diffuse une éducation pas religieuse en direction des pauvres, et pense que c'est ce qu'il faut faire, mais dans les faits il y a une inégalité, puisque les riches ont par leur argent le droit à une école confessionnelle que n'ont pas les pauvres.

C'est donc avec les religions des pauvres que la France a des soucis. Quand l'Education nationale était pénétrée de marxisme et que les pauvres l'étaient aussi, à la faveur de l'industrialisation, cela ne posait pas de problème. Le problème actuel apparaît immédiatement.

Écrit par : Rémi Mogenet | 06/05/2016

@Johann

- « L'islam est d'abord une idéologie politique qui a instrumentalisé la religion. »

Ce qui me semble être le plus intéressant, c'est ... quels sont les éléments qui vous ont amené à ce constat ?

- « L'islam est une idéologie politique totalitaire, car justement elle ne reconnaît pas le religieux comme séparé du politique. »

J'ai peine à comprendre ...

... la définition de "le religieux", comme vous l'employez, étant ...

nom masculin
Personne qui a fait vœux de suivre une certaine règle autorisée par l'Église.
http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/religieux/67902

... et celle de "le politique" ...

nom masculin
Ce qui relève de l'exercice du pouvoir dans l'État : Le politique et le social.
http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/politique/62191

... et donc, en quoi le fait que des religieux interviennent dans l'exercice du pouvoir dans l'Etat ... constitue d'abord ... une "idéologie" ? Et ensuite ... une "idéologie politique" ?

Écrit par : Chuck Jones | 07/05/2016

Je ne sais pas si l'enseignement du fait religieux correspond à l'histoire des religions. A mon avis, les deux sont complémentaires, comme pour l'enseignement de l'Histoire: Exemple
1291 fondation de la Suisse contre l'oppresseur Hasbourg - devise Un pour tous, tous pour un. Il y eut des guerres, la Suisse s'est formée au cours du temps, démocratie directe, etc......
570 naissance de Mahomet, selon Wikipedia
il est un chef religieux politique et militaire
il y eut de multiples guerres bataille de Mu'ta en 629, conquête de la Mecque en 630, etc etc
Avant il existait le polythéisme remplacé par la religion monothéiste: l'islam
etc.....
Espérons que l'élève développera un esprit critique et se rendra compte de l'évolution de la Suisse: une démocratie pour tous.
Espérons que l'élève comprendra que les religions ne sont pas immuables. Celles de hier, l'adoration des différents dieux humains, animaux, nature ont été remplacées par l'adoration d'un Dieu et, demain les dieux auront un autre visage.
L'imagination de l'homme à ce sujet est infinie.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 07/05/2016

La laïcité n'est pas toujours ce que vous pensez.

Ce que vous pensez n'est pas toujours laïc.

Qui pense coran, ne pense pas laïc, c'est une certitude. Il n'y a pas un coran français, un coran Suisse, un coran anglais, londonien, parisien, roamin etc. C'est un bouquin révélé par allah, rien ne peut être modifié, il s'applique partout sur la planète et ailleurs, même dans les chiottes et le lit.

Les religieux de tous poils font croire qu'ils pensent laïc, -tous mentent, au nom du roi et son bouclier pour dominer: 'la spiritualité sans fond et sans fondements, dieu, le paradis et l'enfer"

Le vatican ment en tout et partout afin de garder le système féodale, matriarcal et ses variantes, telle la monarchie anglaise, despote, qui a main-mise sur 46 pays et pas des moindre, même les Malouines.
Il faut le reconnaître chaque paperon blanc demande pardon pour le mal que le christianisme à fait sur terre, les pédos demandent pardon, le dieu des croyants pardonne, alors, grâce à dieu tout le monde peut tuer, enfin presque...

Un Président, un Maire, un simple élu se réclamant de telle "religion" est aussi dangereux qu'un cancer incurable, qu'une bombe nucléaire à retardement. Il leur suffit un jour d'avoir une forte minorité agissante, la laïcité et la loi de 1905 seront remplacées par les lois divines. Fin de toute Liberté.

57 pays Z'amis de l'Occident vivent dans ces systèmes traditionnels et "religieux" mais à par les paysages, la flore, la faune et les charmeurs de serpents? Reste le couscous et quelques belles femmes.

Les sciences et les techniques ont fait évoluer le monde, pas les religieux ou leurs concepts.

Agir au nom d'une religion ou d'une divinité voir d'un prophète, est devenu obsolète et extrêmement dangereux. Laisser les religieux penser à notre place, c'est laisser le pouvoir aux monarchies. (Pas en Suisse grâce à son système)

La Laïcité comme la loi de 1905, sont prises dans l'étau de l'anacondas islamiste en rien laïc.

Les royautés musulmanes se frottent les mains, elles en prennent pour quelques années avant de disparaître selon Sami Aldeeb. (?) J'ai un grand doute.

Quant aux peuples d'Europe, ils restent béats priant pour un monde meilleur, youpi youpi tral la la allah. C'est new âge yoga.

Je dis bravo, mes pensées sont encore Laïques pour quelques mois.

Écrit par : Pierre NOËL | 07/05/2016

On le dit, il n'y a que les gens privés d'intelligence qui ne changent pas d'avis.

