09/04/2015

Le grand peintre K. Vasili a rejoint l’Idée

 

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Tableau de K. Vasili Zigourat, peint en 2010.

 

Samedi matin à l’Hôpital Charles-Foix d’Ivry-sur-Seine, un peintre majeur a quitté le monde de la matière pour rejoindre celui de l’Idée, qu’il n’a cessé de chercher tout au long de son œuvre. K. Vasili était aimé, apprécié, admiré par tous ceux qui servent l’art et refusent de s’en servir. C’est dire si la société médiamercantile – qui exerce actuellement ses ravages – l’a ignoré… Un signe de haute qualité qui ne trompe pas. La société médiamercantile a un mauvais goût très sûr.

 

K. Vasili est né en 1942 à Lakotama en Grèce ; son enfance a été marquée par la guerre civile qui, dès la fin du second conflit mondial, a opposé les communistes grecs aux nationalistes. Avec son frère aîné, Vasili avait trouvé refuge en Yougoslavie où il a accompli toute sa formation scolaire et artistique, notamment aux écoles des beaux-arts de Pec, Skopje et Belgrade. Dès 1964, il s’installe à Paris avant d’être naturalisé français.

 

Rien n’était plus étranger à K. Vasili que le bruit. En ascète de la peinture, il le tenait à l’écart, préférant l’ombre qui protège la vraie lumière aux projecteurs qui n’éclairent rien mais aveuglent la foule. D’ailleurs, même son patronyme est source d’interrogation, tantôt écrit à la grecque, tantôt rédigé à la serbe. Comme si l’important n’était pas dans une identité bureaucratique et forcément vague. Or, K. Vasili – c’est ainsi qu’il signait ses tableaux – n’aimait pas le vague, le flou, l’à-peu-près près trompeur. C’est la vérité qu’il cherchait à atteindre. Ou plutôt l’idée de vérité. Parti de la représentation figurative d’un monde bouleversé et souvent conflictuel, l’artiste a épuré son geste et pris progressivement le parti de l’abstraction afin de tendre vers l’essentiel, l’essence-ciel où vibre le monde des Idées platoniciennes. Cette ligne qui figure dans nombre de ses tableaux est un chemin vers la lumière. Mais il en va ainsi de tous les chemins de crêtes, il faut dominer son vertige pour tendre vers le but.

S’il fallait lui coller une étiquette – un acte toujours douteux – celle de peintre platonicien serait la moins fâcheuse. Cette phrase tirée du Phèdre de Platon illustre parfaitement sa démarche artistique :

 

Une intelligence d’homme doit s’exercer, selon ce qu’on appelle «Idée», en allant d’une multiplicité de sensations vers une unité, dont l’assemblage est acte de réflexion.

 

Parti du multiple, l’artiste est parvenu à l’Un. Dans ce monde qui turbule à la folie, l’œuvre de K. Vasili n’est pas seulement nécessaire, elle est devenue vitale.

 

Jean-Noël Cuénod

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Commentaires

L'oeuvre de K. Vasili: nécessaire vitale salutaire

Écrit par : MB | 09/04/2015

Si l'on se concentre sur le centre nerveux et de conscience très profondément ancré en notre cerveau là où se trouve l'épiphyse on se demande ce qui vient ensuite encore plus haut...
A bien regarder l'œuvre présentée distinguer le sommet de la tête puis ensuite comment ne pas "aller d'une multiplicité de sensations vers une unité, dont l'assemblage est acte de réflexion."? Ce centre nerveux et de conscience connu "lotus aux mille pétales" pour le yoga s'appelle également siège de l'âme...

Loin des attaques cybernétiques EI califat et djihadisme?

A propos de TV5Monde que dire de ces caméras intrusives jusque dans les cabines des WC publics des grandes surfaces bien entendu pour notre sécurité?!

Comme on dit: tout se tient!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 09/04/2015

Enfin, je tiens à redire que nous vivons la vie l'amour la mort par les pulsions matérielle, sexuelle et spirituelle.

Tant que nos dirigeants ne vivront que par et pour les pulsions matérielle et sexuelle le monde courra à sa perte.

Le hic est que pour que nos dirigeants soient autres il faut que, passant de la pulsion-support matérielle à la pulsion spirituelle, de l'avoir à l'être, à l'"essence" (selon l'œuvre de K, Vasili comme de Pavel Korbel présentée également par Jean-Noël Cuénod) il faut qu'autres nous le devenions premièrement nous-mêmes, pourquoi?

Parce que nos dirigeants dont pas un, qu'il/elle le veuille ou non, ne saurait être né de la cuisse de Jupiter "viennent" et, par le fait, "tiennent" de nous.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 10/04/2015

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