12/01/2015

«Je suis Charlie-Je suis flic-Je suis juif-Je suis Ahmed» :le récit national français est-il en chantier?

 Chaque pays construit son récit national. Les historiens en dénonceront le caractère mythique, toujours, les erreurs, souvent, et les falsifications, parfois. Il n’empêche qu’aucun ensemble humain ne peut s’en priver s’il veut fonctionner collectivement. Le récit national fait le peuple autant que le peuple fait le récit national.

 Au fil du temps, ce récit change pour épouser les contours de la société à laquelle il s’adresse. La France abrite aujourd’hui les plus grandes communautés juives et musulmanes d’Europe. Elle doit donc adapter son récit national à cette situation.

En 1998, après la victoire d’une équipe tricolore très multiculturelle, la «France Black-Blanc-Beur» a été célébrée par les médias. Mais le football n’a pas en France l’importance essentielle, quasi vitale, qu’il a dans d’autres pays comme le Brésil. Cette victoire, même célébrée dans la liesse, n’a pas remué le pays dans toutes ses profondeurs.

Les attentats contre Charlie Hebdo et l’hypermarché casher, en revanche, ont bouleversé la France de fond en comble. Les terroristes se sont attaqués à l’une des particularités de la culture française, la satire, et à la présence des Juifs en France qui, eux aussi, participent à cette culture depuis des siècles. Alors que ces terroristes se réclamaient d’un islam dévoyé, d’autres musulmans les ont affrontés, au péril de leur vie comme le brigadier Ahmed Merabet ou en l’ayant risquée, tel Lassana Bathily, le salarié de l’hypermarché casher qui a caché plusieurs clients. Durant cette attaque, deux jeunes juifs ont été tué en s’opposant au terroriste Coulibaly. Aussitôt des affiches ont fleuri: «Je suis Charlie – Je suis flic –Je suis juif – Je suis Ahmed». Car les flics, jadis conspués dans les manifs, sont devenus des héros.

Sur cette base, un nouveau récit national est-il en train d’être élaboré en France ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer. Mais déjà les personnages pour l’illustrer se mettent en place.

 

1. – «Je suis Charlie. Je suis musulman. Je suis Ahmed» 

 

Merabet.jpgLe brigadier Ahmed Merabet est l’exemple-type de la méritocratie républicaine. Originaire d’une famille d’immigrés algériens, il a bossé dur pour devenir un policier français en accumulant les petits boulots pendant ses études: serveur au McDo, travailleur à la SNCF et à l’aéroport de Roissy. Le policier vit à Livry-Gargan, dans ce département illustratif du mal-être de la banlieue parisienne, le «9-3», autrement dit la Seine-Saint-Denis. A bientôt 41 ans, le brigadier Merabet vient de réaliser son rêve, devenir officier de police judiciaire après avoir réussi son concours. Mercredi 8 janvier, il accomplit son dernier jour de policier de rue au commissariat du XIe arrondissement de Paris en patrouillant à vélo boulevard Richard-Lenoir. Il entend des coups de feu. Se précipite vers l’immeuble où travaille la rédaction de Charlie Hebdo. Tente d’intercepter les frères Kouachi qui viennent de commettre leur carnage. Le brigadier Merabet est tout d’abord blessé par balle et s’effondre sur la chaussée. L’un des deux terroristes s’approche de lui pour, calmement, l’assassiner.

L’autre héros musulman est le jeune Malien Lassana Bathily, 24 LassanaBathily.jpgans, vendeur à l’hypermarché casher de Vincennes. C’est lui qui a permis à plusieurs clients de se cacher dans une chambre froide, après avoir éteint le système de réfrigération. Par la suite, il s’échappe par le monte-charge et donne aux policiers les renseignements nécessaires pour mener à bien leur assaut. Lassana Bathily est venu en France en 2007 et a vécu sans papier jusqu’à sa régularisation en 2011.

D’ores et déjà, un site d’extrême-droite remet en cause son rôle. Car les mouvements identitaires développent un récit national rigoureusement opposé; l’exemple d’un ex-sans-papier musulman qui sauve des vies juives est donc, dans cette optique, insupportable. C’est ainsi que le nationaliste Jean-Marie Le Pen, au lieu de se réjouir de la victoire de son pays en 1998, avait vilipendé l’équipe de France «Black-Blanc-Beur».

 

2. – «Je suis Charlie. Je suis flic»

 

Brinsolaro.jpgComment imaginer deux mondes plus antinomiques que celui de Charlie Hebdo et de la police? Les journalistes de l’hebdomadaire satirique n’ont pas la plume tendre envers les forces de l’ordre et ses dessinateurs taillent leur crayon de façon fort pointue pour les caricaturer. Pourtant, le brigadier Franck Brinsolaro est mort à 49 ans en tentant de protéger le directeur de Charlie Hebdo, Stéphane Charbonnier dit Charb, tombé lui aussi sous les balles des frères Kouachi.

Policier d’élite, le brigadier était chargé de la protection des personnalités ; il avait accompli plusieurs missions dangereuses en Bosnie, au Liban, en Afghanistan. Il fut blessé par balle en Afrique, il y a une dizaine d’années.

Une semaine sur deux, Franck Brinsolaro ne lâchait pas Charb d’une semelle.  Il l’accompagnait partout: à la rédaction, chez les amis du dessinateur-journaliste, au restaurant et jusqu’à la porte de son appartement. Les deux hommes partageaient souvent leur repas. Et entre le flic et celui qui croquait la police avec appétit, des liens d’estime se sont tissés. A l’un de ses amis, Franck Brinsolaro avait un jour déclaré: «A Charlie, c’est du grand n’importe quoi, mais du n’importe quoi génial!»

 Dans Sud-Ouest, son épouse Ingrid– rédactrice en chef de l’Eveil Normand – témoigne que de tous les hommes qu’il a protégés, c’est Charb qu’il trouvait le plus intelligent. Elle ajoute : «Même s’il n’était pas du tout politisé, Franck aimait l’actu, l’info. Notre métier lui parlait. Et il est mort pour la liberté de la presse.» Il était le père d’un garçon de 25 ans, né d’un premier mariage et d’une petite May, âgée d’un an.

 A Franck Brinsolaro, Ahmed Merabet ainsi qu’à tous les policiers et gendarmes qui ont maîtrisé de façon remarquable les prises d’otage de la semaine dernière, les participants aux grandes marches républicaines de dimanche ont réservé des ovations. Le plus stupide slogan de Mai-68 – «CRS=SS» – n’a jamais paru aussi incongru.

 

3. ­­– «Je suis Charlie. Je suis juif»

 

Selon les premiers témoignages des rescapés de la prise d’otage de Vincennes, deux jeunes juifs ont très courageusement tenté de s’opposer au terroriste Amédy Coulibaly qui venait de prendre en otages les clients de l’hypermarché casher de Vincennes, vendredi.

YohanCohen.jpgYohan Cohen, 20 ans, vivait avec sa famille à Sarcelles, dans le Val d’Oise près de Paris, qui abrite l’une des plus importantes communautés juives d’Europe. Après avoir obtenu son bac avec mention bien, il travaillait depuis un an à l’hypermarché casher de Vincennes afin de payer ses futures études universitaires. Yohan était ami avec son collègue de travail, Lassana Bathily.

Selon le témoignage de l’un des otages, Yohan Cohen a tenté de s’emparer de l’une des armes de Coulibaly. Mais elle s’est enrayée. Le terroriste a alors abattu le jeune homme d’une balle à la tête. Le tueur avait déposé cette arme dans un coin car elle ne fonctionnait pas. Coulibaly portait, outre un gilet pare-balle, une kalachnikov, quatre pistolets et quinze bâtons d’explosifs.

D’après d’autres témoignages, Yoav Hattab a tenté d’arracher son YohavHattab.jpgarme à Coulibaly avant d’être abattu par le terroriste.  Agé de 21 ans, originaire de l’île de Djerba, il était le fils du grand rabbin de Tunis et a été élevé à La Goulette, une ville portuaire située près de la capitale tunisienne. Il est parti pour Paris afin de suivre des études de commerce international. Pour les payer, le jeune homme travaillait comme responsable d’une petite entreprise.

Yoav Hattab habitait à Vincennes. Il se rendait régulièrement à l’hypermarché casher. Vendredi, le magasin était fréquenté par une nombreuse clientèle venue faire ses emplettes avant le shabbat.

Yohan et Yoav, deux garçons pleins de vie et d’espoirs sont donc morts pour avoir résisté à un terroriste qui avait pris d’assaut un commerce parce que celui-ci était fréquenté par des Juifs.

Et c’est parce qu’ils étaient Juifs que deux autres personnes ont été assassinées lors de cette action terroriste : François-Michel Saada, un retraité de 64 ans, et Philippe Braham, un cadre commercial de 45 ans.

