14/04/2016

Comment le PS français est régulièrement tué par ses renégats

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François Hollande et Manuel Valls sont en train de couler leur navire amiral. Dans l’histoire de la gauche de l’Hexagone, ils ne sont pas les premiers «particides». Chaque fois que les socialistes ont voulu rejoindre la rive droite du fleuve politique, ils ont sombré. Pour se remettre à flot sous une autre forme.

 Le premier ministre français Manuel Valls veut-il briser son propre parti? Tout porte à le croire. Avec son ministre de l’Economie – et néanmoins concurrent – Emmanuel Macron, il fait assaut de libéralisme. Et puise dans l’arsenal de l’extrême-droite, le projet – avorté – de déchéance de la nationalité. Son patron François Hollande, qui a dirigé le Parti socialiste français pendant onze ans, ne fait rien pour le contrecarrer, au contraire. Le résultat de cette politique ne s’est pas fait attendre. La plupart des élus et ce qui reste de sympathisants au PS ne sauraient se reconnaître dans cette politique. Le Parti socialiste est prêt à voler en éclats.

C’est sans doute le but recherché, en tout cas par Manuel Valls. Celui-ci sait qu’il ne sera jamais le leadeur du PS, sa position au sein du parti s’étant toujours révélée ultraminoritaire. Et ce n’est pas aujourd’hui que cette situation va évoluer dans un sens favorable à sa cause. Il lui faut donc trouver une autre écurie présidentielle pour mener à bien ses ambitions élyséennes. Et briser le PS pour tenter d’aménager son propre espace en unifiant le centre gauche au centre droit. D’ailleurs dès 2009, il a souvent fait part de son désir de créer un grand parti démocrate à l’instar de celui des Etats-Unis.

Mais la place centriste est bien encombrée, à commencer par son ministre Macron – qui, n’ayant jamais adhéré au PS, vient de créer son propre mouvement En Marche – sans oublier François Bayrou et Alain Juppé. La tactique de Valls se révèle donc fort aléatoire, néanmoins c’est la seule issue possible pour lui dans la perspective de cet obsédant Palais de l’Elysée. Qui est aussi celui des illusions perdues.

 Dans tout cela, quel jeu joue François Hollande? Il est bien difficile de le dire. Si, du moins, il y a encore un jeu à jouer pour lui. En tout cas, l’actuel président et son premier ministre apparaîtront comme les tueurs du PS français, tel qu’il avait été reconstruit par François Mitterrand en 1971. Cela dit, ce ne sera pas le premier «particide» de l’histoire du socialisme hexagonal. Ce processus mortifère obéit même à une constance remarquable: le leadeur place le Parti socialiste sur une position gauchisante, voire extrémiste, puis se met à singer la droite lorsqu’il parvient au pouvoir, sonnant le début de la fin pour son parti. Qui renaîtra plus tard sous une autre forme.

Avant François Hollande, au moins deux grandes figures socialistes ont enfilé la cagoule du bourreau renégat, Jules Guesde et Guy Mollet.

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A gauche, Jules Guesde, à droite, son rival Jean Jaurès

Jules Guesde, fossoyeur de la SFIO première mouture

 De toutes les grandes figures tutélaires du socialisme français, Jules Guesde (1845-1922) apparaît comme le gardien le plus sourcilleux de l’esprit révolutionnaire. Journaliste de formation mais surtout militant professionnel, Guesde est aussi l’un de ceux qui, en France, connaît le mieux la pensée de Karl Marx, pensée dont il sera le héraut. Au cours du XIXe siècle, le mouvement ouvrier s’organise difficilement en France. Le socialisme naissant est alors – déjà­ !–  composé de nombreux courants. Après moult scissions et fusions, deux formations se disputent la suprématie sur la gauche en 1902, le Parti socialiste de France mené par Jules Guesde et le Parti socialiste français, dont Jean Jaurès (1859-1914) est le plus prestigieux dirigeant. Pour les socialistes gesdistes, pas de compromis avec la bourgeoisie même modérée, le réformisme est un piège pour la gauche en ce qu’il détourne la classe ouvrière du seul but qui vaille : la révolution prolétarienne.

Les socialistes jauresiens ne récuse pas le mouvement vers la révolution mais veulent l’inscrire dans les droits de l’homme créés par la révolution française et cherchent à lui donner un contenu humaniste. Contrairement aux guesdistes, ils luttent pour faire voter au parlement des réformes favorables aux ouvriers. Pour eux, chaque conquête sociale est un pas vers le socialisme, même s’il est fait dans le contexte des institutions bourgeoises.  Ces deux visions antagonistes du socialisme seront une constante de la gauche au XXe siècle.

