21/01/2015

Djihadisme en France: l'école et les banlieues en mille morceaux (1)

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A la demande de ses amis français, le Plouc publie aujourd’hui et demain, ses derniers papiers parus dans la Tribune de Genève et 24 Heures sur la France après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher de Vincennes. Le premier est consacré à l’école. Il est suivi d’une vidéo sur la manière dont la minute de silence à la mémoire des victimes a été vécue dans certains établissements scolaires.

 

L’école en France est l’objet de critiques acerbes. Elles ont pris un tour encore plus vif, après les incidents qui ont émaillé, dans quelques établissements scolaires, la minute de silence dédiée, jeudi 8 janvier, à la mémoire des journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo. A Lille, un élève a menacé son enseignante – «je te bute à la kalach’» – qui annonçait cette minute de recueillement. «Il ne faut pas se le cacher, beaucoup de responsables nous en ont informé : il y a eu des discussions parfois désagréables lors de cette minute de silence», confirme Anne Marty, présidente de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public-PEEP.

Antoine Tresgots, prof d’histoire-géo au Collège (Cycle d’Orientation à Genève) de Montargis dans le Loiret et membre de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) relativise: «Sur 8000 collèges en France, il n’y a qu’une centaine d’établissements qui ont enregistré des incidents durant cette minute de silence.» Comment s’y est-il pris pour expliquer à ses élèves les attentats et prises d’otages des 7 et 9 janvier?

«Il a fallu tout d’abord les aider à gérer le choc. Un choc que nous, enseignants, avons aussi subi, comme tout le monde. Le plus important est d’en parler. Surtout, ne pas mettre l’événement sous le tapis. En mettant des mots, on met aussi de la distance par rapport à la violence exceptionnelle de l’événement. Il faut ouvrir la porte aux échanges pour lutter contre les phénomènes d’identification et éviter les amalgames dans tous les sens. Il ne faut pas que les élèves se sentent contraints d’adhérer à tel ou tel groupe en raison de leurs origines. Tout doit être entrepris pour les rendre libres.»

    Depuis les incidents survenus lors du moment de recueillement, les médias soulignent les risques de fracture au sein de l’école.

«La fracture existe mais elle n’est pas née avec les attentats», rétorque Antoine Tresgots qui poursuit : «La fracture, ce sont ces jeunes qui ne perçoivent pas le sens de l’école. Ils ne sont pas aveugles et voient bien que les valeurs de la République transmises par les enseignants ne sont pas pratiquées dans la vraie vie. Ils savent qu’en fonction du statut social de leur famille, ils ne pourront pas avoir accès aux meilleurs établissements. Comment voulez-vous enseigner l’égalité à des jeunes qui sont conscients de se trouver toujours du mauvais côté de la barrière? Enseigner ces valeurs, c’est vraiment difficile, dans de telles conditions. Il faut le faire, bien sûr. Mais la société doit aussi prendre sa part, alors qu’elle ne cesse de nous charger de nouvelles missions.»

Anne Marty, présidente de la PEEP (parents d’élèves), met en cause le fonctionnement du ministère de l’Education nationale:

«Jusqu’à maintenant, il pratiquait la politique de l’autruche en refusant de voir la réalité en face, à savoir que l’autorité des enseignants n’était plus respectée. Les recteurs disaient au ministère que tout allait bien chez eux. Il ne fallait surtout pas faire de vague sous peine de se faire reprocher une mauvaise gestion de leur établissement. Dès lors, la situation continuait à se dégrader à l’école sans que quiconque soit en mesure de briser cette omerta. Comment transmettre le savoir dans ces conditions?»

Anne Marty note, toutefois, un changement: «Aujourd’hui, après les attentats et les incidents qui se sont produits dans certains établissements, la ministre Najat Vallaud-Belkacem a eu la bonne réaction en affirmant le retour de l’autorité au sein de l’école. Son désir de tout mettre sur la table, d’en parler avec les enseignants et les parents d’élèves semble sincère et sérieux. Certes, dans un ensemble de la taille de l’éducation nationale, il faut plus qu’une volonté exprimée par une ministre pour faire bouger les choses. Mais cette volonté politique est absolument indispensable pour commencer ce processus. »

  

Jean-Noël Cuénod

 

ESPACE VIDEO

 

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Commentaires

La ministre Najat Vallaud-Belkacem a incité également sur le retour du respect lequel à commencer par les adultes, en principe modèles pour les jeunes (c'est moi qui précise) fait cruellement défaut ici comme ailleurs en France comme en Navarre...