 

Jean-Noël Cuénod

 

 

 

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Commentaires

Voilà ce qu'il faut aux musulmans croyants: une évolution de leurs croyances, en sont-ils capable sans effusion de sang ? (voir le lien)

-Confier son avenir aux religieux de tous poils, c'est aller vers un démentèlement de l'être humain. On le constate avec l'islam. Les non-croyants doivent se lever contre cette mascarade religieuse au nom des divinités inventées. Un retour à l'obscurantisme nous guête avec tout ce que ça comporte, leurs dieux sont des criminels ils ont le titre de rois entre autres.
L'idéal de vie ne fait pas partie des religions c'est un leurre à carpes. L'être humain n'est pas lié aux divinités encore moins à celles-ci. C'est méconnaître l'humain et sa véritable histoire. On en est loin avec les fables des rois et leurs traîtres ou prêtres des différentes religions.

http://reinformation.tv/president-egyptien-al-sisi-appelle-islam-revolution-religieuse-contre-sa-violence/

Sauver l'humanité des religions c'est un des grands défis pour l'avenir de l'humanité.

Écrit par : Pierre NOËL | 12/01/2015

La déclaration du Président égyptien que je découvre grâce à Pierre NOËL est une excellente nouvelle. On peut relever sans étonnement que l'auteur de cette déclaration pour une modernisation de l'Islam est en même temps un des grands ennemis de nos missionnaires locaux du "véritable" Islam.

Écrit par : Mère-Grand | 13/01/2015

On peut s'imaginer être ici et maintenant une femme musulmane
Elle lit régulièrement un peu de tout.
Notamment que le coran serait un plagiat de la Bible.
Que l'on y parle de Jésus sans toutefois donner son enseignement
Cette femme passe du coran à la Bible de la Bible aux évangiles y compris Evangile essénien de Jésus et celui de Thomas... Comment comprendre qu'à la dite Résurrection de Jésus nul ne le reconnaît immédiatement?
S'il n'était pas mort mais qu'on ne l'a pas immédiatement su... en le lavant selon les rites funéraires on l'a rasé car le sang, la sueur des suppliciés attiraient l'ensemble des petites créatures ailées du coin se loger, notamment, dans la barbe des crucifiés.
Si Marie-Madeleine le prend pour le jardinier du cimetière lesquels jardiniers vu leurs travaux devaient se raser c'est qu'il (Jésus) était rasé ce qu'il n'était pas auparavant puisque appelé spontanément "rabbi". Autre énigme, Thomas le Didyme, c'est à dire le jumeau. Imaginer qu'il était le jumeau de Jésus l'un pouvant se faire passer pour l'autre (mais les récits de la Nativité ne nous présentent pas un tel farceur de premier ou second petit frère avec... lequel sorti en premier... en ce cas lequel correspondant à l'Annonce faite à Marie? Un auteur, Gilbert Sinoué, autre hypothèse, Jésus avait un sosie... qui expliquerait, don soi-disant d'ubiquité, qu'on pouvait le voir en plusieurs endroits à la fois... La prière de Jésus, en fait, de Jésus, l'homme, ne l'est pas. Il s'agit de la prière dite du Kaddish! Un être, un jour, réussissant bien dans la vie, établi, heureux extrêmement observateur, pharmacien apporta non une prière mais une formule: Coué.
Lequel comme Jésus (sans oublier Socrate) n'était pas beau (Renan, pas forcément non fiable en tout) Ensuite soit Dieu existe, soit, non ou ni oui ni non ni non ni oui parce que nous pensons de façon humaine à celui dit le Tout-Autre... qui a sa part à faire s'il souhaite se faire reconnaître et intégrer dans nos vies mais ce raisonnement, ces quelques mots précédents, est-il tout autre ou humain?! Modernisation de l'islam consisterait tout d'abord à reconnaître qu'il faut du coran passer dans l'ensemble des écrits biblique en notant que Jésus n'était pas un théologien tel les DRS de la Loi mais qu'il entendait faire de son enseignement un moyen, comme une passerelle conduisant du quai dans un bateau à l'intention des "petits" afin de leur montrer par ce moyen-passerelle que Dieu ne leur est pas plus fermé (barrages d'accès: "pour nous, les meilleurs, oui, pour eux, les "rien", non) qu'étranger c'est-à-dire le Dieu non impersonnel et local des Sadducéens mais celui universel et personnel des particulièrement diffamés Pharisiens dont celui que suivait Jésus, Maître Hillel.
La femme musulmane en question aura observé que Jésus qui se dit le serviteur de tous (Hollande, également)! en fait ne fait pas volontiers des miracles et ne lave les pieds, acte symbolique de ses disciples qu'une fois.
Pour le reste il demande toujours à ses disciples de mettre la main à la pâte... La femme musulmane sursaute, pourquoi? Un mystique hindouiste lui a dit que Jésus nous est comme un miroir, qui nous montre tels que nous sommes, donc, que nous ne devons pas le juger mais nous demander en quoi, selon, il nous renvoie à nous-mêmes?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13/01/2015

Liberté d’expression, le grand malaise né de la tuerie de «Charlie Hebdo»

PAR JULIE CONTI
Ils sont de plus en plus nombreux à dénoncer une liberté d’expression à deux vitesses. Célébrer «Charlie Hebdo» et interdire Dieudonné fait débat. Les musulmans de France peinent à se faire entendre
Il y a eu l’horreur, l’indignation. Puis, rapidement, les voix discordantes. Qui se sont indignées que l’on célèbre Charlie Hebdo et la liberté d’expression, alors que, par exemple, le spectacle de Dieudonné avait été interdit il y a un an. Il est tentant d’évacuer ce malaise au profit des rassemblements solidaires qui ont ému la France, mais les voix qui dénoncent une liberté d’expression à deux vitesses ne se cantonnent pas à quelques cités françaises désargentées.

«Je suis intimement convaincu que la liberté d’expression ne peut pas être à géométrie variable», dit François Burgat, directeur de recherche à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman à Aix-en-Provence. «En France, nous insistons énormément sur l’universalité de nos valeurs, mais nous avons une récurrente difficulté à les appliquer en tant que telles. On le voit avec la dichotomie entre Dieudonné (avant qu’il n’entre dans sa dérive de radicalisation) et Eric Zemmour. Le premier a été interdit pour un jeu de mots et le deuxième est encensé par tous les médias français. Le problème de notre liberté d’expression est qu’elle est sélective, ce qui lui enlève tout son sens.»

Dieudonné s’invite dans le débat

Dieudonné et l’interdiction de son spectacle pour «risque de trouble à l’ordre public» sont évidemment au cœur des débats. Le provocateur a d’ailleurs récidivé en écrivant sur son mur Facebook «Je me sens Charlie Coulibaly». Le provoquant message accompagnait une lettre ouverte à Bernard Cazeneuve: «[…] Mais dès que je m’exprime, on ne cherche pas à me comprendre, on ne veut pas m’écouter. On cherche un prétexte pour m’interdire. On me considère comme Amedy Coulibaly alors que je ne suis pas si différent de Charlie.» Une enquête a été ouverte à l’encontre de Dieudonné pour apologie du terrorisme, mais la polémique ne désenfle pas.

Le traitement des provocations des anti-Allah ou des pourfendeurs de Yahvé par les élites ou les médias est aussi remis en cause. En 2007, par exemple, un montage a été mis en ligne sur YouTube avec deux émissions de Patrick Ardisson. Dans la première, il défend bec et ongles la liberté d’expression dans l’affaire de la publication des caricatures de Mahomet. Dans la deuxième, il reproche à Dieudonné d’offenser des Français.

https://www.youtube.com/watch?v=KvNPhiT0b0I

L’affaire Siné resurgit

L’hebdomadaire avait lui-même alimenté la controverse en licenciant le caricaturiste Siné en 2008 pour avoir tenu des propos antisémites, alors que deux ans plus tôt, il avait vendu à plus de 400 000 exemplaires son célèbre numéro spécial comprenant les caricatures de Mahomet. L’ancien directeur de l’hebdomadaire Philippe Val a été plusieurs fois ­accusé de s’autocensurer, notamment sur l’affaire Clearstream. La société financière mise en cause employait le même avocat que le journal. Et depuis le 11-Septembre, la publication avait réservé une bonne partie de ses sarcasmes à l’intégrisme musulman.

«Le pouvoir socialiste tient un discours de morale et de censure vis-à-vis de Dieudonné, dit Patrick Chappatte, dessinateur au Temps. Val était dans cet esprit, mais en même temps il a viré Siné pour soupçon d’antisémitisme; cela ressemblait à un discours à deux vitesses sur la liberté d’expression. Il faut être cohérent. Nous avons beaucoup débattu de la publication des caricatures de Mahomet avec mes confrères; certains avaient l’impression que Charlie Hebdo était obsédé par les «J’emmerde Allah». C’est un type de provocation qui a fait débat. Beaucoup ont pensé qu’ils étaient tombés dans le panneau et que c’était contre-productif. Cela ne justifie rien. Mais il existe un malaise qui va au-delà des minorités musulmanes.»

La gauche antiraciste divisée

L’attitude à adopter face à l’islam divise la gauche antiraciste française depuis la première affaire du foulard en 1989, comme le rappelle le responsable du Monde des livres, Jean Birnbaum, dans une tribune. Les controverses ont pris de l’ampleur après le 11-Septembre: «Les associations traditionnelles de la gauche antiraciste, à commencer par la Ligue des droits de l’homme, la Licra, le MRAP ou encore SOS Racisme, sont alors en proie à de violents débats autour de l’islam, d’autant plus douloureux qu’ils mettent en lumière des points aveugles au cœur de la tradition antiraciste, mais aussi féministe, de la gauche française. «Universalistes» contre «Indigènes», partisans du «droit à l’indifférence» contre militants du «droit à la différence», tout le monde se déchire, les uns accusant les autres de relativisme et de complaisance à l’égard de l’islamisme, les autres rétorquant que leurs adversaires instrumentalisent la défense des femmes pour instiller l’islamophobie.»

