16/07/2015

MIRAGE VALAISAN

 

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Haleine solaire sur les mélèzes

Leur peau verse des larmes de résine

Parfum de chapelle à l’ombre des pentes

Qui serpentent vers le nid des chalets

 

Coups d’encensoir le long des sentiers

La marche a pour oraison l’horizon

Mais la messe n’est pas encore dite

Sous les souliers roulent les pierres

 

Vêtu de ciel le vide menace

Espérer la présence secourable

Car dans la chaleur les morts reviennent

Sache-le les morts toujours reviennent

 

Leurs pas vibrent à l’unisson des nôtres

Comme un rire venu du fond des âges

Fragiles fragments de l’éternité

 

 

Dès qu’un bruit de ville retentit

Ils disparaissent et nous laissent seuls

Face à la plaine de tous nos vertiges

 

Jean-Noël Cuénod

 

Photo © JNC vers le sommet de Chrindellicka (Lötschental)

                                                                      

Le Plouc vient de publier ENTRAILLES CÉLESTES, préfacé et illustré par Bernard THOMAS-ROUDEIX. Il est édité par Edilivre à Paris et disponible directement chez l’éditeur en cliquant sur ce lien :

 

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Commentaires

Votre magnifique poème confirme ce que je crois.

S'il y a la richesse matérielle il y en a une autre et ce poème évoque les chants d'autrefois qui "éduquaient" non par la morale mais par la poésie naturelle, la beauté: la "paix des bois"! Qu'il fait bon marcher...

Pureté du lac (Dalcroze) les Armaillis (des Colombettes)! Quand je pense à mon village... Ò Nuit que j'aime... Simplicité, Louange, Amour


On vous imagine, Jean-Noël Cuénod, avec d'autres poètes, artistes qui, peu à peu, entraîneraient nos enfants et jeunes en longues promenades leur faire enfin l'école... non plus scolairement: autrement

Il y a tant d'artistes, de musiciens, de peintres, de savants, de parents et grands-parents qui ont non à vendre, éternellement, non à "vendre" mais à donner.

Redonner le goût de la Nature... pas seulement aux enfants.

Reprendre l'habitude de marcher aussi bien en babillant, sans courir, toujours, en chantant, en silence, aussi

Ecouter les bruits ces bruits qui finalement nous font nous replonger en nous-même tout en étant avec les autres.

Formant un corps, un ensemble, une force: "Ô Madeleine, pourquoi donc as-tu pleuré(...)?!

Tellement plus important que ces comptes en banque, affaire de baillis.

J'ai pensé à votre problème, évidemment, en écrivant ces lignes et soif, soudain, et envie de quoi?

d'EAU!

Écrit par : MB | 17/07/2015

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