09/02/2014

Non à l’immigration : la Suisse affronte un nouveau type de division

 

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D’un souffle, l’initiative UDC «contre l’immigration massive» l’a emporté : 50,34% de «oui» contre 49,66% de «non». Deux Suisses apparaissent: l’une qui souffre de l’économie mondialisée, ou du moins qui la redoute, et l’autre qui s’y adapte avec plus ou moins de succès, mais qui ne la craint pas. Ainsi, les grands centres urbains bien placés dans la course à la globalisation comme Zurich-Ville, Bâle-Ville, Genève et Lausanne ont-ils rejeté l’initiative UDC, alors que les parties «rurbaines» (urbaine et rurale) l’ont acceptée.

 

La division linguistique ou la lutte classe contre classe ne sauraient donc expliquer ce résultat. Si les cantons romands ont rejeté plus massivement l’initiative anti-immigration, ils ont été rejoints par des grandes cités alémaniques. De même, la Suisse du «non à l’initiative» comprend, selon toute vraisemblance, à la fois des employeurs et des salariés, surtout ceux qui tirent leurs activités professionnelle des industries d’exportation. Et la Suisse du «oui à l’initiative» abrite également des patrons, des ouvriers et des employés qui s’activent dans des domaines moins bien armés pour affronter la concurrence mondiale et qui se sentent ainsi dépossédés.

 

La Suisse a su vaincre ses querelles religieuses et harmoniser sa diversité culturelle. Elle devra désormais gérer cette nouvelle division. La Suisse «du grand large» ferait bien de se soucier de ceux que sa course mondialisée laisse dans l’ornière et devrait lutter plus efficacement contre le dumping salarial. La Suisse «du terroir» devrait cesser d’écouter les marchands d’illusions et de croire que l’on peut se protéger du monde en élevant des murailles de papier.

 

La petite victoire de l’UDC ne résoudra rien ; en revanche, elle créera de nouvelles difficultés dans nos relations avec l’Europe. Or, l’UDC peut bien faire de stupides bras d’honneur à Bruxelles, la réalité est là: nous avons besoin de nos voisins encore plus qu’ils ont besoin de nous.

 

Jean-Noël Cuénod 

    

 

18:45 | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : udc, immigration, suisse, votation | |  Facebook | | |

Commentaires

Vous parlez de petite victoire de l'UDC.
Faut pas manquer d'air.
Si l'on tient compte du fait que de nombreux citoyens votent pour des partis et font confiance au gouvernement, le résultat est tout simplement spectaculaire.
Mais comme d'hab, vous censurerez mon commentaire.

Écrit par : Pierre Jenni | 09/02/2014

Bravo pour ce commentaire éclairé et merci pour votre manière de savoir mettre par écrit clairement ce que beaucoup pensent mais ne savent pas aussi bien expliquer. Bref " I like"

Écrit par : Vagneux | 09/02/2014

Bravo pour ce commentaire éclairé et merci pour votre manière de savoir mettre par écrit clairement ce que beaucoup pensent mais ne savent pas aussi bien expliquer. Bref " I like"

Écrit par : Vagneux | 09/02/2014

Erreur, nos voisins attendaient beaucoup de nous! Ils voulaient ce déclic regarder la presse européenne et les avis contraires qui montent en puissance 10, depuis des mois, un peu comme l'initiative. Alors prenons rendez-vous au début juin et on reparlera de la Suisse qui ne sera plus seule en Europe avec sa nécessité de limiter l'immigration et qui aura beaucoup de partisans....et il faut l'espérer de nouveaux euro-députés qui auront plus de bon sens.

Écrit par : Corélande | 09/02/2014

Jean-Noël Cuénod, de votre article j'apprécie vivement l'allusion à la Suisse qui "souffre de l'économie mondialisée, ou du moins qui la redoute et l'autre Suisse qui s'y adapte plus ou moins bien mais qui ne la craint pas", pourquoi? parce que, contrairement à la Suisse qui redoute l'économie mondialisée, elle, l'autre Suisse, en a les moyens. Que de netteté en vos propos écrits et de modération. J'ai entendu dire que la réponse, le mesure à cette votation serait sans doute l'activation de la "clause de sauvegarde"! Evitons donc les scénari habituels d'épouvante...