Pourquoi plutôt laïcité que neutralité?

Autrefois, à l'école publique, les fillettes portaient croix huguenote, catholique... rien du tout, médaillon ou collier pourquoi pas aujourd'hui main de Fatima?

Que de complications...

Mais si la SPA avait lutté pour empêcher les abattages rituels du judaïsme puis de l'islam... Nos autorités imposé le NON une fois pour toutes aux chiffons identitaires.

Les jours de congé non le vendredi "pour la prière" mais chez nous, le week-end (dimanche dit "jour du Seigneur" désormais bien souvent voué au doux ronronnement des aspirateurs...

Dieu, sans rire, en serait-il outré?

Pourquoi pas non laïcité mais neutralité!

Le nom de Dieu Tout-Puissant préambule de la Constitution fédérale, "historique", donc, ayant a priori porté chance à un pays appelé à ne pas ensevelir à jamais certaine pulsion dite spirituelle sans laquelle tant de grands hommes et femmes de chez nous qui tout en vivant leur foi ont, par l'exemple, d'abord, appelé chacun au souvenir de l'"autre" (moins doué, privilégié, étranger, malade, handicapé) qui existe aussi.

Ainsi que l'Art y compris religieux.

Culture, de même.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 07/05/2016

"il est un chef religieux politique et militaire
il y eut de multiples guerres bataille de Mu'ta en 629, conquête de la Mecque en 630, etc etc
Avant il existait le polythéisme remplacé par la religion monothéiste: l'islam
etc....."

Justement, c'est interdit de conter l'histoire mahométane de cette façon-là. Allez voir ce que dit la résolution 1605 du Conseil de l'Europe. Par exemple le chapitre 9 commence ainsi:

Compte tenu de ce qui précède, l'Assemblée invite les Etats membres du Conseils de l'Europe:

9.2. à condamner et à combattre l'islamophobie;

9.7. à promouvoir la cohésion sociale, l'intégration, la participation politique et civique des immigrés et des citoyens isus de l'immigration, hommes et femmes, notamment:

9.7.9. en s'assurant que les manuels d'école ne donnent pas de l'islam l'image d'une religion hostile ou menaçante;

En fait, on chercherait à nous imposer une forme de négationnisme qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

9.12. à encourager des projets informatifs sur la contribution de l'islam aux sociétés occidentales afin de surmonter les stéréotypes le concernant.

Au fait, pourquoi n'est-il question que de l'islam dans cette Résolution 1605?

Je rappelle que la Suisse est membre du Conseil de l'Europe et doit donc, de ce fait, se plier aux ordres!

Source: "Vérités sur l'islam - Des fondements du système islamique aux mécanismes et conséquences de l'islamisation" de D. Vaucher

Écrit par : G. Vuilliomenet | 07/05/2016

- Myriam Belakovsky: « [Si ...] Nos autorités imposé le NON une fois pour toutes aux chiffons identitaires. »

Le Niqab, les gants noirs, les mêmes lunettes de soleil, pour tout le monde, hommes, femmes et enfants, interdiction de parler, des fois que certains essaient de se faire remarquer avec un accent différent de tout le monde, et bien sûr, interdiction de dire ... pardon ... je veux dire d'écrire ... "non" ou de protester parce que c'est de la propagande pour la tribu des Neinsager et les rebelles.

Reste encore à régler le problème des différences entre les petits et les grands, et entre les maigres et les gros.

Écrit par : Chuck Jones | 07/05/2016

@G. Vuilliomenet

- « 9.7.9. en s'assurant que les manuels d'école ne donnent pas de l'islam l'image d'une religion hostile ou menaçante; »

- « En fait, on chercherait à nous imposer une forme de négationnisme qu'on ne s'y prendrait pas autrement. »

Et ... "nous" ... en dehors de vous ... c'est qui d'autre ?
Néanmoins, en quoi le texte que vous avez cité ... donne de l'islam ... "l'image d'une religion hostile ou menaçante" ... aujourd'hui ?

- « Au fait, pourquoi n'est-il question que de l'islam dans cette Résolution 1605? »

Ptet parce que cette Résolution 1605 ... porte le titre de "Les communautés musulmanes européennes face à l'extrémisme." ... et parle des ... communautés musulmanes en Europe ?

Ou ptet parce que "on" a pas assez de choses à dire sur ... "Les communautés chrétiennes européennes face à l'extrémisme.".

Et que rajouter par rapport à tout ce qui a été déjà dit sur ... "Les communautés juives européennes face à l'extrémisme." ?

Vous auriez souhaité que "on" parle de ... l'histoire de la chrétienté, par exemple ... de l'inquisition, ou de l'évangélisation des peuples fraîchement colonisés aux Amériques et en Afrique pour ?

Écrit par : Chuck Jones | 07/05/2016

La question est pourquoi tout ce remue-ménage AUJOURD'HUI, alors que tout le monde vivait en paix avec sa religion dans le respect d'autrui SI ce n'était déjà annoncé par les déclarations de chefs d'état iarabes musulmans depuis belle lurette, dont Boumedienne, pour ne pas le nommer, l'a exprimé haut et fort dans son discours à l'assemblée de l'ONU en 1974. "Cet avertissement a laissé de marbre cette dernière. L'ONU a changé de visage depuis... Et la communauté internationale, aujourd'hui, se retrouve dans un bourbier pas possible, incapable d'y faire face, qu'en prenant des décisions dictées par la peur et la soumission, pétrodollars exige!