L’alliance entre guesdistes et jaurésiens est particulièrement malaisée à créer. Le socialisme français est divisé, alors que dans la plupart des pays industriels européens, notamment l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la Suisse, cette unité s’est réalisée sous la houlette de la social-démocratie. D’ailleurs, réunis au sein de la IIe Internationale, les «partis frères» s’inquiètent de cette division persistante du socialisme en France, néfaste pour leur cause alors en pleine expansion, et, à l’issue du Congrès d’Amsterdam en 1904, font injonction aux deux formations de fusionner.

Un an après, c’est chose faite. Le parti de Guesde et celui de Jaurès se réunissent au sein de la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière) qui sera désormais le seul parti socialiste en France, une première dans ce pays. Mais quelques années plus tard, les ferments de la division se réaniment, à propos des premiers symptômes de la guerre à venir. Le réformiste Jean Jaurès prône l’instauration de la grève générale – et même de la grève générale insurrectionnelle – pour s’opposer aux mobilisations dans les pays européens. Alors que le révolutionnaire marxiste pur et dur Jules Guesde, s’y oppose afin de ne pas affaiblir le développement des industries, gage de l’accroissement en nombre de la classe ouvrière; en outre, il espère qu’une guerre «bourgeoise» provoquera la révolution socialiste.

Début juillet 1914, la tendance pacifiste de Jaurès semble prendre le dessus. Jean Jaurès devient alors la cible de la haine des milieux militaristes. Cible aussi de Raoul Villain, étudiant nationaliste exalté, qui assassine Jean Jaurès au soir du 31 juillet. Sans leur vigie, les pacifistes de la SFIO se font prendre de vitesse par leurs camarades bellicistes. Les socialistes renoncent à la grève générale, à l’instar des sociaux-démocrates allemands. Les députés SFIO votent les crédits de guerre le 4 août. Trois semaines plus tard, Jules Guesde entre au gouvernement d’union sacrée avec d’autres socialistes. Il deviendra même ministre d’Etat jusqu’en décembre 1916.

Certes, Guesde n’est pas le seul dirigeant socialiste à avoir soutenu l’effort de guerre de la France, loin de là. Marcel Sembat et Albert Thomas (le premier directeur du Bureau international du Travail à Genève sera même sous-secrétaire d’Etat à l’artillerie à l’équipement militaire!) l’ont également rejoint. L’aile belliciste ayant aussi triomphé au sein de la social-démocratie allemande, il n’était plus possible d’enrayer la mécanique guerrière.

Mais que Jules Guesde – grand pourfendeur de toute compromission avec le pouvoir bourgeois – soit devenu ministre d’Etat et soutien actif de la politique militariste du gouvernement a grandement contribué à démoraliser la gauche française. Une démoralisation qui aboutira à sa division lors du congrès de Tours, deux ans après la fin du premier conflit mondial.

 images-1.jpegGuy Mollet, fossoyeur de la SFIO seconde mouture

 Les divisions nées de la Grande Guerre connaissent leur point d’incandescence dès Noël 1920 lorsque s’ouvre le Congrès de la SFIO à Tours. Une majorité de congressistes adoptent le projet d’adhésion à la IIIe Internationale dirigée par la Russie bolchévique et créent ce qui deviendra plus tard le Parti communiste français (PCF). La minorité qui refuse de s’aligner sur Moscou maintient la SFIO mais perd le quotidien L’Humanité créé par Jean Jaurès.

Léon Blum prend la tête de cette nouvelle mouture socialiste. Sous sa direction, la SFIO se reconstruit. Si elle toujours traversée par des courants souvent opposés, elle parvient néanmoins à consolider son unité, malgré les attaques des «camarades» communistes. Dès 1933, la SFIO a repris l’ascendant sur le PCF au sein de la gauche. Trois ans plus tard, elle devient le pivot du Front populaire, qui allie communistes, socialistes et radicaux. Léon Blum est nommé chef d’un gouvernement qui lancera les grandes réformes sociales emblématiques du XXe siècle, telles les congés payés et la semaine de 40 heures.

