19/02/2016

Islam et laïcité, l’insoluble solubilité ?

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 Supputer, soupeser, scruter, apprécier, évaluer le degré de solubilité de l’islam dans la laïcité est un exercice qui revient périodiquement sur la scène médiatique. Une sorte de « marronnier » socio-théologique. Répondant à un article de Pierre Kunz, Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève, a remis une pleine louche sur cette solubilité qui semble décidément insoluble, dans une « opinion » que Le Temps a fait paraître samedi 27 janvier dernier. Parmi les points forts de la prise de position de M. Ramadan (dont voici l’hypertexte), citons ce passage : « La grande civilisation de l’islam, dans son essence même, n’est doctrinalement pas soluble dans la laïcité. » (photo JNC)

Relevons tout d’abord que d’autres religions que l’islam peuvent éprouver, à divers degrés, des difficultés à faire coïncider leur doctrine, au sens strict de ce terme, avec les lois civiles. Ainsi, concernant le catholicisme romain, l’encyclique de Jean Paul II Evangelium Vitae de 1995 prescrit à son point 74 :

Les chrétiens, de même que tous les hommes de bonne volonté, sont appelés, en vertu d’un grave devoir de conscience, à ne pas apporter leur collaboration formelle aux pratiques qui, bien qu’admises par la législation civile, sont en opposition avec la Loi de Dieu (…) Cette coopération ne peut jamais être justifiée en invoquant le respect de la liberté d'autrui, ni en prenant appui sur le fait que la loi civile la prévoit et la requiert (…)

Cette encyclique visait notamment l’avortement. Elle n’empêche nullement les catholiques de respecter les lois civiles et les principes de la laïcité là où elle figure dans les textes.

 Infidèles reflets

 Le croyant, quelle que soit son appartenance, est induit à placer la Loi de Dieu, créateur des êtres et des choses, avant celle des humains, ses créatures. Pour lui, l’un est forcément au-dessus de l’autre. Toutefois, il se heurte à cette impasse : qu’est-ce que la Loi de Dieu ? Figure-t-elle dans la Bible ? Parole directe de Dieu transcrite telle quelle dans la Torah par Moïse ? Mais entre l’inspiration divine et ce que les humains, même les prophètes, en font, il y a un fossé plus large que la Mer Rouge. La Bible serait plutôt paroles d’humains qui traduisent les inspirations divines qu’ils ont reçues, infidèles reflets d’une vérité qui les dépasse. Le Christ, fils de Dieu, n’a pas écrit les Evangiles, ce sont ses apôtres qui s’en sont chargés. Dès lors, le truchement humain, de par son imperfection originelle, ne saurait transmettre la Loi de Dieu dans sa pureté et en toute sûreté.

Les maximes de la Bible doivent donc être examinées dans le contexte historique où elles sont apparues ; de même, il convient d’en interpréter les multiples symboles afin d’en saisir l’esprit. Elle est l’une des principales sources de la morale dans notre culture ; elle est le support aux méditations et à l’étude ; elle est sujette à interprétations diverses voire opposées ; elle n’est point un code régissant l’existence humaine dans tous ses détails.

Après bien des siècles de guerres et d’affrontements religieux, nos contrées l’ont finalement compris : c’est aux humains de se prendre en main pour vivre ensemble avec le moins de dysharmonie possible et d’élaborer les lois nécessaires à l’instauration de la paix sociale. La laïcité est l’un des moyens d’y parvenir. C’est celui que la République et canton de Genève s’est choisi, le peuple ayant approuvé la Constitution qui consacre la laïcité en son article 3.

 L’islam pose un problème supplémentaire : la source directement divine de son texte sacré, le Coran. Le prophète Mohamed n’est que le scribe qui écrit sous la dictée d’Allah, sans interprétation de sa part. C’est la parole de Dieu, telle quelle. Contrairement à la Bible, on ne saurait incriminer le manque de fiabilité des truchements humains dans cette diffusion de la Loi divine. Mais le croyant se heurte au même obstacle que précédemment. Si le Coran contient un ensemble de normes sociales à observer, il n’est pas pour autant un code qui définirait toutes les modalités changeantes de la vie collective. De plus, il est aussi contradictoire que la Bible, condamnant la violence ici, la justifiant là. Dès lors, la tradition musulmane a collationné les hadiths qui se réfèrent aux explications données par Mohamed ou de ses compagnons pour éclairer tel ou tel aspect de la vie des humains. Il s’en est suivi un vaste corpus de jurisprudences formé par des savants au fil du temps. Des savants certes éminents mais humains et donc faillibles. Dès lors, qu’il s’agisse du Coran, de la Bible ou d’autres textes sacrés, c’est en fin de compte l’être humain qui doit se débrouiller pour établir les règles nécessaires au bon déroulement de la vie collective. Par conséquent, on ne voit pas en quoi les musulmans seraient forcément des « empêchés de la laïcité ».

La laïcité sans ses voiles

Après avoir écrit que l’islam « n’est doctrinalement pas soluble dans la laïcité », Hani Ramadan ajoute : « Autre chose est le débat d’idées, autre chose la nécessité de vivre ensemble, et donc, pour les musulmans, d’évoluer dans un environnement laïc ». Et de citer trois types de laïcité : exclusive, intrusive et inclusive. Soit une « laïcité » – les guillemets s’imposent – qui bannirait la religion de l’espace pour imposer une sorte d’athéisme obligatoire, une « laïcité » qui donnerait à l’Etat « le pouvoir de s’immiscer dans la foi personnelle pour décider, par exemple, que le port du voile ou du niqâb (voile intégral) ne relève pas d’une pratique religieuse en islam » et une « laïcité » inclusive « avec laquelle il est possible de s’entendre. Elle invite intelligemment tous ses citoyens à respecter les lois, mais non pas à les confesser. » Formulation étrange, dans la mesure où il n’a jamais été question de « confesser » des textes législatifs émanant du Grand Conseil et des chambres fédérales !

Relevons tout d’abord, qu’il n’y a pas de laïcité ouverte, fermée, entrouverte, offensive, défensive, inclusive, exclusive, intrusive, de gauche, de droite, du centre, du haut, du bas… Il y a la laïcité, un point c’est tout. Il est toujours suspect de découper en tranches des principes, comme la liberté ou la laïcité, car on risque ainsi d’en affaiblir la portée.

La laïcité est fondée sur deux éléments indissociables, à savoir la séparation des institutions religieuses du pouvoir politique et la liberté de conscience. Elle ne bannit pas les religions de l’espace publique ; elles ont le droit de s’exprimer, à l’instar des partis politiques, des syndicats, des associations diverses. Mais, comme ces partis, ces syndicats et ces associations, les religions doivent respecter l’ordre public dont le garant est l’Etat neutre confessionnellement. La laïcité consacre le droit de chacun d’exprimer sa foi ou son athéisme. A celui qui croit au ciel de respecter celui qui n’y croit pas, et inversement. De même, personne ne peut exciper de sa religion pour se soustraire aux lois démocratiquement établies et faire fi, par exemple, de l’interdiction de discriminer les humains selon leur sexe ou leur origine.

Quid du voile intégral qui, décidemment, fait voguer les polémiques ? Pour l’Etat, la question à poser est celle-ci : cet accoutrement nuit-il à l’ordre public ? S’il en vient à la conclusion que tel n’est pas le cas, il s’abstient ; s’il constate que tel est le cas, il le prohibe, mais comme il le ferait d’un accoutrement dépourvu de toute référence religieuse. L’Etat ne dit pas « porter la burqa est contraire à l’islam », car il sortirait de son rôle, il dit « porter la burqa est un facteur de trouble sur la voie publique ». Il prendrait la même décision si, par exemple, la mode des cagoules à l’effigie d’un parti politique devait se répandre et semer le désordre.

Une « Cité des hommes sans Dieu » ?

Il y a dans le texte de Hani Ramadan, un passage qui n’a l’air de rien mais qui est de nature à nous alerter : « Toute notre vie moderne repose sur le postulat intangible selon lequel la paix sociale revient à organiser la Cité des hommes sans Dieu ». Est-ce le fait du hasard de la construction syntaxique ? On peut comprendre la formule « la Cité des hommes sans Dieu » de deux manières. Soit la Cité des hommes qui l’organisent en excluant l’idée de Dieu ; soit la Cité des athées. »  En s’adressant ainsi aux musulmans, M. Ramadan prend le risque de leur désigner la laïcité comme le monde des sans-Dieu, ce qui est inacceptable pour un adhérent à cette religion. Or, il ne s’agit pas d’organiser « la Cité des hommes sans Dieu » mais de l’organiser sans pouvoir religieux, ce qui n’est pas du tout la même chose.

La laïcité permet à une société de vivre ses différences dans l’harmonie. Mais cela requiert que toutes les parties en présences en acceptent les principes de base sans arrière-pensée, ni sous-entendu.

