05/05/2016

ASCENSION

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Ville sans oreille les cloches sont muettes

Le ballet des ombres agite le silence

Comme si de rien n’était elles s’étreignent

Mais les phares d’une voiture les séparent

Et la lumière s’en va poursuivre sa route

 

Mes pas sont le métronome de votre coeur

Je suis le dieu qui chemine sans but

Brut comme un trottoir et sec comme un lendemain

Au fond de ma mort je cherche le pain de vie

Pour vous le transmettre prenez-en de la graine

 

Un jour je vous le dis les cloches chanteront

Et vous verrez alors de quel feu je me chauffe

Jean-Noël Cuénod

 

11:15 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ascension, poésie | |  Facebook | | |

Commentaires

Voyez-vous, Jean-Noël Cuénod, l'illustration présente est le début de notre vision du Christ (vision enfantine!?) s'élevant dans les Cieux à la rencontre du Père

Christ de retour à la Maison ou "Royaume"!

Un Père qui, évangiles parlant, attendrait de ses enfants douceur et humilité de cœur

Humilité d'humus, terre.

De ces pas qui sont le métronome de votre cœur

En imaginant, Genèse, qu'Adam et Eve entendant les pas de Dieu (métronome du coeur (de la conscience, également?) dans le Jardin d'Eden

après ladite "faute"

signifierait le battement de leurs cœurs (les pas de Dieu) en rapport avec leur conscience d'avoir ou avoir cru mal agir

Puisse votre beau... douloureux... poème se réaliser

Quelle peut être notre participation?

Je crois avoir entrevu quelque part que cœur viendrait de courage...!?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/05/2016

A propos de "fabliaux" (tout étant dans l'intention

En regardant l'illustration de ce poème... si le lieu correspondait géographiquement... naissance d'une légende:


Le Seigneur se dirigea donc vers le sommet duquel il comptait s'envoler pour retourner aux cieux mais en entendant les pleurs de ceux qui bientôt ne le rencontreraient plus sur les routes, les sentiers... le Seigneur les regarda... le public vit alors que les pieds du Seigneur quittant la pierre la marquèrent à tout jamais de couleur de lumière d'or...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/05/2016

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