21/10/2014

TENIR

 

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Sous le soleil une volée de cloches

Secoue la poussière des chemins

Au loin tu passes vraie comme un mirage

Je ne t’attendais plus et te voilà

Tache de fraîcheur sous le ciel sec

Tu es à portée de voie T’appeler

T’appeler toutes affaires cessantes

Vers toi courir comme un enfant ému

Un mur te dérobe et me voilà nu

Mes yeux ne savent plus te chercher

 

 

                       Dans le ciel le vol d’une hirondelle

                       A gravé le signe de la perte

                       Pour m’inciter à la défaite

                       Il n’y a pas de drapeau blanc

                       Et je crache au ciel

                       Bénédiction

                       Colère sainte

                       Je reprends

                       Mes yeux

                       Toi

                       Toi

                       Enfin

                       Sur le mur

                       En équilibre

                       Les bras grands ouverts

                       Lançant des éclairs de rire

                       Sur l’armée des hommes gris

                       Ton soleil brûle mes yeux

                       Dans mes veines le souffle du feu

                       Et voilà mon corps revêtu de joie

 

 

Jean-Noël Cuénod


                                     ****     ****      *****

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- Circonstances

 

- Le Goût du Temps (Prix Festival Rilke 2012)

 

Disponibles sur les sites FNAC, Amazon,

 

 - Matriarche (Editions Editinter Paris)

 

- Liens (Editions Editinter Paris)

 

- Amour Dissident (Editions Editinter Paris. Coécrit avec Christine Zwingmann - Médaille du Sénat).

 

 

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Commentaires

Nous sommes heureux, Jean-Noël Cuénod, en ce poème de vous sentir heureux.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/10/2014

C'est un faux compliment car vous n'avez rien pigé Myriam; moi non plus, mais vu l'heure, (2 h 20 du matin) c'est normal.

En tout cas, c'est beau à lire.....

Écrit par : Pierre NOËL | 22/10/2014

Un faux compliment en aucun cas, Pierre NOEL d'abord parce qu'il ne s'agissait pas d'un compliment mais d'un ressenti. Un compliment c'est: "bravo"!
Un ressenti à la lecture de ce poème.
Vous ne m'ôterez pas de l'idée que ce poème est, ne serait-ce que pour un instant, un Chant à la Joie ("Et voilà mon corps revêtu de joie") et, Pierre NOEL, lorsqu'il s'agit de ressenti il n'y a pas à nier ou dire que l'autre n'a rien "pigé" puisque, précisément, il s'agit de ressenti (le ressenti peut provoquer un "tressaillement", le compliment, un "applaudissement". En revanche, Pierre NOEL, il peut être positif pour vous de vous interroger sur la raison réelle de vos deux lignes sur mon prétendu "faux compliment"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 22/10/2014

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