02/05/2014

LES APHORISMES DU PLOUC. DIEU SAIT...

  •  Dieu est toujours là où plus personne ne l’attend.

 

  • Dès que l’on croit saisir Dieu, il n’est plus là. Divine truite, sautant au fil du torrent, qu’on ne saurait pêcher sans pécher.

 

  • Dieu n’a pas de noms puisqu’il les possède tous.

 

  • Quand je pense Dieu, Dieu me pense aussitôt.

 

  •  Au fur et à mesure que je crée Dieu à mon image, Dieu me crée à la sienne. 
 
  •  Dans le doute fleurit Dieu.
 
  •  La foi est un vent chaud qui souffle à l’intérieur.
 
  •  Sentir Dieu comme un parfum de jasmin dans la ville.
 
  • Tout ce que l’on dit sur Dieu est vrai ; Tout ce que l’on dit sur Dieu est faux.
 
  • Lorsque l’athéisme n’était professé que par une poignée d’hommes résolus, c’était une révolte de la raison ; aujourd’hui qu’il est partagé par la foule indifférente, ce n’est plus qu’un manque d’imagination.

 

  • Le silence est ce lieu du Grand Vide qui fait tourner le ciel.



  •  Quand l’espoir meurt, naît l’espérance



  • Dieu se fait sourd et muet lorsqu’on parle trop de lui.

 

Jean-Noël Cuénod

 

Photo tirée du site http://venezziamente.blogspot.fr

 

 

 

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Livres de poésie de l'auteur disponibles dans les librairies Payot ou auprès de l'éditeur Samizdat (Denise Mützenberg, 8 chemin François-Lehmann - 1218 Grand Saconnex):

 

- Circonstances

 

- Le Goût du Temps (Prix Festival Rilke 2012)

 

Disponibles sur les sites FNAC, Amazon,

 

 - Matriarche (Editions Editinter Paris)

 

- Liens (Editions Editinter Paris)

 

- Amour Dissident (Editions Editinter Paris. Coécrit avec Christine Zwingmann - Médaille du Sénat).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires

La TRUITE, selon votre poème,Jean-Noël Cuénod, ce poisson n'est-il/elle pas le symbole même du Christ?

Merci pour ce poème qui dit si bien nos tours-détours-aller-retours en recherche d'issue en ce labyrinthe au fil d'Ariane...

Écrit par : Solange | 02/05/2014

Le doute en soi est négatif, c'est beaucoup préjuger de la nature, que de présupposer qu'il fait surgir quelque chose. Cela rappelle un peu la poésie révolutionnaire qui brise les systèmes intellectuels en présupposant qu'il va en surgir les Grands Transparents, que finalement on ne perçoit pas. J'aurais dit que c'est plutôt le questionnement qui fait surgir Dieu: c'est une action positive, quoique située au sein du doute.

Écrit par : Rémi Mogenet | 03/05/2014

J'avais envie de réagir. Et puis j'ai réfléchi.
Pour dire quoi ? Pour alimenter la discussion ? Pour faire valoir mon point de vue ?
J'en suis au stade où je perçois la vanité de ces causeries.
Dieu ou la science. Mes mots ou les vôtres. Au bout du compte on s'écoute causer et on tente de donner un sens à sa vie.
Je résilie mon abonnement à la Cité.

Écrit par : Pierre Jenni | 03/05/2014

L'Inde nous invite à chercher Dieu par le "neti neti"! c'est à dire ce que Dieu ne peut (pas) être!

Une boîte de sardines?

Un "troll"? (trolls hôtes commentateurs/trices diversement appréciés oar les auteurs et lecteurs des blogs)

Un mouchard?


Bonne nuit et bon dimanche.

Tiens! "Dieu" pourrait-Il être "une bonne nuit suivie d'un bon dimanche"??

Écrit par : Myriam Belakovsky | 03/05/2014

Bouclier des rois conseillés par leurs prêtres afin d'avoir des esclaves et des bâtisseurs ou encore des soldats à moindre coût. Les croyances au machin oui mais, (objection) il suffit de regarder le monde depuis 2014 ans, et + *L*

Rien n'a changé, "tout passe tout casse, le joint le cul lasse" (Noir Désir)

Le dieu aussi.(moi)

Est-ce une raison pour arrêter un abonnement? Non. Quoique....