Le malaise des musulmans est aussi alimenté par les interventions choisies par la France dans les conflits internationaux. Nombre de musulmans dénoncent l’inaction de l’Occident face à l’intervention guerrière d’Israël dans la bande de Gaza. Ils accusent aussi la France d’avoir laissé pourrir la crise syrienne, avec son lot d’atrocités. Et de ne s’être réveillée que lors de l’établissement de l’Etat islamique et de la mise à mort de journalistes occidentaux.

Une parole confisquée

Sur les conflits, comme sur la politique intérieure, la parole des musulmans peine à se faire entendre dans la sphère publique. «Nous n’avons pas encore fait la lumière sur la manière dont la France a exercé son pouvoir sur les colonies et nous continuons donc à employer les mêmes méthodes, poursuit François Burgat. Les Français manipulaient les urnes pour contrôler le processus de fabrication des élites, nous continuons cette terrible tradition. L’un des exemples les plus parlants en est sans doute ce fameux imam Hassen Chalghoumi, dans lequel seule une infime fraction des musulmans de France se reconnaissent alors qu’il est régulièrement autorisé à parler en leur nom, d’une part, et à les ridiculiser le plus souvent. La lutte contre le terrorisme passe par une meilleure distribution du pouvoir sous toutes ses formes, comme le temps de parole aux heures de grande écoute, à toutes les composantes de la nation.»

Le rôle de la justice

Les ressources ou l’organisation des communautés les rendent plus ou moins capables de maîtriser le discours sur la sphère publique. Dans la loi, le racisme ou l’incitation à la haine est traité de la même manière pour toutes les communautés, que ce soit en France ou en Suisse. Mais pour obtenir justice, il faut déposer plainte. «Ce sont surtout les associations telles que la Licra ou le MRAP qui engagent des poursuites, dit Me Nathalie Roze, avocate au Barreau de Paris spécialisée dans le droit de la presse. Or toutes les associations ne sont pas aussi actives ou n’agissent pas de la même façon pour toutes les communautés.»

En Suisse non plus, toutes les communautés ne se défendent pas avec la même vigueur. Un tableau établi par le Département fédéral de l’intérieur montre qu’entre 1995 et 2013, 210 plaintes pour racisme ont été déposées par des juifs, contre 126 par des personnes de couleur, 27 par des musulmans et 8 par des gens du voyage.

De nombreux procès venant de divers plaignants ont émaillé l’histoire des hebdomadaires satiriques comme Charlie Hebdo. Même quand ils gagnent, ces procédures leur coûtent très cher en frais d’avocats.

Des tabous historiques

Le dernier filtre de la liberté d’expression est l’autocensure des titres, des journalistes et des dessinateurs de presse. Il est mouvant dans le temps – un Desproges ne commencerait sans doute plus aujourd’hui un spectacle par: «J’ai entendu dire que deux ou trois juifs s’étaient glissés dans la salle» – et dans l’espace. L’humour gras franchouillard s’exporte mal aux Etats-Unis. Nombre de titres anglo-saxons ont d’ailleurs choisi de ne pas publier les caricatures de Charlie Hebdo après la tuerie. Dans le Guardian , le bédéiste et journaliste Joe Sacco a condamné dans une planche les caricatures de Charlie Hebdo.

«On a assimilé des lignes de bon goût par notre histoire et notre mauvaise conscience, qu’elle soit post-coloniale ou post-Holocauste, dit Patrick Chappatte. On ne dessine plus des Noirs avec des énormes lèvres, façon Hergé. Et quand on s’en prend à la politique d’Israël, on reçoit des messages nous taxant d’antisémites. Au­jour­d’hui une pression par le sang s’exerce pour faire reconnaître ou partager un autre tabou, celui des musulmans. Le plus grand défi de notre société est que nous avons affaire à un monde de plus en plus ouvert et à des communautés de plus en plus fermées. C’est aussi dû à l’évolution d’Internet où les gens ne suivent que l’actualité qui leur ressemble.» Avec ces ingrédients, conclut le caricaturiste, les malentendus sont plus que programmés.

Écrit par : LeTemps | 13/01/2015

"On ne dessine plus des Noirs avec des énormes lèvres, façon Hergé."
Alors il aurait fallu masquer Amedy Coulibaly, parce que précisèment il avait des grosses lèvres...
Il y a même eu un olibrius à Berne qui voulait effacer les armoiries d'une famille qui montrait une tête noire (probablement une famille qui a fait fortune sur la traite négrière...) parce qu'elle était trop noire.
Il faut croire que ces gens n'ont jamais vu d'Africains. Et que leur attitude est raciste, même si c'est subtilement raciste...

Écrit par : Géo | 14/01/2015

D'ici très peu, vous verrez les alliances PS/FN reprendre les électeurs UMP !!!

Écrit par : Corto | 14/01/2015

Une partie de l'humanité a besoin de croire, puisque, aux différentes éducations ont été greffées des croyances, des appartenances à tels ou tels rituels et religions royales.

Avec ce qui va se passer en France et en Europe, des politiciens ignorants, intéressés, incultes, non informés, partisans et inféodés aux religions, mal conseillés vont nous faire avaler qu'il y a une "conscience universelle" confondant celle-ci n'existant pas avec la "mémoire collective" afin de sauver le soldat islam. Avant c'était des couleuvres désormais c'est un anacondas qu'il faudra avaler.

Comme déjà indiqué il y a quelques années, s'attaquer à l'islam, c'est s'attaquer à toutes les croyances royales et leurs inventions.

On comprend pourquoi les religieux se bizouillent devant les caméras alors qu'ils se font, en arrière plan* une guerre totale et sanguinaire sur notre dos bien trop lisse.

C'est une guerre d'influence entre les monarchies chrétiennes et islamiques par ignorants interposés. Toutes les religions ont des écrits et des comprtements racistes et criminels

La seule solution est proposée par Sami Aldeeb; désacraliser les bouquins religieux afin de changer les comportements criminjels et une autre éducation.

Je mets ici son inteview pas si long à lire vus les enjeux politiques:

Professeur Aldeeb, comme palestinien d’origine chrétienne vous connaissez bien le monde musulman et comme docteur en droit vous enseignez l’islam et le droit musulman depuis plus de 30 ans en Suisse, en France et en Italie. Récemment vous avez écrit un article choc dans lequel vous dites que l’Occident est au bord de la guerre civile à cause du djihad islamique. Pouvez-vous expliquer pourquoi à nos lecteurs ?

Sami Aldeeb : Comme vous le dites, j’enseigne le droit musulman, et j’ai écrit un gros ouvrage d’introduction au droit musulman en français, en anglais et en italien. J’y présente la branche du droit musulman qui représente les « Fondements du droit musulman » et qui permet de comprendre la logique de ce système juridique. Une fois que vous avez appris cette logique, vous pouvez tirer des conclusions pratiquement infaillibles sur l’évolution de la société musulmane et des rapports entre les communautés musulmanes et les autres dans les sociétés non musulmanes, en partant d’une ligne directrice qui date du VIIe siècle. On sait ainsi que les normes du droit musulman peuvent hiberner, comme les tortues de terre, mais elles ne meurent jamais. Et l’unique manière d’empêcher une tortue de se réveiller est de lui couper la tête. Or cela ne s’est jamais fait à travers l’histoire.

Aujourd’hui on s’étonne du comportement des djihadistes en Syrie et en Irak, mais on oublie que ce comportement est en tout point conforme aux normes musulmanes classiques inspirées du Coran et de la tradition de Mahomet. On trouve d’ailleurs ces mêmes normes dans les écrits juridiques d’une figure importante comme Averroès, qu’on cite volontiers en Occident comme un philosophe éclairé, en oubliant que ce grand homme ne s’est nullement écarté du droit musulman découlant du Coran et de la Sunna.

Si vous voulez connaître les rapports entre les communautés musulmanes et non musulmanes, il vous suffit d’observer les normes islamiques classiques. Celles-ci établissent un faisceau de tensions continuelles visant à réaliser le projet islamique, à savoir la domination sur l’ensemble des régions du monde, la soumission des non-musulmans au pouvoir de l’islam, et l’imposition de ses normes, aussi cruelles soient-elles, à la société. Les musulmans peuvent tempérer leurs revendications tant qu’ils sont en état de faiblesse, mais ils ne renonceront jamais à ces revendications qui constituent la composante principale de leur foi.

On l’a vu en Irak. Les chrétiens et les yazidites ont été persécutés par leurs propres voisins musulmans, leurs compagnons d’études musulmans et leurs collègues de travail musulmans. Il a suffi que la situation tourne en faveur des djihadistes pour que ces musulmans apparemment pacifiques deviennent des tortionnaires et des bourreaux. Ils ont laissé tomber le masque et ont montré leur vrai visage.