Jean-Noël Cuénod

 

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Commentaires

La spiritualité laïque de Ferdinand Buisson néanmoins prête à confusion, car elle s'imposait dans l'éducation, et renvoyait à une morale détachée de la divinité, une morale agnostique. Or, l'éducation est liée à la sphère culturelle, elle s'adresse aux individus. En répandant une culture agnostique, le pouvoir politique fait un choix qui peut revenir à dire que la cité sera sans dieu. Que le pouvoir politique choisit de ne pas persécuter ceux que l'éducation d'Etat n'a pas encore convaincu de la nécessité d'une "spiritualité laïque", c'est généreux et sympathique, mais dans les faits cela peut heurter de front la volonté des familles de fournir aux enfants une éducation religieuse explicite, au sein de laquelle la morale a été communiquée par un dieu par l'intermédiaire d'un ange.

Si les familles ont des moyens, elles envoient les enfants dans des écoles privées, mais si les familles qui ont ce désir n'ont pas de moyens, ou si les écoles privées correspondantes ne sont pas disponibles, la difficulté commence. Et n'est-ce pas somme toute le problème majeur? Le reste n'est-il pas secondaire? Puisque toutes les religions admettent qu'on peut respecter les lois sans les confesser personnellement, comme l'a dit Hani Ramadan, et sans participer par conséquent à leur exécution? Le problème n'est-il pas essentiellement culturel, ne ressortit-il pas à l'éducation et à la volonté des parents de transmettre une culture à leurs enfants, volonté qui est spontanée et naturelle?

Écrit par : Rémi Mogenet | 19/02/2016

Le Temps est en retard !

Écrit par : Mère-Grand | 19/02/2016

"Le prophète Mohamed n’est que le scribe qui écrit sous la dictée d’Allah"
J'ai souvent lu que le prophète des musulmans était analphabète.
Vous parlez de Jean-Paul II; on se réjouit de voir ce que vont donner les galipettes de François. Cela va laisser des traces...

Écrit par : Géo | 19/02/2016

L'Islam et la laïcité sont incompatibles. Alors que toujours plus de musulmans s'installent dans notre pays, ils obtiennent toujours plus de concessions de la part de nos dirigeants. La Laïcité n'est de fait pas un rempart contre l'islamisation, elle se fissure toujours plus. Bientôt l'infiltration se transformera en inondation. L'immigration d'origine musulmane va submerger la laïcité. Cette étape franchie un retour en arrière ne sera plus possible. Alors c'est un non franc et massif qu'il faut opposer aux revendications islamistes ou s'attendre à disparaître en tant que société laïque. Nous ne pouvons pas compter sur les églises chrétiennes pour défendre nos libertés, elles sont complètement aseptisée par leurs principes en l’occurrence suicidaires face à une religion qui ne fait aucune concession. Pire les chrétiens préparent le terrain de la soumission.

Écrit par : norbert maendly | 19/02/2016

Votre alerte mériterais d'être diffusée à plus large échelle pour démontrer le caractère pernicieux du discours de certaines personnalités qui utilisent la liberté d'expression propre à notre société pour attaquer cette même société.

Écrit par : Marc Vésy | 19/02/2016

Merci pour votre analyse pertinente ! Votre alerte mériterais d'être diffusée à plus large échelle,elle démontre bien le caractère pernicieux du discours de certaines personnalités qui utilisent la liberté d'expression propre à notre société pour attaquer de manière discrète cette même société. Pourquoi ?

Écrit par : Marc Vésy | 19/02/2016

Merci pour votre analyse pertinente ! Votre alerte mériterais d'être diffusée à plus large échelle,elle démontre bien le caractère pernicieux du discours de certaines personnalités qui utilisent la liberté d'expression propre à notre société pour attaquer de manière discrète cette même société. Pourquoi ?

Écrit par : Marc Vésy | 19/02/2016

Tiens c'est drôle, il me semble qu'il y a peu vous auriez traité les auteurs de tels propos de racistofachoxenophobonazifn...

Mais bon, vaut mieux ouvrir les yeux tard que jamais.

Écrit par : Eastwood | 20/02/2016

Vous avez tout dit, Jean-Noël Cuénod; merci.

Écrit par : Gilles Bourquin | 20/02/2016

La plupart des dirigeants occidentaux sont hors la loi en islamisant à tour de bras nos pays pour des raisons affairistes, corruption et religieuses. Ils n'ont pas été élus pour cela, qui plus est, ils nous mettent en danger de mort et de conflits, il y a eu trop de victimes pensons à elles et nos enfants.

La Laïcité est bafouée jusque dans les campagnes par des élus de tous poils, mais aussi par une gauche mille feuilles en désarroi, à la pêche aux adhérant et aux bulletins de vote.

Les croyances islamiques et les prêches sont incompatibles avec la démocratie, les droits de l'homme et de la femme, nos mœurs, notre idéal de vie et notre bien-être. L'islam empêche l'épanouissement de l'individu par des obligations, des contraintes fascistes et obscurantistes. Tout est contrôlé même la façon de se tenir dans les chiottes.

Les femmes doivent être au premier rang avec des -Hommes qui ont le sens de l'honneur afin de combattre ce fléau nommé "islam" qui n'a rien d'une religion, bien que se cachant derrière un dieu et un prophète pour faire comme tout le monde. Il suffit de l'étudier et de constater l'immense fossé des 57 pays musulmans et l'avancée de l'Occident à tous points de vues.

Les anacondas, frères musulmans, mènent un combat sournois, appliquant la taqqya ils ont l'argent pour leur propagande monstrueuse et le reste, c'est à dire prendre le contrôle d'une partie de la planète et nos vies.

Il faut prendre connaissance en urgence des bouquins servant de référence à l'islam et à l'éducation des gamins, prendre connaissance de l'histoire musulmane, elle sera la nôtre demain.

La Laïcité n'est qu'une loi avec des principes qui ont fait leurs preuves, mais lorsqu'il y a des politiciens inféodés aux croyances, la loi n'a pas plus d'effet qu'un coup d'épée dans l'eau. A la longue, la Laïcité se transforme en peau de chagrin.

Ce ne sont pas les musulmans qui nous envahissent, mais ces politiciens qui mentent comme ils respirent en nous imposant le "vivre ensemble" avec un concept mortifère qu'ils ne connaissent d'ailleurs que par des rencontres avec des anacondas.

Qui a détruit l'Irak, la Libye et le reste; et pour qu'elle cause, quels intérêts?

Transformer le désir des rois en réalité a été le travail des apôtres et des religieux au travers du mythe jésus. Mahommet a créé sa religion avec ses tribus, ils a massacré, pillé, violé, volé et imposé.

Le reste, c'est faire croire au paradis et à l'enfer avec tribunal des flagrants délires. Les créationnistes sont dépassés par les événements et par les scientifiques, ils sont responsables -autant que les autres de la situation.

Faire croire que la vie c'est dieu et les religions, est criminel. La vie n'a rien à voir avec les religions qui ne sont que des boucliers pour garder le pouvoir des rois et des despotes de tous poils. Les ouailles et adeptes de ces croyances malsaines devraient avoir honte de se mentir en se réfugiant derrière le curé ou le pasteur du coin.

Les frères musulmans" Ramadan sont les apôtres parmi d'autres propagandistes de cet islam mortifère, conquérant, sans oublier ses collabos, au nom d'une divinité inventée, ou, des idéologies rouges et destructrices.

Il est grand temps que les populations réagissent à la hauteur des enjeux avant qu'il ne soit trop tard.

Un très bon lien pour s'informer du concept et son histoire, c'est simple à lire et à comprendre. Encore faut-il prendre le temps.

http://www.blog.sami-aldeeb.com/2014/01/17/fatrasies-coraniques/

Lorsque la Laïcité aura été rasée par les bien-pensants créationnistes, le délit de blasphème sera rétabli en totalité. Aujourd'hui, ce délit n'est que partiel, attention il y a danger.

Écrit par : Pierre NOËL | 21/02/2016

"bien-pensants créationnistes"
Il y aurait progrès (je n'ose pas écrire "aura") si ces gens comprenaient que le monde de la "spiritualité" (je reprends un terme qui leur est familier) n'implique pas l'existence d'un dieu surnaturel, mais qu'elle est le produit, comme le sont les émotions et l'intelligence, de notre fonctionnement mental.
Mais pour cela il faudrait évidemment être prêt à apprendre la leçon de l'évolution des êtres vivants par un processus naturel décrit par leur arch-ennemi Darwin.

Écrit par : Mère-Grand | 21/02/2016

P.S.
Comme d'habitude, j'ai écrit trop vite et négligé d'ajouter à "fonctionnement mental" un complément el que "ainsi que de certains (autres) processus physiologiques, tels que les sécrétions hormonales". A titre d'exemple, je fais référence aux hormones qui sont commandent ou induisent le sentiment du bien être.

Écrit par : Mère-Grand | 21/02/2016

Mère-Grand, "il y aurait progrès, si (...) le monde de la spiritualité n'implique pas l'existence d'un dieu surnaturel"

on zappe le bouddhisme?

Écrit par : divergente | 21/02/2016

Laïcité et vérité

Monsieur Jean-Noël Cuénod a choisi de me reprendre sur mon article publié dans le journal Le Temps, ce 15 février 2016 :

http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2016/02/15/islam-e...

http://jncuenod.blog.tdg.ch/archive/2016/02/19/islam-et-l...

