14/07/2015

L’Europe évite le Grexit mais pas le Démocrexit

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« Peuples d’Europe, vous pouvez voter ce que vous voulez, votre suffrage ne pèse pas plus lourd qu’une flatulence de musaraigne ». Voilà le message que l’Union européenne et sa zone euro, sous la direction de l’Allemagne, viennent d’envoyer en forçant le gouvernement grec à signer sa reddition. L’  « accord » qui permet à la Grèce de rester dans la zone euro n’en est pas un. Il s’agit, ni plus ni moins, d’une capitulation sans condition et sous contraintes.

Les Grecs avaient clairement, et à plusieurs reprises, signifié leur refus de continuer à subir des mesures d’austérité qui, pendant cinq ans, n’ont fait qu’aggraver la crise économique sans permettre de dégonfler l’énorme dette publique de leur pays (317 milliards d'euros à la fin de 2014, soit 171,3% du Produit Intérieur Brut). Une élection et un référendum n’ont donc eu aucun effet. L’important était de sauver les institutions créancières qui veulent bien engranger des bénéfices mais sans en payer les risques. Devant cet impératif financier la voix du peuple est inaudible.

A cet égard, l’Allemagne s’est montrée intraitable, menant une véritable guerre contre le gouvernement Tsipras. Berlin ne voulait pas d’un gouvernement anti-austérité en Grèce qui aurait pu donner de mauvaises idées à d’autres pays. Il fallait donc l’abattre. Que l’Epicière berlinoise nomme elle-même les membres de l’exécutif grec, ce serait moins hypocrite.

L’Europe a peut-être évité – pour combien de temps ? – le Grexit. Mais elle n’a pas échappé au Démocrexit, c’est-à-dire la sortie de la démocratie en Grèce. Selon les termes de la capitulation, Athènes « doit consulter les institutions créancières et convenir avec elles de tout projet législatif dans les domaines concernés dans un délai approprié, avant de le soumettre à la consultation publique ou au parlement ». En d’autres termes, la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) vont se substituer au peuple et à ses représentants pour les principales décisions. On leur laissera, peut-être, le soin de choisir la couleur de leurs chaînes. Dès lors, à quoi peut servir l’urne électorale dans le pays qui a inventé la démocratie ?

Le premier ministre grec Tsipras a dû céder, car une sortie de l’euro aurait eu des conséquences cataclysmiques pour la Grèce. La BCE menaçait d’assécher du jour au lendemain les banques grecques. Le gouvernement Tsipras n’ayant pas le temps d’imprimer une nouvelle monnaie, il n’avait donc pas d’autres choix que de se soumettre au diktat de Berlin.

Que les Grecs portent une part de responsabilité dans ce qui leur arrive, c’est un fait. Que Tsipras n’ait pas compris les rouages de la diplomatie européenne par manque d’expérience, en est un autre. Mais que dire de l’attitude des instances européennes ? L’homme qui, aujourd’hui, a la main sur le robinet des finances à la Grèce – le patron de la BCE Mario Draghi – a joué un rôle pour le moins trouble dans le maquillage des comptes qui a permis à ce pays de rester dans l’euro il y a une dizaine d’années.

En 2000, la Banque Goldman Sachs vend au gouvernement grec un produit financier « swap » qui permet d’inscrire une partie de sa dette publique hors bilan et de la faire ainsi disparaître provisoirement, le temps de présenter un bilan financier qui a permis à la Grèce d’entrer dans la zone euro. Certes, Mario Draghi n’a été engagé chez Goldman Sachs qu’en 2002, soit deux ans après la vente du « swap » et, lors de son audition devant les députés européens avant d’être nommé à la tête de la BCE, il a affirmé n’avoir travaillé qu’avec le secteur privé. Pourtant, le titre qu’il portait chez Goldman Sachs contredit cette assertion : « vice-président pour l'Europe-Goldman Sachs International, entreprises et dette souveraine ». S’occupant de la dette souveraine en Europe, il est difficile de croire que Draghi n’avait pas au moins supervisé les développements du contrat entre sa banque et la Grèce, même s’il en n’était pas l’initiateur.

