29/05/2014

Les amanites blondes et le grand vertige (Les Jeudis du Plouc)

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Tout s’écroule. Devant nos pas, un grand vide s’ouvre. Un grand vide sans fond. Fascinés, nous chutons. Affolés, nous nous tentons de nous accrocher aux branches. Des branches situées à main droite (extrême). Certains pays, comme l’Allemagne, semblent épargnés, en raison de leur bonne santé économique. Mais pour combien de temps ? D’ailleurs, la prospérité du Danemark et de la Suisse n’empêche nullement leurs partis nationalistes de s’imposer.  Car la cause du mal n’est pas qu’économique. Il n’y a que François Hollande pour croire qu’en faisant baisser le chômage ­–  la France en est bien loin ­– on éradiquera ipso facto le nationalisme. Ou plutôt les nationalismes, tant ils paraissent divers dans leurs origines et leurs programmes.

 

Les partis nationalistes n’ont pas surgi dans la forêt comme champignons après l’ondée. C’est toute la forêt qui s’est effondrée, laissant apparaître les amanites blondes, genre Marine Le Pen et Geert Wilders. Cette forêt était constituée par les partis qui privilégiaient la raison plutôt que l’émotion.

 

Ces partis de la raison étaient constitués de deux grandes familles : le libéralisme et la social-démocratie. C’est de leur camp respectif que l’un et l’autre ont subi les premiers coups, ceux qui leur ont causé des dégâts irréversibles.

 

L’infernal couple anglo-saxon Reagan-Thatcher a détruit, au nom du libéralisme, ce qui constituait un élément fondamental dudit libéralisme, à savoir la régulation. Le libéralisme avait pour principe de ménager le plus possible d’espace à la liberté d’entreprendre et prônait la libre concurrence. Mais, conscients qu’un laisser-faire absolu allait créer des désordres sociaux considérables, les libéraux de jadis ont encadré cette liberté par la loi et l’Etat de droit. Pour reprendre une vieille image, le renard disposait certes d’une grande liberté dans le poulailler, mais il lui était interdit de tuer toutes les poules. L’ultralibéralisme à la Reagan-Thatcher a fait voler en éclat ce vieux libéralisme permettant au renard de se lancer dans tous les carnages qu’exige son appétit sans frein.

 

Le libéralisme s’efforçait – sans forcément y parvenir – à ce que le meilleur l’emporte en fixant les règles du jeu. Avec l’ultralibéralisme, ce n’est pas le meilleur qui triomphe, mais le plus pervers, celui dont la course folle n’est entravée par aucun scrupule, aucune limite. L’industrie du porc breton paie-t-elle ses ouvriers au salaire minimal ? L’industrie porcine allemande réplique en rémunérant ses ouvriers roumains au lance-pierre pour vendre sa cochonnerie à vil prix. Les tisserands pakistanais des multinationales chinoises et occidentales demandent-ils quelques grains de riz supplémentaires dans leur bol? Leurs collègues bangladais sont prêts à prendre la relève. Le phénomène a été mille fois rabâché. Après la crise des «subprimes» – un sommet dans l’immondice ultralibérale – les partis libéraux ont promis que, cette fois-ci, on allait dresser le renard capitaliste. Qu’a-t-on vu ? Rien.  Ces formations «raisonnables» se sont montrées incapables de faire entendre raison à ce renard enragé.

Et l’on voudrait que le peuple vote pour eux?

 

Côté social-démocrate, ce n’est pas plus brillant, au contraire. Après la chute du Mur de Berlin, les partis socialistes démocratiques ont été privés de leur épouvantail favori : l’Empire rouge. Ils ne pouvaient plus l’agiter au nez des dirigeants économiques et des partis libéraux en leur disant : «Laissez aux travailleurs une part de votre gâteau, sinon ils se tourneront vers le Kremlin qui vous bouffera tout cru.» Au lieu de faire leur aggiornamento idéologique pour s’adapter à la nouvelle donne, les sociaux-démocrates ont continué comme si de rien n’était. La classe ouvrière, qui formait leur base, a été éclatée dans les miroirs brisés de l’individualisme induit par le capitalisme nouveau et ses stupéfiants technologiques. Or, sans conscience de classe, il n’y a pas de classe du tout, disait un certain Marx. Au lieu de parer au danger pour reconstituer cette conscience – ce qui est le boulot d’un parti de gauche ­– nombre de formations socialistes ont préféré s’investir dans les sujets de société, plus à la mode communicante. Certaines d’entre elles ont même abandonné leur camp en suivant docilement les traces du renard ultralibéral.