Voici ma réponse :


Il est caractéristique d’observer que pour traiter de la question de l’islam et de la laïcité, les personnes qui ne sont pas initiées à la doctrine musulmane évoquent le rapport du christianisme et de la laïcité, puis fondent leur argumentation sur des analogies qu’ils soupçonnent vaguement. Cette mise en perspective révèle une incapacité à penser l’islam en dehors du prisme de la chrétienté. Car l’Islam n’est pas une religion au sens chrétien du terme. Soulignons par ailleurs que la laïcité est un principe que l’on peut aussi bien dire chrétien, puisque l’ecclésiastique se distingue du laïc, et qu’il faut rendre à César ce qui appartient à César.

M. Cuénod dit cependant avec raison : « Le croyant, quelle que soit son appartenance, est induit à placer la Loi de Dieu, créateur des êtres et des choses, avant celle des humains, ses créatures. » C’est évidemment le cas. La loi de Dieu est tellement au-dessus de celle des humains que ce ne sont pas là choses comparables. Tout comme on ne compare pas le Créateur à la créature, on ne compare pas la volonté de Dieu à la volonté des hommes. Et quand un musulman ouvre le Coran, vous vous doutez bien qu’il ne l’ouvre pas comme on ouvre le Code civil. On peut en être convaincu et cependant « respecter les lois civiles», parce qu’elles ne s’opposent pas dans leur essence à la pratique religieuse.

La confusion dont j’ai parlé plus haut ressurgit avec évidence lorsque M. Cuénod illustre notre rapport à la Révélation divine en commençant par évoquer la Torah et les Evangiles. Le problème de l’authenticité de ces textes se pose effectivement : « La Bible serait plutôt paroles d’humains qui traduisent les inspirations divines qu’ils ont reçues, infidèles reflets d’une vérité qui les dépasse. » C’est bien ce que la Bible est devenue, reprise par la main des scribes et en partie altérée. Or, le Coran ne pose aucun problème d’authenticité. Il a été préservé intégralement : nous en conservons la lettre, sans en oublier l’esprit, et bien entendu, nous tenons compte du contexte dans lequel il a été révélé. Mais chaque mot du Coran est la parole même de Dieu.

A ce propos, M. Cuénod fait preuve d’honnêteté intellectuelle en affirmant : « Contrairement à la Bible, on ne saurait incriminer le manque de fiabilité des truchements humains dans cette diffusion de la Loi divine. » Il ajoute cependant : « Mais le croyant se heurte au même obstacle que précédemment. Si le Coran contient un ensemble de normes sociales à observer, il n’est pas pour autant un code qui définirait toutes les modalités changeantes de la vie collective. » Précisément ! Le Coran contient des lois valables pour le musulman en tout temps et tout lieu (comme par exemple l’interdiction de la consommation de l’alcool) ; toutefois il ne s’exprime pas sur toutes les modalités changeantes de la vie collective. Ainsi, sur de nombreuses questions, la liberté est laissée aux hommes d’interpréter les textes, et d’apporter des réponses nouvelles aux questions sur lesquelles le Coran et la Sunna (paroles, actes et approbations du Prophète) ne s’expriment pas clairement. C’est la fameuse notion d’ijtihâd : l’effort intellectuel que l’on fait pour énoncer une opinion juridique. Ce qui permet à l’islam d’être ancré dans une tradition immuable, et d’être ouvert sur la modernité. Le musulman, ainsi, ne remet jamais en cause la loi divine.

M. Cuénod poursuit en parlant du Coran : « De plus, il est aussi contradictoire que la Bible, condamnant la violence ici, la justifiant là. » Ce qui est faux. Le Coran condamne la violence quand elle est injuste, et justifie le recours à la force pour défendre les hommes victimes d’une oppression injuste. Le sens des nuances est ici nécessaire. La modestie s’impose face à un texte dont il peut être utile de connaître la langue, mais qu’il ne faut en aucun cas lire comme un traité de Spinoza ou un conte de Voltaire !

Autre assertion de notre auteur : « Relevons tout d’abord, qu’il n’y a pas de laïcité ouverte, fermée, entrouverte, offensive, défensive, inclusive, exclusive, intrusive, de gauche, de droite, du centre, du haut, du bas… Il y a la laïcité, un point c’est tout. » Une envolée péremptoire qui entre en pleine contradiction avec ce que M. Cuénod affirme lui-même, avec d’autres, ailleurs :

« Il n’existe pas une seule laïcité. Celle qui s’exerce en France n’a que peu de points communs avec le modèle qui prévaut en Turquie. Et pourtant, ces deux pays se définissent comme laïques dans leur Constitution. A l’instar du sociologue Jean Baubérot, il faudrait donc parler de laïcités au pluriel, chaque ensemble humain développant ses rapports entre l’Etat et les communautés religieuses en fonction de son histoire, de ses influences culturelles, de sa démographie, de ses composantes sociales, voire de sa géographie.

Genève étant entourée par la France, parlant la même langue qu’elle et, de Jean-Jacques Rousseau à Nicolas Bouvier, participant pleinement à son génie littéraire, la tentation est grande de faire de la laïcité « à la genevoise » le pendant de celle qui se pratique en France. D’autant plus que les lois de séparation des Eglises et de l’Etat ont été prises dans les deux pays à la même époque (1905 en France et 1907 à Genève). Mais ressemblance n’est pas identité. » (Rapport du groupe de travail sur la laïcité à l’attention du Conseil d’Etat de la République et Canton de Genève, placé sous la présidence de Jean-Noël Cuénod, novembre 2014 )

M. Cuénod parle du voile, mais il évite de signaler que le strict respect de l’article 18 de la Déclaration des droits de l’homme[1] autorise les pratiques religieuses, qui en réalité ne sont en aucune façon une menace contre l’ordre public. Seuls les préjugés islamophobes incendiaires pourraient nous conduire à de véritables tensions. C’est le fonds de commerce de tous les partis d’extrême droite qui provoquent des agitations là où il n’y en a pas. Il est dommage de voir que des journalistes se laissent gagner par les vagues populistes et leur argumentaire calamiteux. Laissons donc les musulmanes vivre librement leur foi. Interdire la pratique religieuse des uns et des autres est une infamie contre laquelle cet article 18 était censé nous protéger. Or, il s’avère qu’une exception peut être faite quand il s’agit des musulmans. Eh oui, M. Cuénod, la laïcité mal comprise peut être un instrument de discrimination…

M. Cuénod poursuit : « On peut comprendre la formule « la Cité des hommes sans Dieu » de deux manières. Soit la Cité des hommes qui l’organisent en excluant l’idée de Dieu ; soit la Cité des athées. » En s’adressant ainsi aux musulmans, M. Ramadan prend le risque de leur désigner la laïcité comme le monde des sans-Dieu, ce qui est inacceptable pour un adhérent à cette religion.» Ces observations montrent que vous n’avez pas lu attentivement mon texte : j’ai parlé d’une laïcité exclusive, qui est effectivement celle d’un univers où le religieux serait complétement écarté de la sphère publique, ce que ni vous, ni moi ne souhaitons. Mais j’ai parlé aussi d’une laïcité inclusive, riche de ses composantes.

Ne tombez donc pas vous-même dans un exposé binaire qui confronte deux univers. Il n’y a aucun sous-entendu dans ce que nous avançons, mais une franchise qui me semble au contraire, pour tous les esprits libres, bienvenue.

Cependant, ne vous en déplaise, je conserve le droit d’être convaincu que César, et ce qui appartient à César, comme Cuénod et ce qui appartient à Cuénod, appartiennent à Dieu.

Et je le dis « au Nom de Dieu Tout-Puissant », ce qui, peut-être, vous rappellera quelque chose…[2]



Hani Ramadan

Écrit par : Hani Ramadan | 21/02/2016

Laïcité et vérité

Monsieur Jean-Noël Cuénod a choisi de me reprendre sur mon article publié dans le journal Le Temps, ce 15 février 2016 :

http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2016/02/15/islam-e...

http://jncuenod.blog.tdg.ch/archive/2016/02/19/islam-et-l...

Voici ma réponse :


Il est caractéristique d’observer que pour traiter de la question de l’islam et de la laïcité, les personnes qui ne sont pas initiées à la doctrine musulmane évoquent le rapport du christianisme et de la laïcité, puis fondent leur argumentation sur des analogies qu’ils soupçonnent vaguement. Cette mise en perspective révèle une incapacité à penser l’islam en dehors du prisme de la chrétienté. Car l’Islam n’est pas une religion au sens chrétien du terme. Soulignons par ailleurs que la laïcité est un principe que l’on peut aussi bien dire chrétien, puisque l’ecclésiastique se distingue du laïc, et qu’il faut rendre à César ce qui appartient à César.

