02/06/2015

VELASQUEZ ET LES GUEULES AU POUVOIR

 

Philippe IV Musée du Prado.jpg

Portrait de Philippe IV par Velasquez au Musée du Prado 

 

Le Grand Palais est voué à Velasquez (1599-1660) jusqu’au 23 juillet. Si vous séjournez à Paris, ne manquez pas cette exposition. Peintre de la cour du roi d’Espagne Philippe IV, il a immortalisé les puissants dans leur gloire puisque telle était sa fonction. Mais son génie les a aussi saisi dans la vérité de leurs caractères, montrant ainsi cette permanence : le pouvoir a une sale gueule.

Et voici un modeste retour sur l’expo Velasquez en forme de vers.

 

Velasquez noir soleil perce à jour

Reines difformes et rois informes

Fastueux misérables pantins

Revêtus de velours et de merde

Leurs trognes enivrées de pouvoir

Traversent les âges sans ciller

Eternels comme des rages de dent

Intouchables comme des bubons

 

Velasquez, toi le voyant, dis-nous:

Quand aurons-nous fini avec eux?

 

Jean-Noël Cuénod

15:44 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

Commentaires

Il y avait, Monsieur Cuénod, à Auschwitz comme en autres camps des bourreaux ivres de pouvoir aux visages d'anges, cheveux blonds et yeux bleus... qui tranchaient les seins des femmes pour en faire des cendriers avant de s'amuser à les violer avec des cafetières à l'ancienne... en guise de "préliminaires".

Écrit par : Myriam Belakovsky | 02/06/2015

"Mais son génie les a aussi saisi dans la vérité de leurs caractères, montrant ainsi cette permanence : le pouvoir a une sale gueule."

C'est ce qu'on appelle délit de sale gueule ..hen ?
De mieux en mieux le "plouc".

Écrit par : Hugo | 02/06/2015

Monsieur Cuénod, je voudrais insister:
vos lignes magistrales, comme toujours (sans flatterie) ont la forme d'un poème mais il pourrait en résulter comme un effet, une tentation d'invitation à repérer en telles apparences d'omnipotents d'autrefois ressemblances avec omnipotent/es (vive certain féminisme!) d'aujourd'hui. Or, Monsieur, vous le savez les extrêmes, y compris les "délictueux de gueules" se ressemblent au point, disaient des proches d'autrefois, que sur un visage les signes de la jouissance extrême se peuvent confondre avec ceux de la souffrance... aiguë

Écrit par : Myriam Belakovsky | 03/06/2015

Passer de Velasquez aux gueules au pouvoir aujourd'hui puis des gueules au pouvoir aujourd'hui à leurs pensées exprimées, s'il y en a, leurs paroles (connues du public avant leur émission) et leurs actes...

d'urgence!

Écrit par : MB | 03/06/2015

Il fallait bien gagner sa croûte !

Un coup chez les monarques et le suivant dans les baptistères ou autre frivolité de séant, un peu comme les magazines people !!

Écrit par : Corto | 05/06/2015

Les commentaires sont fermés.