Et l’on voudrait que les travailleurs leur en soient reconnaissants?

 

A cela s’ajoute la sensation d’être emporté par le magma mou de la sous-culture américaine. Dans la pub, dans les conversations, partout, ce sabir américanolâtre s’insinue pour formater ce qui reste de nos neurones aux produits technologiques qu’il est chargé de promouvoir. Cet aspect est loin d’être secondaire, car il fait partie de la sensation d’être dépossédé.

 

 Pour que l’angoisse ainsi créée perde de sa virulence, nous cherchons à lui trouver un point ce fixation. Ayant mille visages, l’ultralibéralisme n’en a aucun. C’est donc l’autre le plus proche qui transformera l’angoisse en colère, à savoir l’immigré, le Rom, le frontalier, le bronzé, celui qu’on ne peut plus sentir. Le racisme devient ainsi un moyen d’expression qui trouve sa traduction politique dans les partis nationalistes qui ont la raison pour ennemie.

 

Or, si le nationalisme permet d’assouvir les passions, de tout temps il n’a créé que guerres et désolations. Ce qui fut vrai en 1914 et en 1939, entre autres, se vérifiera demain, sous d’autres formes.

 

Le libéralisme et la social-démocratie sont morts. Le temple de la raison politique et humaniste est à reconstruire sur leurs ruines. Le défi est à la mesure du grand vertige qui saisit le monde. Mais voilà, nous reste-t-il encore assez de temps? Commençons tout de suite par dresser l’acte de décès des partis de la raison, afin de ne pas se contenter de rafistoler un vieux moteur qui ne tiendra plus la route, et par dénoncer les impostures des partis nationalistes.

 

Jean-Noël Cuénod

16:10 | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : front national, marine le peen, wilders, extrême-droite | |  Facebook | | |

Commentaires

Merci Monsieur Cuénod. Voilà qui est dit et bien écrit.

Écrit par : pachakmac | 29/05/2014

Assez de temps pour faire quoi ?
Avant de reconstruire le temple il faut finir de le détruire et débarrasser les gravas. Et qui se tape le sale boulot? Les nationalistes.
Si on avait mis un peu plus de nationalisme dans la politique de ces trente dernières années on en serait pas arrivé là.

Écrit par : norbertmaendly | 29/05/2014

Un Bayrou président. Guéri miraculeusement un Borloo premier ministre: de quoi rétablir le "temple de la raison politique et humaniste" mais n'y a-t-il pas eu confusion entre politique et Finances...Finances jetant en toute indlfférence "du moment que cela ne rapporte pas immédiatement"! toutes nos valeurs par-dessus bord? Réduction des dépenses publiques signifiant en réalité diminution progressive des prestations sociales avant tout alors qu'il n'y faudrait jamais toucher sinon pour les améliorer. Pour le chômage c'est un peu comme pour le jeu de la mer agités. Une chaise de moins que le nombre de joueurs. Musique, on tourne autour des chaises. La musique est interrompue, chacun s'assied mais comme il manque une chaise, une "place", comme pour le travail, un joueur (chômeur) "sortira" (ne s'en sortira plus)! La machine se substituant à l'homme, pour n'aborder que ce seul point dont on ne parle pas assez comment imaginer qu'il finira par y avoir du travail pour tout le monde? On voit bien qu'il faut changer le/de système.

Écrit par : Solange | 29/05/2014

Un vif merci et toute mon admiration pour votre définition de l'ultralibéralisme.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 29/05/2014

De mon humble point de vue, nous ne sommes pas dans l'ultra-libéralisme la définition n'est pas celle-là; mais dans une mafia internationale à plusieurs têtes, dont celles des monarchies et ce, quelque soit les couleurs et les croyances.

Au sein de cette mafia internationale il y a en partie, les industriels de la pétro-chimie, une partie également de l'industrie agro-alimentaire et de la santé. Bref ceux qui ont intérêts à éliminer les états au profit de grandes régions assujetties à ces voyous. Leur influence est partout, même dans l'enseignement puisque certaines écoles apprennent aux petits français-chrétiens à prier dans les mosquées ce faisant, accepter l'islamisation de nos pays pour la bonne cause, celle d'un divin. Qui sont ces profs, ils sont les lèches bottes de quels politiciens et pour faire quoi?