S'il y a des jeunes qui ont refusé la minute de silence parce que, bien que choquès, il ne ressentaient pas la nécessité d'une minute de silence au moins n'auront-ils prouvé qu'ils ne sont pas hypocrites? Charlie Hebdo, aujourd'hui, est-il très lu, connu des jeunes?
Ses journalistes, dessinateurs, caricaturistes?

Ces récents attentats sont ignobles, certes, mais, aux yeux des jeunes d'aujourd'hui par réseaux sociaux, télévision, etc., que leur montre-t-on d'autre sans oublier, pour "changer"! les films à répétition sur première et seconde guerres mondiales... camps de concentration... défilés à la gloire d'Hitler semant tout à la fois horreur et fascination comme si l'on cherchait à manipuler le public en vue d'une prochaine ("bien malgré nous, pensez!")! nouvelle "moderne" guerre mondiale?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/01/2015

Avec tous les nouveaux systèmes et moyens de communications et ce, depuis les paraboles, la plupart des immigrés regardent, écoutent et suivent les médias de -leurs -pays.

Dans les familles, les parents, oncles et cousins, inculquent leur culture plus ou moins élaborée, plutôt dégradée, ils ne savent ni lire ou écrire. Les responsables religieux prêchent dans leurs langues avec leurs us et coutûmes; dans les écoles coraniques, c'est une catastrophe qui se prépare pour l'avenir. C'est une bombe à retardement.

Les médias montrent des images et des slogans d'islamistes criminels soi-disant pour informer. D'accord, qu'on le fasse mais il faut non seulement condamner mais surtout expliquer clairement que l'occident et sa culture ce n'est pas cela. L'expliquer avec des spécialistes non avec des charlatants venus nous bourrer le crâne que "l'islam c'est pas ça", que le vivre ensemble c'est de plus en plus de mosquées et de femmes portant le voile islamique et que c'est aussi normal que notre respiration etc, etc. Non, ça ne va pas durer longtemps soyez-en convaincus.

Nos politiciens inféodés nous indiquent que les religions n'ont rien à voir avec l'actualité, le droit des femmes est baffoué en chiffonné, réduit aux contraintes religieuses. Bref, les mensonges sont mis en avant pour un seul objectif: "faire des affaire pour enrichir les plus riches, appauvrir les plus pauvres que la classe moyenne va rejoindre.

Le débat, sur la réalité du coran de Médine et son prophète n'ayant rien rien de sympathique bien au contraire ainsi que sur les autres écrits doit aller jusqu'au bout afin de mettre en évidence le problème majeur auquel nous allons être confronté.

En Egypte le Président de ce pays a lancé le pavé dans la mare. Nos amis Tunisiens ont bien de la peine à créer une nation sans ce concept. La Tchétchénie est devenue un repaire de criminels comme bien d'autres pays ayant les mêmes sources cultuelles.

La France est déjà en faillite nos retraites ne sont plus augmentées et il va falloir que l'on paye encore plus pour la réinsertion de gens qui ne se réinsérrons jamais ?? Il faut vraiment être chrétin et crétin pour penser que la majorité des français, voir des européens, vont suivre les chameliers quelque soit leurs tendances chiites, sunnites ou autres.

Nous ne laisserons pas faire; comme nos ancêtres, il faudra se sacrifier pour nos enfants, pour la Liberté. Nous sommes revenus aux années 1930, ils veulent quoi nos idiots utiles? La révolte? Ils sont en train de la créer de toute pièce.

Avant de nous imposer la misère du monde en particulier islamique, ils feraient bien de réfléchir, nous ne les avons pas élus pour ces politiques désastreuses ou pour mentir sans en payer les conséquences.

Les musulmans sont victimes des musulmans, nous ne serons jamais des victimes de ce concept. Est-ce bien clair?

Merci Jean-Noël Cuenod de publier mon commentaire.

Écrit par : Pierre NOËL | 21/01/2015

S'il y a le Coran de Médine il y a également celui de la Mecque mais quoi qu'il en soit Mahomet qui ne savait ni lire ni écrire ne pouvait contrôler ce que ses secrétaires écrivaient sous sa dictée or il est notoire que les secrétaires ont écrit également ce qu'ils voulaient.
Il y a eut autre islam avant: chaleur, amitié, rencontres.
Les femmes ne furent pas toujours infériorisées. Chrétine, en cours de route, j'ai noté que les enfants de catéchisme en leur religion catholique se sentaient, comme à l'école, selon les élèves, plus ou moins concernés.
En catéchèse protestante avant 1968 de même mais connaissant mieux la Bible que les catholiques. Pour ces enfants des deux religions le moment pour ne pas dire l'"instant" du récit de la Passion du Christ était prenant, étreignait. On pouvait alors imaginer Jésus voir, à tort ou à raison, l'imiter (sans l'avoir connu, d'une part, vivant en autres époques, pays et langue, de l'autre...
Sortirent les films sur Jésus certains s'identifièrent non à Jésus mais à un acteur...