De même, l’Allemagne qui donne des leçons de vertu à la Grèce, ne se vante pas d’avoir mis la main dans une grave affaire de corruption. En 2010, plusieurs cadres de la société allemande Ferrostaal, filiale du groupe MAN, avaient, selon leblogfinance.com, « avoué avoir distribué au total 60 millions d’euros à des intermédiaires grecs dont l’ancien ministre de la défense ». La justice de Munich a condamné Ferrostaal à une amende de 140 millions d’euros.

Autrement dit, les Allemands qui sont les plus décidés à bouter les Grecs hors de l’Europe n’ont pas été les moins prompts à les corrompre.

D’ailleurs, la Grèce fut longtemps une très bonne affaire pour les marchands de canons, son armée étant suréquipée en raison des tensions récurentes avec la Turquie. Dans ce contexte, l’Allemagne a été, il y a une dizaine d’années. le deuxième plus important fournisseur d’armes de la Grèce, après les Etats-Unis. Dès lors,  on comprend mieux pourquoi Berlin et les autres pays se sont montrés peu regardant pour accueillir Athènes dans la zone euro.

L’Allemagne et ses alliés auraient pu considérer, au vu des torts partagés, qu’il convenait d’aider les Grecs à surmonter cette dette colossale. Ils ont préféré les humilier en les privant, de fait, de leur pouvoir.

Le pire est que ce prétendu « accord » ne résoud en aucun cas la question fondamentale de la dette. Il risque fort de déstabiliser le gouvernement Tsipras et de provoquer des troubles sociaux de forte intensité. Or, cette situation ne peut que satisfaire les néonazis d’Aube dorée – troisième force politique du pays – toujours prompts à canaliser à leur profit la colère populaire.

Ailleurs qu’en Grèce, ce déni de démocratie, cette Union qui n’a pour ambition que de servir au plus près les exigences du capitalisme financier, ne font que donner des arguments supplémentaires aux partis de l’extrême droite nationaliste.

 L’Europe à l’heure allemande est complètement déréglée.

 

Jean-Noël Cuénod

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Commentaires

cachez pas la forêt derrière l'arbre allemand

le seul gagnant de ce deal de l'Euroroupe est le FMI / marchés financiers US prioritaires
qui se renfloue (remboursement par les contribuables des pertes dues aux crach des banques/subprimes depuis 2008)
ne lâchant à la Grèce qu'env 20% en termes de crédits

pourquoi l'Eurogroupe a-t-il le FMI dans un fauteuil décisionnaire ?
l'UE est-elle sous tutelle du FMI?

Écrit par : genevois déshérité | 14/07/2015

Le marin grec ou le pilote de ligne "politique"
Démolir le dispositif de Syriza , lui substituer un partenaire "fiable" , un des éléments du conflit tient à la nature "gauchiste" de l'interlocuteur grec .
Peut-on imaginer un instant que Shäuble puisse s'asseoir à la même table qu' Olivier Besançenot dans le but de restructurer la dette de la SECU française?
Podemos et d'autres mouvements saisonniers "le printemps" feront la météo européenne et c'est écroulement du mini- édifice politique européen .
Le résultat de cet épisode grecque "saison 1" d'une série qui va nous occuper dans le proche avenir, déterminera le niveau de xénophobie que le Sud et le Nord de l'Europe devront "gérer"

Écrit par : briand | 14/07/2015

briand, semble tout de même que l'usage de clivages de partis politiques soit dépassé. par la réalité.

ça passe vite, le temps

Écrit par : genevois déshérité | 14/07/2015

Tout les éléments exposés par Jean-Noël sont exactes, mais reflètent-ils le chaos économique grec ?

Prennent-ils en compte les déséquilibres tant structurels que voyous pratiqués par les gouvernements successifs depuis le début des années 80 ?

L'Allemagne était le pays le plus réticent à participer dans "l'aventure" de l'euro en 1999, elle en paye le prix.

Concernant la dette et le rôle des banques, personne ne parle des garanties monnayées par 3 banques françaises totalement restées dans la pénombres des discours "politiques" et pour lesquelles Hollande et ses ministres ont ratissés tout azimuts afin d'éviter une hausse des déficits français supplémentaires, empêchant ainsi une hausse de 7% de la dette française.