Voici un lien, il en dit long sur la pieuvre:

http://www.blog.sami-aldeeb.com/2011/12/20/endoctrinement-musulman-la-roche-sur-yon-des-collegiens-a-la-mosquee/

.../...

Autre chose,

Il faut absolument regarder ce documentaire dont les droits sont réservés à C+ pour avoir l'accès il faut aller sur Google en copiant ce qui est entre parenthèse. Documentaire terrifiant sur la réalité de ce qui se passe. Déconseillé aux âmes sensibles ayant un prie-dieu dans leurs chambres.

""Goldman Sachs - Les nouveaux maîtres du monde ? (Documentaire) (2011)""

"Comment Goldman Sachs, petite maison de courtage fondée en 1869 par un immigré allemand, est-elle devenue la banque d'affaires la plus puissante du monde ? La première chose que l'on apprend chez Goldman Sachs c'est que l'on ne doit pas parler de Goldman Sachs. Les anciens ont peur, les stagiaires se cachent. Depuis décembre 2006, les banquiers de Goldman Sachs savaient qu'une crise financière se préparait et ont largement tiré profit de cette précieuse information. Les Américains, eux, en ont subi les conséquences et commencent à se réveiller. Ce plongeon au coeur de l'une des plus grandes institutions de Wall Street permet de lever le voile sur les méthodes de la finance mondiale.
Plus les agissements des ban­­ques d'affaires mondia­les sont mis au jour, plus l'ahurissement le dispute à la colère. Mené comme une enquête policière, le documentaire Les Nouveaux Maî­tres du monde ne déroge pas à la règle, malgré une cons­truction parfois un peu brouillonne. Son objet d'é­tu­de : la puissante banque d'affaires Goldman Sachs, au­trefois surnommée « la Tor­tue » pour sa prudence, et au­jourd'hui symbole d'un sys­tème amoral, voire illégal. Comment cette mue a-t-elle été rendue possible ?
S'appuyant sur les précieux témoignages de journalistes, politiques, financiers, le réalisateur Jean-Luc Léon revient sur la mise en place et le cynisme des méthodes employées - comme vendre des titres sur l'effondrement desquels on parie parallèlement. Mais le documentaire est le plus percutant quand il s'alarme de la quasi-impossibilité de faire marche arrière. Effectuées hors Bourse, de plus en plus de transactions échappent en effet à tout contrôle. Et l'influence de Goldman Sachs s'avère considérable : les campagnes électorales de nombreux politiques américains sont financées par la banque, alors que ses anciens lieutenants occupent des postes stratégiques, aux Etats-Unis et à l'étranger. Quelle fonction a donc occupée, de 2002 à 2005, Mario Draghi, le tout nouveau président de la BCE ? Vice-président européen d'une banque nommée Goldman Sachs..."

Par Lucas Armati
Pour television.telerama.fr
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Promis juré la prochaine fois je ferai plus court...

Écrit par : Pierre NOËL | 29/05/2014

La guerre des nationalismes a déjà commencé et c'est en Ukraine que ça se passe, à nos portes. Ton analyse est juste, Jean-Noël, mais malheureusement incomplète parce que trop occidentalo-centrée.
Ce que tu oublies, c'est le contexte global.
1) la fin du colonialisme, et même du néo-colonialisme qui l'avait remplacé. L'occident n'a plus toutes les cartes en main. Or son système social, extrêmement coûteux, ne pouvait fonctionner que parce qu'il ponctionnait largement les richesses du monde.
2) ces richesses ne sont pas infinies et même si la technologie permet d'espérer pouvoir en augmenter encore le volume, il apparait que l'élévation de l'ensemble de la planète à notre niveau de vie de classe moyenne occidentale serait, à l'heure actuelle en tout cas, catastrophique pour la survie de la planète et du vivant.
3) la solution nationaliste qui consisterait à maintenir la suprématie occidentale et le pillage des ressources mondiales - en plus de son caractère résolument non-humaniste - est vouée à l'échec au vu de la montée en puissance des autres blocs mondiaux, qui sont aujourd'hui de taille à prendre leur part du gâteau sans la demander poliment.
4) Il n'y a pas d'autre solution qu'un changement de paradigme et une refonte de nos sociétés, pour parvenir à un système moins coûteux en énergie et en matières premières que nous ne possédons pas. Un système qui fasse le deuil d'un certain train de vie et d'un volume irrationnel d'assistance sociale (peut-être en passant par un revenu universel minimal...). Inventer une alternative viable à la société de consommation, en quelque sorte, et ça c'est un immense défi.
5) pour y parvenir, il faudra réduire l'écart abysssal qui ne cesse de se creuser entre les hyperriches et la classe moyenne. Pour redistribuer les ressources et pour rendre acceptables la nécessaire baisse de niveau de vie qui nous pend au nez à tous. Ce serait plus simple et plus efficace d'organiser tout ça dans un contexte global, à l'échelle planétaire, mais malheureusement, la furie nationaliste rend cette solution fort hasardeuse.
Il faudra donc avancer dans un cadre national, voire régional ou même micro-local d'abord. Mais cela parait extrêmement hasardeux et risqué d'y parvenir à cette échelle là.
Par ailleurs, la démocratie est ici un frein, mais il faudra bien faire avec. Car elle repose sur des promesses d'avenir meilleur, or il n'existe pas d'avenir meilleur dans le contexte actuel. Juste un avenir moins pire. Les nationalistes, par définition populistes, partent évidemment gagnant dans cette bataille, eux qui n'hésitent pas à baser toute leur propagande sur un énorme mensonge, à savoir que le repli sur la nation et le protectionnisme apporterait un progrès sociale et économique, ce qui jamais ne s'est produit dans toute l'histoire de l'humanité.

