25/02/2014

NOCTURNE

 

 

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Ta peau de lune dans la nuit

Luit comme un serpent lisse et nu

Le sombre sang du sol te nourrit

Le passage de la dame blanche

Veille sur tes étreintes secrètes

 

Sous le chêne étique et tourmenté

Un chat fait son œuvre d’assassin

Et la mort s’échappe sans bruit

Entre les buissons d’épineux

 

Sur ton ventre des ombres propices

Ont fait main basse et hautes caresses

Les herbes frémissent sous ton corps

Au loin très loin le son d’une cloche

Dénoue tes doigts crispés sur le vide

 

Jean-Noël Cuénod

 

 

 

Livres de poésie de l'auteur disponibles dans les librairies Payot ou auprès de l'éditeur Samizdat (Denise Mützenberg, 8 chemin François-Lehmann - 1218 Grand Saconnex):

 

- Circonstances

 

- Le Goût du Temps (Prix Festival Rilke 2012)

 

Disponibles sur les sites FNAC, Amazon,

 

 - Matriarche (Editions Editinter Paris)

 

- Liens (Editions Editinter Paris)

 

- Amour Dissident (Editions Editinter Paris. Coécrit avec Christine Zwingmann - Médaille du Sénat).

11:48 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : poésie, poème | |  Facebook | | |

Commentaires

Très belle image se fondant dans le texte, mais ne succombons pas à la tentation, les femmes, enfin, certaines, restent très dangereuses!

Ne toucher qu'avec les yeux....

Écrit par : Pierre NOËL | 25/02/2014

"La dame blanche veille sur tes étrintes secrètes": veille-elle, uniquement, ou, pauvre dame blanche, ces étreintes tiennes les partageraient-elles?

Pierre NOEl, une fois de plus, Pierre NOEL a raison: (...) les femmes, enfin, certaines, restent très dangereuses!"!

Ce Pierre NOEL, décodement, est un Sage (depuis le temps qu'on vous le dit)!

Écrit par : Marion | 25/02/2014

Marion, avec retard, je vous salue bien bas et vous remercie...

http://www.youtube.com/watch?v=2ZpXPwmbQvc&list=PL9Usv-OWgUF_l8m8-aFJgiShxdbiEb4Ju

Écrit par : Pierre NOËL | 26/02/2014

Pierre NOEL, je viens d'écouter ce que vous suggérez 26/02/2014
A mes oreilles surprenant, impressionnant, prenant... très mélodique tout en faisant un peu froid dans le dos, non? Brrr... mais remarquable. Merci.

Écrit par : Marion | 26/02/2014

Marion, les images font rêver, imaginer mais aussi découvrir ce que nos yeux ne soupçonnaient pas avant l'invention de la caméra. C'est un aperçu de la vie sur terre, car sans ses volcans et son atmosphère, la planète serait morte.

Le son est une vibration ne pouvant se répandre là ou l'atmosphère est absente, comme sur la Lune.

L'association des deux, force l'imagination, met en exergue la beauté des écrits et des images Jean-Noël Cuenod le sait, il a ce talent. Vous avez le bon ressentit votre sensibilité vibre au travers de vos propos...

Les émotions sont de la bonne énergie, les Arts, par exemple la poésie, les fables, la peinture, la sculpture, l'humour etc, sont des puits inépuisables pour se ressourcer.

Notre monde aujourd'hui, très matérialiste ou gnangnan, ne rêve pas assez, ne vibre que très peu dans l'ensemble, (sauf en amour) il est très loin de la poésie. Mais bon cela n'empêche pas la planète de tourner....

Bien à vous.

Écrit par : Pierre NOËL | 27/02/2014

Il y a des événements troublants. Un petit garçon eut un accident mortel. Sa soeur, de deux ans son aînée, raconta avoir vu passer une "dame blanche" dans la cour de la ferme au moment de l'accident, or, à quatre ans, cette fillette n'avait jamais entendu parler de dame blanche... En revanche, suite à un rêve ô combien prémonitoire annonçant un drame à venir, la maman des enfants avait refusé net ces quelques jours de vacances à la campagne. Le père, hélas! demeuré sourd aux supplications de sa femme, ainsi qu'il l'avait décidé ("Moi seul commande en maître et dicte mes arrêts!")! "envoya" sa petite famille à la campagne...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 27/02/2014

c'est vrai on ne compte plus les faits troublant auxquels est associée cette dame blanche .Parfois invisible mais laissant tout de même des gens sans voix après avoir vu l'état du véhicule complètement encastré sous une souche d'arbre et le passager arrière sorti sans aucune égratignure se retrouvant à l'extérieur près de la portière avant ,debout et souriant comme s'il ne s'était jamais rien passé.La voiture n'avait plus de freins rongés par les fouines et c'est comme si des mains invisibles l'avait portée pour éviter la mort aux occupants
Aujourd'hui encore après plus de 40 ans depuis l'accident il ne se souvient de rien tandis que la conductrice elle resta trente ans dans un monde entre le réel et l'irréel et continua de vivre comme tout un chacun.Il fallu un traumatisme violent en 2000 pour qu'elle se remémore avec exactitude l'évènement pour reprendre sa vie en main et dire ,enfin je peux sortir de la carlingue
Fait authentique c'était à 14 heures en juin 1973 lors d'une éclipse de lune totale

Écrit par : lovsmeralda | 27/02/2014

Vous avez raison, Pierre NOEL, notre monde est très (trop) loin de la poésie. Dirions-nous, en amour, du "ravissement"?! Puisse, pour nos jeunes, la terre un instant s'arrêter de "tourner" (un seul pas d'arrêt du danseur Krishna!) et repartir dans le bon sens: l'amour (érotique, mystique ou non) ne s'explique, ne se "codifie" pas. Fichons la paix à nos enfants. Accordons-leur le droit de se "découvrir"! A "sacraliser"... leur ressenti. Meilleur leçons, cours d'éducation sexuelle y compris du "genre"? VIVONS/VIBRONS nos amours. Merci, Pierre NOEL

Écrit par : Marion | 27/02/2014

pressée comme le vent j'ai oublié de vous remercier Monsieur Cuénod pour le magnifique poème

Écrit par : lovsmeralda | 27/02/2014

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