04/12/2014

La révolte des patrons et les mauvais choix de François Hollande

 

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Lundi, les patrons des petites et moyennes entreprises françaises (PME) défilaient dans les rues de Paris et de Toulouse pour exprimer leur révolte. « Notre économie va mal. Elle est bridée par trente  années d’une politique qui a progressivement étouffé les entreprises de toutes tailles par une accumulation de charges, de contraintes, de taxes et de sanctions », a expliqué Jean-Eudes Du Mesnil du Buisson, délégué général de la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises), aux médias.

 

Le lendemain, le nouveau ministre de l’Economie Emmanuel Macron, fustigeait Pierre Gattaz, le dirigeant du Medef – syndicat qui défend, en premier lieu, les grandes entreprises – en l’accusant d’avoir fait capoter le fameux Pacte de responsabilité concocté par le président François Hollande… à l’instigation de ce même Gattaz.

Aux termes de ce pacte, chaque branche professionnelle devait engager des négociations entre représentants des salariés et des patrons, afin de prévoir les contreparties à apporter par les entreprises aux 40 milliards d’euros de baisses de charges qui leur ont été consenties. Contreparties qui auraient dû se traduire en embauches. Or, seuls deux accords de branche ont été signés pour le moment.

 

François Hollande s’est donc fait rouler dans la farine par le « patron des patrons » qui a obtenu ce qu’il voulait sans exécuter ses promesses.

images.jpgPourtant, il avait fait fort, le Gattaz, qui arborait fièrement son insigne affirmant que ce pacte allait créer « un million d’emplois » (voir photo). C’est ce qu’on appelle la pensée magique. Comment créer un million d’emplois grâce à un pacte de cette nature ? Les emplois arrivent quand la croissance est là. Sans croissance, vous pouvez pondre tous les pactes possibles, imaginables et même inimaginables, aucune entreprise n’embauchera.

 Le plus étonnant et que le président socialiste – qui n’est pas un benêt – se soit laissé embarquer dans cette aventure qui le coupe de son électorat.

 

Vilipendé par les petits patrons et dupé par les grands, François Hollande ne sait décidément pas négocier avec le patronat. Il aurait pourtant pu s’inspirer de son propre programme de candidat en 2012 ! « Je ferai des PME une priorité » proclamait-il. C’est avec elles et leurs représentant qu’il aurait dû prendre langue en premier lieu et non avec le Medef de Gattaz, représentant des grosses pointures économiques dont le principal souci est d’échapper au fisc de leur pays. Car les petits patrons et les artisans ne peuvent guère, eux, s’évader dans les paradis fiscaux pour y faire bronzer leur trésorerie. Surtout, les petites boîtes et les moyennes entreprises constituent d’importants « gisements d’emplois », pour filer la pétrométaphore en honneur dans les médias.

 

Le Plouc s’échine à répéter à ses confrères parisiens que, non, ce ne sont pas ses grandes banques internationales qui font la prospérité de la Suisse, mais son tissu dense de PME – 99% des entreprises helvétiques, employant les deux tiers des salariés – qui interviennent dans les secteurs les plus pointus.

Pour cela, il faut les laisser se concentrer sur leur cœur de métier au lieu de les accaparer, comme en France, dans des travaux bureaucratiques. Les PME  sont moins opposées aux impôts qu’on ne le pense, dans la mesure où elles savent bien que les commandes des pouvoirs publics et, surtout, la formation professionnelle[1] ne tombent pas du ciel. C’est donc elles que François Hollande et Manuel Valls aurait dû caresser dans le sens du poil, plutôt que de se lancer dans déclarations d’amour aux patrons lors des congrès du Medef.

 

Jean-Noël Cuénod



[1] C’est d’ailleurs ce qui manque à la France, notre bon vieil apprentissage et nos deux joyaux que sont les Ecoles polytechniques fédérales de Zurich et Lausanne.

 

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Commentaires

Le gouvernement français est trop lié aux "grosses entreprises qui font la fierté de la France" (dixit Ayrault). Il l'est immortellement, parce qu'il se sert de ces entreprises à échelle nationale pour s'imposer à l'étranger. Comme effectivement la richesse du peuple vient des PME, la vérité est que le gouvernement français sacrifie constamment le peuple à la Nation. Les calomnies lancées contre la Suisse participent de l'hallucination consistant à faire croire que ce qui est bon pour la Nation est bon pour les individus.