Écrit par : Dekoriacis | 09/02/2014

Les exigences constitutionnelles suisses ne seront jamais acceptées par l'Europe. Quel est le premier pays de l'UE qui le ferra savoir ?

Europe. Europe. Europe. Alors pour être clair, par les 28 Etats de l'UE, avec ratification parlementaire dans leur pays (article 18 du traité). C'est donc la fin de l'accord de libre circulation des personnes.

La clause guillotine est une clause de l'ALCP (article 25 (4)) qui prévoit que les 6 autres accords des Bilatérales I tombent en cas de dénonciation par l'UE ou la Suisse. Nul besoin de l'activer. Certes, on peut la désactiver. Mais cela nécessite, comme toutes les modifications de l'ALCP, à l'exception de celles qui portent sur les annexes II et III, l'accord des 28 Etats et, qui plus est, selon leurs procédures nationales de ratification (article 18).

Là, à nouveau, cela ne sera jamais accepté par tous les 28 Etats. Dès lors que l'un dit non, la messe est dites.

http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19994648/index.html

Je m'étonne de la vue que l'on a de l'UE. On dirait que Barosso et Redding décident. La Suisse va se heurter à 28 Etats européens.

En conséquence de la fin de la libre circulation des suisses à l'étranger, les suisses devenus pleinement extra-communautaires, dont les retraités au petits moyens, peuvent rêver quant à leur établissement en Europe. Les riches, les bobos pas de problèmes pour eux.

L'économie sera impactée, les investissements et créations d'emplois vont diminuer. Le chômage va augmenter. Les prestations sociales ne seront plus assurées faute de rentrés fiscales et parafiscales suffisantes.

Il faudra donc appliquer la préférence nationale à l'emploi, qui a été votée, et déclarer non grata les étrangers en trop, comme lors de la crise de 1973.

Les personnes, âgées ou non, aux petits moyens ne peuvent plus rester en Suisse. Tous devront se voir appliquer le critère de moyens d'existence suffisant au niveau extra-européen pour résider en Suisse.

Schengen et Dublin tomberont.

Schengen, on pourra remettre des garde-frontière aux postes frontières, cela ne sera pas plus efficace que les contrôles volants : il manque de garde-frontière. Avec Easyjet cela sera la queue extra-européenne à l'entrée dans l'UE. Pas grave. Et les frontières terrestres ? : Genève-Ferney et c'est l'entrée dans l'espace Schengen. Une dérogation à Schengen, comme la Suisse en avait bénéficié par le passé lors d'un rapprochement, alors que l'on est en phase d'éloignement, j'en doute. Il y a 24 Etats européen qui n'y ont aucun intérêt.

Dublin tombé, double demande d'asile possible, une en Suisse et une en UE. La Suisse sera débordée de demandeurs et donc de dealer. Et ceux là passeront la frontière.

J'arrête là et je reviens à la préférence nationale à l'emploi. Il n'y a pas divergence entre les textes allemands, : préférence aux suissesses et suisses, ou italien ou français : préférence nationale.

Nation, nationalité, national. Les nationaux en Suisse sont les suisses pas les résidents.

D'ailleurs la presse étrangère commence à le comprendre.

Le contraire serait une trahison. Alors oui, Nydegger, le double national, alors oui, Freysinger, au père autrichien, alors oui Voiblet, Meissner et d'autres encore ont pris le chemin de trahison.

Écrit par : CEDH | 09/02/2014

"Schengen et Dublin tomberont." Ca c'est une bonne nouvelle collatérale.
Des gardes-frontières, mais c'est de l'emploi et il faudra s'arrêter aux frontières mais en voilà une bonne gestion des bouchons.