Après l’effondrement de l’armée française au début de la Deuxième Guerre mondiale, les socialistes sont déboussolés à l’instar des autres français. Le 10 juillet 1940, 170 parlementaires socialistes votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, 36 s’y opposent. La IIIe République est morte. Si plusieurs figures socialistes rejoignent Pétain et la Collaboration, d’autres tentent dès août 1940 de reconstituer la SFIO dans la clandestinité, sous l’impulsion de Daniel Mayer, résistant de la toute première heure. Par la suite, les socialistes seront nombreux à rejoindre la Résistance, formant son ossature avec les gaullistes, les communistes et les démocrates-chrétiens.

En 1946, l’affrontement entre «révolutionnaires» et «réformistes» ressurgit lors du congrès de la SFIO à Paris. Emmenés par Daniel Mayer, les «réformistes» plaident en faveur d’un socialisme humaniste dégagé des pesanteurs du marxisme, sans en renier tous ses aspects.  Guy Mollet (1905-19759, chef de file des «révolutionnaires» et de l’aile gauche, s’oppose à cette forme de «travaillisme» et veut ancrer encore plus fortement la SFIO dans le marxisme. C’est lui qui triomphe. Mollet sera l’inamovible secrétaire général de la SFIO jusqu’à la mort de ce parti en 1969.

Farouche adversaire du colonialisme français, à l’instar de son parti, Guy Mollet est opposé à la guerre en Algérie dès le début de ce conflit qui éclate en novembre 1954. Sous la bannière du Front républicain, il remporte les législatives de 1956. Appelé par le président René Coty à diriger le gouvernement, Mollet a été élu pour faire la paix en Algérie. Il fera l’exact contraire de son programme. Après avoir été vilipendé par la population européenne d’Alger lors d’un déplacement dans cette ville alors française, il ne parvient pas à trouver le consensus qui lui aurait permis d’adopter les réformes sociales nécessaires pour couper l’herbe sous le pied des indépendantistes algériens du FLN. Au lieu de démissionner, Guy Mollet s’accroche au pouvoir. Lui, le marxiste convaincu, l’anticolonialiste acharné, fera la politique la plus militaristes qui soit. Au plus grand plaisir de la droite colonialiste, heureuse de voir un socialiste faire la sale besogne. Le gouvernement Mollet donne à la police et à la justice militaires des pouvoirs spéciaux en Algérie et envoie le contingent – c’est-à-dire les soldats appelés ­– en Algérie. Sous son règne, la guerre est ancrée. Guy Mollet trahit l’un après l’autre tous ses engagements.

La SFIO ne s’en remettra pas. Elle se marginalise progressivement au début de la Ve République, ce qui fera dire à l’écrivain et ministre gaulliste (également ancien compagnon de route du PCF) André Malraux : «Entre les communistes et nous, il n’y a rien». Le mouvement de Mai-68 donnera le coup de grâce à cette vieille SFIO qui sera dissoute en 1969.

 Hollande-Valls, vers la mort du PS mitterrandien

 Sur ses décombres, naîtra le Parti socialiste de François Mitterrand, au congrès d’Epinay en 1971. Comme durant ses autres vies antérieures, le nouveau PS se positionne très à gauche en prônant la «rupture» avec le capitalisme et en lançant ce slogan rimbaldien propre à séduire la jeunesse: «changer la vie». Vieux cheval de retour de la IVe République, François Mitterrand est tout sauf un gauchiste, même s’il s’entoure d’anciens trotskistes ou d’ex-maoïstes sortis de Mai-68. Il fera du PS un parti de gouvernement, un appareil voué au seul objectif qui compte pour lui: conquérir la présidence de la République.

Le but est atteint en 1981. Le PS de Mitterrand rafle tout: l’Elysée et la majorité de l’Assemblée nationale. Durant les deux premières années, le PS et son allié communiste appliquent leur «programme commun». Et c’est l’échec. François Mitterrand change de cap et impose une politique plus libérale. Il réussit à masquer cette volteface par un très habile stratagème idéologique: en mobilisant les socialistes en faveur du processus d’union européenne et les jeunes, contre le racisme.

Sous ses quatorze ans de présidence, François Mitterrand a fait du PS, un parti d’élus, de professionnels de la politique, laissant dans l’ornière la classe ouvrière et les salariés en général. Durant ces années Mitterrand, le PS a conservé une posture révolutionnaire alors qu’il était en réalité un parti réformiste à la sociologie nettement bourgeoise et très peu prolétarienne. Cet écart entre ce discours et cette réalité s’est élargi au fil des années pour devenir aujourd’hui caricatural.