Écrit par : Patoucha | 07/05/2016

(Boumedienne, 1974, discours à l’assemblée de l’ONU)

«Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour faire irruption dans l’hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils. C’est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire»

Écrit par : Patoucha | 07/05/2016

Patoucha,

A y être, autant les mettre tous car c'est méchant d'être islamophobe, "cépalaic".

http://lecoran.over-blog.com/article-islam-et-guerre-citation-du-premier-ministre-turc-erdogan-37193247.html

Le roi du Maroc expliquant devant des millions de spectateurs à la TV que les marocains ne s'intégreront jamais, qu'il est d'ailleurs préférable de ne pas le faire.

https://youtu.be/WX8MSLCgFb0

Nos détraqués en Europe et en Suisse n'ont rien vu, rien entendu et rien dit.

Bye

Écrit par : Pierre NOËL | 07/05/2016

"- « L'islam est d'abord une idéologie politique qui a instrumentalisé la religion. »
Ce qui me semble être le plus intéressant, c'est ... quels sont les éléments qui vous ont amené à ce constat ?"

?????????????????
Aurais-je dit une énormité? C'est pourtant aussi simple que le nez au milieu de la figure. L'histoire et la pratique de l'islam dès sa naissance. Mais merci de constater que c'est effectivement un "constat".

Vous proposez des tas de définitions, mais curieusement vous évitez de donner la principale: idéologie. Alors pour réparer cet oubli:

"Une idéologie est un système prédéfini d'idées, appelées aussi catégories, à partir desquelles la réalité est analysée, par opposition à une connaissance intuitive de la réalité sensible perçue. De tels systèmes considérés comme idéologiques existent dans les domaines politique, social, économique et religieux. Une idéologie est souvent la dimension culturelle d'une institution sociale ou d'un système de pouvoir. Une idéologie est typiquement imposée d'autorité, par un endoctrinement (enseignement) ou de façon imperceptible dans la vie courante (famille, media). Une idéologie dominante est diffuse et omniprésente, mais généralement invisible pour celui qui la partage du fait même qu'elle fonde la façon de voir le monde."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Id%C3%A9ologie

Vous omettez également de proposer une définition de "totalitaire". Comme c'est bizarre...

L'islam est une religion politique totalitaire. Demandez à hani, il vous le confirmera. Il l'a déjà confirmé à fourrest lors d'une interview impromptue aux Eaux-Vives...

Écrit par : Johann | 07/05/2016

- ((Boumedienne) « Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils. »

Ben quoi ? Où est le problème ? Ces "hommes", n'obéissent-ils pas à Dieu ?

"Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. (Genèse 1:27-28)"

N'est-ce pas la _preuve_ que la Génese est bien une idée TRES _forte_ ? Ou bien faut-il arrêter d'être chrétien ?

Écrit par : Chuck Jones | 07/05/2016

Ce serait si bien si l'humanité pouvait se séparer des religions et leurs monarchies!

""Ainsi le roi devient le substitut terrestre de ce dieu de l’univers, explique le professeur Arne Eggebrecht. Sous la 4edynastie (2613- 2498 av. J.-C.), lorsqu ‘Horus est devenu le dieu dynastique, la symbiose entre le roi et la divinité est totale. Une statue du pharaon Khéphren, exposée aujourd’hui au musée du Caire, associe l’image de la personne royale et celle de l’oiseau, posé sur le dossier enserrant dans ses ailes protectrices le visage du souverain. Plus tard, l’art égyptien crée un thème plastique dans lequel le pharaon devient fa ucon lui-même. La fusion est alors parfaite. Sous le règne de Nectanebo (360 – 343 av. J.-C.) se multiplient les groupes iconographiques du pharaon debout blotti entre les pattes d’un faucon majestueux, dressé, ailes repliées : dans la mesure où les textes de dédicace ne mentionnent en aucun cas Horus. mais seulement la divinité du temple auquel étaient destinées ces statues. il faut considérer 1’oiseau non comme l’image de la divinité à laquelle est consacrée l’oeuvre, mais comme une effigie royale, transfigurée, constate Marie-Ange Bonhême, maître de conférences à l’Université de Paris IV. C’est aussi un raccourci percutant du caractère divin de la royauté. Toute l’ histoire religieuse de l’ Égypte voit en pharaon l’allié tout-puissant du dieu dynastique qu’il s’appelle Horus ou Amon.

