08/10/2015

Et si la femme était l’avenir de l’islam?

 

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Il existe de multiples diagnostics pour décrypter la succession de convulsions violentes qui secoue le monde ici et là et tout particulièrement au Moyen-Orient. Une piste est peu suivie, celle de la confrontation entre l’émancipation de la femme et les forces du patriarcat.

Avec des périodes de haut et de bas, le patriarcat s’est imposé comme la référence principale de la plupart des sociétés humaines, même si d’autres formes de relations entre les genres ont prévalu dans certaines contrées et à certaines époques. En Suisse et chez ses voisins, la «tutelle masculine» sur la femmes s’est renforcée dans les législations au cours des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle. L’homme était le Chef de famille avec un C des plus majuscules. A la femme, le rôle d’assistante et de ménagère. En Suisse, il a fallu attendre la révision du Code civil de 1988 pour que ce schéma soit définitivement bouté hors des lois mais... pas toujours, hors des têtes.

            L’évolution vers l’émancipation de la femme est lente, sujette à retours en arrière. Toutefois, depuis la dernière moitié du XXe siècle, il est indéniable qu’en Occident, elle a fait des progrès. Néanmoins, le vieux monde patriarcal ne se tient pas pour battu. Il organise ici ou là ses résistances. Dans les sociétés où, de par la culture, les us et coutumes, voire les conditions climatiques, le rôle de la femme était moins subalterne qu’ailleurs, les contre-offensives patriarcales se font plutôt rares et lorsqu’elles s’engagent, c’est à fleurets mouchetés.

Mais il en est d’autres où le poids des traditions permet aux forces du patriarcat de s’exprimer avec virulence. C’est le cas de la plupart des pays musulmans à des degrés diverses intensités. Certes, d’autres régions du monde, d’autres religions considèrent les femmes sur le mode mineur. Mais force est de reconnaître que c’est dans les pays musulmans — à la belle exception de la Tunisie — que le patriarcat déchaîne ses forces. Elles sont désormais bien connues, les exactions de Boko Haram — qui a enlevé 2000 femmes et très jeunes filles au Nigéria, selon Amnesty International, pour les réduire à l’esclavage sexuel — et celles de l’Etat islamique qui en fait de même à encore plus grande échelle. Certes, il serait faux d’associer tout l’islam à ces terroristes, mais c’est tout de même au nom de leur foi qu’ils agissent ainsi. Et ces actes barbares trouvent aussi un terrain fertile dans les coutumes qui placent la femme à un rang inférieur.

 

Qu’on ne s’y trompe pas, le refus de l’Occident par l’islamoterrorisme, ce n’est pas seulement celui des anciennes puissances coloniales. C’est aussi — et sans doute surtout — le rejet de ce féminisme qui s’est développé dans nos contrées.

Il appartient aux musulmans, et à eux seuls, de reconsidérer la place de la femme dans leur conception du monde pour que leurs sociétés soient enfin pacifiées. Le chemin pour y parvenir est semé de pièges que les forces du patriarcat ne manqueront pas de tendre. Ce patriarcat qui mène un combat d’autant plus sanglant qu’il est d’arrière-garde. Alors, que les musulmans se posent cette question: et si la femme était l’avenir d’un islam renouvelé? En attendant laissons le poète Aragon conclure avec cet extrait du Fou d’Elsa:

 L’avenir de l’homme c’est la femme
Elle est la couleur de son âme
Elle est sa rumeur et son bruit
Et sans Elle il n’est qu’un blasphème.

 Jean-Noël Cuénod

Editorial du mensuel suisse La Cité octobre 2015 http://lacite.website/

Photo: une femme enlève sa burqa dans une zone qui a été libérée de l'Etat islamique par les Kurdes

11:55 | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : islam, féminisme, terrorisme | |  Facebook | | |

Commentaires

A parcourir les blogs TDG ou 24heures il y a de la part de pas mal d'hommes agressivité ou réticence croissante ("féminisme"!) concernant la femme.

Déception, peine, colère voire peur d'hommes désormais créant et fréquentant des mouvements pour se défendre.

Les hommes de nos pays qui seraient désormais révoltés par de réels ou prétendus comportements féminins d'irrespect et mille autres choses les concernant... de tels hommes qui ressentiraient de façon viscérale que l'"islam qui "soumet" la femme n'a pas forcément "tout tort"?!

Ces hommes seraient-ils tentés de se convertir à l'islam?