140'000 chômeurs et plus qui cherchent de l'emploi, en voilà encore une bonne nouvelle....Aïe! vous imaginez les UE....le plein emploi en Suisse, mais ils nous narguent ceux-là!
L'Europe ce n'est que 500'000 personnes.....le monde, l'international c'est combien...CEDH?
Et nos 6,4 milliards pour les CFF mais alors on va pouvoir s'en tenir au 3,5 initiaux. (j'avais dit qu'elle était inutile avant l'immigration de masse)
Et le summun c'est enfin des appartements accessibles, abordables financièrement, des jeunes qui vont retrouver des employeurs formateurs c'est top. Bon je vous l'accorde les agents immobiliers et autres employeurs profiteurs l'ont mauvaise ce soir, mais ça leur passera!

La Suisse ne s'est pas faite en un jour, et si il faut donner un coup de rein pendant quelques temps, c'est bon on est partant!

D'ici là la commission européenne doit changer de "têtes" et les Européens doivent renouveler leurs élus.
Préparons nos cartes et laissons les venir!

Écrit par : Corélande | 09/02/2014

Ce soir la Suisse fait un bras d'honneur magistral à l'Europe et annonce vouloir le beurre et l'argent du beurre. J'espère me tromper mais le retour de bâton risque d'être violent.

Écrit par : antoine | 09/02/2014

Disons que ce scrutin annonce certainement le retour des nationalismes en Europe, que l'exemple suisse est loin d'être unique face à la montée des euro-septiques à venir.

Il semblerait que si l'Europe ne montrait pas autant de signes de faiblesses et de désaccords entre ses membres, la Suisse aurait montré un autre visage à ses voisins, également que les élus suisses seraient un peu plus proche de la réalité, "le Conseil national a rejeté l'initiative par 140 voix contre 54 et 1 abstention; le Conseil des Etats par 37 voix contre 5 sans abstention", ce qui ne fait que creusé encore plus le fossé entre les élus et la population.

Maintenant attendons-nous à une violent réaction des politiciens européens qui semblent eux, plus en phase avec nos élus, comme quoi, entre les discours et la volonté populaire rien ne va plus.

Les politiques de notre pays ont forcés dans un sens, maintenant ils devrons justifier ce virement à 180° aux responsables de cette usine à gaz qu'est devenue l'Europe des 28.

Pour ce qui en est des répercutions économiques, car c'est là que le bas blesse, ce vote devrait également traduire que les Suisses estiment que leur pouvoir d'achat passe avant la capacité de la Suisse d'être compétitive sur les marchés européens, seulement un détail, l'Europe elle-même néglige ses membres dans le dessein de conquérir d'autres marchés, comme le marchés chinois et autres, que le chacun pour soi au niveau européen fait la loi parmi les membres, qu'aucune stratégie ne permet de parler "d'union" en matière d'exportation, bien au contraire, chaque membres baisse son froc afin de remporter la moindre brindille dans ces conquêtes moins idéologiques.

En conclusion, le peuple suisse en construisant une digue face à cette Europe vacillante ne fait qu'annoncer ou dénoncer l'incohérence européenne et de futurs retournements politiques comme la montée des extrêmes comme nous l'observerons avec les municipales en France, un retour vers soi !

Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées !

Écrit par : Corto | 10/02/2014

@CEDH,

"En conséquence de la fin de la libre circulation des suisses à l'étranger, les suisses devenus pleinement extra-communautaires, dont les retraités au petits moyens, peuvent rêver quant à leur établissement en Europe. Les riches, les bobos pas de problèmes pour eux."

La montée du chômage en Suisse ne sera pas liée au fait que la Suisse ait voté contre la libre circulation et ses éventuelles conséquences européenne, CEDH doit faire allusion à nos exportations et notre compétitivité, il suffit de voir les ventes de montres haut de gamme en 2013, en Suisse et dans le high-tech en général, les coût liés à production ne sont pas significatifs et nous avons vu comment les entreprises européennes ont traité nos industries lorsque des partenariats ont été mis en place.

Il ne s'agit plus de s'ouvrir vers le mirage européen mais vers le monde, car le premier n'est pas forcément un avantage vis-à-vis du second !