De même, comment des jeunes qui n'ont jamais ouvert les pages de Charlie hebdo, lu les articles, appréciés ou non les caricatures, n'ont pas, telles les victimes de ces derniers jours, été massacrés.. Comment peuvent-ils ressentir "pour l'avoir vécu", le savoir, le connaître... écrire sur leurs pancartes: "Je suis Charlie"?!

Je voudrais demander qu'on ne mélange pas tout. Jésus miroir, qui nous renvoie à nous-mêmes, point de vue enseigné par un mystique de l'équipe à Maharaj Ji: pourquoi, demanda-t-on, "n'est-il pas pour vous, hindouistes, une incarnation divine"? Pour son aspect "miroir", fut la réponse: une incarnation divine, non, une grande âme, un mahatma, oui.

Une stagiaire éducatrice fit un stage auprès d'enfants très handicapés et aveugles (extrêmement musiciens)... Pauvres, s'entraidant entre eux... A la fin du stage la directrice invita la stagiaire à visiter une division particulière accueillant des êtres encore plus souffrants tel cet être réduit à l'état pratiquement d'un "tube digestif"! La stagiaire refusa en s'étreignant physiquement le cœur déclarant qu'elle ne pourrait pas faire cette démarche. On respecta son sentiment.
Elle se maria, eut des enfants. Temps durs, pour elle, pratiquement, presque boulimie... Un jour qu'elle était assise, quelque chose "comme" appuya sur sa nuque: elle réalisa que pratiquement boulimique, le "tube digestif" du Foyer... c'était elle. Jésus-miroir!

A ce moment précis de sa vie, une affiche d'invitation à une initiation au yoga. Souffrant affectivement elle souhaitait "rencontrer quelqu'un"!
Rencontrer quelqu'un, sans plus. Pas question d'amaigrissement par rapport à la quasi boulimie. Après environ deux mois, pas plus, de pratique du yoga, elle réalisa avec stupeur qu'elle mangeait au moins trois fois moins... Jésus-miroir: Jésus-médecin rétablisseur d'équilibre et, bon an mal an, consolateur. Raison pour laquelle je crois qu'il faudrait que les musulmans à commencer par les dits "modérés" remontent aux sources de leur foi, la Bible et les évangiles, jusqu'au moment où ne trouvant plus réponses à leurs questions, ils se tournent vers d'autres philosophies exactement comme en un magasin de souliers: vous ne trouvez pas soulier à votre pied, ne renoncez pas pour autant, allez voir ailleurs... ce que, d'après les auteurs contemporains, fit Jésus lui-même, non mort sur la croix. Ne sachant plus quoi croire, à quoi s'en tenir... il s'en fut voir ailleurs, en Inde, notamment...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 22/01/2015

Faux, seul le coran de Médine reste en vigueur les les versets du sabre ont abrogé les versets tolérants:

"Alors que les versets mecquois s’adressaient à tous les humains: « O humains », ceux de la Médine sont devenus discriminatoires, s’adressant aux seuls croyants: « O vous qui croyez », établissant une distinction entre eux et les mécréants: « Quant à ceux qui ont mécru, je les châtierai d’un châtiment fort, dans la vie ici-bas et la vie dernière. Ils n’auront pas de secoureurs! » (3 : 56). Le Coran couronna sa législation par le verset du sabre: « Une fois écoulés les mois interdits, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Prenez-les, assiégez-les et restez assis aux aguets contre eux. Si ensuite ils sont revenus, ont élevé la prière et donné l’aumône épuratrice, alors dégagez leur voie. Dieu est pardonneur et très miséricordieux » (113 : 5). Certains pensant que le verset du sabre est le suivant: « Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Dieu et son envoyé ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux auxquels le livre fut donné, jusqu’à ce qu’ils donnent le tribut par leurs mains, en état de mépris » (113 : 29). Le verset du sabre a abrogé tous les versets tolérants comme « Nulle contrainte dans la religion » (2 : 256), et « Celui qui souhaite, qu’il croie; et celui qui souhaite, qu’il mécroie » (18 : 29). (…)