Les femmes d'autrefois qui dépendaient des hommes en redoutant ce qui risquerait de les faire renvoyer chez leurs parents ou, parce que sans formation professionnelle, de se retrouver sur le trottoir... comme incompatibilité d'humeur et/ou infidélités conjugales de l'un comme de l'autre ou des deux ne cultivèrent-elles pas, "perles rares" ou mères "sacrificielles" des qualités ou vertus parfois excessives voire, parce qu'inauthentiques, pathologiques?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 08/10/2015

Les femmes libres en islam existent. Mais elles n'ont jamais la parole ou alors elles risquent des représailles terrifiantes de la part des hommes, dont souvent leur propre famille. Le travail est ardu et sera très long. Je suis à mille lieues de l'islam traditionnel tel qu'il est pratiqué et vécu. Peut-on encore appelé cela de l'islam? Oui. Si on se réfère au monde chrétien, les gays, les personnes divorcées, les libres penseurs qui se revendiquent de la chrétienté vivent leur foi libérés des dogmes. Donc oui. J'affirme que l'islam libéré est possible. Mais il faudra beaucoup de temps et de souffrances pour que monde musulman l'accepte enfin.

Écrit par : pachakmac | 08/10/2015

La démographie apporte des réponses à vos remarques. Le démographe Youssef Courbage avait bien montré que la chute très notable du nombre d'enfants par femme traduisait de changements dans les pratiques de la chambre à coucher. En particulier, des responsabilités plus partagées. Il en avait notamment déduit bien avant les printemps arabes une vision moins machiste de la société, une demande plus grande de décisions débattues. Et il l'avait publié AVANT les évènements.

Écrit par : Jacques Mouriquand | 08/10/2015

L'Islam libéré c'est le christianisme.

Écrit par : norbert maendly | 08/10/2015

@pachakmac
D'avance, j'avoue que je ne connais pas bien l'Islam.

Mais on ne peut pas comparé le christianisme à l'islam.
Le coran est censé être un livre divin "écrit" par Dieu. Ce qui rend difficile toutes émancipations.

Chez les chrétiens, le nouveau testament n'a rien de divin. On y découvre la philosophie de Jésus pleins, d'amour, de compassions.
Le christianisme est une religion spirituel : Dans une journée, il n'y a pas de marche à suivre pour être un bon chrétien.
Un bon chrétien n'est pas celui qui fait x prières par jour, mais celui qui est rempli d'amour, de compassion.

La journées des musulmans, les mœurs et les punitions qui sont associées, sont dictés par le coran, alors que la bible n'est pas un livre de conduite social, juridique.

L'émancipation de la femme dans le monde chrétien est d'abord une lutte contre les traditions, le machisme.

Les femmes musulmanes, elles, sont liées au coran et aux traditions. Mettre en doute le divin, c'est mettre en doute la véracité de l'islam, d'où les baffouillement des imams lorsque l'on parle des lapidations, peuvent-ils contredire le sacré ?

Je suis pessimiste et j'espère me tromper. L'émancipation des femmes musulmanes, je la vois seulement dans les sociétés où le religieux a perdu de son influence, et ce n'est pas pour le moment dans le monde musulman. Sinon l'émancipation semble limité et le peu, jamais acquis.

L'avis d'une femme musulmane serait très intéressant à lire.

Écrit par : Glob | 08/10/2015

La main d'Allah est alors, dans ce cas, faillible parce que si nous ne pouvons pas remettre en question la lapidation, le viol des esclaves féminins, les meurtres par décapitation, il semblerait alors qu'Allah soit un tyran criminel comme le dieu des chrétiens fut aussi un tyran qui pouvait brûler les gens sur les bûchers et condamner à l'enfer tous les non-croyants du dieu chrétien. Dieu, s'il existe, évolue avec les êtres humains et change de forme, de couleur, de façon d'exprimer la spiritualité des êtres humains en fonction de ce que découvrent les hommes et les femmes en eux-mêmes. Dieu est source d'exploration comme la science est une autre source d'exploration de la Connaissance humaine. Les deux interagissent et s'interpellent. C'est la façon cosmique d'envisager la vie et la mort qui m'interroge et non les dogmes religieux et leurs interdits.

Écrit par : pachakmac | 09/10/2015

Si il n'y avait que l'horreur promulguée aux femmes !

L'islam est le manuel d'emploi du parfait ali-baba, une sorte de modèle totalement antisocial et despote !