Écrit par : Pierre NOËL | 04/05/2014

Pierre NOEL, vous êtes à pleurer, aprés lecture de vos lignes ci-dessus vous m'empêchez de dormir, vous m'obligez à me relever pour vous dire que si, bien que cru, votre jeu de mot est pas mal, il faut que je vous parle un instant de ce qui se passe quand on lit les évangiles par soi-même. Evangiles, comme une semence. Vous mettez une semence en terre. Bon. Ensuite, tout-de--suite après, que voyez-vous? rien. Bien. Dans quelques mois? Ce que vous verrez pousser ressemblera-t-il à ce que vous aviez mis en terre? Non.

Zachée est un homme de petite taille qui monte sur un arbre pour voir passer Jésus. Percepteur, il est un voleur. Jésus le voit: "Zachée! descends de là, ce soir je viens dîner chez toi" (on peut imaginer le branle-bas de combat: le Rabbi!) Après le repas, Jésus sort et dit aux personnes présentes que Zachée est un digne fils d'Abraham. Et Zachée rendra ce qu'il a taxé en trop. Pierre NOEL. j'ai lu (semence) ce passage tel quel. Il s'est passé pas mal de temps et puis un jour (petites pousses) j'ai comme entendu ce qui s'est dit au cours du dîner. Zachée est un homme de petite taille. Pierre Noël vous est-il arrivé d'avoir des camarades de classe trop petits ou, "asperges"! trop grands? Comment est-on avec, toujours gentil?! Zachée devient percepteur, situation éventuellement inespérée et peut retrouver ces anciens camarades voisins qui se moquaient de sa petite taille. Que fait-il? Il décide, leurs moqueries, désormais de "les leur faire payer"! et abuse d'eux en les taxant plus que de droit. Jésus est auprès de Zachée... long silence... Zachée se met à pleurer: si tu savais, Rabbi, si tu savais ce qu'"ils" m'en ont fait voir à toujours se moquer de moi... silence... puis, Jésus: Zachée, je sais bien, je comprends... mais tu vois: tu es petit, tu n'y peux rien. Mais si tu te venges comme tu fais, tu es mesquin. Etant mesquin, tu deviens une seconde fois "petit", deux fois de petite taille.

Ce que je viens d'écrire est-il inhumain ou plutôt côté humain, justement, enrichissant?

Empêchez-moi, Pierre NOE,une prochaine fois de dormir et vous aurez droit à l'histoire du figuier qui ne donnait pas de figues quand il n'était pas la saison qu'il en donne. Et maintenant, si je vous présentais mon bonnet de nuit pour que vous y déposiez votre obole, sans doute m'enverriez-vous à l'entrée d'une église me servir en un endroit appelé tronc/trou du culte?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04/05/2014

Myriam, c'est votre dieu inconscient qui vous empêche de dormir. Moi, cousin de Satan, je laisse les gens faire fausse route car je n'ai pas la prétention de changer le monde. Je suis serein...

Mes commentaires sont le reflet de mes études et là, nous n'avons pas les mêmes références. Soyez sans crainte, je préfère une "re-christianisation" de l'Europe et du monde. Je préfère nettement des gamins jouant au pied d'une église, d'un temple, plutôt qu'ils s'amusent dans un hypermarché ou devant une mosquée. Leur mental sera moins atteint.

Dormez en paix ou racontez-nous des histoires -courtes,je m'occupe du reste.... (*L*)

Écrit par : Pierre NOËL | 05/05/2014

Quand je pense à Dieu, je pense à Giordano Bruno, sous l'inquisition qui meurt brûlé vif. Condamné par l'Eglise catholique d'athéisme et d'avoir osé annoncer que l'Univers est infini, il est mis sur le bûcher, la langue entravée par un mors de bois qui l'empêcha de parler et de crier.

