12/03/2015

J’ENTENDS

Ville sans oreille les cloches sont muettes

Le ballet des ombres agite le silence

Comme si de rien n’était elles s’étreignent

Mais les phares d’une voiture les séparent

Et la lumière s’en va poursuivre sa route

 

Mes pas maintenant font un bruit du tonnerre

Je suis le dieu qui chemine sans but

Brut comme un trottoir et sec comme un lendemain

Au fond de ma mort je cherche le pain de vie

Pour vous le transmettre prenez-en de la graine

 

Un jour je vous le dis les cloches chanteront

Et vous verrez alors de quel feu je me chauffe


Jean-Noël Cuénod

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Commentaires

Il ne s'agit pas d'apprécier ou non ou mi figue mi raisin ce poème mais si l'on suit le point de vue de l'hindouisme comme de l'apôtre Paul c'est maintenant que nous croyons que nous sommes vivants que nous sommes morts et quand nous serons morts que nous serons vivants. Tant que nous ne l'aurons pas compris en nos pensées, nos paroles et nos acte il s'agira "revenants"! de revenir pour nous réincarner (transmigration pour les animaux). Du vivant de Jésus comme en Egypte un groupe mystique juif enseignait la réincarnation: livre du ZOHAR.
Ainsi nous ne dirigeons pas vers la mort mais vers la vie:

(...) au fond de ma mort je cherche le pain de vie (...) et vous verrez alors de quel feu je me chauffe

Par ces lignes il n'est pas question du pouvoir mais que ferait le pouvoir cet "accapareur" si ces mots d'un simple commentaire avec la citation du poème de Jean-Noël Cuénod pouvait à ce pouvoir d'une manière ou d'une autre lui apporter gains, prestige, apparat: Puissance?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 16/03/2015

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