La sculptrice Catherine Bouroche a rejoint ses nuages

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 Comment sculpter un élément aussi dépourvu de densité qu’un nuage ? Catherine Bouroche avait réussi ce tour, non de force, mais de douceur. Cette douceur plus vigoureuse, plus pleine de vie que toutes les apparences de la puissance. Cette grande sculptrice française a rejoint ses nuages. Elle nous a laissé sur la terre, vendredi matin à Paris, sa ville de résidence, alors que la Galerie ART-Aujourd’hui lui consacre actuellement une exposition en compagnie des œuvres de Gianbattista Bresciani, Nadine Cosentino et Jean-Marc Ehanno[1]

 Née en 1942 à Casteljaloux (Lot-et-Garonne), Catherine Bouroche a obtenu en 1965 son diplôme de l’Ecole nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art à Paris. Trois ans plus tard, elle s’est installée dans son atelier, rue Pradier dans le XIXe arrondissement parisien. De 1975 à 1977, elle a réalisé des œuvres monumentales pour plusieurs établissements scolaires.

L’année 1992 marque un tournant dans son œuvre. Elle scelle sa rencontre avec le plexiglas qui lui permet d’exprimer son univers onirique peuplé de formes légères, nébuleuses mais denses, éclairé ça et là de touches d’humour.

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Le peintre Philippe Rillon – qui anime la Galerie ART-Aujourd’hui avec Marianne Rillon et Daniel Chassagne – a bien décrit le travail de la sculptrice :

 Catherine Bouroche, tout en délicatesse et légèreté, aime interroger et surprendre nos regards et nos esprits. Jamais ses nuages ne suggèrent des orages ou des drames. Tiens, il pleut...! C'est pas grave! Les nuages traversent la fenêtre, on peut les attraper, les caresser, ils sont lisses, prendre leur empreinte, les mettre en cage, ouvrir la cage, les ausculter, les disséquer, rien de grave! Et le ciel, lui, est limpide et clair comme la plaque de verre ou le miroir qui le signifie. Chez Catherine Bouroche, ciels et nuages sont "idéaux". Ils sont une invitation au voyage.

 Dans son œuvre, rien de répétitif. Chaque nuage a son «être» qui lui est propre. Il vit sa vie de nuage, l’air de rien. Ou plutôt l’air de tout. Puisque tout est air, tout est vide entre les particules de la matière. La vapeur a une solidité que lui envierait la pierre. L’apparence des choses est un faux-semblant. Catherine Bouroche définit les contours du vrai-semblant.

Puissent les nuages lui tenir chaud.

 Jean-Noël Cuénod

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[1] Exposition «Temps calme, beau fixe… » jusqu’au 20 décembre 2015 à la Galerie ART-Aujourd’hui,  8 rue Alfred-Stevens 75009 Paris ; site : http://galerie-art-aujourdhui.com

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Commentaires

  • Dans les nuages
    on peut voir des Visages

    Rappel d'autres Nuages
    entre cœurs à réconcilier

    Pour nos Anciens Pères et Mères en la foi-Espérance, au moins!

    Derrière les Nues au sommet des montagnes l'"Ancien des jours"

    L'Eternel


    Poésie

    des Anciens


    Leur vient l'inspiration par l'"établissement", le fric, la monnaie?

    ROCHE

    Audon combe comble de Prémonition pour un glacier


    Télépathie intuition derrière le front

    ROCHER


    Hommage à Catherine Bouroche

  • Mathieu 10:34

    "Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je n’y suis pas venu apporter la paix, mais l’épée"

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