La divinité assure la gloire du souverain , qui, dans le même temps, regarde le clergé d’un oeil méfiant. Pharaon doit enrichir le dieu, le combler de présents, construire des temples et tenir le clergé le plus loin possible du pouvoir.
Au Nouvel Empire ( 1580-1085 av. J.-C. ), les prêtres d’ Amon, devenant de plus en plus puissants, font et défont les rois. D’où la réforme entreprise par Akhenaton, en -1350 : en fermant les temples d’Amon. il réduit ses prêtres au silence. On trouvait des faucons dans de nombreux sanctuaires nilotiques, comme à Philae à Hermopolis ou à Edfou . Ainsi, dans ce dernier temple, des faucons étaient élevés dans l’enclos rituel et, tous les ans, on sélectionnait l’un d’entre eux pour être intronisé. Cette fête consacrait le renouvellement de la royauté par le couronnement de son animal sacré. Lors des réjouissances, une procession de prêtres masqués se rendait en silence au sanctuaire du faucon élu. Celui-ci était présenté à la foule, puis l’oiseau recevait les emblèmes de sa dignité royale, au milieu des hymnes et des incantations. Les cérémonies s’achevaient par un banquet. Ensuite, tout au long de l’année, le Pharaon s’identifiait à ce rapace choyé et honoré des prêtres.

Au 4e siècle avant notre ère, un membre du clergé d’Athribis nous rapporte que cette petite ville du Delta adorait Horus Khentekhaï. La divinité, sous sa forme animale, habitait apparemment dans une salle hypostyle de noble facture, dans le domaine du temple. Elle disposait d’un puits d’eau fraîche et pure, d’un parc arboré et d’ un colombier. Le prêtre archiviste nous dit aussi qu ‘ un cimetière, attenant au sanctuaire, accueillait les faucons sacrés du temple et les faucons étrangers trouvés morts. La tradition affirme que des dynasties divines régnèrent aux premiers temps sur l’ Égypte.

L’un de ces antiques souverains aurait été Osiris. Osiris, fils de Geb (le dieu de la Terre) et de Nout (la déesse du Ciel), a pour frère Seth et pour soeurs Isis et Nephtis. La mythologie égyptienne fait d’Osiris le premier roi, au grand dam de Seth, qui, pour prendre son trône, l’assassine, aidé de 72 conjurés. Alors Isis , soeur et femme d’ Osiris, part à la recherche de son cadavre jusqu ‘à Byblos, au Liban. Elle réussit à ramener son époux mort en Égypte, près de Bouto, dans les marais de Chemnis, dans le Delta. Grâce à la magie, elle s’ unit à lui. De cette union miraculeuse naît Horus.""

Tout est basé sur les croyances divines inventées et triturées pour les besoins de la cause royale. (fables et spiritualité sans fond ni fondements)
Attendons que l'humain comprenne qu'il n'a pas besoin de croire aux idioties royales et religieuses et ainsi, évoluer dans un monde ou l'idéal d'une vie doit s'inscrire dans un nouveau projet de civilisations -sans religions et -sans conflits.

Je rêve *L*

http://www.egyptologue.fr/dynastie

Écrit par : Pierre NOËL | 07/05/2016

Ben oui Pierre, mais là cela a été dit devant l'assemblée de l'ONU!

J'ai déjà passé toutes les déclarations, très prémonitoires..., parce que bien préparées, depuis un certain temps en terminant avec:
ILS NE PEUVENT DIRE QU'ILS NE SAVAIENT PAS!

Bon dimanche Pierre

Écrit par : Patoucha | 07/05/2016

quelle éthique à l'UNESCO? dont les mandats sont: patrimoine mondial & stratégies d'éducation des pays membres

11 avril 2016. l'UNESCO perd toute neutralité, accepte de servir l'Islam aux dépends du judaïsme

où l'UNESCO, chargée d'éducation mondiale, fait du révisionnisme et du négationnisme

en acceptant une résolution demandée par le Maroc, l'Algérie, l'Egypte, Oman, le Soudan, la Lybie, les voisins de la Jordanie partie prenante bénéficiaire avec la Palestine, votes soutenus par la Russie et d'autres membres de l'UE,

votée par la France

Dans cette résolution, certains des hauts lieux saints juifs les plus sacrés ont été renommés en autres dénominations et en arabe

- ainsi le lieu des fondations du Mont du Temple, devient "Place Al Buraq", nom qui fait référence à la "monture venue du paradis pour le prophète"

- Le Tombeau des Patriarches, prend l'appellation de "Al-Haram Al-Ibrahimi", et la résolution réaffirme le rattachement du lieu au site palestinien

- la Tombe de Rachel à Bethléem, est dénommée par la résolution "la mosquée Bilal Bin Rabah", et son rattachement à un site palestinien y est réaffirmé.


Cet organisme de l'ONU y perd toute crédibilité.
En attendant, le scope de ses missions est-il encore conséquent?
C'est à ces niveaux de "neutralité" et de "probité" historiques que l'UNESCO travaille avec ses rapporteurs, décide de l'acceptation de résolutions demandées par ses membres, et c'est en fonction de ces niveaux que l'UNESCO va les intégrer dans ses missions d'éducation mondiales.

Écrit par : divergente | 07/05/2016

- « ILS NE PEUVENT DIRE QU'ILS NE SAVAIENT PAS! »

Encore faudrait-il que quelqu'un le dise, ... qu'il ne savait pas.

Écrit par : Chuck Jones | 07/05/2016

Pierre NOEL

Il n'est pas possible de vous lire "Tout est basé sur les croyances (...) fables et spiritualité "sans fond ni fondements"!

Suite à un poème de Jean-Noël Cuénod sur l'Ascension, avec la vision d'une montagne, après quelques heures j'ai écrit, vous en avez pris ou non connaissance, une légende inspirée et par l'Ascension, le poème de l'auteur de voire également la photo de l'auteur ce blog.