Elu après une campagne très marquée à gauche (mon ennemie, c’est la finance!), François Hollande a fait comme ses prédécesseurs, une politique contraire à son programme. Et comme ses prédécesseurs, il a démoralisé la gauche, n’ayant pas réussi à masquer son revirement comme l’avait fait François Mitterrand. Avec Valls, Hollande a ainsi donné le coup de grâce au Parti socialiste. Mais cette formation était déjà bien mal en point.

Un PS est en train de mourir. Au fil des échanges variés du mouvement Nuit Debout ou ailleurs, en tâtonnant à l’aveugle, la gauche française cherche désormais sa réincarnation.

 Jean-Noël CUÉNOD

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Commentaires

Merci pour cette analyse pleine de bon sens.

Écrit par : Pierre Jenni | 14/04/2016

Par chance ce matin on peut lire le titre suivant ,La France va mieux ! et ceci de la part de Monsieur Hollande
Mais c'est tellement facile de fabriquer ce genre d'info qu'il est préférable de lire un billet comme celui -ci qui est basé sur des faits historiques et authentiques

Écrit par : lovejoie | 15/04/2016

Réincarné Jean Jaurès en appellerait donc aux grèves générales, insurrectionnelles

pannes (ajoutons)en tous genres...

propres à balayer les évidents désormais effets du plan Kalergi (lire sur Google non seulement ce qui concerne ce plan mais:

Le prétendu "PLAN kALERGI"


Pannes en tous genres y compris renonciation à mettre au monde des enfants condamnés à sous vivre ou sur vivre (lire le plan Kalergi)
abêtis, métissés pour les mieux manipuler, instrumentaliser) avec volonté et détermination.

Commentateurs selon lesquels: moins dangereux de s'en prendre à l'Eglise des paperons, fabliaux, mensonges et pédophiles... que de commenter cet article?

La "nuit de cristal" ne fut pas par les juifs prise au sérieux comme il aurait fallu:

puisse-t-on lire et relire puis s'informer au mieux possible concernant le Plan Kalergi (on y indique que la pesse évite d'en parler):

pourquoi?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15/04/2016

"on y indique que la pesse évite d'en parler):

pourquoi?"

On se demande pourquoi, hein, M'ame Belakovsky. On se demande.

Écrit par : Plouf Ploufovitch prend un air maussade | 15/04/2016

Merci d'avoir pris la peine d'illustrer cette page de l'histoire politique de la France. On se rend compte que le PS construit son discours sur des ambiguïtés jamais éclaircies, sur des compromis jamais expliqués. Ceci a l'avantage de permettre aux électeurs de croire que le discours a vraiment signifié ceci ou cela alors que l'orateur a pensé tout autre chose. Ce flou artistique permet de gagner une élection, de faire rêver, mais la réalité du terrain est têtue. Que le socialisme soit en perte de vitesse c'est peut-être regrettable mais que ce parti socialiste soit en voie de disparition ce n'est que normalité : on ne peut mentir si longtemps sans autre conséquence de ne plus jamais être crédible.

Écrit par : uranus2011 | 15/04/2016

Merci d'avoir pris la peine d'illustrer cette page de l'histoire politique de la France. On se rend compte que le PS construit son discours sur des ambiguïtés jamais éclaircies, sur des compromis jamais expliqués. Ceci a l'avantage de permettre aux électeurs de croire que le discours a vraiment signifié ceci ou cela alors que l'orateur a pensé tout autre chose. Ce flou artistique permet de gagner une élection, de faire rêver, mais la réalité du terrain est têtue. Que le socialisme soit en perte de vitesse c'est peut-être regrettable mais que ce parti socialiste soit en voie de disparition ce n'est que normalité : on ne peut mentir si longtemps sans autre conséquence de ne plus jamais être crédible.