En fait les 80 milliards octroyés à la Grèce, va permettre d'apporter les garanties nécessaires pour ne pas obliger le gouvernement français de convertir des montants dans la case des passifs.

Concernant le mécanisme dénoncé par la presse française sur Goldman-Sachs, de l'intox principalement répandue par les médias gôchos, les plans de financements de Goldman-Sachs n'ont rien à voir avec le déficit de la Grèce en ce qui concerne les aides européennes, certes, ils sont liés à des prêts à longs termes, la plupart du temps en relation avec les contrats d'armements liant la Grèce aux fournisseurs d'armes américains, principal et de loin, fournisseur de l'armée grecque.

Pour revenir aux accords, les 50 ou 80 milliards votés pour renflouer les banques, rien n'est encore fait, les closes des contrats doivent être soumises au gouvernement grec, bien du plaisir !

Mais la vérité éclatera d'ici peu, pour ça, aucun doute !!

Écrit par : Corto | 15/07/2015

Genevois, l'UE a fait appel au FMI, premièrement parce que les pays de l'UE étaient sous contrat avec le FMI avant la création de l'euro et deuxièmement parce que le FMI est un organe régulateur et de surveillance externe, notamment en ce qui concerne les taux de change et les échéances.

Le FMI est indispensable dans la scène internationale afin de réguler ou d'orchestrer le concert des nations !

Cependant le FMI, mis à part son rôle de régulateur, n'a aucun autre pouvoir et ne possède aucune réserve, elle réunis des pays donateurs et d'autres moins fortunés.

Écrit par : Corto | 15/07/2015

Les opposants à Tsipras et à son parti qui doivent accepter ou non l'"accord" en fait mise sous tutelle de leur pays, perte de sa souveraineté, peuvent-ils cet "accord" l'accepter?

Cette mise sous tutelle ne crée-t-elle pas un précédent voire le moyen tombant pic poil permettant en ce cas avec arguments "sérieux" à l'appui, termes "choisis"! une mise sous tutelle de l'ensemble des pays formant l'UE?

Lu LES MAITRES DU MONDE
Allemagne Etats-Unis Japon

Auteur Georges Valance Flammarion 1992 que le Japon dominera en Asie, L'Allemagne pour l'UE et "les Américains étant partout l'ensemble bien gardé."!

Écrit par : MB | 15/07/2015

MB met à l'abri des pays comme la Suisse, cette Suisse qui à nouveau est dénoncée dans la faillite grecque avec 200 milliards déposés sur des comptes à numéros sur le total de 420 milliards disparus comme par miracle !

Bravo, les pilleurs avancent des théories du complot avec des "bourreaux" et des ""victimes"" !

Les pauvres victimes qui nagent dans la corruption et leurs bourreaux qui alignent les milliards durement gagnés !

Je me répète, mais l'ex-premier ministre grec qui a ouvert un compte au nom de sa mère avec 550 millions d'euros dans une banque suisse, bizarre, personne ne cherche à récupérer ces millions volés aux européens ?

Écrit par : Corto | 15/07/2015

Corto, c'est quoi ton problème personnel avec la Suisse et le secret bancaire ?
Sans la Suisse, il y a d'autres paradis fiscaux, notamment anglais et américains.
Sans aucune garantie de récupérer les fortunes mises à l'abri.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 15/07/2015

La Grèce est entrée dans le giron européen grâce au trafic des comptes de Goldman Sachs, de Sarkozy et Merkel, banque ou le super Mario à la tête de la BCE était un des responsables du dossier grec.

Ils devraient être en prison, ils sont au pouvoir.

Écrit par : monseigneur | 15/07/2015

La Suisse est-elle pays membre de l'UE?
C'est à ces pays que je pensais.
Non à la Suisse.

On sait désormais que Tsipras lui-même ne croit pas lui-même à l'"accord" qui permet à la Grèce de rester dans la zone euro mais qu'il n'a pas vu quoi faire d'autre que de l'accepter...