A côté de moi, un ou deux jours plus tard, de Bach, à ma gauche son Aria mit 30 Variationen (Goldberg-Variationen)

gold: or berg: montagne

La vue sur une montagne "dorée" l'illustration accompagnant le poème de Jean-Noël Cuénod. ayant, comme écrit, inspiré la légende.

Un ou deux jours plus tard, ce matin, maintenant... je réalise que dans la chambre où se trouve mon piano il y a deux photos: l'une de Dinu Lipatti, l'autre de Clara Haskil.
Avec chez moi deux livres remarquables concernant ces deux artistes dont de la correspondance entre eux.
Notamment une lettre de Clara Haskil en laquelle elle dit à Lipatti à quel point elle peine sur les... variations Golberg.

L'Ascension de Jésus...

Autrefois, à Paris, après guerre, mes parents en entendant ce qui se trouve à ma gauche, présentement, pour la première fois, tout petit disque, de Dinu Lipatti son Jesu, Joy of Man's Desiring, avec leurs amis ont pleuré (moi ressentant l'émotion d'eux tous).

Les deux photos (mes lignes, plus haut) au mur de Clara Haskil et Dinu Lipatti ont été scannées puis placées au mur par mon mari (décédé depuis).

En réfléchissant à cette montagne (comme) dorée accompagnant le poème de Jean-Noël Cuénod soudain, ce matin, tôt, j'ai vu que la couleur jaune de la montagne évoque en moi les feuilles mortes dans lesquelles mon père, poète à ses heures, aimait tant à marcher après quoi, me disait-il, il s'allongerait, nous étions dans la forêt, et regarderait le ciel à travers les branches des arbres


Il a fallu, Pierre NOEL, pour que ces lignes se trouvent sous vos yeux, qu'infiniment de pardon, entre membres de familles, soient accordé

ce qui est, le pardon (des offenses) l'enseignement clé des évangiles.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 08/05/2016

IMPORTANT: Résolution 1605 du Conseil de l'Europe.

11.2 A ENCOURAGER les musulmans à participer pleinement à la société sans remettre en question la laïcité de la société et des institutions du pays dans lequel ils vivent.

11.10 A ENCOURAGER le développement d'une intelligentsia LAIQUE.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 08/05/2016

Merci Mme Ribordy de ces compléments d'information qui devraient être soufflés aux oreilles de Pierre Maudet qui a reçu les deux taqqyistes que sont Hani Ramadan et Hafid Ouardiri, deux islamistes modérés connus dans la Cité du bout du lac.

Je vais aussi rappeler les raisons qui ont amené à cette Résolution 1605!

http://www.assembly.coe.int/nw/xml/XRef/Xref-XML2HTML-FR.asp?fileid=17634&lang=FR

1. Les attaques à Paris en 1995, à New York en 2001, la vague d’attentats à la bombe qui a, par la suite, frappé Madrid et Istanbul en 2003, et Londres en 2005, de même que d’autres nombreux complots terroristes déjoués sur le sol européen ont mis en évidence l’étendue et la gravité de la menace du terrorisme pratiqué par des individus qui invoquent l’intégrisme islamique comme source d’inspiration. Outre le choc ressenti à la suite de ces attaques, de nombreuses personnes ont été troublées de voir que de jeunes musulmans, qui sont nés et qui ont grandi en Europe, avaient pris part à l’organisation et à l’exécution de ces attentats.


Le meilleur est au point 2.

2. L’Assemblée parlementaire met en garde contre toute confusion entre l’islam en tant que religion et l’intégrisme islamique en tant qu’idéologie. L’islam est la deuxième religion en Europe et une composante des sociétés européennes. Dans certains Etats membres du Conseil de l’Europe, c’est la religion traditionnelle de la majorité de la population; dans d’autres, c’est la religion de la majorité des immigrés et des citoyens issus de l’immigration, qui représentent une proportion grandissante de la population. L’intégrisme islamique, par contre, est une idéologie extrémiste qui poursuit des objectifs politiques et promeut un modèle de société incompatible avec les valeurs des droits de l’homme et les normes de la démocratie; dans sa pire forme, l’intégrisme islamique préconise l’usage de la violence pour atteindre son but.

On s'en tape que l'islam soit la deuxième ou la dernière religion de l'Europe. On reconnait la valeur d'un arbre à ses fruits.
Je demande, au lu de cette stupidité, que l'on arrête de parler de la Shoah et d'Hitler, car cela pourrait bien stigmatiser les Allemands et favoriser la renaissance du nazisme.


3. Il est regrettable, mais indéniable, qu’à l’heure actuelle l’intégrisme islamique, en tant qu’idéologie, a prouvé qu’il exerce un pouvoir d’attraction sur certaines personnes. Les gouvernements européens et les communautés musulmanes européennes devraient travailler en étroite collaboration et en synergie pour neutraliser ce pouvoir d’attraction et prévenir son escalade vers le terrorisme.