Le christianisme n'est de loin pas mieux, seulement que les populations européennes ou presque, ont jeté l'église à la poubelle !

L'avenir de l'islam, c'est l'islam à la poubelle !

Écrit par : Corto | 09/10/2015

Bonjour à toutes et à tous,

Pour intervenir dans ce petit débat sur l'avenir de l'islam je dirais que nous les musulmans(nes) le travail à commencé il y a de cela un certain temps pour ne pas dire des siècles car le chemin est long. L’évolution des sociétés musulman, je dis bien les sociétés au pluriels ont subit dans leurs parcours un arrêt brutal qui est celui de la colonisation ce qui à mené a un replis sur soi (la religion) pour contre l'autre.

Mais néanmoins les choses entre temps évolues et changes. Voici un exemple de la nouvelle génération de penseurs musulmans qui depuis 40 ans travail et milite pour une nouvelle lecture du livre sacré. Car pour lui le problème n'est pas dans la parole de Dieu mais dans l'interprétation et le sens des mots.
Pour celle et ceux qui ont du temps pour lire, voici une compilation en anglais seulement malheureusement de ces travaux.
‘The Qu’ran, Morality And Critical Reason
http://shahrour.org/wp-content/gallery/Books/booke.pdf
https://fr.wikipedia.org/wiki/Muhammad_Shahrour

Donc, pour nous les choses avances doucement mais elles avances.

Bien à vous.

Écrit par : Amin | 09/10/2015

@Corto


Les gens qui ont pratiqué pour de bon (en pensant par soi-même également) soit catholicisme ou/et protestantisme ne pensent pas tant à jeter islam et christianisme à la poubelle... qu'à l'arbre de Jessé, père du roi David, dans l'attente, pourquoi pas, d'un nouveau rameau, un nouveau rejeton.

@Amin

Imaginons qu'une femme musulmane intégrée en Suisse fréquentant au moins par la visite et l'écoute synagogues, églises et temples protestants se dise que c'est en lisant par ordre les évangiles puis la Bible qu'elle serait au mieux informée tout en tombant par hasard sur un nom qui la renverrait encore plus loin dans le temps puisque l'on trouve dans la Bible des éléments du code d'Hammourabi... sans oublier Ismaël premier fils d'Abraham avec Agar qui fit épouser à son fils une Egyptienne ce qui porterait cette femme musulmane à se précipiter à la Fnac acheter un livre: Les secrets de l'Exode, par Messod Sabbah et Roger Sabbah, tout sauf des fantaisistes... présentant un Moïse égyptien et pourquoi et comment des pharaons se firent passer pour des Patriarches... le Grand Fleuve le Nil devenant l'Euphrate.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 09/10/2015

@Amin,

Bravo pour votre optimisme, cependant, autant les européens chrétiens ou pas, on su prendre de l'islam le bon qu'il y avait à prendre, je le rappel, civilisation arabe qui n'était pas uniquement musulmane mais pluri-religieuse que l'islam rejette toute forme de transformation, tenons-nous les pouces pour la Tunisie qui résiste farouchement aux dictas des barbus et aux régimes qui savent évincer les menaces radicales, je pense à l'Egypte et quelques autres, rares.

Vous sembler vouloir rejeter la faute sur les colonies passées, c'est un peu trop facile, comme je viens de le dire plus-haut, les musulmans ont également colonisés l'Europe et à plusieurs reprises et pour des périodes bien plus longues que les colonies françaises, anglaises et (italiennes), je pourrais même soupçonner que si il n'y avait pas eu de colonies, le monde arabe serait encore plus isolé.

Regardons comment les petits rois algériens se comportent lors de leurs virées suisses ou françaises dans les palaces et autres lieux décadents, ne dites pas qu'il y a quoi que ce soit d'arabe ou d'occidental dans ces décadences, nous avons plutôt à faire à une sorte de bassesse qui n'a pas forcément de frontière !

Écrit par : Corto | 09/10/2015

Genève, l'avenir de l'islam et un grand merci aux blogs TdG !

L’enquête de la Tribune de Genève fin août nous a fait découvrir l’extrémisme de la plus grande mosquée de Suisse (3000 fidèles le vendredi) muée en recruteuse de djihadistes. Et le 2 octobre, Le Temps lancé sur «la piste de l’islam radical» a élargi la problématique. Le constat est alarmant.