Écrit par : Rémi Mogenet | 04/12/2014

Pas graaave! Tant que le premier ministre fera fermer la gueule de M'bala M'bala tout ira bien. N'est-ce pas?

Écrit par : Kasperle | 04/12/2014

« Le Plouc s’échine à répéter à ses confrères parisiens que, non, ce ne sont pas ses grandes banques internationales qui font la prospérité de la Suisse, mais son tissu dense de PME – 99% des entreprises helvétiques, employant les deux tiers des salariés – qui interviennent dans les secteurs les plus pointus. »

Mais bien sûr que les banques avec son secret bancaire est le secret de la prospérité suisse. Grâce au secret bancaire et tout le flux d’argent de toute la planète entière (argent de la grande criminalité, de nombreuses dictatures de par le monde, de l’évasion fiscale) le franc, la monnaie suisse s’est énormément évalué pendant des décennies, ce qui a permis d’engager plein de main d’œuvre venant des pays européens pour s’occuper de tâches lourdes et ingrates et qu’en grande partie a construit les infrastructures du pays. Pendant ce temps les Suisses ont pu s’atteler et intéresser à leur éducation et à des autres activités plus gratifiantes et lucratives. CQFD.

Écrit par : Luca | 04/12/2014

Le colbertisme est solidement ancré à l'ADN économique de la France, vouloir le combattre c'est s'attaquer aux clichés, autant dire un châtiment de Sisyphe ...

Voir à ce sujet l'interview que Jean Peyrelevade a récemment accordé au "Temps" :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/4ca79b3a-3e94-11e4-a188-24a047c27404/En_France_l%C3%A9conomie_est_per%C3%A7ue_comme_%C3%A9tant_au_service_de_lEtat

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 04/12/2014

si analyse côté sentimental, je ne peux que rejoindre Jean d'Hôtaux évoquant le colbertisme.. effectivement, car si

Hollande ne s'est pas départi de la constit de la Ve République, malgré ses promesses de campagne

il reste collé au colbertisme & affaires, cristallisés par ses prédécesseurs

que de faiblesses
qui vont continuer de coûter tant de forces vives, à combien de générations futures
- énergie, coût du nucléaire, coûts des catastrophes naturelles, primes d'assurances augmentées à outrance, taxes de solidarité déjà imposées ne suffisant pas
- social, chômage, non emploi, associations dont les bénévoles font le job de professionnels
- médical, recherches & développement non financés
- impôts s/revenus ne suffisant pas pour couvrir les intérêts de la dette de l'Etat
- TVA à 20% ne suffisant pas pour amortir les paiements de l'Etat
- emploi aux 35h min. ne suffisant pas pour payer logement + vivre

Forcément ça casse: quand moins de postes d'emploi pour plus d'habitants sans formation

ce qui est le futur de Genève, enclave entre le 01 et le 74, où les français s'évertuent à en vouloir plus des contribuables genevois

(cf. l'hebdo 74 : "Genève, vue par ceux qui l'utilisent"; "Un grand Genève qui reste à s'approprier").

Écrit par : pierre à feu | 04/12/2014

Quand le ministre de l'économie d'un pays déclare en directe que "plus il y a d'inflation, plus le pouvoir d'achat augmente", en plus sans que ces détracteurs ne réagissent, il faut se poser des questions, surtout que la France a dépassé le stade de l'inflation, de la déflation pour arriver au stade de la désinflation, que faire ?

Écrit par : Corto | 04/12/2014

Hollandouille n'est qu'un président de région d'une Europe déboussolée, fraternisant avec les royautés sanguinaires en collaboration avec la chrétienté, rien de plus. Ah si, il est énarque comme beaucoup de médiocres.

Plutôt d'accord avec lucas. Cela n'enlève rien au savoir faire Suisse.

Une petite histoire pour se réveiller source; "Quotidienne de la croissance"

.../...

Mercredi 3 décembre 2014


"Le jour où ils viendront prendre votre or (et vos billets de banque)
Jim Richards

Lorsque je me suis réveillé ce matin, dimanche 13 octobre 2024, après une nuit agitée, j'ai découvert que le mini-capteur pas plus gros qu'un insecte implanté dans mon bras était déjà en éveil. On appelle ça une "puce". Depuis 2022, les citoyens ont l'obligation d'en porter une pour pouvoir accéder aux soins de santé nationaux.