Des musulmans vivant en Occident, peut-être vos voisins, vos collègues de travail ou d’études, sont partis en Syrie et en Irak pour « vivre leur vrai islam », un islam cruel, inhumain et sanguinaire. Certains ont déclaré ouvertement qu’ils ne se sont jamais sentis aussi bien, « en accord avec leur foi », que depuis qu’ils vivent en Irak et en Syrie. Certains se préparent à revenir dans les pays occidentaux dont ils proviennent. D’autres djihadistes s’infiltrent avec les immigrés musulmans qui débarquent en Sicile. Ces djihadistes ne vont pas se convertir en moines et en ermites. Ils attendent le jour où ils pourront à nouveau « vivre leur vrai islam », « en accord avec leur foi », en égorgeant les non-musulmans, en leur imposant le tribut des vaincus (la djizya), en ravissant leurs femmes et en les vendant au marché des esclaves, suivant en cela leur modèle suprême, Mahomet, et l’enseignement de l’Islam contenu dans le Coran.

L’islam pacifique, tolérant, charitable, comme le décrivent les propagandistes musulmans et les idiots utiles occidentaux, se muera ainsi en un islam criminel, destructeur, violeur, et esclavagiste. Mais c’est toujours le même islam: le premier est l’islam en état d’hibernation, et l’autre est l’islam en éveil. Et tant qu’on ne coupera pas la tête de l’islam, en déracinant le Coran et la Sunna par un processus de désacralisation radicale et sans merci, ceux qui se font des illusions sur l’islam apprendront à leurs risques et péril qu’ils ont vendu leur âme au diable.

Certains commentateurs qui ont lu votre article ont dit que vous exagériez et que ce n’est pas 1500 ou 2000 djihadistes qui pourraient mettre l’occident à feu et à sang. Que leur répondez-vous?

Sami Aldeeb : Certes on peut considérer que les 1500 ou 2000 djihadistes qui retourneront en Occident ne suffiraient pas à mettre l’Occident à feu et à sang. Mais il faut ajouter à ce nombre ceux qui avaient l’intention de se rendre en Irak et en Syrie « pour vivre leur foi » et qui n’ont pas pu le faire pour une raison ou une autre. Il faut aussi y ajouter les djihadistes infiltrés parmi les immigrants provenant de ces régions qui affluent par milliers jour après jour sur les côtes italiennes. Il faut aussi y ajouter les cellules dormantes qui vont brusquement se réveiller. Et soudain, comme c’est arrivé en Irak, vos voisins, vos collègues de travail et vos collègues d’études se feront un plaisir de se mettre au service de ces djihadistes, afin de réaliser le rêve islamique de domination des mécréants, en les égorgeant, etc. Et vous le savez, il suffit d’un seul berger malveillant pour conduire un million de moutons pacifiques à la boucherie. Il suffit d’un seul djihadiste pour transformer un quartier en apparence pacifique en un quartier de tortionnaires et de bourreaux.

Est-ce que la situation menace de se répandre aussi en Amérique ou encore chez nous au Québec comme au Canada?

Sami Aldeeb : Partout où se trouvent des communautés musulmanes, le même danger guette les sociétés occidentales dans lesquelles elles vivent… tant que vous n’avez pas coupé la tête de la tortue, elle attend simplement de se réveiller. Tout est question de temps. Et comme on dit, l’occasion fait le larron. Ces communautés attendent le moment propice pour enlever le masque et révéler leur vrai visage.

Vous ne semblez pas croire à une solution militaire ou policière, mais d’abord et avant tout à une solution intellectuelle, qui consisterait à « désacraliser » le Coran, plus particulièrement la partie médinoise du livre sacré des Musulmans, ce qui permettrait de désamorcer cette bombe à retardement? Pouvez-vous expliquer cela à nos lecteurs? Et est-ce possible avec les fanatiques?

Sami Aldeeb : On ne naît pas fanatique, on le devient « grâce » à la formation qu’on reçoit dans la famille, à l’école et dans la mosquée. Je ne nie pas l’importance de l’action militaire contre les djihadistes en Syrie et en Irak. Mais même si vous massacrez tous les djihadistes, vous ne pourrez pas empêcher la naissance d’autres djihadistes prônant la même idéologie. Il faut donc traiter le mal à la racine. Et vous ne pouvez pas bombarder des quartiers des villes canadiennes simplement parce que des djihadistes y vivent. Et si vous le faites tout de même, vous avez vraiment une guerre civile sur les bras. Vous ne pouvez pas non plus jeter tous les djihadistes en prison ad vitam eternam. Cela coûterait trop cher à la société, et ce serait contre-productif parce qu’ils vont faire des émules parmi leurs codétenus. Et si l’on compare l’idéologie islamique au virus Ébola ou au virus de la grippe aviaire (et elle est nettement plus dangereuse que ces deux virus réunis), vous ne pouvez pas envoyer l’armée pour combattre ce problème en massacrant ceux qui en sont atteints. Vous auriez l’air ridicule. Vous devez diagnostiquer la maladie, identifier le virus, trouver un vaccin approprié et prendre des mesures pour empêcher sa propagation. Il en va de même avec l’idéologie qui a donné naissance aux djihadistes. Rappelez-vous du préambule de l’acte constitutif de l’UNESCO:

Les gouvernements des États parties à la présente Convention, au nom de leurs peuples, déclarent : Que, les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix…

Chez nous, au Québec, on n’avait jamais entendu parler de l’islam et très peu de gens connaissait le monde musulman jusqu’à très récemment, quand le gouvernement du Québec, du Parti Québécois, a voulu faire adopter, sans succès, une charte de la laïcité, après que le débat eut dérapé concernant l’interdiction des signes religieux ostentatoires dans l’espace civique ou gouvernemental, particulièrement à cause du voile islamique. Les Québécois ont-ils fait une erreur?

Sami Aldeeb : Le Québec, la France, l’Allemagne, l’Angleterre et autres pays occidentaux ont tous commis la même erreur: celle d’avoir pris un cancer pour un simple mal de tête qu’on peut soigner avec une aspirine. Et tout à coup, ils s’étonnent que le cancer s’étende à l’ensemble de la société. Si vous vous trompez en diagnostiquant une maladie , vous risquez fort d’aggraver la situation et de mourir sous l’effet du médicament inapproprié. Appelez Ébola une simple grippe intestinale, et vous verrez les conséquences catastrophiques d’un tel diagnostic.

Le voile islamique porté par les femmes n’est-il pas une arme utilisée habilement par les islamistes pour faire avancer la cause de la charia (la loi d’Allah) ?

Sami Aldeeb : On trouve le voile dans la Bible, porté par les prostituées pour éviter d’être identifiées. Nombre de prostituées en Égypte portent le voile intégral pour écarter les soupçons des voisins. Et aujourd’hui, le voile sert de camouflage à des terroristes, des braqueurs et autres malfaiteurs. Dans les pays occidentaux, le voile est aussi un cheval de Troie, pour détruire la société occidentale. On a eu tort de le traiter comme un simple chiffon. De nouveau, un mauvais diagnostic entraîne des conséquences catastrophiques. Mais pour combattre le voile, il ne suffit pas de faire payer des amendes à celles qui le portent, il faut désacraliser les normes qui lui servent de support.

Lorsqu’il a pris le pouvoir en 1976, le Parti Québécois a décider d’ouvrir plus largement les portes du territoire québécois à l’immigration francophone et a fait entrer un fort contingent de gens provenant du Maghreb, sans évidemment tenir compte du facteur religieux. Est-ce une erreur et, si oui, comment la rectifier? Un engagement solennel et conditionnel à se soumettre à la règle de la laïcité est-elle une voie souhaitable?

Sami Aldeeb : De nouveau, le Québec, comme les autres pays occidentaux, a mal diagnostiqué le problème. Amener des immigrants porteurs d’un virus quelconque ne devrait être permis que si l’on identifie le virus en question et si l’on dispose d’un vaccin approprié. Sans cela, vous courez à votre propre perte. Or, malheureusement aucun diagnostic n’a été posé, et aucun vaccin n’a été trouvé. Et maintenant, on paie le prix de cette imprudence. Pire, personne n’ose demander un tel diagnostic et proposer un vaccin. Vous seriez taxé d’islamophobie et trainé devant les tribunaux, pour être condamné par des juges ignorants qui n’ont reçu aucune formation en virologie. Y a-t-il une possibilité de remédier à cette situation? La réponse est simple: si vous avez des couilles, vous pouvez y remédier. Si vous n’avez pas de couilles, vous succomberez, à cause de votre couardise et votre ignorance. Un extrait du Dictionnaire philosophique de Voltaire résume bien la situation actuelle:

Boldmind – Vous êtes tranquilles, mais vous n’êtes pas heureux; c’est la tranquillité des galériens qui rament en cadence et en silence. Médroso – Vous croyez donc que mon âme est aux galères? Boldmind – Oui, et je voudrais la délivrer. Médroso – Mais si je me trouve bien aux galères? Boldmind – En ce cas vous méritez d’y être.

Ce sont généralement les universités qui doivent former les virologues afin de combattre les épidémies. Or, je constate que les professeurs des universités d’Occident sont des gens sans couilles. J’ai donc des raisons de craindre le pire pour l’Occident.

Q – Certains affirment haut et fort que tous les musulmans ne sont pas tous des terroristes et que nous devons faire une distinction très claire entre l’islam et l’islamisme. Que pensez-vous de cela?