Écrit par : Philippe Souaille | 30/05/2014

C'est sur le terrain de la conviction et de l'explication que nous devons agir, pour emporter la décision démocratiquement. Je crains malheureusement que l'on ait du mal à y parvenir tant que la solution nationaliste n'aura pas démontré une fois de plus son incurie et sa vraie nature de cul-de-sac meurtrier.

Écrit par : Philippe Souaille | 30/05/2014

Le Front National fût crée après la crise pétrolière de 1971.
Peut-on accuser les pétro-monarchies de la naissance de ce parti et d'autres en Europe ?

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 30/05/2014

Suite à une erreur de manipulation mon premier commentaire est partie sans une suite.
Je continue mon raisonnement.
Cela fait donc 40 ans que l'on tente de faire barrage au Front National en lieu et place de prendre les mesures qui s'y imposent.
En 2005 et pour parler du manque de démocratie, Jacques Chirac refuse le résultat des urnes au sujet du Traité de Lisbonne.
Une extraordinaire action pour renforcer le dogme du Front National "tous pourris" !
François Hollande, hier, participe à l'entrainement de l'équipe nationale de football après ces élections qui aurait dû le faire réfléchir et démissionner.
Au lieu de mettre un terme à l'immigration depuis 40 ans, les dirigeants successifs de la France ont continué de plus belle l' "importation" de main d'œuvre en même temps que le nombre de places de travail diminuait.
Mitterand au pouvoir, les riches et les capitaines d'industrie ont été poussées au départ vers des cieux plus cléments.
La dette de la France augmentent depuis le départ de Valéry Giscard d'Estaing.

Cerise sur la gâteau, la droite la plus bête du Monde se cherche sous des dénominations diverses.

Après l'affaire Cahuzac, voilà l'affaire Bygmalion-Choppé (Copé).

La formule faire barrage au Front National tout en lui donnant de quoi alimenter la haine contre les dirigeants, c'est de la folie pure.
Pire, non seulement ils mentent et trahissent la confiance accordée par les électeurs, mais en plus, ils se moquent sur la place publique de ceux qu'ils sont censés défendre.

Un Président de la République célibataire qui se bat pour imposer le mariage pour tous, n'est-ce pas la meilleure illustration de ce foutage de gueule permanent ?

Le 25 Mai 2014 prouve que les électeurs placent leurs derniers espoirs qui viennent du désespoir dans le pire parti politique, selon ceux qui ne veulent que le beurre, l'argent du beurre et la crémière.

En détruisant ce parti, par tous les moyens possibles, tous ceux qui le font seront désignés comme coupables de la Révolution qui s'annonce.

Le Front National représente le tout dernier espoir du Peuple.
Si celui-ci venait à disparaître, je ne donne pas cher de la classe politique et des dirigeants de la France.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 30/05/2014

En un article sur le traité transatlantique, La Cité du mois de mai, Jean-Noël Cuénod a choisi un mot qui dit ce qui résume vos lignes, Pierre NOEL. A propos de Goldman Sachs "dont personne ne doit parler" ainsi que ces transactions, de plus en plus, et qui "échappent à tout contrôle". Ce mot qui dit notre sentiment concernant la marche du monde est le mot "opacité".