Ou alors

Arrêté par l'Eglise Catholique, Lucillo Vanini, libre-penseur subit le même sort:"Avant de mettre le feu au bûcher, on ordonna à Lucillo Vanini de livrer sa langue sacrilège au couteau, il refusa. Il fallut employer les tenailles pour la lui tirer et quand le fer du bourreau la saisit et la coupa, jamais on entendit un cri plus horrible"

Écrit par : Noëlle Ribordy | 05/05/2014

Pierre NOEL, mon interprétation de Zachée ne tient pas plus de la foi (certitude ultime) que de la théologie. Elle est psychologique essentiellement psychologie de la motivation. Il y a quelques années Françoise Dolto assistait à la guérison d'un bébé, guérison "comme" miraculeuse mais elle fut en mesure d'expliquer le pourquoi de la guérison. 2000 ans auparavant, Jésus de Nazareth est dit avoir guéri une fillette exactement aussi comme par miracle dans les mêmes conditions que Françoise Dolto, en ne se trouvant pas plus auprès de la fillette qu'elle auprès du bébé. Il y a deux mille ans aucune explication au "miracle" connu sous le titre de La guérison de la fille de la Cananéenne.
Dolto était freudienne. La sortie de sept démons du corps d'une femme,voir évangiles, était comprise fruit d'exorcisme réalisé par ce même Jésus. Aujourd'hui on parle d'"abréaction". Il est magnifique de voir les progrès, l'évolution de la pensée humaine, quand il y a. Evitons de trop tout jeter par-dessus bord et je vous dirai par expérience qu'une confession (catholique) bien dirigée, suivie aux rencontres régulières peut se concevoir comme anti-chambre de la psychanalyse. Les Protestants ont parlé, Dr Tournier, par exemple, Genève, de "cure d'âme": ne dit-on pas d'une personne qui "fait" une psychanalyse qu'elle est en cure?!

Mis à part cela je trouvai que le poème de Monsieur Cuénod, limpide, méritait silence, comme après une piàce de musique en église, ou quelques mots mais il s'agit d'un point de vue personnel (sinon que comme pas mal de monde parfois plus qu'atteinte par la vie, aujourd'hui, je pense qu'il faudrait d'autres poèmes du même auteur pour nous être peu ou prou baume au coeur voire têtes remises à l'endroit.

Bonne fille, ayant finalement dormi, je vous éviterai mon interprétation du figuier qui ne voulait pas donner de figues quand il n'était pas la saison qu'il en donne. Interprétation dont j'ai le secret: interprétation "Thème et variations"!

Écrit par : Myriam | 05/05/2014

@ Pierre NOEL

Un blog s'attend à des commentaires, non à des "histoires courtes". Ainsi "Dieu, divine truite sautant au au fil du torrent, par exemple,du poème présent, peut donner lieu à un commentaire, même en inversant: que la divine truite ne serait pas Dieu mais bien nous que Dieu s'efforce d'attraper pour nous "transporter" en d'autres courants non pour nous faire cuire court-bouillon ou frire sans avoir à pécher pour cela...ni pêcher Dieu agissant ou étant divin "aimant" mais qui n'y peut rien si les truites, nous autres, demeurent trop éloignées de lui, Dieu (le "rapprochement" des truites de/vers Dieu se faisant par élévation d'esprit, disons). Or, Pierre NOEL, je ne voyais pas bien, mais, myopie, sans doute, ou autre avatar, en quoi vos lignes étaient commentaire au poème de Jean-Noël Cuénod LES APHORISMES DU PLOUC. DIEU SAIT...

De "truite" on pouvait partir sur Forelle ou Schubert/iades... De Forelle à Armand Forel, médecin et communiste à sa façon, façon Forel, "entendante"! ainsi pour chaque lecteur mais nous avons besoin de pouvoir encore croire ou avoir confiance pour avoir la force de vivre en y trouvant un sens: le bon (et je préfère avoir un "dieu" intérieur ami bon conseiller qu'un "plus rien"! et c'est en réalité le sentiment passager de l'absence ou inexistence de cette présence ou "espace ami force" qui m'empêcherait de dormir sous les étoiles en attendant la rosée du matin... comme faisaient les Esséniens qui, tôt matin, nus, prenaient des bains de rosée excellents pour leur santé.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/05/2014

"Dieu se fait sourd et muet "lorsqu’on" (lorsque l'on ?) parle trop de lui"

Il est handicapé depuis que les Pharaons ont inventé leurs divinités.