M. Cuénod dit cependant avec raison : « Le croyant, quelle que soit son appartenance, est induit à placer la Loi de Dieu, créateur des êtres et des choses, avant celle des humains, ses créatures. » C’est évidemment le cas. La loi de Dieu est tellement au-dessus de celle des humains que ce ne sont pas là choses comparables. Tout comme on ne compare pas le Créateur à la créature, on ne compare pas la volonté de Dieu à la volonté des hommes. Et quand un musulman ouvre le Coran, vous vous doutez bien qu’il ne l’ouvre pas comme on ouvre le Code civil. On peut en être convaincu et cependant « respecter les lois civiles», parce qu’elles ne s’opposent pas dans leur essence à la pratique religieuse.

La confusion dont j’ai parlé plus haut ressurgit avec évidence lorsque M. Cuénod illustre notre rapport à la Révélation divine en commençant par évoquer la Torah et les Evangiles. Le problème de l’authenticité de ces textes se pose effectivement : « La Bible serait plutôt paroles d’humains qui traduisent les inspirations divines qu’ils ont reçues, infidèles reflets d’une vérité qui les dépasse. » C’est bien ce que la Bible est devenue, reprise par la main des scribes et en partie altérée. Or, le Coran ne pose aucun problème d’authenticité. Il a été préservé intégralement : nous en conservons la lettre, sans en oublier l’esprit, et bien entendu, nous tenons compte du contexte dans lequel il a été révélé. Mais chaque mot du Coran est la parole même de Dieu.

A ce propos, M. Cuénod fait preuve d’honnêteté intellectuelle en affirmant : « Contrairement à la Bible, on ne saurait incriminer le manque de fiabilité des truchements humains dans cette diffusion de la Loi divine. » Il ajoute cependant : « Mais le croyant se heurte au même obstacle que précédemment. Si le Coran contient un ensemble de normes sociales à observer, il n’est pas pour autant un code qui définirait toutes les modalités changeantes de la vie collective. » Précisément ! Le Coran contient des lois valables pour le musulman en tout temps et tout lieu (comme par exemple l’interdiction de la consommation de l’alcool) ; toutefois il ne s’exprime pas sur toutes les modalités changeantes de la vie collective. Ainsi, sur de nombreuses questions, la liberté est laissée aux hommes d’interpréter les textes, et d’apporter des réponses nouvelles aux questions sur lesquelles le Coran et la Sunna (paroles, actes et approbations du Prophète) ne s’expriment pas clairement. C’est la fameuse notion d’ijtihâd : l’effort intellectuel que l’on fait pour énoncer une opinion juridique. Ce qui permet à l’islam d’être ancré dans une tradition immuable, et d’être ouvert sur la modernité. Le musulman, ainsi, ne remet jamais en cause la loi divine.

M. Cuénod poursuit en parlant du Coran : « De plus, il est aussi contradictoire que la Bible, condamnant la violence ici, la justifiant là. » Ce qui est faux. Le Coran condamne la violence quand elle est injuste, et justifie le recours à la force pour défendre les hommes victimes d’une oppression injuste. Le sens des nuances est ici nécessaire. La modestie s’impose face à un texte dont il peut être utile de connaître la langue, mais qu’il ne faut en aucun cas lire comme un traité de Spinoza ou un conte de Voltaire !

Autre assertion de notre auteur : « Relevons tout d’abord, qu’il n’y a pas de laïcité ouverte, fermée, entrouverte, offensive, défensive, inclusive, exclusive, intrusive, de gauche, de droite, du centre, du haut, du bas… Il y a la laïcité, un point c’est tout. » Une envolée péremptoire qui entre en pleine contradiction avec ce que M. Cuénod affirme lui-même, avec d’autres, ailleurs :

« Il n’existe pas une seule laïcité. Celle qui s’exerce en France n’a que peu de points communs avec le modèle qui prévaut en Turquie. Et pourtant, ces deux pays se définissent comme laïques dans leur Constitution. A l’instar du sociologue Jean Baubérot, il faudrait donc parler de laïcités au pluriel, chaque ensemble humain développant ses rapports entre l’Etat et les communautés religieuses en fonction de son histoire, de ses influences culturelles, de sa démographie, de ses composantes sociales, voire de sa géographie.

Genève étant entourée par la France, parlant la même langue qu’elle et, de Jean-Jacques Rousseau à Nicolas Bouvier, participant pleinement à son génie littéraire, la tentation est grande de faire de la laïcité « à la genevoise » le pendant de celle qui se pratique en France. D’autant plus que les lois de séparation des Eglises et de l’Etat ont été prises dans les deux pays à la même époque (1905 en France et 1907 à Genève). Mais ressemblance n’est pas identité. » (Rapport du groupe de travail sur la laïcité à l’attention du Conseil d’Etat de la République et Canton de Genève, placé sous la présidence de Jean-Noël Cuénod, novembre 2014 )

M. Cuénod parle du voile, mais il évite de signaler que le strict respect de l’article 18 de la Déclaration des droits de l’homme[1] autorise les pratiques religieuses, qui en réalité ne sont en aucune façon une menace contre l’ordre public. Seuls les préjugés islamophobes incendiaires pourraient nous conduire à de véritables tensions. C’est le fonds de commerce de tous les partis d’extrême droite qui provoquent des agitations là où il n’y en a pas. Il est dommage de voir que des journalistes se laissent gagner par les vagues populistes et leur argumentaire calamiteux. Laissons donc les musulmanes vivre librement leur foi. Interdire la pratique religieuse des uns et des autres est une infamie contre laquelle cet article 18 était censé nous protéger. Or, il s’avère qu’une exception peut être faite quand il s’agit des musulmans. Eh oui, M. Cuénod, la laïcité mal comprise peut être un instrument de discrimination…

M. Cuénod poursuit : « On peut comprendre la formule « la Cité des hommes sans Dieu » de deux manières. Soit la Cité des hommes qui l’organisent en excluant l’idée de Dieu ; soit la Cité des athées. » En s’adressant ainsi aux musulmans, M. Ramadan prend le risque de leur désigner la laïcité comme le monde des sans-Dieu, ce qui est inacceptable pour un adhérent à cette religion.» Ces observations montrent que vous n’avez pas lu attentivement mon texte : j’ai parlé d’une laïcité exclusive, qui est effectivement celle d’un univers où le religieux serait complétement écarté de la sphère publique, ce que ni vous, ni moi ne souhaitons. Mais j’ai parlé aussi d’une laïcité inclusive, riche de ses composantes.

Ne tombez donc pas vous-même dans un exposé binaire qui confronte deux univers. Il n’y a aucun sous-entendu dans ce que nous avançons, mais une franchise qui me semble au contraire, pour tous les esprits libres, bienvenue.

Cependant, ne vous en déplaise, je conserve le droit d’être convaincu que César, et ce qui appartient à César, comme Cuénod et ce qui appartient à Cuénod, appartiennent à Dieu.

Et je le dis « au Nom de Dieu Tout-Puissant », ce qui, peut-être, vous rappellera quelque chose…[2]



Hani Ramadan

Écrit par : Hani Ramadan | 21/02/2016

En lisant Hani Ramadan, il est facile de constater qu'il ne connaît pas la vie, la Laïcité cinq étoiles, La Liberté, encore moins la véritable histoire humaine, l'invention des divinités et des fables. Et pourtant, il en parle!
Quant à l'histoire des croyances ça le dépasse. Il ment en parlant la langue « chariablabla » grand principe féodale de l'islam, faisant croire qu'il est un intellos alors qu'il en est très loin.

La loi de dieu c'est la loi des rois Sumer et Pharaons et celle des tribus sémites ou juives. Celle des seigneurs, des despotes et chefs tribaux qui se sont succédés au fil des siècles à nos jours.

Nous pouvons aisément reprendre le commentaire de Mère-Grand ou il écrit:

"Il y aurait progrès (je n'ose pas écrire "aura") si ces gens comprenaient que le monde de la "spiritualité" (je reprends un terme qui leur est familier) n'implique pas l'existence d'un dieu surnaturel, mais qu'elle est le produit, comme le sont les émotions et l'intelligence, de notre fonctionnement mental.
Mais pour cela il faudrait évidemment être prêt à apprendre la leçon de l'évolution des êtres vivants par un processus naturel décrit par leur arch-ennemi Darwin."

C'est ce que refusent les créationnistes de tous bords, adeptes du concept royal, système issu du monde du plus fort et du plus rusé. Il n'est donc pas le seul à mentir par omissions, ignorance ou simplement, il veut croire au paradis et à l'enfer ou au jugement dernier le maître jouerait en sa faveur. Il a peur rien de plus comme nos ancêtres du Néolithique.

Concernant l'islam, ce n'est pas une religion dans le sens où nous l'entendons, c'est à peu près le seul point commun. C'est heureux qu'il puisse l'avouer publiquement. Mais ça, c'est l'arbre qui cache la forêt des mensonges du soldat Ramadan.

L'islam est un concept mortifère d'un autre âge, arriéré, obscurantiste, raciste etc empêchant tout développement humain. Il suffit de voir ou en sont les pays musulmans à ce jour. Ils boivent même du Coca boisson du grand Satan!

Il oublie d'indiquer que des grands penseurs, experts des religions et de l'islam connaissent le coran, les hadiths et la sunna, mieux que lui.