En cet article sur son blog Jean-Noël Cuénod appelle de ses voeux la reconstruction du "temple de la raison politique et humaniste". A quoi, Marie-France de Meuron, à lire ses articles, ajouterait "bon sens et compassion". Une lueur d'espoir en ce sens que, tous, nous pouvons travailler à faire évoluer les choses en nous améliorant nous-mêmes d'abord et pour commencer. Je pense aux préjugés bloqueurs, borneurs, limitateurs. Un exemple? Si au mot COMPASSION on donnait la référence "comme l'a dit Marine Le Pen au lendemain des votations"? horreur! Comment serait-elle autre chose que la fille de son père, comment peut-on la citer. Fascisme, etc. Il ne s'agit pas de la défendre, de faire sa publicité mais les vociférations sans avoir jusqu'à présent la possibilité de faire la démonstration de quoi que ce soit à la longue lassent sans rien arranger. Ce matin comment ne pas penser à cette femme mariée convertie au christianisme par ce fait condamnée à mort par pendaison Aux vociférations journalistiques désignant ces (.....) qui, seul moyen de dire NON non à d'autres croyances que chrétiennes mais en l'occurrence pratiques et lois non sorties de siècles de cruauté et de barbarie ces (......)qui osaient dire ouvertement OUI à l'initiative contre les minarets! En l'exemple de la condamnation à mort de cette femme comment, sans parler de la peine capitale, étant donné la place de choix réservée à Jésus dans le coran, et sa mère, Marie, comment cette femme mariée à un chrétien et convertie elle-même au christianisme, comment peut-on la condamner? Y a-t-il en cette information "opacité"? Non. Non? et qui "bouge" vraiment, à temps? Faut-il redire la légende de la reine Didon qui à partir d'une peau de taureau qu'elle fit ciseler par ses meilleurs orfèvres... les "petits pas de l'Espérance" a dit en son temps Guy Gilbert.

Écrit par : Solange | 30/05/2014

Si la raison est morte, Jean-Noël Cuénod, il faut utiliser la passion au service de l'universalisme, par exemple en chantant l'hymne à la Joie écrit par Schiller et composé par Beethoven, celui qui fait de tous les hommes des frères animés par la même étincelle divine, descendue du père céleste, de par-delà les étoiles. C'est par et dans l'amour entre les hommes que la société trouve des règles dignes de ce nom, disait Denis de Rougemont.

Écrit par : Rémi Mogenet | 30/05/2014

Depuis quand Thatcher a hérité une Anglertere libéral quand elle fut élu?

D.J

Écrit par : D.J | 30/05/2014

"(...)faire le deuil d'un certain train de vie et volume irrationnel d'assistance sociale peut-être en passant par un revenu universel minimal" (Philippe Souaille). Pourquoi, de quel droit "minimal" plutôt qu'"équitable"?! Manque-t-on d'argent à ce point?! Pour les pays en voie de développement la mondialisation a prévu une prestation sociale "horizontale", minimale, en effet, puis, selon, pays en progression économique, prestation sociale "verticale"! moins minimale. Dans l'ensemble, encourageant? Qui, des classes moyennes, sans parler des strates les plus défavorisées de la société, désormais, ne se poserait pas la question de savoir si l'on peut encore se risquer à mettre au monde des êtres, vu le "climat" général condamnés non plus à mourir, selon les aléas de la vie, mais à "vivre"?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 30/05/2014

Pour un poète soit disant érudit, vous manquez de consistance, voire de connaissance étendue de la langue française. Car vous êtes tombé dans le piège du verbe parer, quand il est utilisé comme ici dans le sens de circonvenir un danger imminent ( !), empêcher la réalisation de quelque chose qui serait néfaste.
Dans ce cas, le verbe est transitif direct : on dit « parer un danger et non parer à. D’où je constate que l’éducation à l’ancienne dans le canton parpaillot vaudois n’atteignait guère les sommets qu’il s’en réclamait.
À bon entendeur, salut.

Écrit par : simonius | 30/05/2014

Cher Monsieur, après relecture de mon Grévisse, je maintiens mon "parer au".

Écrit par : Cuenod | 30/05/2014

Bravos les intellos. Vous avez peur que les nationalistes vous clouent le bec mais ce que vous faites est encore pire vous dites tous la même chose.