Les Maîtres de l'UE y croyaient-ils eux-mêmes?

On a dénoncé la démarche de ces Juges et Exécuteurs par le mot "férocité".

Écrit par : MB | 15/07/2015

Monseigneur, il n'y a pas que des bornes dans ce royaume !

Merci, ne pas oublier les solides attaches de Mario avec Genève et certaines de ses banques !

Personne n'ose piper un seul mot sur les 200 milliards planqués sur des comptes, dont ceux de sarko et de mario, selon mes sources la Merkel n'a pas trop joué à ce sale jeux meurtrier mais elle sait tout !

C'est là qu'on voit que le Hollande s'aligne sur les nombreux comptes de sarko, dès qu'il y des montagnes de fric, finit les querelles entre droite et gauche, aviez-vous remarqué ?

Écrit par : Corto | 15/07/2015

Conclusion d'un grand nombre de nos partis politiques: il faut absolument faire partie de l'UE ...

Écrit par : Mère-Grand | 15/07/2015

Le plus important problème dans ces manoeuvres "financières" opérées dans l'UE, c'est le volume des montants en cause !

Avant l'UE, il y avait des corruptions au sein des états, cependant ces dernières n'atégnaient pas le millième des volumes que ceux mis en causes dans les actuelles corruptions qui amputent l'Europe depuis la création de cette structure plus que mafieuse.

Les sommes en cause représentent des milliers de milliards détournés, versés sur des comptes dans des paradis financiers et la Grèce n'est qu'une petite facette de ce gâchi !

Écrit par : Corto | 15/07/2015

L'idée d'une Europe des nations était bonne au départ.

Hors,nos politiciens inféodés aux monarchies religieuses en font un empire belliqueux, ignorant les peuples en détricotant les pays.

Cette Europe c'est fait avoir avec les USA d'Obama ami des frères musulmans. Le résultat est que nous sommes devenus les lèches babines des monarchies musulmanes.

Les Grecs auraient dû sortir doucettement de ce piège, Tsipras n'a pas le talent d'un entrepreneur c'est un coco s'étant comporté en syndicaliste, au mieux un chef d'une région d'Europe. La Grèce est un pays de l'OTAN avec des bases de ravitaillement dans certaines petites îles. Tout s'explique.

Le tourisme est le point essentiel de ce beau pays, encore faut-il avoir la mentalité d'entreprendre. Ils ont la mentalité du salarié attendant l'emploi, l'aide sociale en payant le moins d'impôts possible.

C'est le problème de l'Occident, des pays musulmans et autres.

Écrit par : Pierre NOËL | 15/07/2015

Adieu à la démocratie, aux acquis sociaux (progressivement).

Rires de Sarkozy désormais ""Quand il y a grève on ne s'en rend même plus compte!"

Parlement pas d'accord ? Valls: "J'te fiche ma 49.3 et t'as plus qu'à la boucler!"

Grèce, référendum, Grecs consultés:

UE, telle Zazie: "Référendum mon c(...)!"

Écrit par : MB | 16/07/2015

Les 80 milliards vont droit dans les actifs de 3 banques françaises !

Pas un centime en Grèce !

Alors pas étonnant que même mélanchon se mette à table !

En plus, ils se font une sauterie au parlement avec plus de 460 oui contre 60 non !

Écrit par : Corto | 16/07/2015

Et le CAC prend la tangente !

Écrit par : Corto | 16/07/2015

C'est pas compliqué, il suffit de se promener dans les 5 étoiles de Genève et prendre des photos !

C'est fou comme ils apprécient les bords du lac en temps de crise !!

Écrit par : Corto | 16/07/2015

Suisse: Certains réfugiés partent en vacances dans leur pays d’origine
juil 16, 20152

Suisse: Certains réfugiés partent en vacances dans leur pays d’origine

Et reviennent en Suisse !!!


En quatre ans, la Confédération leur a accordé 40’500 documents de voyage. Une politicienne s’insurge.

Les chiffres du secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) le révèlent: 40’500 documents de voyage ont été remis à des réfugiés depuis 2011. Viennent s’ajouter 9500 sésames donnés à des personnes admises en Suisse à titre provisoire ou à des demandeurs d’asile. En tête des bénéficiaires, on trouve des Erythréens (15’158), suivis par des Somaliens (7118) et des Irakiens (3786).

