16/03/2014

VANILLE

 

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VANILLE

 

Rayon de soleil vanillé

Sur le toit garni de corbeaux

Hésitation du matin

Frémissement  dans les plumages

Un parfum féminin s’envole

Douce prière de la peau

 

 

                                   *****************

 

L’AILE DU DOUTE

 

Sur l’aile du doute

Navigue ma foi

Vers d’autres matins

Elle s’est envolée

Mais le soir venu

Elle revient

Plumage nouveau

Et même regard

 

Jean-Noël Cuénod

PHOTO: BLOG moniquetdany.typepad.fr

 

Livres de poésie de l'auteur disponibles dans les librairies Payot ou auprès de l'éditeur Samizdat (Denise Mützenberg, 8 chemin François-Lehmann - 1218 Grand Saconnex):

 

- Circonstances

 

- Le Goût du Temps (Prix Festival Rilke 2012)

 

Disponibles sur les sites FNAC, Amazon,

 

 - Matriarche (Editions Editinter Paris)

 

- Liens (Editions Editinter Paris)

 

- Amour Dissident (Editions Editinter Paris. Coécrit avec Christine Zwingmann - Médaille du Sénat).

 

 

 

21:17 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : poésie, poèmes, littérature, écriture, photo | |  Facebook | | |

Commentaires

Magnifique, vraie fontaine de jouvence que vos poème Cher Monsieur Cuénod
Ils nous change de la haine récurrente et observée de plus en plus avant chaque fêtes religieuses

Écrit par : lovsmeralda | 17/03/2014

Jean-Noël Cuénod, me parle votre Navigue ma foi (Aurobindo, foi: certitude ultime)

Navigue ma foi, puis, votre

Vers d'autres matins Un cantique d'enfance:

Aux ^matins qui chantent sous le grand ciel bleu

Vous-même, diriez-vous foi ou fil conducteur?

Bon sens, bonne foi à défaut de foi

Bon sens bonne route bonne direction


Et ce cantique disait: Chante aussi mon coeur

Chantent nos coeurs demeurés coeurs d'enfants: aimants, au fond, sans savoir pourquoi?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 17/03/2014

P.S. Comment commenter les poèmes d'un poète?

Insister sur ce qu'il a voulu dire, c'est-à-dire, y glisser son propre point de vue?! Lui faire dire ce ce qu'il n'a pas voulu dire?!

En ce qui concerne le risque d'"y glisser son propre point de vue", il y a 3-4 jours, une jeune femme, dans un ascenseur de Centre commercial. Elle porte des souliers à talons extrêmement hauts, tendance, mais la pointure des souliers, non adaptée à ses pieds, laisserait pratiquement place pour y glisser son propre pied en la faisant ainsi sournoisement aller, voire obliquer lä où elle n'entend pas se rendre... ou "jusque-là"!! Coquin, coquin...

Je continue cet exemple, en parlant à la place du poète: l'AILE DU DOUTE en passant du "Plumage nouveau" au plumard!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 18/03/2014

L'histoire se passe dans les fin fonds de la Normandie. Entre les champs de blé et de betteraves il y a un arbre mort depuis très longtemps. Il servait autrefois aux humains et aux animaux pendant les fortes chaleurs d'été à se protéger du soleil. Le feuillage de ce grand chêne servait aussi d'abris lors des grandes pluies.

Assis pas très loin sur le bord du chemin, je contemplais la campagne et cet arbre dénudé ne servant que d'aire de repos aux oiseaux. Ce jour-là, il faisait très beau le ciel était d'un bleu laiteux comme souvent avec l'effet de la mer et ses brumes , pourtant située à dix kilomètres à vol d'oiseau.

Sans crier gare, est arrivé un corbeau. Il prit place non pas au sommet de l'arbre comme c'est souvent le cas, mais sur une branche fourchue située à la fourche de l'arbre. Il commença à se nettoyer les plumes et se gratter le cou avec ses griffes. La toilette dura presque un quart d'heure. Arriva un deuxième corbeau prenant place au sommet de l'arbre, en croassant d'une manière bruyante.

Puis arrivèrent une dizaine d'autres corbeaux poussant des petits cris ou croassant en direction du premier corbeau arrivé. Tous passaient de branches en branches en croassant méchamment à l'attention du premier corbeau qui ne quittait pas l'endroit ou il était posé.

Les cris se firent de plus en plus fort et quelques corbeaux commencèrent à s'attaquer à celui qui était venu faire une toilette en toute quiétude. Ce qui m'a semblé être un règlement de compte entre corbeaux, à duré encore cinq bonne minutes avant qu'une poignée s'en prenne à celui qui s'était préparé à passer m'a-t-il semblé, devant un tribunal de corbeaux?

Suite aux violents coups de becs reçus notre corbeau fut tué en quelque secondes, tombant de l'arbre sans vie. Les autres sont partis aussitôt dans un brouhaha impressionnant, prenant la direction d'une corbotière, située à quelques kilomètres du crime. la scène a duré une bonne vingtaine de minutes.

Qu'avait fait ce corbeau pour être l'objet d'une attaque aussi violente jusqu'à y perdre la vie dans un massacre digne d'une révolte? Était-ce un vrai tribunal comme nous en avions à une autre époque chez les humains? Pourquoi tant d'acharnement face à un congénère n'ayant pu se défendre, mais qui était pourtant venu à un rendez-vous très important?

Je suis resté de longues minutes à réfléchir sur cette situation peu banale, en me posant toutes les questions possibles et inimaginables.

-N'ayant pas trouvé de réponse satisfaisante, j'avance l'hypothèse suivante:

C'était un poète......

Précision: cette histoire m'a été racontée lorsque j'étais gamin, je ne sais rien de plus. Par contre l'hypothèse est la mienne..

Écrit par : Pierre NOËL | 19/03/2014

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