Écrit par : norbertmaendly | 30/05/2014

Solange, merci de votre attention.

Il me semble que chanter la Marseillaise est préférable à l'hymne à la joie, mettant les croyants dans une sorte d'hallucination collective sans lendemain. Pourquoi pas...oui sous l'humble hostiiiiii...eeeeee....amen.

Les islamistes pris de peurs et n'ayant jamais entendus de chant aussi horribles, prendraient la fuite en repartant dans leurs pays respectifs! Bon, pourquoi pas.

Solange, merci de votre attention.

Écrit par : Pierre NOËL | 30/05/2014

Dernier article sur le sujet, nous sommes gouvernés par des mafias tirant leur substance dans les concepts religieux, afin d'endormir les peuples.

A chaque discours d'un Président Américain, lors de son investiture il n'oublie pas de dire:" Que dieu bénisse l'Amérique " ou autres formules pieuses et trompeuses.

.../...

Tous foutus !

30 mai 2014 | Bill Bonner | Catégorie: Article, Bill Bonner
leadimg

▪ Nous reprenons notre discours aux jeunes diplômés américains — où ils découvrent qu’ils ont été piégés.

Chère Promotion 2014,

Un cursus universitaire peut faire plus de mal que de bien. Comme je l’ai expliqué il y a quelques jours, pour être enseignées, étudiées et apprises, les sciences humaines doivent être réduites à une caricature. Les gens sont transformés en ébauches. Des problématiques complexes sont transformées en narrations si simples que même un étudiant peut les comprendre.

Vous êtes jeunes. Maintenant que vous quittez l’école, vous pouvez commencer à apprendre. Il vous faudra de nombreuses années pour développer la profonde méfiance et le cynisme dont vous aurez besoin pour comprendre ce qui se passe vraiment. Mais je vais vous donner un petit aperçu :


Les forces armées américaines protègent la liberté des citoyens US, n’est-ce pas ? C’est pour elles que le Memorial Day a été mis en place. C’est en tout cas l’information qui est enseignée à tous les écoliers et répétée tous les ans dans tous les journaux du pays.

Le problème avec Memorial Day et l’éducation supérieure est similaire. Il faut fermer les yeux sur les points particuliers pour les apprécier. Supprimer les détails gênants. Effacer les faits embarrassants. Souvent, il ne reste plus que des absurdités stériles. Tous les articles sur le Memorial Day nous disent que les vétérans ont lutté pour "la liberté". Mais regardez les guerres américaines : pas une seule ne compte un ennemi qui se préparait à réduire la liberté du pays. Les Boches voulaient l’Alsace, pas la Pennsylvanie. Les pauvres Philippins n’avaient pas l’intention d’envahir l’Indiana. Et les Nicaraguayens ? Personne ne se rappelle des menottes qu’ils avaient l’intention de passer aux poignets américains. Mais après chaque victoire, il s’est toujours passé la même chose : les soldats sont revenus dans un pays où les impôts étaient plus élevés et les interdictions plus nombreuses.

Ce qu’on apprend à l’université, c’est la manière dont les choses sont "censées" fonctionner. Mais peu de choses, dans la vie réelle, sont aussi simplistes qu’elles sont "censées" l’être.

▪ Illustration : les gouvernements
Un gouvernement n’est pas administré pour ou par le peuple. Il s’agit simplement de la manière dont un groupe de gens — les initiés — exploite d’autres gens. On peut appeler ça une démocratie ou une dictature, peu importe. Elle peut être douce et largement tolérable ou brutale et généralement détestée. Ce qui en fait un gouvernement, c’est qu’il a un monopole sur l’utilisation de la violence ; en fin de compte, les initiés l’utilisent pour obtenir ce qu’ils veulent.

Quant à l’économie, vous avez appris que c’est un système capitaliste. On vous a dit qu’il doit être régulé par la SEC, la Fed, le département de la Justice, et autres agences nécessaires pour maintenir l’honnêteté des capitalistes. On vous a menti.

Ce n’est pas un système capitaliste ; les autorités en ont retiré le capital il y a 40 ans. A présent, il dépend du copinage et du crédit. C’est un système corrompu, en d’autres termes — le produit de la collusion entre l’industrie et les agences censées la réglementer. Son véritable but est de transférer plus de richesse et de pouvoir vers les initiés.