Écrit par : Corto | 10/02/2014

Au moment où l’extrême droite, les fascistes de tout poil font plus que relever la tête en Europe et dictent les ordres du jour, le fait que le président du Conseil européen, le chrétien-démocrate flamand Van Rompuy ait osé publier sur son site un poème (daté de 1909) d’un prêtre flamand nazi, antisémite, condamné à mort par contumace à la Libération, et ce dans l’indifférence totale des opinions publiques, est extrêmement préoccupant.

Écrit par : Corto | 10/02/2014

La régulation des étrangers aurait dû se faire depuis longtemps par la limitation des étrangers illégaux qui arrivent du monde entier sans trouver ni travail, ni logement, en provenance d'Amérique du Sud, Afrique, Extrême-Orient et du Magreb. C'est cette population qui pose les vrais problèmes de l'immigration économique et, avec les frontières ouvertes, il y a aussi l'augmentation des vols, agressions, prostitution. De cela, la population suisse n'en veut plus.

Par contre, les personnes ayant un travail avec permis en Suisse sont toujours les bienvenues et n'ont pas à être inquiétées.

Écrit par : Josette | 10/02/2014

La commission européenne peut bien changer de têtes, cela ne changera rien au résultat puisque dépendant des 28 Etats. Pas d'acceptation de nos conditions. Pas de suppression de la clause guillotine.

Logement le summun ? A Genève j'en doute. Le nombre de frontalier est trop élevé.

Priorité nationale au logement !

Et puis il faut s'atteler à la migration extra-européenne qui est très excessive.

Écrit par : CEDH | 10/02/2014

La Suisse se blinde. La crise n'a fait qu'accélérer le processus migratoire. Je parle bien de processus, car en y gagnant le double ou le triple que dans son pays le travailleur européen avait déjà, à l'époque des bilatérales, bien des avantages à venir en Suisse. Alors si on ajoute à cela la crise actuelle, c'est le raz-de-marée.

Certes les centres urbains on votés non... mais cela peut s'expliquer par le fait que les grandes villes évoluent déjà l'international. Et ses habitants y ont souvent deux passeport.

Écrit par : Riro | 10/02/2014

Ça couve déjà depuis un moment...

On a eu la "question jurassienne" avec les fameux Béliers qui ont réclamé et obtenu la sécession avec Berne. On voit le résultat: le canton le plus sinistré de Suisse.

Ça fait un certain temps aussi que d'aucuns nous bassinent avec le Röstigraben. Alors qu'ils demandent l'adhésion à la France. Et qu'ils laissent ceux qui veulent vivre Suisse tranquilles.

Peut-être que comme-ça la France se portera nettement mieux.

Écrit par : petard | 10/02/2014

Comme d'habitude, les commentaires de Jean-Noel Cuénod vont au coeur de la question. Ceci dit, je pense que la presse et les medias suisses portent une part de responsabilité dans ce vote - qui risque fort d'avoir tué la poule aux oeufs d'or - par l'utilisation massive du terme "étranger" à tout bout de champ. Pour la plupart des gens, le terme "étranger" a une connotation négative. "L'étranger, c'est l'ennemi". Il faudrait plutot un code de déontologie des médias qui substitue pour autant que possible une différentiation entre "résidents" et "non-résidents", qui n'ont pas cette connotation négative. Le matraquage d'"étranger" fournit un terreau fertile pour tous ces populismes qui cherchent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Christian Pechner

Écrit par : Christian Pechner | 10/02/2014

Comme d'habitude, les commentaires de Jean-Noel Cuénod vont au coeur de la question. Ceci dit, je pense que la presse et les medias suisses portent une part de responsabilité dans ce vote - qui risque fort d'avoir tué la poule aux oeufs d'or - par l'utilisation massive du terme "étranger" à tout bout de champ. Pour la plupart des gens, le terme "étranger" a une connotation négative. "L'étranger, c'est l'ennemi". Il faudrait plutot un code de déontologie des médias qui substitue pour autant que possible une différentiation entre "résidents" et "non-résidents", qui n'ont pas cette connotation négative. Le matraquage d'"étranger" fournit un terreau fertile pour tous ces populismes qui cherchent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Christian Pechner

Écrit par : Christian Pechner | 10/02/2014

@ Corto

"En conséquence de la fin de la libre circulation des suisses à l'étranger, les suisses devenus pleinement extra-communautaires, dont les retraités au petits moyens, peuvent rêver quant à leur établissement en Europe. Les riches, les bobos pas de problèmes pour eux."