Sami Aldeeb : Toute personne saine peut devenir malade si elle est exposée à un virus, et elle peut en mourir sans un vaccin et des mesures préventives. Tout musulman, comme tout être humain, peut passer d’un état à l’autre. L’art de la survie consiste à éviter ce passage. L’Islam des débuts, lorsqu’il ne disposait pas de forces suffisantes pour s’imposer, donnait aussi l’impression d’être pacifique. Mais il a suffi que Mahomet « émigre » de La Mecque à Médine et ait accès à des armes pour qu’il se transforme en un chef de bandits cruel et sanguinaire. L’Islam porte en lui les germes de son évolution, il change selon les circonstances et les conditions. Il faut savoir comment dompter l’animal féroce qui dort en lui, en lui coupant la tête grâce à une désacralisation du Coran et de la Sunna. Et j’insiste: si vous ne voulez pas qu’un arbre repousse sans cesse, il faut le déraciner.

Récemment à Montréal, comme en Europe, beaucoup de Québécois sont descendus dans la rue pour appuyer les Palestiniens de Gaza dans la lutte qui les oppose à Israël. Pourtant, quand on lit la Charte du Hamas, rien ne nous laisse croire que l’accord de paix récemment intervenu va empêcher le Hamas de poursuivre son objectif qui est de faire de la Palestine, y compris Israël, une terre d’Islam. Sans défendre nécessairement les excès de Tsahal (l’armée d’Israël), si vous étiez juif et viviez en Israël, que feriez-vous? Est-il possible que deux États souverains, la Palestine et Israël, puissent vivre en paix dans la région, sans une réforme du Coran?

Sami Aldeeb : Le conflit du Proche-Orient est un conflit idéologique, des deux côtés: côté juif et côté musulman. Un cheikh égyptien a dit haut et fort que le conflit entre musulmans et juifs ne porte pas sur le territoire de la Palestine. Même si les juifs quittaient la Palestine, ce conflit se poursuivrait jusqu’au jour dernier. Les armes ne peuvent rien contre une idéologie: elles ne peuvent rien contre le virus Ébola. Tant que vous n’avez pas déraciné l’idéologie musulmane et l’idéologie juive, tout espoir de paix est vain.

Serait-il possible pour vous, actuellement, et comme chrétien, de retourner vivre en Palestine et de dénoncer l’islam comme vous le faites? Est-ce que vous vous sentez parfaitement en sécurité en Suisse, malgré vos prises de position?

Sami Aldeeb : Aujourd’hui, comme par le passé, personne ne peut critiquer l’islam ou le Coran. Si par exemple un professeur disait qu’il n’existe ne serait-ce qu’une seule erreur linguistique dans le Coran, on lui trancherait la tête — or je prépare actuellement une édition arabe du coran annotée dans laquelle je relève pas moins de 2000 erreurs linguistiques et stylistiques. C’est ma manière de désacraliser le Coran. Sans critique, aucune société ne peut évoluer. Vous ne pouvez même pas développer une simple bicyclette si vous n’avez pas le droit de la critiquer. Des mouvements islamistes, soutenus par les tribunaux occidentaux, tentent d’empêcher toute critique de l’islam. Il faut savoir résister à ce vent d’inquisition dans l’intérêt même de l’humanité. Les juges occidentaux qui soutiennent cette inquisition sont de véritables idiots utiles qui exposent leurs propres pays aux pires dangers.

Professeur Aldeeb, vous avez été le premier à écrire une version du Coran (en français, en anglais, en italien et bientôt en arabe) qui tient compte de l’ordre chronologique des (présumées) révélations faites à Mahomet qui se sont échelonnées sur 23 ans (610-632), Cet ouvrage permet de bien saisir la différence entre les versets pacifiques de la Mecque, où Mahomet était un simple prophète et ceux de Médine (violents et inacceptables) où il était devenu chef d’État et chef de guerre. Comment cet ouvrage a-t-il été reçu en général, et dans le monde musulman en particulier?

Sami Aldeeb : Étrangement, ma traduction française n’a suscité aucune opposition significative. Et pour cause. J’ai mis le Coran dans l’ordre chronologique en suivant strictement les indications données dans l’édition arabe du Coran établie par l’Azhar. Mais il faut aussi dire qu’aucun pays arabe ou musulman ne permettrait une telle édition ou sa vente sur son territoire, parce qu’elle met en question l’intouchabilité du Coran. Or sans une distinction nette entre le Coran mecquois et le Coran médinois, on ne voit pas bien comment le Coran s’est transformé au cours des années, passant d’un livre pacifique à un instrument de conflit autorisant l’occupation des territoires, l’imposition de normes vexatoires et discriminatoires à l’égard des gens du livre, l’égorgement des polythéistes, le rapt des femmes et l’esclavage. Mon édition arabe du Coran, que j’espère terminer prochainement, sera mise à disposition gratuitement sur internet, parce qu’il est impossible de la distribuer dans les pays arabes et musulmans en version imprimée, et je souhaite qu’elle soit accessible à tous. Le jour où cette édition sera enseignée dans les universités occidentales, et par la suite dans les universités arabes et musulmanes, ce jour-là marquera le début de la libération de l’humanité du joug de l’islam. Cette édition pourrait fort bien avoir plus d’importance que la révolution française ou toute autre révolution, parce qu’elle permettra de remettre en marche le cerveau humain, qui est actuellement dans un état comateux en ce qui concerne l’islam.

Êtes-vous optimiste ou pessimiste pour l’avenir et pourquoi?

Sami Aldeeb : L’issue de toute guerre dépend des moyens mis à disposition pour l’emporter. Actuellement, ces moyens sont très réduits parce que les universitaires n’ont pas assez de couilles pour sonner l’alarme, et nos politiciens n’ont ni le courage ni l’intelligence nécessaires pour comprendre les risques que leurs pays courent face au virus de l’islam. J’ai donc toutes les raisons d’être pessimiste. Dire le contraire serait téméraire et prétentieux, et ne ferait qu’endormir les gens. Il est temps de sonner l’alarme, et très fort, afin d’éviter le tocsin annonçant la déchéance de l’humanité.