William Baumol comprenait. Il avait deviné que les prix des biens manufacturés baisseraient — parce qu’il y avait beaucoup de concurrence — tandis que les prix des services produits localement augmenteraient. C’est pour cette raison que nos télévisions sont si bon marché… mais que les soins de santé sont devenus si chers ; ils peuvent être plus facilement contrôlés et manipulés par les initiés. Ils sont largement protégés de la concurrence et faussés par les tierces personnes qui paient les factures — dont le gouvernement et les compagnies d’assurance.

Cela aide aussi à expliquer pourquoi une éducation universitaire est huit fois plus chère aujourd’hui qu’en 1978. Parce que, comme je l’expliquais il y a quelques jours, l’université était facultative pour avoir un revenu digne de ce nom dans les années 70. Aujourd’hui, elle est presque obligatoire.

Lorsque tout est truqué, ce sont les truqueurs qui ont l’argent et le pouvoir. Lobbyistes, avocats, comptables, administrateurs… Que vous vouliez introduire une entreprise en bourse — ou simplement construire une maison — vous êtes confronté à quelqu’un qui peut vous arrêter, avec de la paperasserie, des tours de passe-passe juridiques et de l’administratif à vous en donner la nausée. Vous aussi, vous devez jouer le jeu.

Écrit par : Pierre NOËL | 31/05/2014

Le malheur, Monsieur Mogenet, est que ceux qui sabotent le monde en l'empuantisssant sans parler des "chimics"! ne sont pas forcément sans avoir chanté la "neuvième" ou entendu parler de cette étincelle divine qui nous habite et à l'occasion paradant à Rome offriront au bon pape François tel ou tel "trésor ethnique" ravi le plus souvent dans le sang et dans les larmes. De quoi, chanteurs, en ressentant les choses de cette façon "très éventuellement" au moment d'entonner leurs mesures de la "neuvième" leur enrouer la voix.

Chacun s'exprime comme il veut mais, Rémi Mogenet, nous diriez-vous pourquoi vous ne donnez pas simplement le titre exact de la symphonie en question?

Pour faire plus poétique, sans doute.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 31/05/2014

Je voulais surtout parler du poème de Schiller, l'Ode à la Joie, car la musique, on la connaît, et les intellectuels ont beau jeu lorsqu'il s'agit de musique de la limiter aux sensations et d'en ôter le sens pas du tout agnostique, surtout en France. Aimer d'un côté la musique s'adressant aux sensations, de l'autre seulement des discours théoriques et exclusivement intellectuels, rejetant toute forme d'imagination représentant le monde de l'âme incluant le divin, c'est le drame de l'Europe en général et de la France en particulier, et qui amène les électeurs à se réfugier dans les images de la nation héritées du Moyen Âge.

Écrit par : Rémi Mogenet | 31/05/2014

L'universalisme c'est comme la quadrature du cercle a ne marchera jamais parce que ce n'est pas dans l'ADN de l'homme. Les hommes peuvent se craindre, se tolérer, se respecter mais jamais se fondre dans un seul corps ni un seul esprit. Chaque individu nait du combat personnel qu'il a du mener contre ses semblables au moment de la ruée vers l'ovaire. Les associations d'individus sont le fruit d'accord passé entre eux mais peuvent être remis en question chaque fois que ceux-ci se sentent menacé et c'est ce qui arrive quand le nombre, la religion, le pouvoir ou l’appropriation des richesses de certains menace les autres. Un ensemble cohérent c'est l’assemblage de choses différentes et non pas leur dissolution. Les nationalismes sont le garde fou aux dérives universalistes qui mènent au chaos.

Écrit par : norbertmaendly | 31/05/2014

Le code génétique de l'homme dit bien au contraire que l'homme est une espèce cohérente dont tous les membres peuvent se reproduire entre eux, et peuvent par conséquent fusionner et se mélanger complètement en théorie.

Écrit par : Rémi Mogenet | 31/05/2014

La musique on la connaît: cette symphonie, Monsieur Mogenet, personnes venues d'ailleurs? Comme je souhaiterais que l'école dès les premières classes initient les enfants, tous, pas seulement les enfants venus d'ailleurs! à la musique ancienne classique romantique... et les autres contemporaines afin que chacun puisse faire ses choix.