Ils connaissent mieux que lui l'histoire et la vie des religions ou l'effet de source est plus éclairant, ce faisant, ils nous permettent de mieux comprendre la réalité du monde musulman et notre avenir avec eux. Ne pas oublier que nous sommes très nombreux à avoir vécu dans certains pays ou l'islam tire les ficelles des pouvoirs.

--Hani Ramadan, ne parlez pas de Laïcité, de Liberté, d'évolution des femmes et des hommes, du respect de la vie, de l'idéal de vie, vous êtes la honte de l'humanité avec vos croyances pourraves.

Le colonel Nasser vous a balayé en particulier sur les chiffons imposés ou non aux gamines ensuite aux femmes, Atatürk, le grand créateur de la Turquie a dénoncé vos crimes et votre politique mortifère.

Vous pouvez tromper les niais, les ignorants et les croyants, pas les initiés. Le "Général SISSI" ne vous fait pas de compliments, le peuple égyptiens non plus, alors.....

Vous êtes un danger pour la bonne évolution de l'humanité, un danger proche pour nos enfants et petits enfants qui devront reconquérir par la force la Liberté perdue si vos croyances islamiques devaient nous être imposées, chose que je ne pense pas.

Vos croyances et votre ignorance sont très dangereuses même sous couvert d'une divinité inventée et d'un prophète, que bon nombre de musulmans (soit dit en passant) condamnent ou fuient, ils vous obligent à botter en touche et à faire la danse de saint-guy sur du charbon ardent.

Nous sommes de plus en plus nombreux à refuser votre islam, ses lois abêtissantes et monstrueuses et ce, malgré vos beaux discours et votre bien paraître que vous savez cultiver devant les caméras et un public ébahit. Ça ne prend plus.

Discours du Colonel Nasser sur le voile et les frères musulmans dont Hani Ramadan fait partie:

https://youtu.be/D-DZUnh8-Ro?t=10

http://www.blog.sami-aldeeb.com/2010/11/18/mustafa-kemal-ataturk-et-lislam/

Il y a eu également le roi du Maroc Hassan II qui, dans un entretien, a déclaré qu'aucun musulman ne s'intégrera en Occident.

Erdogan qui a eu des déclarations criminelles envers les non musulmans, également Ouhari Boumediene l'Algérien etc.

Je n'indique pas les liens ils sont connus et disponibles sur Google et autres.

https://youtu.be/D-DZUnh8-Ro?t=10

Hani ramadan et sa clique adoptent la taqqiya, se font passer pour des savants intellectuels alors qu'ils sont bas de gamme sauf pour raconter les fables islamiques des royautés. Hors, l'Histoire et la réalité aujourd'hui, contredisent les propos de la secte des "Frères musulmans" dans leurs pays et désormais en Occident, ce qui est très grave.

Allez, monsieur le grand intellectuel grand larbin des royautés et leur bouclier de domination, pratiquez vos croyances islamiques ailleurs, par exemple dans vos beaux pays prospères de vos ancêtres ou il fait bon vivre, créer, inventer, rêver, vivre en paix et produire du sens.

Il doit bien en exister -1- parmi les 57 ?

Écrit par : Pierre NOËL | 21/02/2016

" Le Coran condamne la violence quand elle est injuste, et justifie le recours à la force pour défendre les hommes victimes d’une oppression injuste..."

Quelle belle déclaration, quel beau sophisme!

sauf que l'auteur de cette lapalissade, champion du paralogisme, ne dit pas qui est investi de l'autorité de dire "ce qui est juste et ce qui est injuste"; en effet, selon la position, ce qui est juste pour l'un est injuste pour son voisin!

Et qui a toujours raison contre tous? L'islam, bien sûr; il suffit d'entendre le confrérie Ramadan: rien ne peut ni ne doit s'opposer à l'islam, qui a raison contre la raison-même!

Écrit par : Tonio | 22/02/2016

J'adore les gens qui disent: je parle au nom de Dieu. Comme ils ont la science infuse qu'ils m'informent lequel des dieux est le vrai: les 33 millions de dieux en Inde, les quelques centaines de millions de dieux à travers le monde ou les millions, millions de dieux de toutes les civilisations.
Et dire que l'on fait la guerre pour savoir si Mahomet ou Jésus a raison. C'est à mourir de rire.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 22/02/2016

Hani Ramadan, comment osez-vous vous pointer ici, alors que vous censurez tout commentaire qui n'abonderait pas dans votre sens sur votre propre blog ? Ce que je constate en tout cas, c'est que cela ne fonctionne toujours que dans un sens. La dernière en date, et la plus criante, étant la visite du serpent Erdogan répondant à l'invitation de Putin, pour inaugurer la rénovation de la Grande Mosquée de Moscou, juste avant l'intervention russe en Syrie. Peut-être éspérait-il secrètement, une réciprocité historique, qui aurait vu la réstitution de la Cathédrale Ste-Sophie aux Orthodoxes russes, qu'Atatürk avait modifié en musée des religions, mais que le félon susmentionné, aimerait bien retransformé en Mosquée. Résultat des courses, un coup de poignard dans le dos. Alors ça suffit désormais. L'Islam rigoriste des frères musulmans, takfiriste, salafiste ou wahaabite (choisissez le terme qui convient) doit être annhilée.

Écrit par : Laurent Lefort | 22/02/2016

Hani Ramadan, comme une majorité de musulmans se pense chez lui, l'Europe est un considérée désormais comme terre d'islam comme la Palestine est terre du peuple palestinien -inventé par les terroristes arabo-musulmans.

C'est un raciste, son blog fonctionne à son image, il n'aime pas la vérité, (Islam & mensonges) ni la contradiction.

Il ne peut plus cacher qu'il appartient à un réseau terroriste, interdit et dangereux. La TDG devrait en tenir compte la Suisse également.

Son ami Erdogan soutient l'EI et bombarde les Kurdes véritables propriétaires des lieux.

Il veut donner des leçon à Jean-Noël Cuenod?

Écrit par : Pierre NOËL | 22/02/2016

@divergente
Soit vous m'avez mal compris, soit je n'ai pas été clair: le bouddhisme correspond parfaitement au voeu que j'ai exprimé puisqu'il se passe de l'idée d'un dieu.
Par ailleurs la laïcité ne connaît pas de problème avec le bouddhisme, et vice-versa, et le fond de ma remarque portait donc sur les religions, ou les religions dominantes chez nous si l'on considère le bouddhisme comme une religion, ce qui n'est pas mon cas.

Écrit par : Mère-Grand | 22/02/2016

CQFD, selon l'apôtre des frères musulmans Hani Ramadan:
"l’Islam n’est pas une religion ... au sens chrétien du terme"
"la laïcité est un principe ... chrétien"

Écrit par : divergente | 22/02/2016

La Laïcité n'est pas un principe chrétien, c'est plus compliqué que cela.
De nombreux baptisés chrétiens par l'ignorance de leurs parents, ne veulent, pour la plupart être considérés comme tel.


""Au XVIIIe siècle, la France est unifiée sous une monarchie centralisée, alliée à l'Église catholique. Sous cette alliance du trône et de l'autel, la liberté religieuse est inconnue. Alors que le morcellement de l'Empire allemand permet la diversité des cultes, selon la formule de la diète d'Augsbourg : « Cujus regio, ejus religio* » ; que l'Angleterre vit sous le régime du traité de tolérance* depuis 1689, en France, les protestants ont dû subir l'interdiction de leur religion en 1685 et ne seront tolérés qu'à partir de 1787, cependant que les Juifs sont officiellement interdits de séjour depuis le XIVe siècle, ce qui place les 40 000 Juifs admis en France dans une situation précaire. La prépotence de l'Église catholique s'affirme non seulement par le refus de la liberté religieuse mais aussi par le refus de la liberté de pensée : une orthodoxie règne qui censure et condamne.

Face à cette puissance spirituelle et intellectuelle, appuyée sur et appuyant la monarchie absolue, se développe en France, comme dans toute l'Europe la philosophie des Lumières. Mais, sous Louis XV et sous Louis XVI, les Lumières françaises se révèlent nettement plus radicales que dans les autres pays. Là, les philosophes affrontent dans un combat idéologique frontal la puissance catholique. D'Holbach, Diderot, Voltaire, Morelly, La Mettrie, et mille autres s'emploient à réfuter les dogmes et à revendiquer une morale naturelle et humanitaire, dont la tolérance est un des mots clés.""