Cette remarque n'a rien à voir avec l'économie suisse.

Elle découle de la perte de la liberté de circulation des suisses non binationaux en Europe. Perte qui entraînera la perte de la faculté de s'y établir aux conditions européennes et donc, que les pays européens concernés fixeront des exigences financières renforcées. Et je pense plus renforcée qu'avant la libre circulation. Il ne faut pas s'attendre à des cadeaux.

Que vont devenir les suisses résidant au sein de l'UE ? Voilà qui n'a pas été débattu. Nous devrons, aux termes de l'accord dénoncé, déterminer ceux qui ont un droit acquis et fixer le sort de ceux qui ont des droits en cours d'acquisition. Cela sera donnant-donnant.

Pour l'économie, je ne vous suit pas. L'économie suisse sera impactée. Par exemple, l'Allemagne gagnera des part de marché en matière de machines-outils. La renaissance de l'immeuble Sereno à Genève est compromise. Des chômeurs en plus il y a aura. Les 28 Etats membres de l'UE nous enfonceront au sein de l'OCDE et l'Espagne, invité permanent du G20, rejoindra les autres européens membre du G20 pour nous y enfoncer.

Il conviendra donc de faire jouer la préférence nationale et de na pas laisser résider les européens sans moyens d'existence suffisants, permis C ou pas.

Et si on veut être réaliste cela doit s'appliquer aux personnes à la retraite. Non pas à ceux qui seront à la retraite en Suisse au moment de la dénonciation, cela serait inhumain. Mais pour les cas à venir.

Écrit par : CEDH | 10/02/2014

@ Corto

"En conséquence de la fin de la libre circulation des suisses à l'étranger, les suisses devenus pleinement extra-communautaires, dont les retraités au petits moyens, peuvent rêver quant à leur établissement en Europe. Les riches, les bobos pas de problèmes pour eux."

Cette remarque n'a rien à voir avec l'économie suisse.

Elle découle de la perte de la liberté de circulation des suisses non binationaux en Europe. Perte qui entraînera la perte de la faculté de s'y établir aux conditions européennes et donc, que les pays européens concernés fixeront des exigences financières renforcées. Et je pense plus renforcée qu'avant la libre circulation. Il ne faut pas s'attendre à des cadeaux.

Que vont devenir les suisses résidant au sein de l'UE ? Voilà qui n'a pas été débattu. Nous devrons, aux termes de l'accord dénoncé, déterminer ceux qui ont un droit acquis et fixer le sort de ceux qui ont des droits en cours d'acquisition. Cela sera donnant-donnant.

Pour l'économie, je ne vous suit pas. L'économie suisse sera impactée. Par exemple, l'Allemagne gagnera des part de marché en matière de machines-outils. La renaissance de l'immeuble Sereno à Genève est compromise. Des chômeurs en plus il y a aura. Les 28 Etats membres de l'UE nous enfonceront au sein de l'OCDE et l'Espagne, invité permanent du G20, rejoindra les autres européens membre du G20 pour nous y enfoncer.

Il conviendra donc de faire jouer la préférence nationale et de na pas laisser résider les européens sans moyens d'existence suffisants, permis C ou pas.

Et si on veut être réaliste cela doit s'appliquer aux personnes à la retraite. Non pas à ceux qui seront à la retraite en Suisse au moment de la dénonciation, cela serait inhumain. Mais pour les cas à venir.

Écrit par : CEDH | 10/02/2014

@ Corto

"En conséquence de la fin de la libre circulation des suisses à l'étranger, les suisses devenus pleinement extra-communautaires, dont les retraités au petits moyens, peuvent rêver quant à leur établissement en Europe. Les riches, les bobos pas de problèmes pour eux."

Cette remarque n'a rien à voir avec l'économie suisse.