Ne parlons donc plus d'islamisme, ainsi, cette idéologie nauséabonde qui n'est que l'islam en action, les musulmans ne seront pas attirés par la-dite idéologie. Rappelez-vous que cette résolution a été adoptée le 15 avril 2008. Bizarre car depuis, l'islam(isme) a beaucoup fait parler de lui. En réalité, ce Conseil de l'Europe, probablement par la voix de la Turquie nous enfume.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 08/05/2016

@Madame Ribordy

- « IMPORTANT: Résolution 1605 du Conseil de l'Europe.! »
« 11.2 A ENCOURAGER les musulmans à participer pleinement à la société sans remettre en question la laïcité ... »
« 11.10 A ENCOURAGER le développement d'une intelligentsia LAIQUE.! »

C'est bien de rappeller l'engagement pris par ... la Suisse, ... et les autres états membres du Conseil de l'Europe. Ca évite que CES états ne se permettent de ...

. REPRIMER ... les musulmans qui participent pleinement à la société sans remettre en question la laïcité ..., ou de ...

. REPRIMER ... le développement d'une intelligentsia LAIQUE.

... ce qui permet aux états de REPRIMER ... les musulmans ... ET __tous les autres citoyens__ ... qui remettent en question la laïcité (qu'un musulman ... ou n'importe quel autre citoyen ... participe ... ou ne participe pas ... pleinement à la société est ... SANS importance ... dans _l'autorisation_ qu'accorde le Conseil de l'Europe aux états pour reprimer leurs citoyens.)

Faut dire qu'avec cette révolution de l'internet en cours, il est très facile de confondre ... les musulmans avec ... les états membres du Conseil de l'Europe, ... et qu'il est facile de croire que les musulmans ont ... les mêmes pouvoirs, ... ou les mêmes obligations ... qu'un état.

Écrit par : Chuck Jones | 08/05/2016

@G. Vuilliomenet

- « Le meilleur est au point 2.
- - « 2. L’Assemblée parlementaire met en garde contre toute confusion entre l’islam en tant que religion et l’intégrisme islamique en tant qu’idéologie. ... »
- - « 2. ... les valeurs des droits de l’homme et les normes de la démocratie ... »
- « On s'en tape que l'islam soit la deuxième ou la dernière religion de l'Europe. On reconnait la valeur d'un arbre à ses fruits. »

Ptet que le document que vous citez aurait dû contenir un point 2bis disant ...

... 2bis. L’Assemblée parlementaire met en garde contre toute confusion entre l’islam en un état membre du Conseil de l'Europe.

Après tout ... "ILS NE PEUVENT DIRE QU'ILS NE SAVAIENT PAS!", n'est-ce pas ?

Écrit par : Chuck Jones | 08/05/2016

"Dieu créa l'homme à son image" "Il le créa à l'image de l'homme"

Il ne pensait pas avoir un con à son image!

"Oú bien faut-t-il arrêter d'être chrétien "

D'être chrétin oui!

Écrit par : Patoucha | 08/05/2016

@G. Vuilliomenet

Je vous invite à lire le billet "Séminaire interdit aux blancs....... " de hommelibre.

Bon dimanche

Écrit par : Patoucha | 08/05/2016

Patoucha, Genèse à relire.
Dieu créa l'homme à son image: mâle et femelle.

Puis, Evangile de Thomas, Jésus à Pierre: ne pas écarter Marie de la communauté car tout comme toi (bien que femme) elle a une âme."!

De quoi interpeler nos amis Frères Musulmans!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 08/05/2016

@ G. Vuilliomenet

"9.7. à promouvoir la cohésion sociale, l'intégration, la participation politique et civique des immigrés et des citoyens isus de l'immigration, hommes et femmes, notamment:"

Amin Ben Ali crache sur une victime du terrorisme

Amin Ben Ali: Militant, CN et Co-responsable national des jeunes du Parti de Gauche, Conseiller municipal, mairie de Tullins. Grenoble - Tullins

Hier en nous promenant sur twitter nous sommes tombés sur cet échange entre Amin Bel Ali, conseiller municipal et Albert Chennouf Meyer, père d’Abel Chennouf Meyer, assassiné par Mohamed Merah.

On vous laisse découvrir : crache sur une victime du terrorisme

Hier en nous promenant sur twitter nous sommes tombés sur cet échange entre Amin Bel Ali, conseiller municipal et Albert Chennouf Meyer, père d’Abel Chennouf Meyer, assassiné par Mohamed Merah.

On vous laisse découvrir :

http://theinglouriousbasterds.com/amin-ben-ali-crache-sur-une-victime-du-terrorisme/#comment-6313
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"Malika Sorel désigne les responsables du désastre : nos élites cyniques et lâches qui ne cessent d'accuser de racisme une société française pourtant fort accueillante."

Malika Sorel n’a pas besoin d’être présentée : par ses prises de positions courageuses sur l’immigration, l’identité nationale et l’islamisme, elle s’est forgée une réputation d’intellectuelle qui ose nommer les choses.

Dans son dernier essai Décomposition française, l'ancien membre du Haut conseil à l'intégration dénonce les conséquences délétères de l'immigration incontrôlée, qui a rendu l'assimilation quasi-impossible. De sa plume affûtée, Malika Sorel désigne les responsables du désastre : nos élites cyniques et lâches qui ne cessent d'accuser de racisme une société française pourtant fort accueillante.