Dans Le Temps, un éducateur de rue d’origine sénégalaise (qui a connu dans son pays les coups de fouet de l’école coranique, le fanatisme et la soumission à son guide spirituel) observe «la radicalisation rampante» des jeunes dans les quartiers et communes du canton. Il en cite une demi-douzaine auxquels s’ajoute la mosquée du centre-ville de Hani Ramadan : «C’est là que j’y ai entendu le plus de paroles déplacées.» Un doux euphémisme.

Les Kosovars sont particulièrement concernés, remarque l’éducateur, de même que des Pakistanais et des convertis « dont certains pourraient être au point de bascule ».

La doxa aux abonnés absents
Mais comme d’habitude, nous nous retrouvons dans une sphère mystérieuse et magique: qu’est-ce qui relie ces radicaux ou en voie de radicalisation à l’islam? Journalistes et interviewés évitent avec une extraordinaire constance le problème qui tache et souvent tue : la doxa musulmane.
La mère du jeune parti en Syrie témoigne que son fils «a appris de façon boulimique le Coran». Que se passe-t-il dans un tel cas? Serait-ce ce qu’on appelle, pour exonérer mosquées et imams, l’«autoradicalisation»? Mais alors, que lui a appris ce livre, qui l’a convaincu de rejoindre l’armée sanguinaire de l’EI ?
On imagine quels genres de versets contiennent les «dizaines de sourates» (chapitres) du Coran que le jeune djihadiste, nous dit-on, a envoyé à son père pour selon toute probabilité le convaincre du bien-fondé de son combat.
Le sujet est d’autant plus brûlant que toutes les activités des mosquées tournent autour de ce Coran dont elles ne cessent de rappeler le caractère parfait, éternel, parole de Dieu non-modifiable.

Pour décourager le lecteur qui aurait l’idée saugrenue de demander ce que tous ces tueurs qui se réclament de l’islam ont à faire avec l’islam, on répond par de francs mensonges à des questions… jamais posées.

Par exemple, comment lutter contre le radicalisme avec ce Coran? Est-il possible aux religieux d’une part d’affirmer à leurs ouailles la perfection de ce livre et d’autre part de leur expliquer qu’il ne faut pas faire ce qu’il intime à moult reprises?

Pourquoi une telle soif de dialogue interreligieux?

Montassar BenMrad, président de la plus grande faitière d’organisations musulmanes de Suisse, interviewé à propos de la mosquée genevoise, a pour caractéristique de baigner depuis des décennies dans les eaux du dialogue interreligieux, un usage qu’affectionnent tant de responsables musulmans. Sans jamais bien sûr en venir au fond des doxas respectives. Comme me le disait un adepte protestant de ce sport: «Ce qui nous intéresse, c’est ce qui nous réunit, pas ce qui nous sépare.» Il ignorait donc qu’Allah considère que juifs et chrétiens ont dénaturé la Bible qui en réalité délivrait le message de l’islam.

Ces représentants d’autres religions ne savent pas non plus comment le Coran les traite. Leurs collègues musulmans, eux, le savent. Et l’on se demande si cette obsession dialogueuse des adeptes d’Allah ne vient pas du sentiment honteux que doit produire ce rejet implacable des Autres par l’islam. Dialoguer devient pour eux un témoignage que cette religion pourrait bien être toute de tolérance.

Le faire croire est un immense défi! Car Allah est positivement obsédé par la condamnation des mécréants. Ils le sont par le djihad sur terre et par l’enfer dans l’au-delà. Dans sa remarquable analyse du Coran, « Il était une foi. l’islam », l’ex-musulman Majid Oukacha fait apparaitre, nombreux versets à l’appui, le degré de haine que ce livre saint porte à ceux qui ne croient pas à son message.

Le dieu de l’islam rappelle sans trêve que tout non-musulman sera condamné à l’enfer pour cette seule raison, fut-il l’exemple même de l’homme de bien, et s’en prend tout spécialement aux juifs et aux chrétiens. Ces mécréants sont qualifiés de criminels, pervers, bestiaux, singes, porcs… et les adeptes d’Allah sont incités à moult reprises à les attaquer, éradiquer, tuer. Le djihad est la garantie absolue de l’accès au paradis. «Vous rendez-vous compte, observe Oukacha, des dégâts psychologiques que ce genre de vérités catégoriques (aussi suggestives que limpides) peut produire dans le cerveau d’un endoctriné à l’islam (…) Quelle signe d’étroitesse d’esprit que cette façon belliqueuse et manichéenne d’inviter les musulmans à considérer comme ennemis ceux qui ne partagent pas la même foi !» L’auteur met aussi en pièces l’idée que les injonctions à tuer seraient de l’autodéfense, ce qu’avancent si souvent les défenseurs de ces textes.