Propos recueillis par Pierre Cloutier

médiateur et arbitre en relations du travail

Dr Sami Aldeeb Directeur du Centre de droit arabe et musulman

http://sami-aldeeb.com/

Écrit par : Pierre NOËL | 14/01/2015

Monsieur le Président,
Tout d’abord, je tiens à exprimer mes sincères condoléances suite à la mort de citoyens innocents lors des récentes attaques terroristes à Paris.
Deuxièmement, je tiens à m’excuser auprès de Votre Excellence de ne pas révéler ma véritable identité. Après avoir lu ma lettre, vous comprendrez pourquoi des gens comme moi ont peur de révéler leur véritable identité.
J’ai décidé de vous écrire cette lettre après avoir entendu mon président, Mahmoud Abbas, déclarer [declare] que vous l’aviez invité à assister au rassemblement anti-terroriste à Paris dans le courant de la semaine [dernière].
Comme beaucoup de palestiniens, je vois la participation du président Abbas à un rassemblement contre le terrorisme et les atteintes à la liberté d’expression comme un acte d’hypocrisie – manière de faire qui n’est pas étrangère aux dirigeants de l’Autorité palestinienne.
En fait, de nombreux palestiniens ont failli tomber de leur chaise en voyant leur président au premier rang d’un rassemblement dans votre capitale, et d’une marche de protestation contre le terrorisme et les atteintes à la liberté des médias.
La participation du président Abbas dans cette manifestation est une insulte aux victimes des attaques terroristes. C’est aussi une insulte aux valeurs occidentales, dont la liberté d’expression et la démocratie.
Votre Excellence, moi-même et d’autres journalistes vivant sous le diktat de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie [Judée-Samarie] avons été les premiers à être offensés par l’invitation du président Abbas pour qu’il assiste à la manifestation anti-terroriste.
Manifestement, vous n’êtes pas au courant du fait que M. Abbas est personnellement responsable des sanctions subies par les journalistes palestiniens qui osent le critiquer ou exprimer leurs opinions en public. Bien sûr, Votre Excellence, nous ne pouvons vous reprocher de n’être au courant de ces attaques sur les libertés publiques parce que les médias grand public, y compris les journaux et magazines français, délibérément ferment les yeux sur ces pratiques. Chaque jour, nous voyons que les médias occidentaux ne se soucient pas de ces violations, à moins qu’elles ne soient commises par Israël.
C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, vous n’êtes probablement pas au courant des cas de plusieurs journalistes palestiniens qui ont été arrêtés et intimidés par les forces de sécurité du président Abbas au cours des dernières années. Oui, c’est ce même Abbas qui est venu à Paris pour exprimer ses condoléances pour l’assassinat brutal des journalistes de Charlie Hebdo.
L’exemple le plus récent de répression exercée par M. Abbas à l’encontre des journalistes palestiniens, s’est produit peu de temps avant que Votre Excellence ne lui téléphone pour l’inviter à Paris. L’affaire concerne ma collègue, femme, Majdolin Hassouneh, qui a été détenue pour « avoir tiré la langue« , ou insulté, le Président Abbas.
Votre Excellence, permettez-moi, je vous prie, de vous dire que vous êtes dans l’erreur la plus totale si vous avez jamais pensé que le président Abbas et son Autorité palestinienne sont tolérants envers la satire ou toute forme de critique. Et bien sûr, vous n’avez pas entendu parler de la décision de l’Autorité palestinienne d’annuler la seule émission satirique populaire sur la télévision palestinienne, [cancel the only popular satirical show] Watan ala Watar (Un Pays sur un fil).
Le spectacle a été supprimé d’autorité en 2011 parce que le président Abbas estimait qu’il avait « franchi la ligne » en se moquant des hauts fonctionnaires de Ramallah. C’est ce même Abbas qui est venu à Paris protester contre le massacre de la revue satirique Charlie Hebdo.
Et, Votre Excellence, si vous voulez une preuve supplémentaire de la répression du président Abbas sur la satire politique, vous pouvez demander aux comédiens palestiniens Abdel Rahman et Mahmoud Daher Rizek. Ces deux hommes sont actuellement en Jordanie parce qu’ils ont peur de rentrer en Cisjordanie [Judée-Samarie]. Non, Votre Excellence, ils n’ont pas peur de rentrer chez eux à cause d’Israël. Ils ont peur d’être arrêtés par les forces de sécurité du président Abbas, qui accusent les deux hommes de l’avoir insulté.
Le Président Abbas, Votre Excellence, devrait être la dernière personne à marcher en l’honneur des journalistes qui ont été massacrés en raison de leur œuvre satirique. Sa participation au rassemblement de Paris n’est pas seulement une insulte à la mémoire des journalistes tués, mais à tous ceux qui croient en la liberté d’expression et des médias.
Je tiens également à porter à l’attention de Votre Excellence que tandis que le président Mahmoud Abbas participait à la manifestation de Paris, un groupe de droits de l’homme publiait un rapport accusant l’Autorité palestinienne de « faire la guerre » aux étudiants universitaires en Cisjordanie [Judée-Samarie]. Selon le rapport, 24 étudiants ont été arrêtés au cours des dernières semaines par les forces de sécurité d’Abbas pour « des raisons politiques. »
Encore une fois, je suis sûr que Votre Excellence n’a pas entendu parler de la répression sur les campus universitaires parce que les médias occidentaux et les journalistes étrangers basés ici ne rapportent pas de telles histoires. Vous ne lisez et n’entendez parler de tels incidents que lorsque l’armée ou la police israélienne sont impliquées.
Je ne veux pas empiéter sur votre temps, Votre Excellence, en vous racontant le double jeu et l’hypocrisie du Président Abbas au sujet du terrorisme. Vous pouvez en savoir davantage en consultant Internet, pour voir de vos propres yeux, comment notre président tolère souvent les terroristes dont il glorifie les actes de terrorisme.
Vous pourrez même découvrir que notre président, qui va bientôt fêter son 80e anniversaire, est prêt à rester éveillé toute la nuit pour accueillir les palestiniens libérés de prison pour le meurtre de Juifs israéliens et pour avoir commis des attaques terroristes non moins graves que celles que votre pays a connues la semaine dernière.[ welcome Palestinians released from Israeli prison]
Vous découvrirez également, Votre Excellence, que notre président récompense aussi les terroristes en leur accordant des salaires mensuels et d’autres privilèges.[rewards terrorists]
Quelle serait votre réaction, Votre Excellence, si quelqu’un décidait de récompenser financièrement les familles des terroristes qui ont massacré des civils innocents à Paris?
Votre Excellence, peut-être est-il maintenant trop tard pour parler de votre décision d’inviter le président Abbas à cette manifestation anti-terroriste. Le mal est fait, en ce qui me concerne, moi et beaucoup d’autres palestiniens. La façon dont nous voyons les choses est la suivante: Le Président Abbas a de nouveau réussi à vous tromper, vous et le reste de la communauté internationale en se plaçant du côté des ‘bons’ dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme. Pire encore, le Président Abbas a réussi à créer la fausse impression qu’il se souciait de la liberté d’expression et de l’indépendance de la presse.
Sans aucun doute, des palestiniens comme moi, vont maintenant payer le prix fort, parce que le président Abbas se sent encouragé par sa participation au rassemblement de Paris. Le président Abbas va maintenant intensifier ses atteintes aux libertés publiques parce qu’il sait que la communauté internationale ne verra que des photos de lui marcher de conserve avec Votre Excellence et d’autres leaders mondiaux pour la défense de la liberté d’expression.
En étendant l’invitation au Président Abbas, vous avez créé des dommages aux palestiniens qui comme moi avaient espéré que quelqu’un – peut-être même un leader de votre qualité – pourriez dénoncer la dictature de l’Autorité palestinienne pour ce qu’elle est. La participation du président Abbas au rassemblement de Paris est un coup sévère porté à des gens comme moi qui sont véritablement opposés au terrorisme et à la répression de la liberté d’expression.
Votre Excellence, maintenant que le mal est fait, tout ce qui reste à des gens comme moi est de vous prier de prendre en compte tout ce que j’ai dit dans vos relations futures avec le président Abbas. Je vous en prie, n’hésitez pas à soulever ces questions avec le président Abbas la prochaine fois qu’il vous demandera votre soutien pour la création d’un Etat palestinien indépendant. Sinon, la France aura aidé à établir une nouvelle dictature arabe corrompue et répressive – une dictature qui glorifie et récompense des terroristes presque semblables à ceux qui ont commis les attentats de Paris.
Pour clore, Votre Excellence, j’espère que vous comprendrez maintenant la raison pour laquelle je crains vraiment de révéler mon identité.
Sincèrement vôtre,
Un journaliste palestinien sans NOM, ni VOIX

Écrit par : Corto | 14/01/2015

Une question qui se pourrait poser à François Hollande est celle de savoir comment un président garant de la laïcité peut être également chanoine d'honneur de la basilique de Saint-Jean de Latran!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 14/01/2015

Une dernière lettre.
A propos de mon bla bla bla religieux.
Sans avoir rien à justifier j'estime qu'il faut prévoir de nouvelles migrations, religieuses, cette fois, à l'intention de personnes de l'islam désireuses de se délivrer d'obscurantisme comme de barbarie. En "sortir"!
Avant le coran, il y eut la Bible; avant Mahomet Hillel puis Jésus de Nazareth lequel amputé de l'enseignement qui lui est propre figure en haute place dans le coran.
Les musulmans tenant aux valeurs de foi, d'espérance et de charité en choisissant une option chrétienne(quitte à chercher un autre nom que "chrétien", pour tous, en aucun cas cette fois, "identitaire"! trouveront accueil et joie de vivre tout en apportant leur dynamisme et talents.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 14/01/2015

Bien des questions sont à poser et pas qu'à Hollande. Des milliards de gens ont chanté les fables de la chrétienté en latins, sans avoir étudié -un -seul mot de cette langue morte. Les inféodés aux rois ont raconté n’importe quoi sur la vie de nos ancêtres et leurs typologies, avant et après le néolithique et la guerre entre les royautés ou chefs tribaux.

Très peu de chrétiens vont à la mosquée en connaissant la ou les langues pratiquées. Beaucoup de musulmans ne savent lire et écrire, leurs maîtres à penser leur racontent n’importe quoi, ils « croaent »

Très peu de gens ont eu la chance (?) de pouvoir étudier le "pourquoi des religions et leurs croyances" la plupart de ceux-ci sont induits en erreur par les fables religieuses. Les rois et leurs Z’amis intimes leurs prêtres et scribouillards se sont également accaparés du conscient et de l'inconscient humain et ce, dès la petite enfance. Il y a une confusion entretenue par les adeptes des royautés et leurs Z'amis frères et sœurs -siamois.

Ils ont inventé: "le parcours spirituel sans fondements et sans fonds" faisant croire qu'ils sont en contact avec un barbu au ciel et dans le même temps, ils ont fait croire qu'ils avaient -seuls la science infuse et les connaissances. C'est un des problèmes pour l'évolution humaine dans son idéal de vie; ce faisant, dans l'idéal de vie dont chacun à droit de construire en toute Liberté. Le cadre Laïque, tant décrié par les religions et leurs sbires, avec des lois bien élaborées pour l'organisation sociale, reste le meilleur qui soit actuellement.

La liberté de conscience imposée par les religieux et leurs sbires, diminue de beaucoup la Liberté de penser autrement. Ils ont piégé les ouailles les obligeant à faire référence à d'autres, ayant pensé dans leurs cavernes obscurantistes tout en écrivant bien pour certains, en parlant bien pour d'autres.

Dans les lieux de guerre des cultes (ou culte des gurrres) ça chante faux et ça raisonne encore plus faux.

On en a pas fini avec les violences.

Écrit par : Pierre NOËL | 14/01/2015

Vous me faites tous de plus en plus rire; si ce n'était pas aussi triste. On vient de pleurer deux massacres (17 victimes + 3 cinglés abrutis par des extrêmists. Au total, cela fait 20 français morts). Aujourd'hui, notre champion des commémorations et des discours de parler pour ne rien dire et surtout ne rien faire était à bord du porte-avions "Charles De Gaulle" en partance pour la zone de combat du Moyen-Orient. Ils vont faire quoi ces avions aux ordres des américains; Tuer quelques djiadists et massacrer combien d'innocents! La haine ne va certainement pas disparaître. Alors, croyez-vous vraiment que la France sera un jour capable d'avoir une société multi culturelles, multi racistes, vivant en paix et en harmonie. Dans le contexte actuel c'est impossible. Il faut changer les priorités, se débarrasser des minables qui nous gouvernent et abolir le surarmement. Il faut que des dirigeants vraiment sincères prennent la parole et expliquent les réalités comme elles sont. Quelqu'un ayant une grande sagesse et crédibilité comme le pape pourrait intervenir. Mais ce brave François, comme ses prédécesseurs ne le fera pas; il a trop besoin de ceux et celles qui vraiment gèrent le monde actuel. Conclusion: Nous courrons à toute vitesse vers l'ultime apocalypse. C'est ce que j'ai écrit sur un site du Vatican pour le Saint-Père. Il est peu probable qu'il le lise et réponde...