Cette situation a le don d’irriter la conseillère nationale Sylvia Flückiger-Bäni (UDC/AG). Sur le site de son parti, elle s’insurge, se demandant «comment quelqu’un qui se dit persécuté dans son pays peut y retourner». Mais au SEM, on rappelle qu’un réfugié reconnu obtient une autorisation de voyager, sauf dans son pays d’origine. S’il passe outre cette consigne, il perd automatiquement son statut de réfugié. Idem s’il se rend dans un autre pays que celui spécifié dans le document remis par le SEM.

Selon la «NZZ am Sonntag», des Erythréens feraient pourtant le voyage dans leur pays, moyennant un paiement en devises auprès du consulat général d’Erythrée à Genève. Le tout passerait par des ambassades de ce pays africain hors de Suisse.

La «Weltwoche» a également rapporté le cas d’un Erythréen qui aurait ainsi pu retourner dans son pays d’origine pour se rendre au chevet d’un membre de sa famille malade. Toni Locher, consul honoraire d’Erythrée, tempère la situation: «La diaspora de ce pays africain est grande en Europe. Les voyages se font souvent à destination de la Suède ou de l’Allemagne.»

Écrit par : Corto | 16/07/2015

Concernant la Grèce :

Hollande a poussé la Grèce de signer un accord, sauf que :

Hollande n'a pas réussi en 4 ans de faire le dixième de ce que les accords exigent de la Grèce de faire en 3 mois et ce, avec des handicaps 100 fois plus invalidants !

Écrit par : Corto | 17/07/2015

Corto,

Hollande n'est pas grec, c'est un énarque bien de chez nous comme le camembert bien fait qui pue et coule tout seul.
Croyant en jésus mais pas à dieu, Il croit au paradis et à l'enfer. Il croit aux femmes qui montent sur son scooter, lui vidant les poches en s'accrochant à sa veste. Certaines de ses femmes ont les mains dans les poches trouées de son pantalon pour passer les vitesses, se pensant comme dans une voiture....

Il croit aux émirs aux pétro-dollars et aux chèques Tintin. Bientôt, il croira en allah et en mahomet et se couvrira de la chéchia les jours de pluie.

Il devient de plus en plus Halal notre François-Ier-social-démocrate de la planète terre.

400 milliards de dettes que la Grèce ne remboursera qu'en partie infime, nous l'avions -écrit- en d'autres temps sur les blogs de la TDG dont celui de Mr Kuntz (Kunz ?) *en 2010 / 2011.....

(*) Pardon à ce monsieur pour l'orthographe de son nom.

Écrit par : Pierre NOËL | 18/07/2015

Comme si Tartufe dénonçait l'hypocrisie !

Déjà le patron de la banque nationale grecque se balade dans les banques genevoises pour finir de remplir les comptes des divers de ses alliés, notamment français dans cet épisode affligeant !

Oui M. Leonidas Fragiadakis, président de la banque nationale grecque vient d'arrivé ce matin avec son jet payé par l'UE à Genève, comme il l'a fait à chaque fois que des gros chèques venait de Bruxelles, comme il l'a fait, lorsqu'il a viré 550 millions sur le compte de la mère de l'ex-premier ministre Papandréou en 2012 !

Pierre, tu ne te rends même pas compte qu'est ce que c'est comme boulot de dispatcher tout ce fric sur des centaines de comptes, Varoufakis vient le rejoindre dans quelques heures après avoir bu de la blanquette avec le frondeur complice Montebourg !

Pour info, personne n'a pu depuis 2012, consulté les comptes de la banque nationale grecque, personne hormis ses acteurs multimilliardaires et très secrets !