Causeur.fr

Livre: DECOMPOSITION FRANCAISE

Critiques:

"Un brûlot salutaire" - Saïd Mahrane, Le Point

"Un témoignage de l'intérieur du système.Implacable"
Erik Zemmour, Le Figaro

"Une analyse fouillée et un cri d'alarme.
Finira-t-on un jour par l'entendre!?" Brice Couturier, Causeur

"À lire, au regard des attentats!" Valérie Expert, LCI

Écrit par : Patoucha | 08/05/2016

@G. Vuilliomenet

- « On s'en tape que l'islam soit la deuxième ou la dernière religion de l'Europe. On reconnait la valeur d'un arbre à ses fruits. »

Une bonne raison pour nier aux musulmans leur appartenance au genre humain ?

Écrit par : Chuck Jones | 08/05/2016

Et la décomposition française continue:

"Brigitte Bardot jugée à nouveau pour insultes aux musulmans

Fév 23, 201550
Brigitte Bardot jugée à nouveau pour insultes aux musulmans

Il est de plus en plus difficile dans le « monde libre » de dire des vérités impopulaires – et si les forces de la ‘paix’ et de la ‘tolérance’ et le ‘libéralisme’ arrivent à leurs fins, d’ici peu, ce sera tout à fait impossible. Il y a un effort continu pour imposer les lois de la Charia et celles du blasphème en Occident, et de trop nombreux occidentaux sont trop enclins à entrer dans le rang.

Pamela Geller dans WND expose cette affaire : L’ancienne star de cinéma Brigitte Bardot [..] qui a régné sur le 7ème art de 1952 à 1973, est actuellement en procès pour la cinquième fois pour insultes aux musulmans et «incitation à la haine raciale». Bardot a été quatre fois condamnée à des amendes et à des peines de prison avec sursis.

Cette fois, le procureur, Anne de Fontette, veut une amende et une peine plus lourdes: l’équivalent de 24 000 Euros et une peine de deux mois d’emprisonnement (espérons-le) avec sursis.

Quels crimes a commis Bardot dans un pays sans Premier Amendement, dans le pays des ‘Lois sur le discours de haine’ qui sont habilement exploitées par les musulmans non-persécutés?

Bardot a écrit: « J’en ai marre d’être sous la coupe de cette population qui nous détruit, détruit notre pays. » …

ROBERT SPENCER

Traduction Europe Israël

© Copyright Europe Israël – reproduction autorisée avec mention de la source et lien actif.
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Dorénavant, je servirai cet article traduit de l'arabe à ceux qui viendraient pour faire pleurer dans les chaumières les occidentaux avec leur propagande islamiste et mensongère nous sensibiliser dans le but d'attiser la haine d'Israël avec les "enfants tués" par Israël:

"Omerta sur la culture pédophile dans les territoires palestiniens"

Et inceste!

Mai 08, 20164
Omerta sur la culture pédophile dans les territoires palestiniens

Les rapports sexuels entre oncle et nièce, père et fille, cousin adulte et cousine enfant alertent les autorités sanitaires des territoires gérés par les palestiniens.

De nombreuses ONG confirment cet état de fait et bénéficient des fonds européens pour endiguer ce mouvement qui ne donne pas bonne figure à la « Palestine » à venir.
Pendant plus de deux ans sans pouvoir en parler par crainte de représailles, Mannar 10 ans à l’époque des faits, perd sa virginité sous les assauts de son oncle toujours en liberté. Son calvaire durera pendant deux ans avant qu’elle n’ose en parler au centre « des droits humains ». La famille de Mannar, malgré la connaissance des faits, se désintéresse de son cas. « La vie d’un enfant ne vaut rien chez les palestiniens » déclare un responsable du centre des droits humains.

Mannar est l’une des centaines de jeunes filles arabes des territoires palestiniens qui ont été victimes d’attouchements sexuels par des parents proches. Rapidement les causes pointées sont la surpopulation, la pauvreté mais jamais la culture arabe ou l’islam et pourtant, ce phénomène ne touche pas les familles chrétiennes ou druzes.
Les statistiques du »Center for Democracy and Conflict Resolution » dans la bande de Gaza à l’occasion de la Journée de l’enfant palestinien, présentent un rapport comptant 700 enfants harcelés sexuels au cours des deux dernières années en territoire sous autorité palestinienne (Cisjordanie/Judée samarie), Jérusalem-Est et Gaza.

D’après les militants des droits humains et les travailleurs sociaux, si ces chiffres sont relativement bas, cela tient au fait que la société palestinienne est régie par l’omerta. La réalité est bien supérieure.

Une enquête révèle que plus de 87 % des jeunes femmes palestiniennes agées de moins de 12 ans ont déjà subi des attouchements sexuels. Le viol inter-familial et les crimes d’honneur sont parties intégrantes des us et coutumes palestiniennes car ne sont pas pénalisées par la législation palestinienne.

Entre 2011 et 2016 la situation des mineurs arabes des territoires palestiniens ne semble pas s’améliorer, notamment depuis l’intifada des couteaux où des jeunes sont envoyés se sacrifier et tuer dans leur sillon des civils israéliens avec l’aval de l’Autorité palestinienne.