Cette transformation de l’islam mecquois tolérant en cet islam médinois violent a été consacrée dans le chapitre de la « repentance » qui ne comporte pas l’invocation initiale « Au nom de Dieu, le tout miséricordieux, le très miséricordieux ». Ce chapitre porte le numéro 113 dans l’ordre chronologique du Coran qui comprend 114 chapitres, et il est considéré par certains comme le dernier chapitre « descendu » du ciel. Il n’y a plus de place pour la miséricorde et à l’épée revint le dernier mot: « Ne faiblissez donc pas et n’appelez pas à la paix alors que vous êtes les plus élevés » (47 : 35). (…)"

Une science qui n’évolue pas devient obsolète ; il en est de même des religions

http://www.blog.sami-aldeeb.com/2014/01/31/entre-lislam-de-la-mecque-et-lislam-de-medine/

.../...

Emprunté sur le blog:

Aldeeb says:
31 janvier 2014 at 9 h 09 min
Cher Alain,

"Il faut procéder par étape. Dieu aurait créé le monde en six jours alors qu’il aurait pu le faire en un seul jour. Pour faire pousser des tomates il faut au moins trois mois.
Si on parvient à faire accepter que le Coran mecquois est différent du Coran médinois (ce qui est incontestablement le cas), et qu’il faut abandonner ce dernier, on favorisera le vent de la transformation.
Ce sera un bon début.
J’ai entendu ce matin dans les nouvelles que les médecins ont décidé de sortir Schumacher progessivement du coma dans lequel il a été plongé depuis le 29 décembre 2013. Les musulmans sont dans le coma depuis 14 siècles. Sois patient."

C'est comme une opération sur la colonne vertébrale, mieux vaut s'adresser aux expert qu"aux diseuses de bonne aventures.

Écrit par : Pierre NOËL | 22/01/2015

Myriam quelque peu en retard, mais merci quand même pour les ajouts mystico-idéologiques

Écrit par : Corto | 22/01/2015

Contrairement à ce que Mme Taubira pense et clame, la connaissance n'est pas manipulable sans dégâts. Les jeunes doivent donc aussi entendre des choses désagréables sur la réalité du monde, passé et présent. Il en va ainsi des migrations (parfois sous la forme d'invasions, comme à la fin de l'Empire romain), de l'esclavage (pratique sur laquelle étaient fondées la plupart des grandes civilisations du passé), des inégalités sociales (présentes dans toutes les sociétés d'aujourd'hui) et de bien d'autres choses désagréables à entendre.
Enseigner l'école ces réalités de toutes les époques tout en montrant que l'espoir d'amélioration existe toujours, et en mettant le monde politique sous pression pour qu'il mette en oeuvre de véritables politiques de "secours" (nous en sommes là), est une phase obligatoire de la formation de véritables citoyens.

Écrit par : Mère-Grand | 22/01/2015

Si, non uniquement attentif à soutenir vos objectifs, Monsieur, vous nous lisiez plus attentivement vous remarqueriez que je n'ai fait que survoler le coran n'étant pas théologienne et ne souhaitant nullement me convertir à l'islam que nous connaissons par les médias tout en notant en passant qu'avant l'islam il y eut un avant islam (comme avant bouddhisme).
Je ne retiens comme préoccupant que le désir "ambitieux" d'athéisation annoncé sur autre blog, plus généralement "déchristianisation" ainsi que "déreligionalisation"?

De quel droit imposer sa pensée à l'autre?!

- Vous n'avez pas à avoir la foi et si vous l'avez c'est que vous avez un problème...
Jolie mentalité, en vérité.

La foi on peut ne plus la partager en métamorphosant, non de façon malveillante contrairement à certains, le vocabulaire: force, endurance, optimisme etc.

A l'extérieur, vol de mouettes... autrement plus parlant. Hi Han!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 22/01/2015

Attention aux mouettes, comme les pigeons elles envoient leur bilan digestif en survolant dans les airs.
Les ânes peuvent se pisser dessus en brayant, ni les uns ni les autres peuvent s'instruire en survolant ou en brayant à côté des écrits religieux.

Seuls quelques oiseaux dont le perroquet, répète inlassablement et avec une précision incroyable, les bruits de sont proche environnement. d'autres se lamententent ou ont quelques fonctions attribuées par les croyances et autres superstitions:

"Le corbeau est un oiseau prophétique, mais il annonce le malheur. Son cri est un mauvais présage. Un corbeau qui s’abat sur le toit de la maison ou qui se pose sur le rebord d’une fenêtre est un signe de mort prochain."

http://cabine36.over-blog.com/

S'informer est une démarche personnelle demandant du courage et un cerveau bien fait. Amen.

Écrit par : Pierre NOËL | 23/01/2015

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