Écrit par : Corto | 18/07/2015

Maintenant que certains grecs vient leurs fonds à Singapour, même la RTS si met :

200 millions virés sur un compte étranger par une ministre de Syriza juste après l'annonce des 7 milliards versés par l'UE ::

http://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/grece--accord-fragile-le-point-avec-alexia-kefalas-a-athenes?id=6943855

Écrit par : Corto | 18/07/2015

Notre compréhension du dossier est forcément et fatalement lacunaire.
Dépeindre une situation du type "David contre Goliath" amène forcément à dépeindre Goliath comme horrible par définition. Qui peut être supporter de Goliath ?
J'aimerais signaler une interview de Yannis Varoufakis dans un magazine britannique :

http://www.newstatesman.com/

Il a été effectué après sa démission et permet d'en apprendre beaucoup sur les dissensions tant au niveau de l'Eurogroupe qu'à l'intérieur du gouvernement grec.
En lisant le passage qui concerne les autres pays endettés, on comprend que ce n'est pas la seule Allemagne qui est intransigeante face à la dette grecque, mais aussi un groupe de pays du Sud de l'Europe.
De plus,j'ai lu dans le journal d'Helsinki cette semaine, que des pays comme la Slovénie ou la Finlande ont des organes parlementaires compétents pour se prononcer avec un délai très bref sur les affaires européennes. Ces commissions ont été très sévères avec la Grèce, car ces pays connaissent des situations économiques très tendues et leurs citoyens ne comprennent pas, pourquoi leurs gouvernements seraient obligés de verser de l'argent pour un fonds de soutien supplémentaire et/ ou renoncer à la dette.
Il y aurait un déficit de démocratie supplémentaire à ne pas prendre en considération l'opinion des citoyens des autres pays de l'Union. Citoyens certes représentés par des élus et pas consultés par référendum.
Si on pousse la logique jusqu'au bout, le référendum aurait du avoir eu lieu dans tous les pays de l'Eurogroup,si non de l'UE !
Si j'ai bien lu l'interview du "New Statesman", Varoufakis aurait sérieusement envisagé le Grexit, pour protester contre la fermeture des banques grecques et pour aller au bout de la logique du non référendaire. Il avait élaboré un plan en trois volets, "le triptyque". Parce que le groupe du cabinet restreint de Tsipras n'a pas accepté le plan de Varoufakis le lendemain du référendum, celui-ci a démissionné.
Varoufakis dit, d'après ce que je peux comprendre: "J'accepte la décision de Tsipras et du cabinet restreint, car je ne pouvais pas assurer que mon plan fonctionnerait et Tsipras ne pouvait pas prendre le risque."

Il serait intéressant que des personnes plus futées que moi lisent cet interview et disent, comment elles comprennent les paroles de Y. Varoufakis.
Ce dont je suis assez sûre, c'est que la position de la Grèce et de la Suisse se ressemblent, p.ex.lorsque la Suisse essaye de négocier des dispositions particulières suite à la votation du 9 février 2014 ... Demander des dérogations, quand on est petit et qu'on ne pèse pas lourd, c'est se retrouver à être un petit anonyme, car dans la vraie vie, c'est généralement Goliath qui gagne.

Écrit par : Calendula | 18/07/2015

Excusez-moi, mais j'insiste beaucoup sur cette vidéo :


http://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/grece--accord-fragile-le-point-avec-alexia-kefalas-a-athenes?id=6943855

le reste me semble superfétatoire !

Écrit par : Corto | 18/07/2015

nadia valavani

Écrit par : Corto | 18/07/2015

Les algériens mîment une "révolution" islamiste, c'est prêt, bientôt des millions d'algériens sur des bateaux vers l'Europe impie !

Écrit par : Corto | 19/07/2015

N'a-t-on pas en son temps de l'Allemagne, entre autres, effacé la dette?
Au vu de l'arrogance de Mme Merkel?

Les conséquences de l'effacement de leur dette, pour les Grecs, seraient-elles pires que celles des plans établis auxquels Alexis Tsipras, après avoir signé l'"accord", a déclaré qu'il n'y croit pas?!

Écrit par : MB | 19/07/2015

MB, Varoufakis, ex-conseillé très proche de l'ancien gouvernement socialiste de Papandréou était et est toujours au courant de quantités de malversations venant de la part des membres des gouvernements grecs depuis l'entrée de la Grèce dans l'Euro. Raison pour laquelle il a été choisi par Tsipras.