Écrit par : uranus2011 | 15/04/2016

On en vendrait à penser que la malédiction de la France ce sont les "intellectuels", idéologues et pris dans les débats politiques. qui continuent à jouir dans ce pays d'un prestige exagéré. Ailleurs on leur reproche souvent de rester dans leurs universités et leurs bibliothèques; pourtant il est loin d'être certain que la fréquentation incessante des salons et des plateaux de télévision apporte grand-chose à une marche moderne et efficace de la politique d'un pays.
Pour en revenir aux intellectuels français, leur connaissance du monde moderne est très limitée par le traditionalisme de leurs études et leur incompétence, fréquente sinon générale, dans l'usage des langues étrangères, l'anglais en particulier. A cela s’ajoute un anticaméricnisme hérité de ’68 qui, au lieu de ne toucher que la politique, touche aussi les résultats de la recherche scientifique, non pas nécessairement dans les domaines ultra-spécialisés fréquentés par les scientifiques, mais dans la diffusion des idées par ce qu’il est convenu la “vulgarisation”, nécessaire à l’éducation de la population générale.
Je n'oublie évidemment pas qu'en ce qui concerne une culture moderne, les Etats-Unis pris dans leur ensemble ne sont pas mieux lotis que l'Europe, ce que viennent de révéler, si besoin était, de récents sondages qui montrent qu'un Américain sur trois croit encore que l'homme a été crée tel que le rapporte l'Ancien Testament et que Darwin, pour autant qu'il connaissent son nom, n'est qu'un suppôt de Satan à leurs yeux. Cette ignorance est à mettre, en grande partie, au compte des nombreuses sectes évangélistes et fondamentalistes que compte le pays, situation que nous risquons de retrouver bientôt chez nous avec l'avancée des idées propagées par l'Islam qui, sur ce point comme sur d'autres, sont tout aussi rétrogrades.

Écrit par : Mère-Grand | 15/04/2016

Tant que la France restera jacobine avec des "élites" formées à l'ENA et destinées à devenir des hauts fonctionnaires (donc des bureaucrates étrangers à toute connaissance du terrain), la France s'enfoncera dans les poubelles de l'histoire, là où l'entrainera son administration gargantuesque kafkaïenne, ensevelie sous les tonnes de paperasses qu'elle aura amassées.
Avec un Etat constitué principalement de députés et ministres fonctionnaires, avec plus de 30% de la population active constituée de fonctionnaires, avec plus de 12% de chômeurs, avec une population vieillissante, avec des coffres vides malgré des taxes confiscatoires, comment voulez-vous que ce pays s'en sorte ?

Écrit par : Lambert | 15/04/2016

Ne nous arrêtons pas en chemin... donc appel à la réincarnation de Jean Jaurès... s'ensuivent grèves générales, insurrectionnelles, pannes en tous genres... ce pour le TRAVAIL sur le TERRAIN.

La FORME:

lecture ou relecture, par Jaroslav Hasek:
LE BRAVE SOLDAT CHVEÏK:

"caricature de l'"idiot du bataillon"!
type de l'ingénu voltairien
idiotie et parfaite candeur des réponses du brave soldat Chveïk"

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15/04/2016

L'histoire du socialisme se termine avec l'ère de la production de salariés en masse.

C'est le même chemin pour ces syndicats qui ont fédéré -les- luttes des classes, issus bien souvent des partis communistes et socialistes modèles ex URSS et pays de l'est.
Ils ne vivent aujourd'hui que de subventions, ne représentent qu'eux-mêmes. Tous ou presque s'accrochent dans les pouvoirs et les institutions souvent par copinage, ils n'ont plus de messages visionnaires, ils sont inaudibles avec les mêmes slogans usés ou il faut prendre dans la poche de l'un pour satisfaire l'autre.

C'est ce que font la gauche et la droite au pouvoir depuis Giscard d'Estaing au nom d’une république catholique et protestante avec des rituels plutôt débiles chez les catos, plus simples chez les protestants, selon les moments où certains prient leur dieu en se disant: "pourvu que ça dure"

En écoutant Hollande hier soir et en me rasant ce matin, je me suis demandé si je n'aurais pas mieux fait que lui en me présentant à ce poste de Président, de cette région d'Europe en bonne voie d'islamisation, d'effondrement économique et social.

Hollande est un médiocre issu de l'ENA, d'autres sont issus de milieux aussi épouvantables et médiocres que ces écoles ou ils ont avalé des connaissances sans acquérir l'intelligence.
De mon point de vue, les français devraient demander des titres de séjour à la Suisse en vue d'une expatriation forcée. Ils apprendraient ce que veut dire la démocratie participative et directe.

Il faut arrêter d’élire des gens qui, une fois élus, font le contraire de leurs discours, de leur profession de foi qui ne vaut pas plus que la foi religieuse, bouclier des royautés et de la haute bourgeoisie pour dominer et se gaver sournoisement.

La greffe des croyances chrétiennes et l’écussonnage de l'islam aux croyances pourries, sonnent la fin d'une ère chrétienne et socialiste l'arbre est pourri par le cœur.