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Source: alqud
Axel Rehouv pour europe-israel.org

Écrit par : Patoucha | 09/05/2016

Excellente analyse. Elle pourrait être prolongée, car l'obsession laïque, devenue une question centrale de la plupart de nos sociétés démocratiques occidentales, et particulièrement en France qui se définit par un "adn politique", marque une dérive que le haut degré passionnel de la focalisation autour de la question de l'islam empêche de discerner.
De ce point de vue, l'affirmation revendiquée selon laquelle "Le terrorisme ne nous changera pas" est une contre-vérité puisque la laïcité elle-même est livrée en pâture à son ou ses radicalismes propres.
Ces inter-actions (pression informative, clivages, etc) au sein du système démocratique, devenue instable, peuvent s'apparenter à des phénomènes d'entropie, avec une rupture des forces de cohésion.
Les exclure de ce champ historique, hors du séculier si j'ai bien compris, est donc une singularité de notre temps et un paradoxe.
L'avenir dira.
Cette rupture des forces de cohésion est à l'oeuvre.

Or, si l'on se tient à l'objectivité du système, la démocratie comme processus de formation de la raison collective, devrait reconvertir le trouble public et moral en aptitude de vigilance. La démocratie ne se rend pas ce service. Au contraire.

C'est un puissant phénomène, décuplé par la globalisation et la rapidité des processus de l'information, qui s'exerce puisqu'il retourne le composant démocratique contre sa structure constitutionnelle qui est de nature à imposer
En France, cela se traduit par l'illusion forcenée qui consiste, par exemple, à remettre en cause la Ve République ou recourir à la révision constitutionnelle afin de satisfaire le peuple par des mesures symboliques et magistrales qui n'en sont pas moins, au fond, de l'évitement et une corruption.

Les périodes pré-électorales sont propices à la démagogie et aux surenchères qui les accompagnent et le populisme, justement, pourrait être défini comme le mouvement qui coïncide le plus avec cette tentation, dont on peut convenir qu'elle fournit un attrait parfois irrésistible, mais qu'il se révélera in fine illusoire, voire catastrophique.

Lorsqu'une ou plusieurs sociétés se réduisent à caractériser leur destin et leur "identité" en délibérant sur la viande hallal dans les écoles, le port du voile dans la rue ou à l'université ou encore sur les constructions de lieux de culte, loin d'affronter le réel - ce qu'elles revendiquent âprement - elles le fuient et éloignent la démocratie de son objet rationnel pour le livrer à l'irrationnel et aux exaltations qu'il féconde.

Nous parlons souvent pour qualifier notre temps, d'un temps complexe.
Il l'est assurément. Beaucoup plus que ne le furent les siècles précédents.
Nous vivons donc une transition phénoménale.
Il est possible de la traduire en choc de civilisations, ce qui est la thèse qui s'est imposée pour beaucoup d'entre nous. Il convient de prendre du recul sur un certain nombre de forces (et notamment le levier que représente le terrorisme djihadiste) pour mesurer comment elles pilonnent, sur le plan cognitif, notre perception de la réalité pour favoriser une interprétation plutôt qu'une autre, une "mise en forme" plutôt qu'une autre, une dénaturation plutôt que le cadre de la saine "conservation", au sein duquel le Politique serait pleinement apte à produire des options (gauche-droite, républicains-démocrates, etc) et à ouvrir les perspectives.

La société de l'information a produit des bouleversements considérables au XXe siècle. Elle a transformé le monde, accéléré nos rapports, nos communications. Ce début du XXIe siècle est son épreuve et, jusqu'à présent, elle ne se hisse pas au niveau qui devrait être le sien en situation critique, ce qui est le cas de nos sociétés, et peut-être même celui de la civilisation humaine.

Au lieu d'édifier les gens, de leur procurer la faculté de prendre un recul sur les peurs et les phénomènes qui les affectent et les enjeux qui les regardent, la machine médiatique les précipite dans les remous du temps et il faut être conscient que ceux de notre époque sont sans commune mesure avec ceux auxquels ont été confrontées les peuples au cours des siècles passés.
Il s'ensuit, je crois, une fragilisation et une "immaturité" tragique des sociétés.

Je ne pense pas qu'il s'agisse de "pertes de repères", postulat repris par la classe politique pour reconditionner, sans mise à niveau, le désordre moral et parfois l'exaspération, à son propre avantage puisqu'il établit une "offre d'ordre", de "sens", "d'autorité", d'autant plus efficace que la perception de la réalité paraîtra correspondre, stigmate pour stigmate, aux remèdes proposés.

Quant aux religions ou aux essentialismes, je pense qu'ils appartiennent pleinement à l'histoire des démocraties. Peut être, pour reprendre la terminologie de la thermodynanique des fluides parce qu'elles relèvent, pour un système donné, de la néguentropie et de la percolation au niveau supérieur.

L'avenir dira.

https://enattendantlarenaissance.wordpress.com/

Écrit par : Daniel CICCIA | 09/05/2016

Ce paragraphe publié dans le premier paragraphe va en fait en fin de publication. "Les exclure de ce champ historique, hors du séculier si j'ai bien compris, est donc une singularité de notre temps et un paradoxe.
L'avenir dira."

Écrit par : Daniel Ciccia | 09/05/2016

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