Varoufakis tient en main toutes les preuves des pillages avant l'arrivée de Syriza ainsi que les complicités et participations de technocrates "donateurs" tout aussi impliqués dans ces énormes détournements de fonds venus des multiples banques européennes !

Ils se tiennent tous par la barbichette et la Grèce n'est pas la seule mêlée à ces pillages systématiques, c'est un peu comme avec la FIFA, il aura fallut qu'une administration lointaine, dans le cas de la FIFA, un tribunal américain pour que le voile tombe, alors que ce n'était un secret pour personne que la FIFA brassait gros et les Blatter et autres savaient qu'ils pouvaient compter large sur l'inaction des instances judiciaires helvétiques, pour continuer encore quelques décennies leurs petits cirques aux vues de tous, mais totalement protéger par une autre institution, encore plus pourrie que les pourritures exposées aujourd'hui sur la sellette merdiatique.

Ne surtout pas oublier que toutes ces saloperies reposent uniquement sur les impunités verrouillées par une institution judiciaire décadente et d'une mauvaise fois sans égal !

MB, je conseil à tous, déjà, de consulter les centaines dossiers visibles de Wikileaks sur la Suisse, beaucoup d'exemples permettent de mieux comprendre combien le judiciaire helvétique, non pas seulement protège les pires ordures de la planète, mais instiguent les pires exactions perpétuées dans notre pauvre monde !

Mais ça va bientôt exploser dans tous les sens, les réseaux informatiques sont de larges boulevards ouverts à tous les petits curieux, sans parler des conflits dans lesquelles les langues se délient !

Écrit par : Corto | 20/07/2015

Corto


A votre attention: j'avais simplement demandé s'il ne serait pas indiqué d'effacer la dette grecque plutôt que de sanctionner non les responsables, les coupables... mais les petites gens?

Qu'en dites-vous?

Écrit par : MB | 20/07/2015

MB, ni la mafia de l'UE, ni la grecque n'acceptera de perdre un business aussi juteux !

Chaque fois qu'un fonctionnaire grec, ou un retraité ou un chômeur touche 1'000 euros dans ce système " de généreux pays donateurs", les politiques grecs ou ceux de l'UE s'en mettent autant dans les fouilles, voir plus !

Regardez les ratios touchant les pays assistés, par exemple par le biais d'ong, le CICR se vante de manière grandiloquente d'arrivé a faire parvenir 1.-- Chf. pour chaque 100.-- Chf versé sur ses comptes, c'est à dire que 99.-- Chf finissent dans les poches des divers membres et employés de cette institution "charitable" !

Ils ont fait des grecs, des assistés, rien ne fonctionne dans ce pays en dehors des administrations et des pillages, rien !

40% de fonctionnaire, 25% de chômeurs, sans parler des assistés sociaux et médicaux, vous y ajoutez 5% de grecs nantis ne payant jamais un centime d'impôt et vous avez la recette de cet Eldorado des fuites de capitaux vers des comptes à numéros dans des banques privées !

Il faudrait une révolution en Grèce, seulement le problème, ce sont les révolutionnaires dans ce pays qui s'en mettent le plus dans les poches !

Maintenant, une chose, plus les grecs recevront des "aides" de l'UE, plus ils s'enfonceront dans une logique d'assistanat mafieuse, c'est facile de tomber dans ce bordel, impossible d'en sortir !

L'Europe a voulu concurrencer le dollars, ça a magistralement loupé et maintenant 15 ans après l'arrivée de cette monnaie de singe, personne n'en veut plus au niveau international et n'en voudront comme devise de change, donc faillite de cette monnaie, c'est assuré !

Bien à vous

Écrit par : Corto | 20/07/2015

Pour couronner le tout, nous assistons à la chute de l'or papier !

Obama, après avoir vendu tout l'or de la banque centrale aux chinois pour tenter de financer ses "révolutions" sociales ayant fait exploser les immigrations sud-américaines va voir l'une des plus grande crise économique du pays, celle là, cent plus violente que celle des subprimes !

Vendez votre or, c'est juste un conseil !

Écrit par : Corto | 20/07/2015

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