-- 74% des français refusent l'islam, ils en ont peur à juste titre. Il faut l'interdire en Occident au même titre que le nazisme. Les royautés et leurs collabos n'ont qu'à bien se tenir.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/01/24/les-crispations-alarmantes-de-la-societe-francaise_1821655_823448.html

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/24/la-religion-musulmane-fait-l-objet-d-un-profond-rejet-de-la-part-des-francais_1821698_3224.html

Écrit par : Pierre NOËL | 22/02/2016

Mère-Grand, vos doigts ont bouffé 'religion', tapé spiritualité à la place, d'où ma question sur votre zapping du bouddhisme

Écrit par : divergente | 22/02/2016

Avec l'islam la question de la laïcité est dépassée, car l'islam n'est pas une religion, mais une idéologie politique totalitaire et agressive qu'il faut traiter comme telle. Il n'y a pas de propos plus imbécile que de prétendre que le coran est la parole d'on ne sait qu'elle illusion supra-naturelle. Les musulmans menacent ou tuent ceux qui veulent étudier les conditions de la création et de la transmission du coran. Les violences justes sont celles des frères musulmans, les violences injustes celles de tous les autres. Voyez MErdogan, toutes les saloperies possibles il les fait en bonne conscience en bon frère musulman, du génocide des Kurdes au soutien aux terroristes islamofascistes.

Écrit par : Johann | 22/02/2016

En dix minutes de lecture, il est facile de comprendre pourquoi les "Frères musulmans et leurs propagandistes mentent comme ils respirent:

http://www.blog.sami-aldeeb.com/2016/02/22/le-manifeste-en-cinquante-points-de-hassan-al-banna/

Il faut vite les éjecter de l'Occident et interdire l'islam et ses croyances pourries.

Interdire leur propagande par tous les moyens, serait faire preuve de bon sens si on ne veut pas se retrouver à combattre le monstre comme dans les années les plus sombres de l'histoire de l'Europe. Anticipons les événements plutôt que les subir, l'histoire nous l'impose.

Empêcher par tous les moyens les dirigeants actuels de l'Europe et la Suisse, de nous imposer une islamisation mortifère que nous refusons majoritairement.
*
Tous les croyants chrétiens ou autres doivent se lever dans les lieux de cultes et manifester leur opposition à leurs religieux, Pasteurs, curés, évêques ou autres prélats et monseigneurs de tous poils voulant collaborer avec l'islam.

Tous les non croyants ou Athées doivent contrer, interpeller leurs dirigeants politiques, syndicalistes, ils doivent rendre des comptes, se justifier sur leur collaboration. Notre -Vie et -notre -Liberté nous appartiennent, elle ne sont pas négociable.

N'ayez pas peur de sauver l'avenir des nos enfants et petits enfants. Ce n'est pas un message de guerre, mais de Paix future pour l'Occident.

Écrit par : Pierre NOËL | 23/02/2016

@Johann
"car l'islam n'est pas une religion"
Vous voilà donc d'accord avec Hani Ramadan ... si on s'en tient à cette assertion.
Vous aurez évidemment compris que je plaisante. En même temps je suis obligé de vous donner tort à tous deux, mais pour des raisons fort différentes.
Votre affirmation laisse entendre qu'il y a incompatibilité enter religion et "idéologie totalitaire et agressive", ce qui ne me paraît de loin pas certain. Sur ce point vous êtes d'ailleurs probablement d'accord avec moi.
Hani Ramadan, lui, laisse entendre que l'Islam est supérieur et au-delà de toute religion, le christianisme en particulier, idée qui ne repose sur rien d'autre que sa propre conviction absolue, dogmatique donc, et qui s'accorde parfaitement avec sa mégalomanie, illustrée par la fin de son intervention où il se pose lui-même en prophète de son dieu en déclarant "Et je le dis « au Nom de Dieu Tout-Puissant »".
Ecrire que je lui donne tort est évidemment une affirmation purement formelle, ses énoncés n'entrant pas véritablement dans le champ d'un débat d'idées.

Écrit par : Mère-Grand | 23/02/2016

"Votre affirmation laisse entendre qu'il y a incompatibilité enter religion et "idéologie totalitaire et agressive","

Je ne laisse rien entendre du tout. Quand je dis une idéologie totalitaire, je dis que c'est un système d'idées qui inclut TOUS les champs de la société: la politique, l'économie, le social, la religion, le comportement, la sexualité, les loisirs, le sport, les divertissements, l'alimentation, etc.

Oui, je suis d'accord avec Hani Ramadan pour dire que l'islam est une idéologie totalitaire. Il l'a dit lors d'un entretien impromptu avec Caroline Fourrest sur le trottoir devant son centre aux Eaux-Vives. Je dis que l'islam instrumentalise la spiritualité et la crainte de la mort en faisant prendre des vessies pour des lanternes. Son frère a d'abord été fermement opposé à la laïcité (une hérésie totale dans le dar-el-islam, voyez les condamnations en arabie) jusqu'au moment où il a cru pouvoir s'en servir pour diffuser sa propagande et faire du prosélytisme. Hélas, les imbéciles croient qu'il parle toujours de "religion", gobent tout et laissent faire. L'islam est une idéologie totus politicus qui utilise les mosquées comme centres d'endoctrinement. Rien que le fait que l'arabe soit utilisé en dit long, très long. Pourquoi le français n'est-il pas obligatoire? (Poser la question c'est y répondre.) Il ne reste plus aux nazis qu'à vénérer Hitler comme un dieu ou comme son messager, lui vouer un culte, bref de transformer leur idéologie politique en un semblant de religion: qui alors pourra s'opposer sous couvert de "religion" et de liberté religieuse à des prières dans la rue, bras tendus et à des retentissants "Sieg Heil!" pour manifester leur nouvelle "spiritualité"? Heureusement de plus en plus de citoyens ont pris conscience du caractère pernicieux, fourbe, mensonger, mortifère de cette idéologie politique. Je ne répèterai jamais assez: l'islam dès sa création par un fou furieux et un imposteur à justifier la violence, les pillages, les guerres de conquête, les mises en esclavage, les viols, les assassinats et les massacres. La califat EST L'ISLAM. Devant tant d'horreurs parfaitement assumées, revendiquées même, toute personne sincère ne peut qu'apostasier cette idéologie politique totalitaire.

Écrit par : Johann | 23/02/2016

"Mais chaque mot du Coran est la parole même de Dieu."
Cette petite phrase de M. Ramadan suffit à nous rappeler que la parole de Dieu est de toute éternité et, cela va de soi, non discutable. C'est tellement pratique de s'en prévaloir. Et il semble qu'on ne se soit jamais demandé si Mahomet avait vraiment bien entendu ce qu'Allah lui avait déclaré. Apparemment il a tout bien compris. Les erreurs de transcription ne font donc pas partie de l'islam. Ouf, ils ont eu chaud.

Si je comprends bien, les évangélistes - des humains, donc - ont été très imparfaits dans la transcription de la Parole, alors que Mahomet - humain lui aussi - a été d'une redoutable efficacité - comprenez un sans-faute - dans la transcription du Coran.

On se demande pourquoi le Dieu des chrétiens n'a pas engagé des collaborateurs plus qualifiés.

Écrit par : Michel Sommer | 23/02/2016

ENFIN Michel Sommer fait preuve de 2me degré et arrive au "mieux vaut en rire" ouf!
mieux vaut 1 fois maintenant, que jamais avant

sauf qu'à l'heure de ce billet / on n'est plus dans un monde devant s'unir dans une lutte contre Daesch au titre de l'ennemi commun

mais à l'heure d'une myriade d'unités d'employeurs
de salariés commettant tous crimes et atrocités
dans le seul objectif de toucher un salaire

unités inclues autant sous Assad qu'au sein des rebelles

toutes financées par les membres de l'OPEP autant que par la Russie que par les US que par la Turquie que par l'Iran (quid d'Israël) - bref par tous ceux en guerre de contrôles de territoires pétrolifères

la pire des configurations: les émirats arment et financent tout le monde, tout le monde de nos governments le sait, dont les US qui arment et jouent ce jeu,

tandis que les would-be tueurs violeurs mutileurs génocidaires vendeurs d'esclaves fomenteurs d'exodus

continuent de vouloir se faire recruter par n'importe qui
pour la simple histoire de toucher 1 salaire.

Écrit par : divergente | 23/02/2016

"La Laïcité sans ses voiles"

Ce copié/collé pour les femmes occidentales ne voyant pas arriver par paresse, par ignorance ou autre l'obscurantisme et la honte de l'humanité:"L'islam"

""En scandant que le voile est l'expression de leur liberté, les femmes voilées ne se rendent pas compte qu'elles scandalisent la liberté. Elles n'ont pas compris et ne le comprendront certainement jamais, point de liberté sans égalité, nulle égalité sans dignité et pas de dignité sans respect. L'honneur de l'être humain n'est pas dans l'exhibition de son état d'assujettissement.

Ces femmes vivant en Occident sont effectivement libres de porter leur voile en toute sécurité, mais elles ne sont pas libres dans le sens où elles l'entendent, car elles sont protégées par les lois humaines. Que répondraient-elles à leurs, à la police religieuse, conjoints, pères, frères qui leur feraient obligation .de le porter si elles vivaient dans les pays où l'homme a autorité sur la femme ? Que penseraient-elles de cette compagne dans les mosquées salafistes en Algérie" voile ta mère, ta femme et tes filles si tu es un homme ?