Elle découle de la perte de la liberté de circulation des suisses non binationaux en Europe. Perte qui entraînera la perte de la faculté de s'y établir aux conditions européennes et donc, que les pays européens concernés fixeront des exigences financières renforcées. Et je pense plus renforcée qu'avant la libre circulation. Il ne faut pas s'attendre à des cadeaux.

Que vont devenir les suisses résidant au sein de l'UE ? Voilà qui n'a pas été débattu. Nous devrons, aux termes de l'accord dénoncé, déterminer ceux qui ont un droit acquis et fixer le sort de ceux qui ont des droits en cours d'acquisition. Cela sera donnant-donnant.

Pour l'économie, je ne vous suit pas. L'économie suisse sera impactée. Par exemple, l'Allemagne gagnera des part de marché en matière de machines-outils. La renaissance de l'immeuble Sereno à Genève est compromise. Des chômeurs en plus il y a aura. Les 28 Etats membres de l'UE nous enfonceront au sein de l'OCDE et l'Espagne, invité permanent du G20, rejoindra les autres européens membre du G20 pour nous y enfoncer.

Il conviendra donc de faire jouer la préférence nationale et de na pas laisser résider les européens sans moyens d'existence suffisants, permis C ou pas.

Et si on veut être réaliste cela doit s'appliquer aux personnes à la retraite. Non pas à ceux qui seront à la retraite en Suisse au moment de la dénonciation, cela serait inhumain. Mais pour les cas à venir.

Écrit par : CEDH | 10/02/2014

@ Corto

"En conséquence de la fin de la libre circulation des suisses à l'étranger, les suisses devenus pleinement extra-communautaires, dont les retraités au petits moyens, peuvent rêver quant à leur établissement en Europe. Les riches, les bobos pas de problèmes pour eux."

Cette remarque n'a rien à voir avec l'économie suisse.

Elle découle de la perte de la liberté de circulation des suisses non binationaux en Europe. Perte qui entraînera la perte de la faculté de s'y établir aux conditions européennes et donc, que les pays européens concernés fixeront des exigences financières renforcées. Et je pense plus renforcée qu'avant la libre circulation. Il ne faut pas s'attendre à des cadeaux.

Que vont devenir les suisses résidant au sein de l'UE ? Voilà qui n'a pas été débattu. Nous devrons, aux termes de l'accord dénoncé, déterminer ceux qui ont un droit acquis et fixer le sort de ceux qui ont des droits en cours d'acquisition. Cela sera donnant-donnant.

Pour l'économie, je ne vous suit pas. L'économie suisse sera impactée. Par exemple, l'Allemagne gagnera des part de marché en matière de machines-outils. La renaissance de l'immeuble Sereno à Genève est compromise. Des chômeurs en plus il y a aura. Les 28 Etats membres de l'UE nous enfonceront au sein de l'OCDE et l'Espagne, invité permanent du G20, rejoindra les autres européens membre du G20 pour nous y enfoncer.

Il conviendra donc de faire jouer la préférence nationale et de na pas laisser résider les européens sans moyens d'existence suffisants, permis C ou pas.

Et si on veut être réaliste cela doit s'appliquer aux personnes à la retraite. Non pas à ceux qui seront à la retraite en Suisse au moment de la dénonciation, cela serait inhumain. Mais pour les cas à venir.

Écrit par : CEDH | 10/02/2014

Les propos tenus par Barosso et Mme Redding sont-ils de source démocratique ou dictatoriale? Tenir à son indépendance ne pas accepter comme allant de soi les diktats de l'UE...
Juger indispensable la régulation des "masses" migrantes: les opposants à l'initiative ont écrit qu'il s'agissait d'entraver ces migrations alors que les initiants disaient "réguler"!
La mauvaise foi des opposants à l'initiative, on le voit au résultat de ces votations, n'a pas "payé". Et c'est bien fait, coup de semonce.

