22/12/2013

NKM : un week-end à s’arracher les cheveux !

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Nathalie Kosciusco-Morizet a passé un week-end effroyable. La candidate UMP à la mairie de Paris, à quelque cent jours des élections municipales, a dû s’arracher les cheveux, à défaut de pouvoir crêper le chignon de sa rivale socialiste Anne Hidalgo. Il faut dire que l’aspect capillaire ne relève pas de l’anodin dans la campagne de NKM. Elle a changé moult fois de coiffures, comme le démontre notre petit florilège photographique. Ratera-t-elle l’élection d’un cheveu ? De plusieurs même, si la scoumoune continue à l’accabler.

 

Samedi, l’une des figures de l’UMP parisienne, Charles Beigbeder, annonce qu’à ces municipales, il lancera sa propre liste « de droite, libre et indépendante » pour contrer celle de l’UMP menée par NKM, en compagnie des centristes UDI de Borloo, eux-mêmes associés avec le MoDem de Bayrou. Le frère de l’écrivain pour plateau télé veut occuper, voyez-vous, l’espace entre la liste de centre-droit et l’extrême-droite de la liste Front nationale. Il veut une droite toute droite, dépourvue de centre et indemne d’extrémités. Curieuse figure géométrique.

 

Explication pipeau à coulisse, bien sûr : en fait, NKM a éjecté Charles Beigbeder de sa deuxième place sur la liste UMP-UDI-MoDem dans le VIIIe arrondissement. C’est fragile, le petit cœur d’un candidat, ça brise. Et ça se recolle ailleurs.

 

Dépité, Beigbeder veut désormais fédérer tous les dissidents de l’UMP qui en veulent à Nathalie Kosciusco-Morizet. Et ils sont nombreux : seize en tout, dans sept arrondissements (sur vingt) dont le plus célèbre – mais pas le moins coriace – est le rejeton des Tibéri, clan d’origine corso-chiraquienne.

Ces dissidents ont créé leur propre liste d’arrondissement, ce qui fait que dans sept d’entre eux au moins, la liste UMP-UDI-MoDem aura une liste concurrente sur sa droite, en plus de celle du Front national. La situation sera pire, si Begbeider passe de la parole aux actes en déposant sa contre-liste dans tout Paris.

 

L’UMP a annoncé que tous les dissidents seront « suspendus » de leur appartenance au parti. « Suspendus » mais non pas « radiés », saisissez la nuance. C’est dire la légèreté de cette punition.

 

Brillante parfois, maladroite souvent (les lecteurs de ce blogue se souviennent de son ode au métro parisien), arrogante toujours, NKM s’est créé un nombre considérable d’ennemis au sein de l’UMP parisienne qui, il est vrai, relève plus du panier de crabes grouillant que de la troupe de scouts en quête de B.A. Elle a donc, du haut de ses talons interminables, enclenché avec beaucoup de classe, la machine à perdre.

 

Ce même samedi, la Madone chic et choc a dû essuyer encore un gros grain. Son principal allié, le patron centriste de l’UDI Jean-Louis Borloo, proteste publiquement contre la publication d'une première liste de candidats UMP-UDI-Modem aux municipales car, selon lui, elle ne respecte pas l'accord passé entre les trois partis le 5 décembre. Il y manque, en effet, quatre candidats UDI.

 

C’est peu dire que NKM est mal partie pour devenir la première femme maire de Paris. Certes, elle peut tabler sur l’impopularité des socialistes au gouvernement, mais dans la capitale, la candidate du PS Anne Hidalgo – première adjointe de l’actuel maire Delanoë qui ne se représente pas – ne paraît pas en souffrir. Il en sera d’ailleurs vraisemblablement de même dans d’autres villes tenues par des socialistes qui se révèlent meilleurs dans la gestion locale que dans l’action gouvernementale.

 

Nathalie Kosciusko-Morizet a donc de quoi se faire des cheveux.

 

Jean-Noël Cuénod

 

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