La liberté n'a du sens que si la femme est l'égale de l'homme et décide pour elle-même et par elle-même. Le port du voile est comme les chaînes qui enferrent les chevilles d'un esclave.
Quand on s'installe dans les habitudes de son état de frustrée et d'aliénée on a toujours l'illusion de la liberté.
Une liberté voilée par le masque de la soumission aux dogmes et au patriarcat est une liberté violée.
De quelle liberté ces femmes voilées parlent-elles de celles codifiées par les sourates coraniques et les hadiths qui font de l'obéissance à l'homme une obligation religieuse essentielle si elles veulent être élues parmi les 72 houris ?
De quelle liberté parlent-elles de celle qui les assimile à un champ de labour où l'homme peut y aller quand bon lui semble ?
Peut-il y avoir de liberté sans droit sur son propre corps ?

La vertu de la femme n'est pas dans sa subordination à l'homme et sa résignation à son destin d'un humain à part dépourvu de foi et de raison, elle est l'expression de sa révolte contre les traditions liberticides et castratrices de la femme, négatrices de ses droits et attentatoire à sa dignité humaine.
Se voiler, c'est mettre un voile sur son existence et soustraire du regard de l'autre son état de détresse psychologique et sa condition de vie misérable. C'est le voile la honte de soi et la peur d'affirmer son identité féminine.

En Occident, elles peuvent clamer leur liberté de le porter mais là où son port s'impose chariatiquement, il est à douter qu'elles puissent le faire.
Une femme qui manifeste contre le port de voile est une impie, une débauchée, corrompue et perverse vouée à la lapidation et aux feux ardents de la géhenne qui fera partie de ces femmes que Mahomet aurait rencontrées en enfer, nues, dévêtues et dont les têtes ressemblent à des dos de chameaux ( hadith rapporté par Muslim).
Ces femmes voilées qui font du voile un ticket d'entrée au paradis sont-elles prêtes de faire porter en Occident la voix de leurs coreligionnaires qui veulent le faire tomber au nom de la liberté de ces femmes justement ?

Le port du voile n'est pas un acte volontaire et sans équivoque pour qu'il soit synonyme de liberté, il est conditionné religieusement et socialement.
Plus que le port du voile lui-même qui n'est pas une spécificité musulmane, mais approprié et surexploité idéologiquement par les marchands du temple religieux musulman, c'est la dignité de la femme qui est la première plaie de l'islam.""

https://salembenammar.wordpress.com/2016/02/22/le-voile-est-pour-la-femme-musulmane-comme-les-chaines-pour-un-esclave/

(Mille excuses pour les "fôôtes" dans mon précédant commentaire, brut de forge)

Écrit par : Pierre NOËL | 23/02/2016

@Johann
Il y a malentendu apparemment, mais c'est certainement faute à ma prose souvent obscure: vous écrivez "car l'islam n'est pas une religion, mais une idéologie politique totalitaire et agressive", un "mais" qui signifie (ou sous-entend) pour moi, qu'une religion ne saurait l'être.
Cela permettrait de distinguer la vision que Ramadan a de l'islam de celle qu'ont (ou qu'auraient) des Musulmans éclairés, qui "mériterait" alors d'être qualifiée de religion. Comme ce n'est pas du tout ce qui ressort de la suite de votre texte, je maintiens la pertinence de ma remarque.
Mais comme nous sommes d'accord sur l'essentiel, cette petite différence d'interprétation n'a guère d'importance. D'ailleurs, à la réflexion, je vois une autre interprétation de ce "mais": l'islam n'est pas une religion, contrairement à d'autres qui ne n'encourent pas, elles, ce reproche ou cette condamnation.
Si c'est le cas, j'admets très volontiers que mon intervention ne se justifiait pas. Mais comme j'ai plaisir à argumenter, je laisse les choses en l'état.

Écrit par : Mère-Grand | 23/02/2016

@Michel Sommer
Cela fait plaisir de vous lire. Vous êtes bien conscient, j'imagine, que du point de vue de Ramadan et des autres illuminés de son école de pensée, chacune de vos paroles est une insulte grave et impardonnable à l'égard de l'Islam et de son Prophète.
C'est parce que j'estime que les religions ne doivent pas échapper à la discussion critique et que pratiquer cette critique n'est pas en soi-même insultant pour les personnes et leur religion, même si cela choque leurs fidèles, que j'utilise des majuscules pour parler d'elles et de leurs fidèles, un peu a manière dont on utilise des majuscules pour désigner les personnes d'une nationalité donnée.

Écrit par : Mère-Grand | 23/02/2016

Michel Sommer botte en touche!

CLAP CLAP CLAP CLAP !

Non seulement le sinistre ramadan dit que chaque mot du coran est la parole même de dieu (allah), mais s'il pouvait nous imposer la loi d'allah, je vous assure qu'il en serait très fier et serait persuadé d'aller dans le bordel d'allah en guise de remerciements!

Écrit par : G. Vuilliomenet | 23/02/2016

"Mais chaque mot du Coran est la parole même de Dieu"

Monsieur Ramadan avec ses mots nous renseigne sur ses penchants intégristes. Son intelligence est surclassée par son fanatisme religieux. Il est l'exact contraire de ce que les musulmans en Suisse et en Europe ont besoin comme représentant.

Écrit par : Daniel | 23/02/2016

Puisqu'il est question de la parole de machin-truc-chouette valable de toute éternité:
http://www.liveleak.com/view?i=b30_1442456969
Donc machin-truc-chouette soutient le califat à donf! Viols, esclavage, assassinats... Vive machin-truc-chouette! parole de hr.

Et merci à PN pour le lien sur le blog de Sami: le pépé de tr et hr explique en long, en large et en détail que l'islam est une idéologie politique totalitaire. Et il y en aurait qui n'auraient pas encore compris?

Écrit par : Johann | 23/02/2016

"On se demande pourquoi le Dieu des chrétiens n'a pas engagé des collaborateurs plus qualifiés"

Dieu hibou des croyants n'existe pas. C'est une manipulation des religieux et des rois sur le conscient et l'inconscient des humains, avec la complicité de théologiens, philosophes ignorants ou autres au service des seigneurs et monseigneurs.

(Précision : Les Athées sont combattus de tous temps par les religieux de tous polis, les royautés et leurs adeptes du paradis, désignés également par le mot « créationniste » ceux-ci sont les pires soldats des systèmes monarchiques et religieux.
Il faut savoir que la France est avant tout une République catholique. Ses rituels sont assurés par les prélats liés au vatican par un câble de 200 000 volts. C’est peu dire que c'est très dangereux de s’en approcher.)

Cette manipulation royale et religieuse agit comme la publicité sur les adultes, en particulier et surtout sur les enfants. A force d'être répétée chaque jour comme des prières, les gamins y croient dur comme fer.
Il suffit d'ajouter des scénettes, avec ou sans le prince et la princesse pour faire rêver le gueux ou lui faire peur dans le but de lui faire avaler tout et n'importe quoi, c’est selon.
Ajouter des fables venant du paradis du bien ou du château, ou des menaces venant de l'enfer du mal ou du château, des images pieuses sur les vitraux, et le tour est joué. Il restera au roi de juger sur terre comme au ciel : « Que votre volonté soit faite etc… amen » *L*

Les propagandistes religieux ou non agissent comme la publicité, un message fort, un mensonge dissimulé, une diffusion et une manipulation permanente.

Ces messages religieux introduits dès l'enfance donnent des résultats spectaculaires, les mensonges deviennent réalité comme un leurre à carpe à tel point que les rois, les despotes et leurs religieux peuvent guerroyer au nom des --leurs valeurs, -leur moralité imposée sournoisement, le peuple suit béatement, pieusement, religieusement car il a peur de l’enfer du roi sur terre comme au ciel, amen.

La citrouille de la Corée du Nord, Staline, Lénine et bien d'autres ont compris à quel point l'inconscient était faible donc manipulable. Ce sont des hyper-manipulateurs.

Les Ramadan, comme tous les despotes et monarques islamiques savent parfaitement comment maintenir le peuple de gré ou de force.

Hani Ramadan n'est pas un super intelligent loin s'en faut, c'est un hyper-manipulateur islamique pour musulmans et gens faibles, ignorants la véritable histoire humaine, ses croyances, ses rituels.
L’intelligence ne se défini pas par du blabla-arabia pervers et religieux, sinon ça se saurait.

L'intelligence de l'Occidentalopithèque vacille pour mille raisons, dont une: il serait temps d'arrêter toute manipulation religieuse sur les gamins avant qu'ils ne s'entre-tuent pour la Liberté et l'évolution humaine.


Selon M. Sommer, « ….suffit à nous rappeler que la parole de Dieu est de toute éternité et, cela va de soi, non discutable »

Non discutable ?

Voilà le parfait adepte du despotisme religieux à la solde du système. Aussi dangereux que les islamistes. C’est –non- monsieur l’inféodé. La parole et les mensonges du roi et ses sbires, sont à dénoncer et à combattre toute l’éternité ce n’est pas discutable.

Écrit par : Pierre NOËL | 25/02/2016

A M. Noël

Je ne suis pas sûr que vous ayez bien compris le sens de mon intervention. Si "le parfait adepte du despotisme religieux", c'est moi, je vous suggère de relire mon commentaire une deuxième fois. S'il s'agit d'un tiers, soyez aimable et précisez l'identité de cet adepte !
Par avance je vous en remercie.