Le paradis et l'enfer c'est ici sur terre, nous avons mangé notre pain blanc sans anticiper le monde de demain. Nos dirigeants, depuis Chirac, ont trahit le peuple pour bidouiller avec le monstre islamique au nom d'une certaine idée de la France multi cul, multi cons, celle du "vivre ensemble" avec le concept mortifère rejeté par la majorité des femmes et des hommes, épris de Liberté.
La minorité a toujours gouverné la majorité en passant par le mensonge, la foi, l'ignorance et l'incompétence.

Ce nouveau monde qui se mettra en place, après les séismes politiques et religieux, se fera avec des jeunes qui auront compris les nouvelles données politiques, économiques, environnementales, morales (non religieuses) ou la Liberté d'entreprendre aura autant d'importance que respirer.

Écrit par : Pierre NOËL | 15/04/2016

Pierre Noël,


En bref on dit aux jeunes que leur vie à venir sera ce qu'ils en feront: de la piquette ou du bon vin.

D'où je sors ces lignes? des évangiles.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 16/04/2016

Myriam,

Je sais que les religieux n'ont rien inventé, ils se sont accaparés des sciences, de la naissance, de la vie et de la mort des gens. Ils sont les obligés des rois ils ont inventé les fables du paradis, de l'enfer et le tribunal des flagrants délires. Le reste c'est en écoutant dans le confessionnal et dans leurs exactions sans compter le trou de la serrure.

Pour le reste, les jeunes sont manipulables et manipulés, dès le baptême pour une question d'appartenance communautaire.

Vos évangiles ne valent rien ce sont les sémites qui les ont inventées en copiant sur les commandements des Sumer et des Pharaons la fameuse thora et le reste.

Aujourd'hui, c'est un autre monde ou le parcourt spirituel sans fond et sans fondement a tellement fait de victimes qu'il faut penser autrement avec des références historiques, pas religieuses car l'échec de celui-ci est un constat puisque ce sont des mensonges et des fables, servant de bouclier aux royautés et aux différents despotes uniquement pour dominer.

Vous y croyez, je n'y peut rien. Les jeunes doivent s'investir et prendre en considération la réalité, sinon ce sera la révolte et ses conséquences.

L'islam est incompatible avec notre réalité occidentale, les croyances sont un frein à l'évolution.

Si vous avez du coeur, vous devez les avertir du danger.

235 trillions de dettes en Occident, c'est le bilan des croyants et des autres au pouvoir, qui va payer la note?

Prier ne sert à rien, croire au paradis non plus. Il faut sortir de ce comportement zinzin.

Cela n'empêche pas mon estime pour vous et d(autres croyants sincères qui ont subit ce système ou vous êtes enfermée. C'est difficile de se remettre en cause, de faire sa révolution et son évolution interne.

Bye.....

Écrit par : Pierre NOËL | 16/04/2016

Merci pour cette belle leçon d'histoire.

Je me demande pourquoi faut-il franchir le lac Léman pour voir la simple logique, le bon sens en action ? Pourquoi ne peut-on pas voir dans l'hexagone ce genre de raisonnement évident, mathématique, structuré ?

Pierre NOËL, pour se suicider, les Français se tirent une balle 5 cm au-dessus de la tête, dans leur complexe de supériorité. Donc aucune chance qu'ils viennent prendre des leçons en Suisse. La Suisse a rejeté par un vote populaire, l'achat d'avions de combat. La France, par le vote d'un seul homme, a décidé de dépenser beaucoup d'argent pour améliorer la bombinette atomique.

Lambert, compte-tenu du nombre d'Énarques de la promotion Voltaire recasés dans l'administration, la situation ne va pas s'arranger. Au mieux, ces gens sont payés à ne rien faire, au pire ils sont payés à compliquer la vie des usagers.

Écrit par : Pat Mallet | 16/04/2016

"Un PS est en train de mourir."

Amen!

Écrit par : Patoucha | 17/04/2016

Le PS français tué?
Voilà un meurtre dont personne ne viendra se plaindre!

Écrit par : Ronald ZACHARIAS | 18/04/2016

@ Ronald ZACHARIAS

Meurtre accompli (ô les vilains!) qui reprendra le flambeau?

Quelle autre mentalité que la mentalité au pouvoir au "château" aujourd'hui!?

On hésite à se montrer une fois de plus détestablement bien-pensante mais allons-y!

Mentalité des gens du château... mentalité des citoyens et citoyennes:

kifkif,ou non?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 18/04/2016

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