La fureur de vivre dans un idéal de vie, est la meilleure façon de vivre en y ajoutant les savoirs, la culture permettant de se distinguer des autres.

L'Amour de la vie fait le reste. Pas besoin de croire au père Noël Myriam, faites comme bon vous semble.

@ Noëlle Ribordy

Vous relatez des faits qui en disent long sur les crimes du christianisme. Il a bien fallu matérialiser ce que les Pharaons et les prêtres avaient construit comme bouclier pour dominer et faire obéir les peuplades ou tribus. Un gardien de chèvre et guérisseur comme il en existe chez nous dans le monde rural à semble-t-il fait l'affaire des rois.

C'est pourquoi il n'en est aucunement fait mention chez les chroniqueurs de l'époque. Sauf chez les prêtres et les rois.

Dieu est vraiment inconscient!

Écrit par : Pierre NOËL | 06/05/2014

Myriam, c'est pour votre nuit, je vous la souhaite belle et reposante.

https://www.youtube.com/watch?v=p3iYnHx8P0s&list=PL4C64956C7045CB9B

Écrit par : Pierre NOËL | 06/05/2014

Pierre NOEL

Voulez-vous nous faire la démonstration de "Dieu qui est inconscient"?!

Vous voyez, je "la" sentais venir! depuis des heures je ne puis dormir donc, histoire du figuier en tenant compte de votre demande: histoire courte, en l'occurrence témoignage style abrégé 1969: dpuis des années ce figuier évangélique condamné à se dessécher (figurant "la synagogue" du point de vue chrétien) par Jésus parce que ne donnant pas de figues quand il n'est pas la saison qu'il en donne me turlupine. 1969:j'entends une voix: "M.B., (en fait Madame avec mon de famille) que savez-vous du figuier? -"A vrai dire pas grand chose...- "Levez-vous, allez chercher "figuier" dans un Grand Larousse de votre mari! -J'y découvre qu'il y a une variété de figuier qui donne des figues toute l'année à condition qu'il ait fait le temps qu'il faut pour... Donc, par chance, il aurait pu rester quelques figues sur l'arbre (déjà,l'histoire cesse d'être "stupide"!) mais figuier n'est pas responsable de la météo! Un peu plus tard je "vois" comme un enfant qui ne rapporterait pas de bonnes figues (notes) de l'école en m'entendant, "la voix", toujours, inviter à chercher, avant de condamner l'enfant (selon conseils de Jésus: voir si on ne peut traiter un arbre avant de le condamner) chercher la qualité de la "météo" familiale, entente des parents/ entente avec les parents (ma formation professionnelle l'éducation) météo sociale, scolaire, (Dolto allait jusqu'à se cacher dans un corridor d'école pour voir arriver les camarades de classe, et les autres,adultes compris d'un enfant dont elle s'ocupait). Vous voyez, Pierre NOEL, que Jésus (Dieu en vos lignes) n'est pas, comme je le trouvais jusqu'alors incroyablement stupide: condamner un figuier innocent! (Dieu "inconscient" en vos lignes) que moi bornée, méconnaissance du figuier, simplement, bornée voire ignare. Il ne s'agit ici que du THEME annoncé du figuier. VARIATIONS à suivre si par vous, Pierre NOEL, nouvelles insomnies. Vous trouvez ce texte trop long? passez-le à la lesive histoire, avec un peu de chance de le faire rétrécir! Bonne journée, néanmoins Mais... mon chat lui-même, Moïse, est venu heurter rudement ma porte fermée alors que moi-même comme "la" sentant venir (voir premières lignes) en pleine insomnie (je viens de faire un lapsus: moi-même, en pleine "agonie"!) ce qu'en principe Moïse ne fait jamais.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 07/05/2014

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