25/09/2015

FORCES

 

 

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Inéluctable comme une feuille morte

La nuit fait main basse sur la forêt

 

Devenus invisibles les buissons

Craquent frémissent frissonnent crient et chantent

 

La lumière noire des frondaisons

Eteint les lumineux cadavres stellaires

 

Les fougères abritent d’étranges crimes

Charrues à poils drus les sangliers labourent

Avant d’être tués les lapins copulent

Les chevreuils préparent leurs noces de sang

Et le brâme du cerf pétrifie les sources

 

Heure animale où l’homme n’est rien

Témoin inutile que nul n’interroge

 

 

Jean-Noël Cuénod

17:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poésie, poème, littérature | |  Facebook | | |

Commentaires

Témoin inutile je ne pense pas. Les plantes adorent être contemplées par les hommes, et le reste de la nature aussi.

Écrit par : Rémi Mogenet | 25/09/2015

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