Écrit par : Jean-Claude Meslin | 14/01/2015

Vous faîtes une collection des timbres du vatican? Ils peuvent vous répondre juste pour celle-ci. De votre avis....Hum, amen.

Écrit par : Pierre NOËL | 15/01/2015

A propos de tout et n'importe quoi en fait de liberté d'expression, aux dernières nouvelles ce matin (TDG)15.01.2015: "De nouvelles menaces visent l'Europe. Le groupe Etat Islamique incite à "terroriser" les populations européennes: la France, la Belgique, l'Allemagne et la Suisse."

A Paris, en cours de seconde guerre mondiale, lorsque l'on entendait le bruit des bottes allemandes dans la rue on ne s'amusait pas à lancer des petites pierres (au parler, à l'oral ou à l'écrit "petites pierres" devenant "fions". Non! quand bien même de nuit on entendait le cri du "Vitrier!" à la Cocteau, on se gaffait.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15/01/2015

Le titre du sujet est aussi excellent que le sujet en lui-même.

Malheureusement, nous devons bien constater que la totalité des pays musulmans dont ceux que nous défendons avec nos impôts sont contre nos démocraties, la Laïcité et la Liberté en général. Certains de ces pays financent ce terrorisme venant de l'islam dont ma référence est le coran de médine et les autres écrits mortifères.

En résumé, les USA, l'Europe et les autres ont eu tord de croare qu'il fallait aller semer la démocrtie en Afghanistan, Irak et autres pays Africains. Plus de 1000 milliards ont été dépensé dans cette mascarade.

Il faudra bien en tirer les conclusions. Celles de Hollande et sa clique, celle de Sarkozy et sa clique, des gauchistes et leurs cliques, de la chrétienté et ses inféodés sont à mille lieues des écrits servant d'éducation aux musulmans. Si les musulmans sont victimes d'eux-mêmes nous risquons d'être les victimes de nos dirigeants.

Pourquoi continue-t-on dans l'erreur? Les pétro-dollars et les marchés sans compter les dessous de tables et les commissions doivent jouer un grand rôle. Les peuples doivent réagir et vite en virant les Hollande, Merkel, Obama etc, devenus les gens les plus dangereux alliés de l'islam.

Non croyants réveillez-vous, femmes du monde révoltez-vous, quant aux collabos, instruisez-vous de ce qui c'est passé après la dernière guerre mondiale, et lisez le coran et ses écrits mortifères, au lieu de raisonner et vous comporter comme des veaux ou des moutons.

Les mois prochains vont être à la hauteur de ce que les non croyants dénoncent, l'islamisation et la collaboration va encore nous coûter très cher.

A force de critiquer Zemmour, certains en ont attrapé des zemmouroïdes, en restant assis à ne rien faire. Ne nous trompons pas d'ennemis, même si on ne peut partager tout ce qu'il a écrit sur la France.

Écrit par : Pierre NOËL | 15/01/2015

Faut-il virer (si oui, dans l'urgence, comment?) les Hollande, Merkel et Obama? Que décident-ils eux-mêmes sans en référer à d'autres?
Les dirigeants, question mentalité, nous sont-ils étrangers?
Merkel. selon les apparences, simplement, mais aussi en partie en réalité, Merkel quelqu'un qui aime bien jouer à faire sa "grande commandeuse", avec talent, notons-le: s'il y a quelqu'un présentement, qui lui ressemble, qu'il, qu'elle se lève!
Donc éliminer ce qui déçoit est une solution de facilité (le Grand Mufti de Jérusalem, le Grand Rabbin de France le redisait hier à Cdans l'air, trouvant qu'il arrivait trop de ces individus juifs offrit avec ardeur ses services aux forces de l'axe pour en éliminer le plus grand nombre. Eliminer, sans scrupule. Licencier, sans scrupule.
Ne pas bouder les titres: un Grand Mufti de Jérusalem/un Grand Rabbin de France...?!

Les "femmes du monde", levez-vous! Les femme du monde, lesquelles?
Monde universitaire, ouvrier, mondaines?
Les heures de lever sont-elles les mêmes ou tôt pour les ouvrières, tard pour les mondaines? Modes d'expression... du bras d'honneur à la mèche enroulée, fin sourire, gros mot... de la fin?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 16/01/2015

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/af79f866-9d8f-11e4-aa73-0eb920ec942b/Rony_Brauman_Ce_quil_y_a_de_non_Charlie_en_moi

Rony Brauman: «Ce qu’il y a de non Charlie en moi»

PAR RONY BRAUMAN
Je suis Charlie, je ne suis pas Charlie. Le Charlie en moi est accablé par l’assassinat de figures familières, chantres de la grivoiserie et de la dérision, il est bouleversé par la mort de ces bouffeurs de religion dont l’outrance et le mauvais goût rigolards étaient la marque de fabrique.
J’ai grandi avec eux depuis l’époque d’Hara Kiri et l’horreur de leur disparition me laisse un goût de cendres. Une horreur qu’amplifient encore la froide exécution des otages de l’épicerie casher et celle des policiers. Mais nous sommes ainsi faits que des sentiments distincts et même contradictoires coexistent en nous, se partageant notre esprit, et c’est de ceux-là que je veux parler ici.

Si l’exaspération que je ressens au vu de certaines des réactions n’éteint pas mon émotion, elle m’a retenu de rejoindre les défilés républicains de ces derniers jours, bien que je me reconnaisse sans la moindre hésitation dans nombre de marcheurs qui manifestent leur solidarité avec les victimes.

Le non-Charlie en moi se souvient que le dessinateur Siné en fut expulsé sans ménagement, sur une accusation infamante car injuste d’antisémitisme. C’est à ce moment, d’ailleurs, que j’ai cessé d’en être lecteur. Rappeler cet épisode en un moment si tragique n’est en rien fournir une excuse oblique aux tueurs mais inviter à quelques réflexions sur les «valeurs» que les terroristes veulent détruire.

Droit au blasphème

Je rejoins volontiers tous ceux qui considèrent le droit à l’outrance et au mauvais goût comme des marqueurs de liberté; mais sous la condition expresse qu’ils soient appliqués à tous, faute de quoi se profilent des hiérarchies dans la satire qui en pervertissent le sens. En attaquant Charlie pour «venger le Prophète», ces impitoyables «justiciers» ne s’en prenaient pas à la liberté, que bien d’autres cibles pouvaient incarner, mais au droit au blasphème, ce qui n’est pas la même chose. Pas la même chose, vraiment? Si, certainement, dans l’imaginaire républicain moderne à la française, comme l’attestent de nombreuses réactions qualifiant de «lâches» ou «hypocrites» les journaux anglo-saxons qui ont flouté les couvertures de Charlie brandies par des manifestants français.

Ceux qui tiennent ces propos font de l’insistance à republier les caricatures de Mahomet un acte de résistance, un geste de liberté. L’abolition du délit de blasphème, disent-ils en substance et avec raison, implique le droit à être de mauvaise foi, blessant. C’est également mon avis et c’est notamment pourquoi je suis opposé à toutes les lois mémorielles, lesquelles ne peuvent instituer qu’une hiérarchie de la souffrance, irrecevable par ceux qui s’en trouvent abaissés.

Comme d’autres, je me sens blessé par les faussaires de l’Histoire, mais je ne peux tenir ce sentiment pour le fondement d’un délit, qu’il s’agisse du génocide des juifs ou d’autres tragédies du passé. Or la loi Gayssot, en pénalisant la mise en doute et même l’irrévérence à l’égard de la Shoah, réintroduisait de fait un délit de blessure symbolique et de blasphème. Sûrs de leur bon droit à punir une catégorie de profanateurs et une seule, les voltairiens évoqués plus haut n’en semblent guère indisposés.

Ce qui apparaît comme un impératif moral ici est, bien entendu, perçu ailleurs comme une restriction de liberté, tant il est vrai que les contours de l’intolérable, loin d’être un absolu, varient selon les lieux et les moments et qu’il ne suffit pas de les proclamer universels pour qu’ils le deviennent. C’est aussi sous cette lumière-là que l’on peut examiner, avant de le condamner pour collaboration avec l’ennemi, le refus de publier à nouveau les fameuses caricatures initialement parues dans un journal d’extrême droite danois ou d’autres du même tonneau.

Rhétorique d’intimidation morale

Constatons en tout cas, pour ce qui concerne notre pays, que la rhétorique d’intimidation morale dont l’«affaire Siné» fut une illustration parmi bien d’autres contraste singulièrement avec le droit largement utilisé de mettre à mal d’autres sacrés, comme en témoigne notamment l’omniprésence médiatique d’Eric Zemmour et de Michel Houellebecq. Si d’authentiques défenseurs de la liberté se regroupent sous le drapeau «Je suis Charlie», sous ce même drapeau «Je suis Charlie» (mais non du fait des journalistes de Charlie, je le précise) surgit la figure basanée d’un ennemi intérieur, résonnent des discours martiaux sur la «guerre au terrorisme» et la nécessité d’un Patriot Act.