Duperies

L’islam est le poison, ils nous font croire que c’est l’antidote ! Des musulmans se radicalisent, car ils n’ont pas de «connaissance réelle de l’islam». Donner aux jeunes «des bases, des connaissances de la religion, est un bon vaccin». «Quand ils sont déconnectés de la réalité musulmane, ils peuvent dériver plus facilement. D’où l’importance du rôle des imams pour réduire ce risque.» «Il faut accorder une place au religieux pour éviter que certains ne cherchent des réponses ailleurs.»
L’éducateur de rue, resté visiblement un bon musulman, énumère ce qui attire ces apprentis djihadistes : «L’entraide, le soutien, le respect. C’est la force de l’islam.» Des valeurs qui mystérieusement conduisent ces apprentis à l’ostracisme, au mépris et au meurtre. La journaliste est au diapason: «L’islam qui corrige une dérive de nos sociétés, l’islam qui contient, qui structure, qui cadre.» Le nazisme et le stalinisme cadraient assez bien eux aussi.

Je soumets à votre réflexion cette extraordinaire citation d’Amine qui tentait de raisonner le futur adepte du djihad syrien: «Mais face à ce frère, je n’avais pas d’arguments, car mon niveau de connaissance de l’islam était inférieur au sien.»
Les déclarations énigmatiques liées à cette problématique ne manquent pas. Par exemple, disent les fidèles, aucun dérapage n’a été constaté dans les prêches de la grande mosquée. Le 14 août, un des imams français a même dénoncé le terrorisme. «C’est du jamais-vu», s’exclame avec surprise un habitué, inconscient de l’infamie que représente cet aveu. De son côté, un pratiquant (28 ans) tente de résoudre l’insoluble : «Certains jeunes qui ont déjà des idées radicales interprètent mal le discours des imams en prenant les versets coraniques au pied de la lettre ». Ils n’ont pas bien lu le Coran qui délivre, nous assène une fois de plus Hafid Ouardiri, «un message d’amour et de miséricorde». Amour? Où Monsieur Ouardiri a-t-il lu ce mot dans son saint livre? Combien de fois? Deux…Trois?
Indécence

Il est une autre baliverne qu’adorent nous enfiler les religieux et leurs experts et qui atteint le degré maximum d’indécence. C’est l’appel à la lutte contre le radicalisme de TOUTES les religions, comme si une seule autre commettait ou appelait aux mêmes atrocités. Ainsi, lorsque BenMrad énumère la politique à suivre face à un croyant qui se radicalise, il ajoute : «Cela vaut pour tout lieu de culte, mosquée ou église.» Et enfonce le clou : «Il faut rappeler que cet extrémisme, qui relève de mécanismes sectaires, s’observe aussi dans d’autres religions…» La «spécialiste» Mallory Schneuwly est au diapason : «Nous devons intensifier les mesures de prévention visant les discours radicaux, mais aussi sur le racisme et les autres formes d’intolérance. La radicalisation n’est pas qu’une question musulmane…»

Journalistes et spécialistes révéleront-ils un jour ce que l’écrivain Daniel Sibony appelle « le grand secret » de l’islam, soit les appels à la violence et à la haine que contiennent ses textes ? Aucun indice ne nous permet de l’espérer.

Écrit par : Corto | 11/10/2015

Stigmatiser la dérive patriarcale des religions et le machisme ambiant en général répond certes à une nécessité, mais cela reste insuffisant si rien n’est entrepris pour rehausser en parallèle l’image de la femme, mettant en évidence l’immense impact positif des valeurs féminines sur la société humaine. C’est ce que je me suis appliqué à faire dans mon livre qui vient de paraître sous le titre : Cendrillon se rebiffe….prendre conscience du pouvoir féminin.

Écrit par : E.F. Schircks | 11/10/2015

E.F. Schircks, le pouvoir, le seul, est féminin, l'homme lui, n'a plus que la force si il refoule sa féminité et comble du ridicule "masculin" même cette force, sans le féminin ne réside que dans la lâcheté, il suffit d'observer le monde musulman !

Écrit par : Corto | 11/10/2015

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