Écrit par : Michel Sommer | 25/02/2016

Michel Sommer,

Oui, toute mes excuses, une lecture trop rapide de ma part, une erreur que vous avez bien fait de relever.

Ne tenez pas compte de la fin de mon dernier commentaire du 25 02 2016.

Bien à vous.

Écrit par : Pierre NOËL | 26/02/2016

Johan,

J'essaie autant que faire se peut d'ajouter en lien le blog de Sami Aldeeb qui, quoique qu'on en dise, est excellent pour qui veut s'informer sur le coran et les autres bouquins, et les véritables intentions des adeptes nous concernant.

Salem Ben Ammar est également une référence lorsqu'il évoque l'hypocrisie d'une majorité de musulmans et de chrétiens ou athées.

Depuis plus de cinq années d'études et de commentaires sur l'islam, d'alertes, nul ne peut affirmer qu'ils se sont trompés sur l'aspect conquérant et mortifère du concept. Des dizaines de milliers de morts depuis, combien de femmes esclaves, de gamins les pieds dans la merde crevant de faim ?

Notre devoir est d'interdire l'islam politique et mortifère en Occident ce n'est pas du racisme mais du bon sens.

Bien à vous.

Écrit par : Pierre NOËL | 26/02/2016

Il est marrant ce monsieur Ramadan. Il veut se convaincre "qu'il a bon" en essayant de nous convaincre de la justesse (de l'infaillibilité ! ) de ses "réflexions". Dans son texte dans "Le Temps":

« Je souligne simplement que l’islam ne connaît pas d’opposition entre la croyance et l’exercice légitime de la rationalité, la religion et le progrès des sciences, la spiritualité et la temporalité. »

Et ici dans sa réponse il prétend:

« Mais chaque mot du Coran est la parole même de Dieu »

Affirmation irrationnelle. Même un enfant est capable d'intuitivement ressentir l'idiotie qu'une telle affirmation renferme.

Peut être que au fond de lui, il sait aussi qu'il y a quelque chose qui "cloche" dans ses croyances, mais il n'ose pas y faire face. Je suis tenté de dire, pauvre monsieur Ramadan !

Écrit par : Mamon | 26/02/2016

"«La France est une culture maintenant musulmane. L'islam est une religion française.La langue française est une langue de l'islam."- Tariq Ramadan

"Loin du double-discours qui lui est souvent reproché à tort,"

Plus aucune raison de double langage. Il y va franchement sachant pertinemment qu'il ne craint plus rien, et que bien au contraire, ils sont craints....

"...l'élégant théologien aux cheveux grisonnants et à la barbe bien taillée a livré un plaidoyer sans ambiguïté en faveur de l'islam politique. Attention cependant, pas d'amalgame: contrairement aux fanatiques de Daech ou Al-Qaïda, Tariq Ramadan est un islamiste soft. «Quand on dit qu'on peut tuer des innocents au nom de l'islam, nous avons l'obligation de dire que nous condamnons ces propos et nous les combattons.» a-t-il martelé. Celui qui a reçu le nom de Tariq ibn Ziyad, l'artisan de la conquête arabe de l'Espagne au VIIIe siècle, condamne la violence. Pour imposer son projet politico-religieux, comme le président de Houellebecq, il mise paradoxalement plus volontiers sur les valeurs démocratiques et libérales de l'Occident et même sur la laïcité. «Que les Renseignement généraux qui sont dans la salle m'écoutent bien car tout ce que je vais dire est dans la loi. Tout est dans la République, la laïcité et l'unité de la France et en même temps contre un certain nombre de politiques qui feraient bien de se demander si ce qu'ils font et ce qu'ils disent est proprement légal, a-t-il lancé malicieusement, visant Manuel Valls. Lorsqu'on interdit de parole un certain nombre de personne, ce n'est pas nous qui dérogeons à la liberté de conscience et d'expression.»

«La France est une culture maintenant musulmane. L'islam est une religion française.La langue française est une langue de l'islam. Vous avez le capacité culturelle de faire que la culture française soit considérée comme une culture musulmane parmi les cultures musulmanes.»
Tariq Ramadan

Le credo de Tariq Ramadan pourrait être qualifié d'islamo-gramscisme. Pour lui, l'islam doit s'imposer, au moins dans un premier temps, non par la force et la terreur, mais par le combat culturel et la bataille des idées. La religion du prophète doit infuser la société française pour mieux la régénérer en la guérissant de son nihilisme matérialiste. «Le réveil de l'islam peut apporter une contribution jusqu'alors insoupçonnée à une véritable renaissance de la spiritualité des femmes et des hommes de notre monde» écrivait-il déjà en 1995 dans Islam, le face à face des civilisations. Ce dimanche, citant l'abbé Pierre qui voulait mener la guerre à la pauvreté, Tariq Ramadan a appelé son public au «djihad intellectuel, au djihad de l'éducation.». «Nous sommes des agents de réconciliation entre les valeurs de la France», a-t-il précisé.

Le petit-fils d'Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans, s'inspire de l'idéologie de ce dernier: celle du Tamkine. «De l'individu, il faut former le foyer musulman, puis le peuple musulman, puis atteindre le gouvernement islamiste, puis établir le califat, puis reconquérir l'Occident puis atteindre le Tamkine planétaire.», expliquait Mohamed Louizi, ancien Frère musulman au FigaroVox. Une vision globalisante qui apparaît clairement dans le discours de Tariq Ramadan. «Ceux qui pensent que ce qui a trait à notre citoyenneté est uniquement lié à ce qui se passe à l'intérieur des frontières nationales se trompent. Il y a une relation très claire entre la question nationale et la question internationale.» a souligné le théologien avant d'asséner, «La France est une culture maintenant musulmane. L'islam est une religion française.La langue française est une langue de l'islam. Vous avez le capacité culturelle de faire que la culture française soit considérée comme une culture musulmane parmi les cultures musulmanes.»

«Tous ce que j'ai dit est dangereux pour ceux qui aimeraient qu'on continue à se penser comme bénis-oui-oui minoritaires… la France a un grand besoin de renouveau de sa classe politique.»
Tariq Ramadan

Fidèle à la stratégie frériste qui consiste à s'appuyer sur la jeunesse, Tariq Ramadan s'est adressé prioritairement à cette dernière. Surfant sur le sentiment victimaire des jeunes de banlieue, il a défini l'islam comme la religion de «tous les opprimés», aussi bien ceux des «cités française» que ceux de «l'Afrique ou de la Palestine». Pour conclure, il a exhorté les musulmans à prendre leurs responsabilités. «Tous ce que j'ai dit est dangereux pour ceux qui aimeraient qu'on continue à se penser comme bénis-oui-oui minoritaires… la France a un grand besoin de renouveau de sa classe politique.» Bravache, Tariq Ramadan a confirmé qu'il allait demander la nationalité française. «Ce n'est pas une boutade: la France est un pays que je connais bien, que je connais de l'intérieur. On va voir s'ils vont me refuser la nationalité». Une fois français, Ramadan pourrait passer du statut de simple observateur à celui d'acteur politique et se présenter à une élection."

Suite: http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/02/09/31001-20160209ARTFIG00085-tariq-ramadan-se-reve-t-il-en-heros-de-houellebecq.php

Écrit par : Patoucha | 26/02/2016

"Cependant, ne vous en déplaise, je conserve le droit d’être convaincu que César, et ce qui appartient à César, comme Cuénod et ce qui appartient à Cuénod, appartiennent à Dieu."

MDR MDR MDR c'est quoi cette sortie?

"...appartiennent à Dieu... Tiens donc! Plus Allah?!!"

Ben... je ne crois pas que J-N Cuénod, accepterait de partager sa femme avec Allah, parce que Dieu, tout court, est très bien là où il est. Devant sa "porte" est écrit "PAS DERANGER!" LE PARADIS MAISON DE REPOS PAS BORDEL...

Écrit par : Patoucha | 27/02/2016

J'invite mes concitoyens à lire les propos de Pierre Gauthier qui sont une magnifique réplique aux coraneries de Frère Ramadan dont on rirait si il n'y avait derrière sa posture un moyen de mettre un coin dans la porte pour nous imposer les préceptes iniques de sa secte.

http://babelweb.blog.tdg.ch/archive/2016/03/11/l-haie-cite-laicite-274750.html

Il est quand même étonnant de constater, comme le rappelle Monsieur Gauthier, que Mme Salerno est prête à accepter une laïcité à plusieurs vitesses. Ce ne serait pas la première fois que les socialistes se font les promoteurs d'une idéologie arriérée. Le premier que l'on connaisse était le socialiste-national Hitler qui non seulement avait affirmé son admiration pour l'islam dans son best-seller, ouvrage très bien vendu dans les pays musulmans, mais en plus s'était allié au grand mufti de Jérusalem Hadj Amin Al Husseini dont on peut prendre connaissance de cet épisode sanglant sur le lien ci-dessous:

http://grandmufti.free.fr/

Écrit par : G. Vuilliomenet | 13/03/2016

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