Ce n’est pas manquer de respect aux victimes et à leurs proches, ni contester l’existence d’une menace terroriste que de s’en inquiéter. Et pas uniquement pour des raisons morales mais aussi et surtout parce qu’ils obscurcissent la réalité plutôt qu’ils ne l’éclairent, comme on l’a vu aux Etats-Unis et au Moyen-Orient sous la calamiteuse présidence George W. Bush.

Olivier Roy a indiqué dans ces colonnes (Le Monde daté du 10 janvier) pourquoi les appels lancés à la «communauté musulmane» à condamner le terrorisme islamiste étaient déplacés, contradictoires dans les termes et contre-productifs dans leurs effets.

Demandons-nous avec lui s’il faut inclure dans ces appels Lassana Bathily, l’homme qui a mis à l’abri les otages de l’épicerie casher de Vincennes et remis les clés du rideau de fer à la police, ou encore Ahmed Merabet, le policier abattu devant le siège de Charlie. Leur patronyme signale leur origine religieuse. Ils ne sont ni moins ni plus musulmans que les frères Kouachi, ils se sont comportés héroïquement. Saluer leur courage est aussi une façon de rendre hommage aux victimes de la terreur islamiste.

Rony Brauman a publié Pour les Palestiniens (Autrement, 2014).

Rony Brauman est ancien président de Médecins sans frontières et professeur de relations internationales à Sciences Po Paris

Écrit par : LeTemps | 16/01/2015

Les femmes du monde doivent se lever contre l'islam qui les rangent, dans les écrits et les comportements, dans des casiers à poules pondeuses pour une bonne partie d'entre elles:

"Comme ailleurs dans le monde musulman, la Une de l’hebdomadaire satirique publié il y a deux jours, avec sa caricature de Mahomet, a provoqué l’ire des Pakistanais. Jeudi, le Parlement avait adopté à l’unanimité une résolution condamnant la publication de ce dessin, estimant que la liberté d’expression ne doit pas servir à heurter les croyances religieuses.

Le blasphème est sévèrement puni au Pakistan. Insulter le prophète Mahomet y est passible de la peine de mort.

Mardi, une cinquantaine de manifestants s’étaient aussi rassemblés à Peshawar pour rendre hommage aux auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo. Des « héros », « morts en martyrs » pour « faire cesser le blasphème », selon eux.

http://www.rfi.fr/

Les religions ont été inventées par des hommes rois pour des hommes rien de plus.

-Le -débat -sur -l'islam -et -ses -écrits doit continuer, car, tous les dirigeants des occidentalopithèques sont dans le déni de la réalité. Ils mentent ou ils sont idiots. Ce faisant, ils sont devenus dangereux pour l'avenir de l'Occident autant que les monarchies.

En Suisse, tout va très bien......

Écrit par : Pierre NOËL | 16/01/2015

Les femmes féministes des années 70 luttant pour leur statut ne se sont jamais levées "contre" les pouvoirs en place mais elles les ont rencontrés, elles les ont fréquentés

pour ne pas dire dragués.

Écrit par : anguillesousroche | 16/01/2015

Je suis belge !

Décidément tout s'inverse, encore quelques jours, et ce seront les belges qui vont se foutre de la gueules de français ?!?!

ça fait peur, cette histoire belge !

Ou bien, ils ont du se planter, ou alors, ils ont du faire des amalgames, ou encore, les p'tits gars de Vervier, ils n'avaient pas été reçu à l'Elysée par Sarkozy, avaient-ils aussi laissés leurs cartes d'identités trainer, je sais plus, à l'aide !!!

Il n'y a plus beaucoup de Charlot qui osent encore dire "je suis français" !!

Écrit par : Corto | 17/01/2015

Par contre, cette fois en réponse au prophète humoriste "Charlie", des centaines de millions de musulmans ont trouvés, tout fait spontanée, la maxime à ce slogans et c'est : Je suis Mohamed" !

Charlie, Mohamed, deux sortes d'humours pas très compatibles !

Écrit par : Corto | 17/01/2015

Au temps des Pharaons, les rois et leurs traîtres de prêtres connaissaient parfaitement la dangerosité des femmes au travers du sexe. Les Harems ne sont que le reflet des comportements des chefs tribaux avant eux, celles-ci étaient chassées au même titre que d'autres animaux intéressants.

Les typologies des femmes à fait l'objet de nombreuses observations par les royautés mais surtout par leurs prêtres, qui sont en fait les premiers manipulateurs de tous les temps. Ils ont même trahit leurs rois-dieux Pharaons c'est dire.

Aujourd'hui, celles-ci gardent en elles ce côté "félin" alors que les hommes, pour une majorité sont de bons mammifères assez maléables, carnivores mais de moins en moins dominants.

La musulmane mettra du temps à s'émanciper du concept de leurs hommes, tenues sous peine de sévices divers et variés comme la peine de mort par lapidation, de se conformer aux traditions ancestrales. Le coran de Médine est celui qui est en vigueur, mais peu de femmes le savent, les hommes en connaissent le principal: la domination et l'expansion de l'islam.

Lorsque le débat sur l'islam sera bien entammé, le débat sur les divinités inventées par les rois aura également des conséquences. D'ici là, d'autres fléaux attendent l'humanité et ses croyances débiles, elles aussi sont bien présentes.

Il ne suffit pas de prêcher le merveilleux ou la mort pour faire évoluer l'humanité. Les femmes se servent de l'amour comme les hommes se servent des leurs écrits selon les cas......

Nos enfants inventeront peut-être une Culture Humaine dans un idéal de vie autre que celui des religions, sans spiritualité, sans croyances et rituels débiles, bizarres, avec d'autres rêves et ambitions. Vouloir dominer la planète en privilégiant la mort au nom d'une religion d'Homos sapiens sapiens, c'est loin d'un idéal de vie, même pour les femmes.

Islam-info c'est ici:

http://www.blog.sami-aldeeb.com/

Écrit par : Pierre NOËL | 17/01/2015

Juste sachez que les musulmans ne ferons pas de compromis, leur projet est de s'emparer de ce qu'ils sont incapable de faire eux-mêmes et ils marquent des points dans la "paix et l'amour" du prochain selon les diatribes du pape !!

Les prochains attentats seront des attentats à grande échelle !

D'ailleurs le tunnel sous la manche a été fermé, il se serait agis d'un petit incendie dans un camions traversant sens France-Angleterre !

Alors pourquoi des hélicoptères de l'armée et des centaines de militaires cotés anglais à la sortie du tunnel ?

Écrit par : Corto | 17/01/2015

Niger : 8 églises incendiées, les livres de culte piétinés et recouverts d'excréments !

5 chrétiens tués dans la foulée, selon les médias officiels, une quarantaine selon d'autres canaux. C'est à dire, par exemple, les médias français expriment le nombre de victime au quotidien afin d'éviter de faire apparaitre des chiffres trop choquants, donc 5 hier et 5 aujourd'hui !

Écrit par : Corto | 17/01/2015

En remerciement de sa visite à Paris, Abbas a fait un petit signe à la France :

Le centre culturel français de Gaza a été la cible d’une attaque nazislamiste dans la nuit de vendredi à samedi. Des menaces ont été proférées à l’encontre des journalistes du journal satirique français Charlie Hebdo.

« Vous irez en enfer, journalistes français », pouvait-on lire samedi matin sur le mur du centre culturel français, fermé après avoir été visé par deux explosions revendiquées par des islamistes.

Écrit par : Corto | 18/01/2015

Et ils ont chanté l'international à l'enterrement de Charb!
C'est bien, ça!, de se revendiquer "charlie" et poursuivre dans cette voie, du moment que se sont des Autres....ailleurs.....qui paient!

le nazional-sozialisme, en plus dur encore, cela me rappelle quelque chose de bien noir.
Les temps qui s'annoncent sont bien sombres, faudrait se réveiller les amis, et ouvrir grand les yeux!

Écrit par : Corélande | 18/01/2015

Les poings levés !!!

Ils lèvent les poings dès que les massacres commencent !!

Signe de victoire !!!!!!!!!!

Combien sont-ils dans le gouvernement français !

Oui Corélande, ça rappel des épisodes très sombres, cependant, ils vont s'entretuer, la gauche et l'islam ne feront pas long feu, là ils profitent de la présence de l'imam général en chef ; Barack-Hussein !!

Comme il avait été en personne bénir les canons du 3ème reich, la version 2015 annonce que l'islam est une religion de "paix" !

Tout est en place, mais je vous le répète, ça ne prendra pas, ils se sont casser en 4 pour rien !

Les polices française avaient arrêté 5 suspect dans les 3 jours suivant les attentats, ils sont tous libres dans la nature, alors ils ont arrêtés 12 autres suspects pour couvrir la libérations en catimini des 5 premiers !

Eh bien oui, il faut évité que ça cause, les crétins des services français ne sont en fait que de médiocres bureaucrates imbus et arrogants !

Nous le verrons que tout est ploté depuis les bureaux des ministères français !

Écrit par : Corto | 18/01/2015

Au fait, où en sont les plaintes de la TdG et RTS contre CS Enquetes pour hacking ?

Écrit par : Corto | 18/01/2015

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