Écrit par : M. Belakovsky | 31/05/2014

Pierre NOEL, la Marseillaise avec un "sangaimpur" dans nos sillons? Mais pensez-vous que Beethoven serait enchanté d'entendre entonner "sa" neuvième par les fonctionnaires de Bruxelles? Imaginez-vous qu'il donnerait son accord lui qui était capable de "désédicacer"?! Je finirais par préférer à tout... le chant des sources ou, bêtement, sans doute, le "souffle du vent dans les branches" qui vaut mieux qu'un autre bruit: celui de souffle dans les bronches.

P.S. Suivant votre conseil, Père NOEL, j'ai fait bien attention.

Écrit par : Solange | 31/05/2014

Solange,

La Marseillaise est un chant révolutionnaire, les paroles sont à prendre au 1er degré lors d'une révolte sanglante ou une guerre. Il n'y a rien de raciste puisque nous sommes la seule espèce d'Homos sapiens sapiens. Dans nos gènes toutes les variantes ou presque sont représentées et ce, quelques soient les croyances.

En tant normal c'est au 8ème...

Écrit par : Pierre NOËL | 31/05/2014

Pas d'accord avec vous, Pierre NOEL parce que quelques bonshommes et, désormais bonnes femmes décident de faire la guerre nous devenons ennemis les uns des autres et le sang d'un ennemi qui, en fait, ne l'est pas (ne l'est que par décisions et contraintes de ces dames et de ces messieurs) abreuvant nos sillons est/devient un "sang impur"! peu importe le degré, les degrés! Demandons à ces messieurs et ces dames, s'ils souhaitent se battre, qu'ils le fassent en combat loyal entre eux... sans "déléguer"! et travaillons à faire disparaître les contemporaines monstrueuses horreurs sophistiquées guerrières à disposition. Soyons objecteurs de conscience pour de bon: service civil utile et comme preuve de non lâcheté. Je déraille? Hier, qui aurait dit que la femme soudanaise condamnée à être pendue pour crime de conversion au christianisme de son époux serait libérée? On constate qu'il n'est pas juste, quelle que soit notre place dans la société de dire que l'on ne peut rien faire: "Fais ce que tu peux et tu seras étonné/e de voir tout ce que tu peux faire"!

Écrit par : M. Belakovsky | 01/06/2014

Myriam, comme pour un bilan on faire ressortir ce que l'on veut. Une planète sans violence doit bien exister parmi les centaines de millions de planètes vous qui êtes branchée avec le cosmos vous devez bien le savoir.....

On ne refera pas l'histoire de la Marseillaise, on la prend ou on la laisse.

Celle-ci est plus belle et plus réaliste que les chants religieux rendant gaga les ouailles, guerriers dans leurs moments perdus.

Avec l'islam, une femme de sauvée 1000 tuées ou torturées. Allez Myriam chantons en choeur: "Allons les enfants de la paaaatriiii...i...e le jour de gloire est arrivé, contre nous..........etc ....qu'un sang impur aaaaabreuve nos sillons.......tas de cochons.

Écrit par : Pierre NOËL | 01/06/2014

Non, Pierre NOEL, passons à la Marche funèbre de Chopin.

N'y a-t-il pas un Réveil de l'Islam?

Soutenons-les.

Je vous quitte. J'ai réussi, par un geste maladroit, à boucher la baignoire avec un peu de la litière de Moïse (mon chat) et je dois vous dire, foi de Mahomet! que je ne suis pas de bonne humeur.

Écrit par : Myriam belakovsky | 02/06/2014

Myriam si vous continuez comme cela je vous envoie en enfer sans Moïse!

Écrit par : Pierre NOËL | 02/06/2014

"Depuis quand Thatcher a hérité une Anglertere libéral quand elle fut élu?"
On s'en fout, elle est morte! On est en 2014, bientôt en 2015, le passé est mort, focusez sur l'avenir!

Écrit par : Keren Dispa | 10/06/2014

Au moins avec Mme Le Pen elle n'a pas la langue de bois. La France et Les Francais d'abord, Mieux une gabegie nationale et souveraine que la dictature et la gabegie (dilapidation des deniers publiques) organisee par les parasites de Bruxelles

Écrit par : Dan | 12/06/2014

Parasites et collabos avec les ennemis de la Liberté.

http://oumma.com/202353/conservateurs-europeens-proposent-candidature-dun-musulman

Cette Europe dont on ne veut pas implosera ou explosera tôt ou tard.

Écrit par : Pierre NOËL | 12/06/2014

Pierre NOEL, lorsque les chats nous exaspèrent, l'enfer... n'est pas loin.
Pauvre ami de Morges!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 12/06/2014

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