La puce a su, d'après le contrôle biométrique qu'elle exerce sur les fréquences d'ondes de mon cerveau et la rapidité de mouvement de mes yeux, que je n'allais pas tarder à me réveiller. Elle était déjà à pied d'oeuvre, en train de lancer les systèmes, y compris la cafetière. Je sentais l'odeur du café qui coulait dans la cuisine. Les écrans d'information à l'intérieur de mes lunettes panoptiques s'allumaient déjà devant mes yeux.

Des images des dirigeants mondiaux apparaissaient à l'écran. Ils faisaient l'éloge du bon état de santé de leur économie et de l'avènement de la paix dans le monde. Ils expliquaient que les citoyens devaient travailler selon le Plan de croissance du nouvel ordre mondial afin de maximiser la richesse pour tous. J'avais beau savoir que c'était de la propagande, je n'ai pas pu m'empêcher d'écouter. Le fait de retirer ses lunettes panoptiques est très mal vu par les comités de surveillance des quartiers. Notre "puce" exerce un contrôle sur tous les fronts.

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Je m'intéresse de près à l'économie et à la finance et ce, depuis plusieurs dizaines d'années. Je me suis présenté aux autorités centrales en tant qu'historien économique et elles m'ont donc, au nom de la sécurité économique nationale, donné accès à des archives et informations généralement interdites au grand public.

Mon travail n'est désormais plus qu'historique, car les marchés ont été abolis après la Panique de 2018
Mon travail n'est désormais plus qu'historique, car les marchés ont été abolis après la Panique de 2018. Les autorités n'en étaient pas à leur premier coup d'essai ! Leur but était de fermer "temporairement" les marchés pour faire stopper la panique, mais une fois les marchés fermés, il n'y a pas eu moyen de les rouvrir sans que la panique ne recommence.

Aujourd'hui, les investisseurs n'ont plus aucune confiance dans les marchés. Tous réclament la restitution de leur argent. Les autorités ont commencé à avoir recours à la planche à billets après la Panique de 2008, mais cette solution a cessé de fonctionner en 2018. Sans doute à cause de la trop grande quantité de billets imprimés en 2017, sous le QE7. Lorsque la panique a gagné les marchés, on a considéré que la monnaie ne valait plus rien. Les marchés ont donc tout simplement fermé.

Entre 2018 et 2020, le groupe des 20 grandes puissances, le G20, a aboli toutes les devises, à l'exception du dollar, de l'euro et du ruasie
Entre 2018 et 2020, le groupe des 20 grandes puissances, le G20, a aboli toutes les devises, à l'exception du dollar, de l'euro et du ruasie. Le dollar est devenu la monnaie locale en Amérique du Nord et du Sud, tandis que l'Europe, l'Afrique et l'Australie ont adopté l'euro. La seule nouvelle devise, c'était le ruasie -- une combinaison d'anciennement le rouble russe, le yuan chinois et le yen japonais -- qui est devenu la monnaie locale en Asie.

Il existe également une nouvelle monnaie internationale, mais son utilisation est réservée aux transactions entre pays : les citoyens ordinaires utilisent le dollar, l'euro ou le ruasie pour leurs opérations de tous les jours. La "devise fantôme" sert également à libeller les prix de l'énergie et constituent un repère pour la valeur des trois monnaies locales.

C‘est la Banque centrale mondiale, anciennement le FMI, qui gère le système de cette devise sous la houlette du G20. Les taux de change étant fixes, il n'y a plus de marché des changes.

Confiscation des biens personnels et société sans espèces
Tout l'or du monde a été confisqué en 2020 et placé dans une chambre forte à l'épreuve des bombes nucléaires, creusée dans les Alpes suisses. Cette planque en pleine montage avait été libérée par l'armée suisse et mise à disposition de la Banque centrale mondiale à cet effet. Toutes les nations du G20 y ont déposé leurs réserves d'or. Tout l'or des particuliers a été saisi de force et ajouté à la chambre forte en Suisse. Toutes les mines d'or ont été nationalisées et leur exploitation a été suspendue pour des raisons environnementales.