Écrit par : Marion | 10/02/2014

Il vont tous se jeter sur la Suisse en faisant la queue, l'UE est composée d'opportunistes de tous poils, maintenant il faut arrêté avec cette "parité" euro-franc-suisse, la monnaie nationale n'a rien en commun avec les manœuvres grotesques des technocrates "européens" !

Écrit par : Corto | 10/02/2014

Les démocrates européens voient une énorme menace suite aux résultats helvétiques, cette menace pourrait se multiplier par 28 si le même mode de scrutin référendaire se répandait dans cette union technocratique quasi totalitaire !

Oui le modèle suisse au rideaux ces dizaines de milliers de fonctionnaires coupés des réalités et proches de leurs corruptions à large échelle ayant permis à cette machine démoniaque d'instituer 4 "banques centrales" européennes, de véritables chicanes à engloutir des centaines de milliards !

(qui finissent, pour le coup, dans les banques suisses)

Il suffit de voir le compte genevois de la mère de l'ex-président socialiste grec Papandréou ! (550 millions de Sfr,) !!

Écrit par : Corto | 11/02/2014

Comment ne pas souhaiter que notre modèle helvétique, ce même "mode de scrutin référendaire" se répande en l'UE (les Français, autre aspect,autre point, eurent-ils la possibilité de se prononcer sur Schengen?)! Améliorer la démocratie, l'ouvrir, l'aérer pour la purifier des relents de corruption généralisée... Comment purifier, préserver, se préserver de la corruption ambiante présente?

Écrit par : Dekoriacis | 11/02/2014

Si pour la Suisse il est trop difficle de travailler avec l'EU entière, alors la Suisse peut tout à fait continuer à faire de traiter avec les pays séparement. Nous avons de très nombeux accord avec certains pays et non d'autres sans passer l^par l'EU.

Ca pourra laisser une plus grande flexibilité à la Suisse en fin de compte.

Écrit par : DdD | 11/02/2014

Que pensez alors du Valais sur les résidance secondaire... Arrêter un peu de faire vos capricieux. Acceptez juste une votation populaire comme il y'en a eu avant et comme il y'en aura.

Quand vous, vous imposez vos idées aux autres à travers une votation, vous demandez aux autres de l'accpeter.

Faut un peu arrêter de faire le coup à chaque fois du mauvais perdant. Si vous n'êtes pas prêet d'accepter cela, vous ne vivez peut-être pas dans le bon pays?

Écrit par : DdD | 11/02/2014

La "rue", a dit l'ex premier ministre français Fillion n'a pas à commander mais qui élit les commandeurs-décideurs?! J'apprécie,de DdD, sa remarque selon laquelle "nous avons de très nombreux accords avec certains pays et non d'autres sans passer par l'EU", certes, mais, aujourd'hui?! En nous laissant entendre que nous pouvons nous attendre au pire, les échos et rumeurs de ces dernières heures ne vont pas plus dans le sens de la mesure que de la modération...Autrefois, en effet, la Suisse multipliait accords, contrats, échanges politiques, économiques, culturels, humanitaires...oui, mais, hélas, "autrefois"! Nouvel Ordre Mondial oblige...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 11/02/2014

Quelque chose qui a de quoi mettre en colère! On lit, suite au oui à l'initiative: "fin de la libre circulation" alors qu'il n'a j
amais été question d'entraver, d'empêcher, mais de "réguler"!
Nom de sort!

Écrit par : Gilberte | 12/02/2014

La France et l'Europe sont en crise depuis longtemps. Ne sachant plus quoi faire pour relancer l'Europe ou avancer d'un petit pas au moins depuis qu'elle existe. Penchera elle vers la droite ? La droite est elle capable de proposer une Europe différente et réussie ? Au lieu de perdre son temps en écrivant, en dénigrant la volonté du peuple. Essayons un peu de voir le futur de la Suisse après les votations du 9 février. Cela ne sert a rien à essayer de revenir en arrière ou de maintenir ce qui ne vas pas pour le peuple. Le peuple a voté et il faut reconnaître l'échec. Allons de l'avant et n'imitons pas nos pays voisins qui ne font que reculer avec leurs disputes et leurs intérêts personnels.

Écrit par : Manco | 13/02/2014

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