Le but de cette manoeuvre n'était pas de détenir de l'or pour adosser les devises, mais de le retirer complètement du système financier afin qu'il ne puisse jamais plus être utilisé en tant que monnaie. Le négoce d'or a donc cessé suite à l'interdiction de produire, d'utiliser et de posséder de l'or. Ainsi, le G20 et la Banque centrale mondiale ont la main mise sur les seules formes d'argent existantes.

Lorsque les investisseurs et citoyens s'en sont rendu compte, il était trop tard. Si l'or était le meilleur moyen de préserver sa richesse entre 2014 et 2018, il a fini par être confisqué car les élites au pouvoir savaient qu'il ne pouvait pas être toléré. Ils ont commencé par éliminer les espèces en 2016, puis ils ont supprimé plusieurs devises ainsi que les actions en 2018. Est ensuite arrivée l'hyperinflation de 2019, qui a réduit à néant la plupart des richesses, suivie de la confiscation de l'or et du socialisme numérique en 2020.

Les plus chanceux ont pu acheter de l'or en 2014 et surtout ont pu le revendre lorsqu'il a atteint les 40 000 $ l'once en 2019. A cette époque, l'inflation était hors de contrôle et les élites au pouvoir savaient que toute confiance dans les monnaies-papier était perdue. Le seul moyen de rétablir le contrôle de la monnaie était de confisquer l'or.

Ceux qui ont vendu au plus haut ont pu investir dans un plan de secours, dont vous découvrirez tous les détails dans ma lettre, Intelligence Stratégique : il suffit de cliquer ici.

Par contre, ceux qui n'avaient jamais possédé d'or avant ont vu leurs économies, leurs retraites, leurs pensions et leurs polices d'assurance tomber en poussière dès que l'hyperinflation a commencé."

Ce n'est que de la science économique fiction.....

Écrit par : Pierre NOËL | 05/12/2014

Pierre, ce scénario est optimiste, c'est déjà le califat sur la moitié des territoires encore un peu développés de ce qu'il reste de cette "Europe" !

En 2024, les puces qui rongerons les cadavres des démocrates "européens", seront bien de vraies puces, les mêmes qui fréquentent les rats et les gauchistes !

Tiens, les gauchistes, ils seront en 2014, à la tête de l'amitié socialo-islamiste, le dernier vestige toléré par les imams.

A savoir, ils ne tuerons pas les femmes et elle seront bien encadrées, comme le prophète le préconise, consommable à partir de 9 ans, comme les fillettes des mariages collectifs gazaouis soutenus par le sénat fronçais !

Écrit par : Corto | 05/12/2014

Une crèche dans une mairie en Vendée a été démontée de toute urgence en vertu d'un décret préfectoral !

Plus de 6'000 communes françaises ne décorerons pas leurs rues et places avec des sapins, les guirlandes sont encore tolérées, provisoiement. Taubira insiste, la France est un état laïque et il ne faudrait pas heurter la sensibilité des musulmans !

Nous sommes en 2014

Écrit par : Corto | 05/12/2014

Le Plouc qui donne le sentiment de savoir ce qu'il dit écrit que "ce qui assure la prospérité de la Suisse est son tissu dense de PME (99% des entreprises helvétiques).
Pourquoi ne pas envisager une démarche solidaire d'entraide par suggestions d'un pays prospère à un autre pays qui semble une fois pour toutes dépassé par les événements... beaucoup plus que dirigé par des andouilles (tellement facile d'insulter!
Insulter, tellement facile

Guider, orienter, réorienter "être avec"! plutôt qu'hypocritement sous prétexte de ceci ou de cela se fiche de la figure d'autrui, se marrer... au fond ... du malheur d'autrui s'en divertir, non?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/12/2014

La Suisse connaît l'échec d'une assurance maladie entreprise commerciale quand la médecine est science et art mais la Suisse a réussi une confédération entre cantons. Pourquoi la Suisse ne lancerait-elle pas l'idée, une nécessité, en réalité, d'un confédération cette fois non plus entre cantons mais entre pays dans le respect des différences et des libertés?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/12/2014

"Ce n'est que de la science économique fiction... mais, si les prophètes existeraient pour de bon quelles seraient les formes d'expression qu'ils choisiraient pour annoncer leurs prophéties?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 07/12/2014

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